Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, sur les relations entre la France et la Guinée, à Conakry le 14 juin 2017. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, sur les relations entre la France et la Guinée, à Conakry le 14 juin 2017.

Personnalité, fonction : LE DRIAN Jean-Yves.

FRANCE. Ministre de l'Europe et des affaires étrangères

Circonstances : Déplacement en Guinée, le 14 juin 2017

ti : Mesdames et Messieurs,


J'ai le plaisir d'être reçu par mon ami le président Alpha Condé que je connais depuis maintenant plusieurs années. J'ai tenu à faire ici ma première visite en tant que ministre des affaires étrangères au sud du Maghreb - c'est aussi ma première visite en Afrique sub-saharienne - auprès de lui parce que c'est un ami et parce qu'il assure aussi la présidence de l'Union africaine.

Ce déplacement est donc à la fois symbolique et politique. C'est d'autant plus significatif que la dernière fois que j'ai vu le président Alpha Condé, c'était lors de sa visite d'État en avril dernier à Paris. C'était la dernière visite d'un chef d'État auprès du président Hollande.

Nous avons, avec la Guinée, une relation de confiance. Nous constatons la remontée de la croissance, nous constatons aussi le renouveau économique et j'ai dit au président Alpha Condé que les entreprises françaises étaient tout à fait prêtes à accompagner cette reprise économique. D'ailleurs, aujourd'hui-même a été signé un accord concernant l'exploitation de la bauxite. Il y a ici une centaine d'entreprises françaises qui ne demandent pas mieux que d'investir et de participer à la croissance de ce pays.

Nous avons aussi évoqué ensemble l'enjeu des énergies renouvelables, d'abord notre accord total pour la mise en oeuvre de l'Accord de Paris sur le climat. Mais déjà, le président Alpha Condé s'était exprimé sur ce sujet comme président de l'Union africaine.

Comme il préside aussi l'initiative africaine pour les énergies renouvelables, nous avons pu évoquer la manière dont sa stratégie et sa volonté allait pouvoir se mettre en place, et la manière dont la France et l'Union européenne pouvaient l'accompagner.

Enfin, nous avons aussi évoqué les questions liées à la santé puisque ce pays a connu la crise du virus Ebola. Ce pays a été accompagné par la France de manière significative à ce moment-là et des initiatives importantes ont été prises pour renforcer la recherche et l'accompagnement dans la lutte contre ce type de crise sanitaire. Ce fut le cas par la mise en oeuvre de l'Institut Pasteur que mon prédécesseur Jean-Marc Ayrault était venu ici inaugurer il y a quelques semaines.

J'ai également pu m'entretenir avec le président Alpha Condé, en sa qualité de président de l'Union africaine, des crises du moment, que ce soit en Afrique, je pense en particulier à la crise du Sahel et à la situation en République centrafricaine, que ce soit à l'extérieur et en particulier les crises au Moyen-Orient sur lesquelles nous avons des avis commun. Je suis très heureux d'apprendre que, concernant la situation au Sahel, le président Condé participera le 2 juillet prochain à la réunion du G5 Sahel à laquelle participera aussi le président Macron.


Voilà les sujets que nous avons pu évoquer, dans un état d'esprit de grande confiance, de grande franchise et avec la volonté de continuer d'agir ensemble, à la fois pour la qualité des relations entre la France et la Guinée mais surtout, essentiellement pour le développement de la Guinée.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 19 juin 2047

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