Interview de Mme Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’intérieur, à Public Sénat et à Sud Radio le 4 juillet 2017, sur l'annonce d'une réduction du nombre de députés et sénateurs, l'introduction d'une dose de proportionnelle, les enjeux de la conférence nationale des territoires, les finances locales et la sécurité. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de Mme Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’intérieur, à Public Sénat et à Sud Radio le 4 juillet 2017, sur l'annonce d'une réduction du nombre de députés et sénateurs, l'introduction d'une dose de proportionnelle, les enjeux de la conférence nationale des territoires, les finances locales et la sécurité.

Personnalité, fonction : GOURAULT Jacqueline.

FRANCE. Ministre auprès du ministre de l'intérieur

ti : CYRIL VIGUIER
L'invitée politique ce matin de Public Sénat et de Sud Radio avec la presse quotidienne régionale, aujourd'hui c'est Jacqueline GOURAULT, bonjour Madame la Ministre...

JACQUELINE GOURAULT
Bonjour.

CYRIL VIGUIER
Auprès du ministre de l'Intérieur, nouvelle dans l'organigramme gouvernemental. On est heureux de vous accueillir ce matin avec Véronique JACQUET, de Sud Radio, bonjour Véronique...

VERONIQUE JACQUET
Bonjour à tous.

CYRIL VIGUIER
Et avec Gilles LECLERC pour Public Sénat, bonjour Gilles.

GILLES LECLERC
Bonjour.

CYRIL VIGUIER
Jacqueline GOURAULT, heureusement que vous êtes ministre parce qu'hier un tiers des parlementaires en moins ça va faire mal, c'est ce qu'a annoncé à Versailles Emmanuel MACRON, la réduction d'un tiers de leur nombre, donc heureusement que vous êtes ministre ?

JACQUELINE GOURAULT
Oui, enfin on est ministre aussi de façon limitée dans le temps, il ne faut pas croire qu'on l'est à vie. C'est une mesure qui bien sûr nous convient, quand je dis nous convient c'est la famille politique à laquelle je viens puisque ça faisait partie aussi des discussions...

CYRIL VIGUIER
Le MoDem.

JACQUELINE GOURAULT
Qui avaient été entamées entre François BAYROU et Emmanuel MACON et, donc, nous pensons effectivement qu'aujourd'hui il y a trop de parlementaires et que la diminution du nombre de parlementaires est une nécessité.

GILLES LECLERC
Une maison que vous connaissez bien, est-ce que vous pensez qu'une telle – le Sénat – est-ce que vous pensez que c'est une mesure qui peut être votée avec une majorité ?

JACQUELINE GOURAULT
Oui, je pense qu'elle peut être votée. Je pense qu'il y a une...

GILLES LECLERC
Mais il y a une sorte d'Hara Kiri ?

JACQUELINE GOURAULT
Oui, mais pourquoi est-on là ? N'est-ce pas pour faire de la politique, pour servir la France, pour servir les Français, pour servir les territoires en l'occurrence au Sénat puisque nous venons - nous sommes élus par les élus - et il est clair que depuis des mois et des mois des discussions avaient déjà été entamées avec nombre de formations politiques et que d'ailleurs beaucoup de formations politiques avaient cette proposition dans leur programme.

VERONIQUE JACQUET
Mais comment allez-vous faire le redécoupage électoral, parce qu'on va se retrouver avec des circonscriptions qui vont être immenses ?

JACQUELINE GOURAULT
Ecoutez, je ne connais pas encore le détail bien sûr de la manière dont on le fera...

VERONIQUE JACQUET
De la manière dont vous l'imaginez, vous avez été sénateur...

JACQUELINE GOURAULT
D‘abord il faut dire que cette diminution du nombre de parlementaires va être liée aussi à un changement de mode de scrutin d'une manière générale à l'Assemblée nationale et au Sénat peut-être, je ne sais pas, il y a déjà de la proportionnelle au Sénat puisqu'il y a deux systèmes qui cohabitent – à la fois un système uninominal et un système comment dire de proportionnelle – ce qui permet d'ailleurs d'avoir on le voit au Sénat une représentation politique qui est plus large avec des groupes plus nombreux puisque la proportionnelle permet d'introduire un certain nombre de gens dans les assemblées. Donc, je ne connais pas encore le détail puisque c'est une annonce...

GILLES LECLERC
Mais, vous, vous souhaiteriez quoi comme dose de proportionnelle justement ? Le MoDem était pour la proportionnelle large...

JACQUELINE GOURAULT
Le MoDem était pour... non une dose de proportionnelle, François BAYROU a toujours demandé une dose de proportionnelle. Il faudra discuter aussi si cette proportionnelle doit être corrective ou pas, il y a plusieurs manières d'envisager...

VERONIQUE JACQUET
Mais quel seuil vous parait acceptable ?

JACQUELINE GOURAULT
Je ne peux pas donner de seuil, parce que la discussion n'a pas été entamée, le débat politique n'a pas été entamé, les consultations n'ont pas été entamées, mais on peut penser qu'un un minimum de 20 à 25 % serait quelque chose de raisonnable...

GILLES LECLERC
Le président de la République a...

JACQUELINE GOURAULT
Encore une fois, excusez-moi, tout dépend aussi de savoir comment est organisé le scrutin n'est-ce pas et il s'est correctif ou pas, correctif ça veut dire est-ce qu'on prévoit un système qui maintient à l'Assemblée nationale une majorité ou est-ce qu'on rentre dans un système où la majorité se fait entre plusieurs groupes ?

GILLES LECLERC
Le président de la République a annoncé par ailleurs une grande conférence des territoires, j'imagine que c'est une question qui va vous concerner directement, ça préfigure quoi, ça veut dire c'est une fusion des départements là où il y a des métropoles, c'est autre chose ?

JACQUELINE GOURAULT
Non, ça préfigure une grande consultation avec les représentants des territoires - d'ailleurs cette manifestation prendra bien sûr un rôle important pour le Sénat puisque nous sommes les élus des élus – mais évidemment c'est une grande consultation pour mettre à plat si je puis dire toutes les questions qui se posent, toutes les aspirations et tous les problèmes que rencontre chaque niveau de collectivité territoriale actuellement.

GILLES LECLERC
Ce n'est pas une réforme...

JACQUELINE GOURAULT
Non, ce n'est pas une réforme.

GILLES LECLERC
Ce n'est pas une énième réforme des collectivités ?

JACQUELINE GOURAULT
Non, ce n'est pas une énième réforme des collectivités, je crois que nous avons eu beaucoup de réformes dans le quinquennat qui vient de s'achever, la grande volonté d'ailleurs des élus c'est d'avoir une pause dans les réformes mais qui dit pause n'évite pas cependant à la marge de revenir sur certains aspects qui fonctionnent plus ou moins bien ou sur ce qui saute aux yeux comme difficulté et notamment la fracture territoriale comme on dit et un certain nombre de problèmes qui existent sur nos territoires, avec ce sentiment dans des territoires ruraux par exemple d'une diminution des services publics, du problème de la désertification médicale, tout ça ce sont des problèmes réels auxquels il faut trouver des solutions.

CYRIL VIGUIER
Jacqueline GOURAULT est notre invitée ce matin, elle est ministre auprès du ministre de l'Intérieur. Ce matin c'est le tour du Premier ministre, cet après-midi il sera donc devant l'Assemblée nationale pour son discours de politique générale, on attend des annonces sur la fiscalité parce que la Cour des comptes indique huit milliards de déficit en plus que prévu, est-ce que vous au MoDem – vous avez rappelé que vous étiez MoDem – vous souhaitez qu'on repousse un peu ces réformes fiscales ou est-ce que vous souhaitez qu'on rentre dans le dur tout de suite ?

JACQUELINE GOURAULT
Nous avons eu un séminaire à Nancy comme vous le savez, le président de la Cour des comptes est venu, Didier MIGAUD, il nous a fait l‘état de la situation, la directrice aussi des services fiscaux était là, il est bien évident qu'on ne peut pas laisser filer ainsi les déficits et qu'il va falloir bien sûr jouer sur les dépenses de l'Etat pour essayer...

VERONIQUE JACQUET
Est-ce qu'on va toucher à des promesses électorales ?

JACQUELINE GOURAULT
Non, je ne sais pas. Les promesses je n'aime pas beaucoup ce mot, les engagements électoraux seront tenus...

CYRIL VIGUIER
Seront compatibles ?

JACQUELINE GOURAULT
Ils seront...

GILLES LECLERC
Tous, tous, la réforme de l'ISF, la suppression de la taxe d'habitation pour 80 % des contribuables par exemple ?

JACQUELINE GOURAULT
Absolument.

GILLES LECLERC
Tout ça ce sera maintenu ?

JACQUELINE GOURAULT
Tout cela sera maintenu, le président de la République...

GILLES LECLERC
Le Premier ministre vous l'a dit ?

VERONIQUE JACQUET
Quand on sait qu'il faut trouver 10 milliards donc pour la taxe d'habitation ?

JACQUELINE GOURAULT
Pardon !

VERONIQUE JACQUET
Quand on sait qu'il faut trouver 10 milliards rien que pour la taxe d'habitation pour se substituer aux communes ?

JACQUELINE GOURAULT
Oui, oui, bien sûr, parce que c'est une mesure sur laquelle le président de la République s'est engagé, c'était une mesure forte du président de la République, qui doit être considérée comme une mesure sociale car vous savez combien cette taxe est très – comment dire – très injuste en fait sur son montant entre les habitants des villes, des centres-villes, des périphéries, des campagnes et il y a donc à réajuster je dirais l'égalité devant l'impôt.

VERONIQUE JACQUET
Est-ce que c'est juste de la faire porter sur une certaine catégorie de population du coup ?

JACQUELINE GOURAULT
Eh bien on verra, peut-être que cette...

VERONIQUE JACQUET
A propos des économies, Emmanuel MACRON avait annoncé la suppression de 120.000 fonctionnaires pendant la campagne électorale, vous pensez que ces 120.000 fonctionnaires vont disparaître où vous qui êtes rattachée au ministère de l'Intérieur ?

JACQUELINE GOURAULT
Ecoutez, il faudra regarder où il est nécessaire avec les nouvelles technologies, il y a des métiers qui changent dans la fonction publique comme ailleurs...

VERONIQUE JACQUET
Dans les territoires par exemple, c'est là qu'on va...

JACQUELINE GOURAULT
Dans les... Pardon !

VERONIQUE JACQUET
Dans les territoires, dans les collectivités territoriales ?

JACQUELINE GOURAULT
Le président de la République effectivement avait demandé à ce que les collectivités territoriales fassent un effort et un effort est sûrement possible, vous savez qu'avec l'intercommunalité déjà des efforts ont été faits de mutualisation entre les communes et les intercommunalités, mais il y a sûrement encore des efforts à faire dans les intercommunalités, dans les communes, voire dans les départements et les régions, mais tout ça fera partie aussi de la discussion qui aura lieu avec les collectivités territoriales. Mais il n'y a que les collectivités territoriales, il y a aussi l'Etat qui doit aussi donner...

GILLES LECLERC
On va faire des économies où dans l'Etat.

JACQUELINE GOURAULT
Donner des exemples, qui doit donner l'exemple pardon et réduire un certain nombre de postes qui au font aujourd'hui...

GILLES LECLERC
Par exemple ?

JACQUELINE GOURAULT
Mais par exemple...

GILLES LECLERC
Par exemple, si on ne touche pas aux promesses fiscales – c'est un peu ce que vous avez dit tout à l'heure – où fait-on des économies, on parle de l'Etat ?

JACQUELINE GOURAULT
Par exemple quand vous allez dans une préfecture aujourd'hui chercher des papiers sur le permis de chasse - ça n'existe plus puisque ça déjà été - mais vous alliez autrefois dans une préfecture chercher le permis de chasse, maintenant ça été supprimé grâce aux nouvelles technologies, grâce à Internet, etc., il y a encore sur l'organisation territoriales je dirais des économies à faire en termes de personnel oui.

GILLES LECLERC
Et est-ce qu'il y a des postes ministériels qui vont être obligés je dirais de faire de gros sacrifices à partir du moment où on ne touche pas par exemple à l'Education, à la Justice et à la Police par exemple, alors où seront les économies de demain ?

JACQUELINE GOURAULT
Déjà vous avez vu comment le président de la République a donné un signe fort avec la réduction des membres de cabinet, vous savez qu'avant il y avait dans les cabinets beaucoup de...

GILLES LECLERC
Collaborateurs !

JACQUELINE GOURAULT
De collaborateurs et qu'aujourd'hui le nombre de collaborateurs a diminué à 10 pour les ministères, 8 voire même pour les ministres...

GILLES LECLERC
Vous en avez combien ?

JACQUELINE GOURAULT
8 ! Et donc je pense que ce sont des signes qui sont très forts et qu'il faudra aussi dans la fonction publique regarder de près où on peut faire des économies.

VERONIQUE JACQUET
Emmanuel MACRON a annoncé hier la fin de l'état d'urgence à l'automne mais des mesures d'exception vont entrer dans le droit commun, par exemple les perquisitions, l'exploitation des données informatiques, est-ce que vous n'avez pas peur qu'on aille quand même vers un état policier vous qui êtes rattachée au ministère de l'Intérieur ?

JACQUELINE GOURAULT
Non, je crois que l'objectif c'est de réussir l'équilibre entre la nécessité d'une sécurité renforcée que demandent les Français et la protection des libertés individuelles et le texte que va présenter le ministre va respecter cet équilibre car il y aura toujours l'intervention d'un juge judiciaire - et ça c'est quelque chose de très important – et je crois que, après le passage au Conseil d'Etat, des discussions ont eu lieu et le texte me semble très équilibré. Bien sûr on entend des personnes qui commencent à élever des voix, comme des atteintes à la liberté individuelle, mais je pense qu'il faut réaliser l'état dans lequel nous sommes de danger, de menace permanente, d'autant plus que cette menace comment dire commence à se réduire sur le plan extérieur, j'entends par là la manière dont on est en train de reprendre sur le terrain par exemple la ville de Mossoul – quand je dis on c'est tous ceux qui défendent les forces anti djihadistes – et, en même temps, on sent bien n'est-ce pas que la tension interne est grande et qu'il y a eu des actes ces derniers jours, ces dernières semaines qui montrent...

GILLES LECLERC
Donc dans l'annonce quand même est-ce qu'on n'envoie pas quand même un signal, même si en effet beaucoup de mesures vont rentrer dans le droit commun, parce que l'annonce je dirais visuellement peut être mal prise éventuellement par ceux qui voudraient commettre des actes terroristes en France ?

JACQUELINE GOURAULT
Je ne crois pas, non. C'est au contraire une mesure de sécurité, des mesures de sécurité pour renforcer justement la sécurité des Français et qu'il faudra aussi en parallèle – puisque vous évoquez cela – bien mesurer ou bien développer aussi le programme de déradicalisation puisque vous savez qu'il y a aussi des retours possibles de gens qui étaient sur les terrains qui vont revenir en France.

VERONIQUE JACQUET
Jacqueline GOURAULT, Emmanuel MACRON a dit hier : « stop à la chasse à l'homme, j'en appelle à en finir avec le viol permanent de la présomption d'innocence », vous êtes une proche de François BAYROU, pourquoi a-t-il démissionné finalement ?

JACQUELINE GOURAULT
Parce que la pression médiatique était très forte et puis par ailleurs parce qu'il ne voulait pas gêner le gouvernement, il ne voulait pas gêner l'action du président de la République et gêner l'action du gouvernement. Mais cette phrase qui a été prononcée...

VERONIQUE JACQUET
Et alors dans quel esprit est-il là ?

JACQUELINE GOURAULT
Ou ce paragraphe qui a été prononcé par Emmanuel MACRON hier bien sûr je l'ai reçu moi comme une solidarité très forte qu'il a eue envers notre famille politique.

CYRIL VIGUIER
Jacqueline GOURAULT, vous êtes sans attribution, vous êtes ministre donc auprès du ministre de l'Intérieur, quel rôle vous vous voyez, c'est quoi, c'est à lui la police Gérard COLLOMB et à vous les collectivités locales par exemple ?

JACQUELINE GOURAULT
Non, la volonté politique aujourd'hui du président de la République et du Premier ministre c'est qu'il n'y ait pas de sectorisation si je puis dire, d'ailleurs on n'utilise pas le mot ministre délégué...

CYRIL VIGUIER
Donc, vous pourrez vous occuper de la police, vous pourrez vous occuper de la sécurité ?

JACQUELINE GOURAULT
Il faut être clair, dans la vie il y a un ministre de l'Intérieur qui s'appelle Gérard COLLOMB, je suis ministre auprès du ministre de l'Intérieur.

CYRIL VIGUIER
On ne comprend pas bien justement.

JACQUELINE GOURAULT
C'est simple ! Vous savez c'est un grand ministère l'Intérieur n'est-ce pas, il y a beaucoup de choses à faire et donc on peut se partager le travail en sachant que je suis le second, mais moi ça ne me gêne pas...

CYRIL VIGUIER
Donc, vous pourriez le cas échéant le remplacer ?

JACQUELINE GOURAULT
Par exemple, je vais vous donner un exemple concret, il y a jeu à Tallinn – en Estonie – la rencontre du J.I (phon), c'est-à-dire des ministres de la Justice et des ministres de l'Intérieur...

CYRIL VIGUIER
C'est vous qui irez ?

JACQUELINE GOURAULT
C'est moi qui irais puisque Gérard COLLOMB sera ici au Sénat pour défendre la loi...

GILLES LECLERC
Les questions migratoires par exemple vous pourriez aussi vous en occuper ?

JACQUELINE GOURAULT
Oui je pourrais aussi m'en occuper, mais en sachant - je le dis toujours – que le ministre est le ministre et moi je suis auprès du ministre...

CYRIL VIGUIER
Et c'est lui qui fixe vos priorités ?

JACQUELINE GOURAULT
Pour l'aider et pour le seconder dans l'ensemble...

CYRIL VIGUIER
C'est lui qui fixe les choses ?

JACQUELINE GOURAULT
Pardon !

CYRIL VIGUIER
C'est lui qui fixe les choses pour vous ?

JACQUELINE GOURAULT
On en discute, on en discute c'est évident, mais c'est lui le ministre. Vous savez moi dans la vie je pense qu'il faut toujours savoir, avoir le discernement de savoir qui on est là où on est.

CYRIL VIGUIER
Merci beaucoup Jacqueline GOURAULT d'avoir été notre invitée politique ce matin dans Territoires d'infos.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 18 juillet 2017

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