Message de M. Stéphane Travert, ministre de l'agriculture et de l'alimentation, sur le développement de l'agriculture numérique, Montpellier le 30 juin 2017. | vie-publique.fr | Discours publics

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Message de M. Stéphane Travert, ministre de l'agriculture et de l'alimentation, sur le développement de l'agriculture numérique, Montpellier le 30 juin 2017.

Personnalité, fonction : TRAVERT Stéphane.

FRANCE. Ministre de l'agriculture et de l'alimentation

Circonstances : Inauguration de l'Institut Convergences en agriculture numérique, à Montpellier le 30 juin 2017

ti : "Si l'agriculture française connaît aujourd'hui une situation difficile, elle est aussi source d'innovations et de créativité. Elle doit mettre en oeuvre de nouveaux leviers pour être plus performante économiquement et écologiquement afin d'offrir aux agriculteurs des conditions de vie et un salaire décents.

L'agriculture numérique est l'un des leviers identifiés par les présidents d'organismes de recherche qui ont été chargés de réfléchir aux rapports entre l'agriculture et l'innovation à l'horizon 2025.

Je compte sur les chercheurs et les enseignants-chercheurs pour travailler avec les représentants des filières pour permettre à l'agriculture d'utiliser au mieux ces technologies, afin de disposer d'armes adaptées pour relever de nouveaux défis. Il faut continuer à produire plus et mieux en réduisant encore le recours aux produits phytosanitaires et aux engrais, et permettre à l'agriculture de mieux répondre aux besoins de la société pour disposer d'une meilleure part dans la valeur ajoutée créée.

Loin de l'image d'une agriculture ultra-technologique réservée à des structures capitalistiques capables d'investir sur des technologies sophistiquées et coûteuses, le numérique peut et doit bénéficier à toutes les formes d'agricultures. Pour limiter le recours à des produits qui sont autant d'assurances, les agriculteurs ont besoin de plus de connaissances et en particulier de davantage d'observations, de données et de décisions expertes. L'agriculture numérique peut y contribuer.

L'agriculture française doit se saisir de cette révolution qui est en cours. C'est pourquoi l'initiative d'un Institut de Convergences financé par le Programme des investissements d'avenir sur le sujet est si importante. Elle permet de rassembler les forces de la recherche, de la formation et de l'innovation pour mettre l'ensemble au service des agriculteurs. La force de frappe construite à DigitAg est unique au monde ; son originalité est d'associer les instituts de recherche et d'enseignement supérieur qui travaillent spécifiquement sur l'agriculture, l'Irstea, L'Inra, le Cirad, MontpellierSupagro, AgroParisTech et les instituts techniques agricoles, à des acteurs majeurs du monde scientifique qui apportent des compétences complémentaires comme l'Inria dans le domaine du numérique et l'université de Montpellier dans les sciences pour l'ingénieur et les sciences économiques de gestion. La présence d'une société d'accélération du transfert de technologie et de 8 entreprises de services à l'agriculture est un gage d'engagement de l'institut pour l'innovation.

Une telle révolution nécessitera une mobilisation de la formation, initiale et continue. La Graduate school de #DigitAg, largement protée par MontpellierSupAgro, avec ses partenaires Université de Montpellier et AgroParisTech constitue un outil parfaitement adapté pour y répondre.

Je me réjouis que sur les 10 instituts de convergence retenus par le Commissariat général à l'investissement, 2 travaillent sur des questions ayant trait à l'agriculture, l'un sur le numérique, l'autre sur les sols et le changement climatique.

Cela montre combien l'apport de la science est indispensable pour permettre de relever les défis auxquels l'agriculture est confrontée, la sécurité alimentaire dans le monde, le changement climatique et la lutte contre la pauvreté. Les agriculteurs ont besoin de plus de science, de plus d'innovation, de plus de formation.

Je conclurai par un voeu et un engagement :

Le voeu : que cet institut qui est lancé aujourd'hui contribue à mieux faire prendre conscience aux Français du besoin de science de l'agriculture et constitue l'un des lieux privilégiés où les chercheurs, les agriculteurs et les citoyens pourront dialoguer ensemble afin d'inventer un monde meilleur.

L'engagement : il est tout simple de me rendre à Montpellier avant la fin de l'année pour prendre connaissance de ce pôle mondial de recherche sur l'agriculture.


A bientôt donc !"


source http://agriculture.gouv.fr, le 21 juillet 20 17

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