Interview de M. Christophe Castaner, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement, à RTL le 12 septembre 2017, sur la manifestation de la CGT contre la "Loi Travail" et la diminution des emplois aidés. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Christophe Castaner, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement, à RTL le 12 septembre 2017, sur la manifestation de la CGT contre la "Loi Travail" et la diminution des emplois aidés.

Personnalité, fonction : CASTANER Christophe, MARTICHOUX Elizabeth .

FRANCE. Secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvvernement;

ti : YVES CALVI
Elizabeth MARTICHOUX, vous recevez aujourd'hui Christophe CASTANER.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et merci beaucoup à vous d'être là. Bonjour Christophe CASTANER.

CHRISTOPHE CASTANER
Bonjour.

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est le baptême du feu social ce 12 septembre pour le gouvernement, pour Emmanuel MACRON, beaucoup avant vous ont laissé des plumes dans ces affrontements, ces bras de fer avec la rue, vous pourriez flancher vous aussi ?

CHRISTOPHE CASTANER
Je crois que le débat social ne se mesure pas seulement à la rue et à la manifestation, il y a eu dans la préparation du travail sur les ordonnances plus de 100 réunions avec les partenaires sociaux, tout ça contribue à un climat. Moi, je suis un observateur attentif, d'abord, défenseur du droit de manifestation, et donc aujourd'hui, que la CGT notamment appelle à manifester est légitime, et en même temps, je suis un observateur de la réalité de ce qu'il y a dans le texte.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et vous dites, la CGT, notamment, c'est pour souligner que Force ouvrière et la CFDT n'ont pas appelé à manifester, ça vous rassure ?

CHRISTOPHE CASTANER
Moi, je n'ai pas à distribuer des bons ou des mauvais points, ce que je note, c'est que FO et la CFDT, qui ont des remarques à faire sur ce texte, ont décidé de ne pas descendre dans la rue, parce qu'elles ont noté que ça n'était le coup d'Etat social dénoncé par certains…

ELIZABETH MARTICHOUX
Ça vous rassure ? Donc ça vous rassure, d'une certaine façon ?

CHRISTOPHE CASTANER
Moi, je n'ai pas à être rassuré ou pas, ce qui compte, c'est le travail que nous avons fait, il y a un mandat politique, celui qu'Emmanuel MACRON avait du fait de l'élection, il avait dit très clairement qu'il réformerait le code du travail, il avait dit qu'il le ferait par ordonnance, il y a une méthode, celle d'Edouard PHILIPPE et de madame PENICAUD, qui ont, à travers 100 réunions, travaillé avec les partenaires sociaux, entendu des revendications des partenaires sociaux. Et aujourd'hui, on a un texte qui est équilibré.

ELIZABETH MARTICHOUX
Alors, ce que les Français ont entendu aussi, c'est le mot « fainéant », est-ce que c'est bien habile, franchement, de donner des arguments à vos adversaires, de traiter de fainéants ceux qui – je cite – puisque le président MACRON a assumé hier à 100 %, ceux qui pensent qu'on ne doit pas bouger en France ?

CHRISTOPHE CASTANER
Il faisait un discours sur l'Europe et sur la France…

ELIZABETH MARTICHOUX
Qui a été totalement éclipsé par son petit mot, c'est dommage.

CHRISTOPHE CASTANER
Je ne suis pas sûr qu'il aurait été repris, le contexte d'Irma a fait que, avant même qu'il y ait la polémique sur ces mots-là, de toute façon, on parlait assez peu du discours, sauf quelques initiés, comme Jean QUATREMER, qui ont souligné la qualité du discours. Mais il ne parlait pas de tel ou tel…

ELIZABETH MARTICHOUX
Il y a journaliste et journaliste, semble-t-il…

CHRISTOPHE CASTANER
Non, il y a eu un décalage dans le temps du côté de l'alerte journalistique…

ELIZABETH MARTICHOUX
Enfin, s'il n'y avait pas eu « fainéant », avouez quand même, admettez que, on aurait peut-être un petit peu mieux fait l'exégèse de son discours, entre parenthèses…

CHRISTOPHE CASTANER
Oui, mais moi, je considère, par exemple, quand vous avez le referendum de Maastricht, et donc un risque politique majeur marqué par les Français qui rejettent le référendum, et qu'on s'assoit dessus, comme on dit chez moi, et qu'au bout du compte, on ne fait rien et on continue notre petite politique politicienne, et que, on méprise du coup les Français qui se sont exprimés, je pense que, effectivement, c'est de la fainéantise a minima intellectuelle, c'est aussi cela qu'on a payé…

ELIZABETH MARTICHOUX
C'était une formule mûrie, pesée, pour afficher sa fermeté ou c'est un mot parti trop vite, comme ça arrive parfois, c'est humain…

CHRISTOPHE CASTANER
Non, mais, c'était pour illustrer, Emmanuel MACRON, il nomme les choses, c'est quelquefois…

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce que c'est sa pensée profonde qu'en France, il y a d'un côté les fainéants qui ne font rien, et qui refusent la réforme, pas seulement ceux qui gouvernent, et les autres ?

CHRISTOPHE CASTANER
Madame MARTICHOUX, sa pensée profonde, il faut écouter ce qu'il dit, il n'a jamais dit ce que vous êtes en train de dire, il l'a dit encore hier, il est revenu sur le sujet…

ELIZABETH MARTICHOUX
Pensent, ceux qui pensent que, on ne peut pas bouger en France, qu'on ne doit pas bouger en France…

CHRISTOPHE CASTANER
Oui, mais il est revenu hier, et il a bien dit qu'il ne parlait pas des gens, il parlait de la posture politique en France, et c'est cela sur lequel, comme il n'a pas été compris, il l'a assumé, et donc il est revenu en explication pédagogique, hier, il a souhaité revenir sur ses mots parce que ça pouvait…

ELIZABETH MARTICHOUX
Culpabiliser l'adversaire, Christophe CASTANER, culpabiliser l'adversaire…

CHRISTOPHE CASTANER
Ce n'est pas l'adversaire…

ELIZABETH MARTICHOUX
Humilier même l'adversaire, il y en a qui ont pu se sentir humiliés, est-ce que c'est bien habile ?

CHRISTOPHE CASTANER
Mais attendez, ce n'est pas l'adversaire, il parlait des politiques qui étaient en responsabilité, ces 15 ou ces 30 dernières années, nous ne sommes pas l'adversaire de Jacques CHIRAC par exemple, mais effectivement, je reviens sur la question du référendum de Maastricht…

ELIZABETH MARTICHOUX
De François HOLLANDE…

CHRISTOPHE CASTANER
Nous ne sommes pas non plus l'adversaire de François HOLLANDE, mais on peut noter quand même que sur un certain nombre de réformes, on a pris des demi-mesures. On est habitué à prendre notre demi-mesure, et c'est un manque de courage…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous l'auriez utilisé ce mot, vous, le porte-parole, vous l'auriez utilisé ce mot, est-ce qu'un président devrait dire ça ?

CHRISTOPHE CASTANER
Vous savez, Madame MARTICHOUX, il m'arrive de faire des maladresses de langage, et ça crée des petites polémiques. J'en ai fait une il y a deux jours sur une maladresse de langage, là, ce n'est pas le cas…

ELIZABETH MARTICHOUX
A propos du…

CHRISTOPHE CASTANER
Là, ça n'est pas le cas, c'est à propos de la Commission de la Défense, dont j'ai pu laisser penser qu'il y avait une hiérarchie dans les commissions, ce qui n'est pas le cas.

ELIZABETH MARTICHOUX
Il n'empêche, ce qui se conçoit bien, s'énonce clairement, et cette phrase, ce mot restera pour beaucoup une forme d'insulte, nos auditeurs, des Français appellent ce matin pour dire : voilà, je me sens visé.

CHRISTOPHE CASTANER
Mais moi, j'entends aussi des Français qui pensent que, il y a une sorte de fainéantise et de cynisme politiques à laisser à d'autres le soin de régler les principaux problèmes, et à mettre la poussière sous le tapis, de façon systématique. C'est ce qui fait que, aujourd'hui, la France décroche et qu'on a besoin de réparer la France.

ELIZABETH MARTICHOUX
Loi Travail, suppression des emplois aidés, projet de sélection à l'université, assurance-chômage, suppression des régimes spéciaux de retraite, formation, logement, vous ouvrez en effet, Christophe CASTANER, tous les fronts à la fois, vous voulez noyer les ordonnances sous les réformes, c'est une stratégie ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non, mais je vais prendre un seul exemple, vous parlez de la suppression des emplois aidés, je ne partage pas votre mot…

ELIZABETH MARTICHOUX
En partie…

CHRISTOPHE CASTANER
Non, non, même pas, il y en avait 280.000 qui étaient inscrits à la loi de Finances, qui a été votée l'année dernière – en 2017 – et qui s'applique, enfin, en 2016, et qui s'applique en 2017, nous les avons augmentés de 40.000…

ELIZABETH MARTICHOUX
Baisse du nombre des emplois aidés pour l'an prochain…

CHRISTOPHE CASTANER
Non, alors, évidemment…

ELIZABETH MARTICHOUX
Comme l'a annoncée le Premier ministre

CHRISTOPHE CASTANER
Alors, évidemment, alors là, on est sur l'an prochain…

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est quand même une trajectoire que vous assumez…

CHRISTOPHE CASTANER
Ah, mais ça, ce sera dans le cadre du budget de la fin d'année, et nous voulons, plutôt que de donner 50 euros au-dessus du RSA, plutôt que de précariser des gens dans des emplois aidés, avec une espérance de contrat en moyenne de 10,6 mois, sans rémunération à la hauteur du minimum pour vivre, je pense qu'il vaut mieux investir sur des formations diplômantes et les amener vers le marché du travail. C'est le choix que nous faisons…

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais ma question, c'est est-ce que vous n'allez pas trop vite, trop fort ?

CHRISTOPHE CASTANER
Oui, on ouvre un certain nombre de chantiers parce que, il faut mettre à plat la politique du logement par exemple dans ce pays, il faut assumer des choix de fiscalité qui favorisent non pas la rente, mais qui favorisent la prise de risque et donc l'investissement dans l'entreprise. Donc chaque fois que vous ouvrez un chantier, vous prêtez le flanc à la critique, j'utilise cette image de dire que dès qu'on touche à un avantage, c'est une niche ou une niche fiscale, il y a un chien qui aboie à l'intérieur. Mais qu'est-ce qu'on fait ? On ne fait rien pour rester tranquille, pépère, moi, je ne crois pas, je pense qu'il faut assumer la prise de risque. Nous avons été élus pour prendre des risques.

ELIZABETH MARTICHOUX
Alors, deux choses, d'abord, ce que les Français constatent en cette rentrée, pardon, c'est que vous ne demandez pour l'instant que des efforts, baisse des APL, des emplois aidés, annonce ce matin, dans Les Echos, du rattrapage du coût du diesel sur l'essence à partir de l'an prochain, vous vous souvenez du ras-le-bol fiscal qui a plombé le début du quinquennat de François HOLLANDE…

CHRISTOPHE CASTANER
Eh bien, je m'en souviens d'autant mieux que traditionnellement, le premier geste…

ELIZABETH MARTICHOUX
C'était votre président, et vous étiez à l'époque son soutien, ça vous guette ?

CHRISTOPHE CASTANER
Oui, mais vous savez que le premier geste de tout gouvernement, quand il arrive, c'est de faire une loi de Finances rectificative en juillet et d'augmenter les impôts, on a fait le choix inverse, on a fait le choix de baisser la dépense publique de 4,5 milliards, et sur chacun de ces centaines de millions qu'on a décidé d'arbitrer, ça a fait une polémique, en disant : ah non, non, il ne faut pas toucher à ça. Alors, l'autre solution, c'était d'augmenter les impôts. Dès le 1er janvier, les Français verront, et les travailleurs en particulier, une augmentation de leur feuille d'impôts (sic). Dès le 1er janvier…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous leur dites : soyez patients, soyez patients, pour l'instant, vous voyez les efforts à partir du 1er janvier que vous aurez, pour les salariés…

CHRISTOPHE CASTANER
Non, mais Madame MARTICHOUX, vous évoquez quelques hausses…

ELIZABETH MARTICHOUX
Une baisse des cotisations…

CHRISTOPHE CASTANER
Par exemple, celle sur le diesel, elle s'appliquera effectivement dans la loi de Finances de l'année prochaine. Donc si vous évoquez quelques hausses, permettez-moi de parler de quelques baisses. Celle par exemple des charges qui donneront plus de revenus à tous les travailleurs dans ce pays. Celle progressive d'une très forte augmentation de l'allocation adulte handicapé, du minimum vieillesse, ça n'a pas été fait depuis longtemps. Ce sera aussi effectif dès le début de l'année prochaine.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous parliez tout à l'heure de la loi Logement, et c'est intéressant parce que, hier, Emmanuel MACRON a annoncé une baisse des normes environnementales et sociales. Il dit : on me dira que je ne respecte pas l'environnement ou parfois le handicap, parfois, ceci ou cela, ça veut dire que, il va y avoir une baisse des exigences en termes de normes sociales, environnementales, par exemple, tout ce qui est normes pour aider les handicapés ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non, moi, je pense qu'on peut faire mieux avec moins de textes, moins d'empilements de règles administratives, je vais vous prendre un seul exemple, pour lancer une opération de construction dans un lotissement, quelquefois, il faut faire trois enquêtes publiques successives, je pense qu'on peut n'en faire qu'une, qui va aborder l'ensemble des sujets. Quand vous faites par exemple un lotissement dans une commune avec que des maisons identiques, vous devez faire 100 % des maisons qui soient aménagées sur la question… pour les conditions pour accueillir quelqu'un en situation de handicap, est-ce que du coup, on ne pourrait pas imaginer d'en faire seulement 50 % tout simplement, parce que, par exemple, pour faire des toilettes à l'entrée de l'appartement, qui doivent être accessibles…

ELIZABETH MARTICHOUX
On est allé trop loin dans ces normes…

CHRISTOPHE CASTANER
Mais, au fond, on est passé aujourd'hui à un coût moyen de construction d'un logement social, qui était, il y a dix ans, de 77.000 euros à 140.000 euros aujourd'hui, c'est-à-dire que pour construire le même logement, pour la même famille, qui a besoin du logement social, on a quasiment doublé le prix de la construction, donc je pense que cet empilement de normes bloque le système, et plutôt que de construire deux logements, on n'en construit plus qu'un.

ELIZABETH MARTICHOUX
Les normes, ça suffit ?

CHRISTOPHE CASTANER
Eh bien, c'est un des éléments, on mène une politique un peu globale, qui a vocation justement à traiter les problèmes partout où ils se nichent. Et sur la question de l'empilement des normes, c'est une façon d'immobiliser notre pays, ce n'est pas une façon de faire moins de droits de l'environnement, d'avoir moins d'ambitions pour les personnes en situation de handicap, mais c'est simplement le fait d'être un peu pragmatique, ce pays manque totalement de pragmatisme, et notre administration, les députés – je l'ai été pendant cinq ans – ont comme culture de toujours rajouter des contraintes supplémentaires. In fine, vous ne faites rien. On est dans la stratégie de se contenter de droits réels, de se contenter de droits formels, et d'oublier les droits réels.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et donc vous voulez, et c'est intéressant, vous nous le disiez ce matin, vous le confirmez, alléger éventuellement les normes, y compris pour les handicapés, de façon à ménager les handicapés, mais aussi favoriser la construction, vous l'assumez…

CHRISTOPHE CASTANER
A construire plus de logements y compris pour les personnes en situation de handicap.

ELIZABETH MARTICHOUX
A Saint-Martin, la partie néerlandaise a manifestement été plus efficace pour notamment protéger la population des pillages, alors qu'Emmanuel MACRON arrive dans quelques heures, vers 09h, je crois, à Saint-Martin, pourquoi cette différence en efficacité manifeste entre les deux parties de l'île, pourquoi les Français ont été a priori moins efficaces ?

CHRISTOPHE CASTANER
Moi, je vous laisse juge de l'efficacité, ce n'est pas le sentiment que j'ai, mais oui, il y a eu des problèmes, et je ne veux pas les nier, mais vous savez, par exemple, hier, on me disait : vous vous rendez compte, à Saint-Martin, sur la partie hollandaise, ils ont pré-mobilisé 100 personnes, et j'ai juste pu répondre qu'on en avait pré-mobilisé 120, et pourtant, on a eu des débordements, mais il y en a eu aussi sur la partie hollandaise, on ne va pas s'en satisfaire, vous savez qu'il y a même eu cette rumeur d'une prison éventrée…

ELIZABETH MARTICHOUX
Et que le Premier ministre a effectivement démentie samedi. Polémique consternante, a-t-il dit aussi…

CHRISTOPHE CASTANER
Oui, parce que, franchement, je crois que ces pseudos spécialistes de la gestion de crise doivent respecter les 2.500 personnes qui, aujourd'hui, sont sur le terrain, et bossent, mais j'entends la colère des gens, je ne veux pas la nier, elle est réelle, ceux qui ont tout perdu, il y a un effet de sidération et un choc tellement terrible qu'il nous faut apporter toute la solidarité nationale et pas des petites polémiques.

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci Christophe CASTANER d'avoir été avec nous ce matin dans ce studio de RTL.

YVES CALVI
Le non-appel à la grève de FO et la CFDT montre qu'on est loin de la casse sociale avec la loi Travail, vient de nous dire le porte-parole du gouvernement. Nous avons été élus pour prendre des risques, ce pays manque totalement de pragmatisme, c'est pourquoi nous allons aussi simplifier les normes en matière de logements, et une précision, vous avez indiqué que dès le 1er janvier, les Français verraient augmenter leur feuille d'impôt, je pense que vous vouliez dire leur fiche de paie, nous sommes d'accord…

CHRISTOPHE CASTANER
Merci de m'avoir corrigé…

YVES CALVI
C'est bien ce qui me semblait. Merci à tous les deux.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 20 septembre 2017

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