Interview de M. Benjamin Griveaux, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie et des finances, à "BFM Business" le 15 septembre 2017, sur sa stratégie pour attirer les investisseurs anglais en France, sur la réforme des retraites à venir, sur la situation de l'emploi chez l'entreprise Nokia. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Benjamin Griveaux, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie et des finances, à "BFM Business" le 15 septembre 2017, sur sa stratégie pour attirer les investisseurs anglais en France, sur la réforme des retraites à venir, sur la situation de l'emploi chez l'entreprise Nokia.

Personnalité, fonction : GRIVEAUX Benjamin, SOUMIER Stéphane.

FRANCE. Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie et des finances;

ti : YVES CALVI
Elizabeth MARTICHOUX, vous recevez aujourd'hui Benjamin GRIVEAUX, qui est secrétaire d'Etat auprès du ministère de l'Economie et des Finances.

ELIZABETH MARTICHOUX
Bonjour Benjamin GRIVEAUX

BENJAMIN GRIVEAUX
Bonjour.

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci d'être avec nous dans ce studio de RTL. Tout de suite évidemment, une question sur la grève des routiers CGT, Force ouvrière qui a débuté cette nuit, les Français doivent se préparer à une pénurie de carburant ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ecoutez, ça, nous verrons, une chose est certaine, c'est que ça n'est pas en bloquant l'économie française que nous ferons en sorte que l'économie française aille mieux. Moi, je considère que, bien évidemment, la grève est un droit constitutionnel, qu'il n'est pas question de remettre en cause, mais que bloquer, empêcher le travail, l'économie de tourner n'est pas un luxe que la France peut se payer aujourd'hui ?

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est ça votre réponse à la première profession qui, de fait, a une réelle capacité de nuisance, c'est peut-être la première fois d'ailleurs que vous êtes en but à ce type de mouvement…

BENJAMIN GRIVEAUX
La réponse, ça n'est pas en bloquant l'économie du pays et en empêchant l'économie de tourner que, on défend le mieux sa cause.

ELIZABETH MARTICHOUX
Alors, eux vous disent : ce n'est pas en promulguant la loi Travail que, on défend l'emploi, et qu'on défend les conditions de travail et qu'on défend la sécurité des salariés.

BENJAMIN GRIVEAUX
Ecoutez, la loi travail est la plus grande loi de décentralisation sociale qui a été faite ces 50 dernières années, elle permet à la fois aux entreprises de se développer et elle protège mieux les salariés, pour preuve, il n'y a pas eu d'union syndicale et vous aurez noté que, il y avait simplement une grande centrale syndicale qui a appelé à la manifestation le 12 et le 21, vous aurez noté la très faible mobilisation de la manifestation du 23, où Jean-Luc MELENCHON nous avait promis un déferlement et des centaines de milliers dans Paris…

ELIZABETH MARTICHOUX
Il n'a pas fait de démonstration de force ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Il a fait la moitié de la place de la République quand il annonçait des centaines de milliers de personnes à Paris…

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc c'est un échec pour Jean-Luc MELENCHON d'ailleurs ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ecoutez, ce n'est pas à moi de juger, de savoir si c'est un échec ou pas, ce que je vois, c'est que, il y a eu…

ELIZABETH MARTICHOUX
Eh bien, d'après ce que vous dites…

BENJAMIN GRIVEAUX
Il y a eu une manifestation samedi, il n'y a eu aucune proposition faite de la part de Jean-Luc MELENCHON, un discours dont il nous a habitués avec des outrances, et, où, finalement, il se comporte de manière assez méprisante avec le peuple…

ELIZABETH MARTICHOUX
On y reviendra…

BENJAMIN GRIVEAUX
Donc, il n'y a pas de difficulté sur la question de savoir si la loi Travail est une loi qui libère, c'est une loi qui libère et qui protège à la fois les salariés, c'est toujours dans cet équilibre que Muriel PENICAUD l'a construite avec les partenaires sociaux.

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est une loi aussi qui inquiète, Benjamin GRIVEAUX, et on a le sentiment ce matin, d'après les premiers retours de terrain qu'on a, grâce aux reporters de RTL, qu'il y a un déploiement de forces important, c'est ça, le mot d'ordre, c'est : il faut bloquer les blocages, la priorité du gouvernement aujourd'hui, c'est ça, face à la grève des routiers ?

BENJAMIN GRIVEAUX
La priorité du gouvernement, c'est de faire en sorte que l'économie puisse tourner, que les gens puissent travailler, c'est cela dont notre pays a besoin…

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est une réponse sociale ?

BENJAMIN GRIVEAUX
C'est une réponse économique…

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est une réponse de fermeté d'abord, c'est ça la priorité ?

BENJAMIN GRIVEAUX
C'est une réponse de fermeté, respect des personnes qui souhaitent faire grève, et ça, c'est un droit constitutionnel à nouveau, mais en même temps, respect aussi des gens qui souhaitent travailler et de permettre à l'outil de travail de fonctionner.

ELIZABETH MARTICHOUX
On entend ce message ce matin, mais si le bras de fer continue, vous avez un plan, vous négociez, vous recevez les routiers, là, dans les heures qui viennent ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ecoutez, on est à la première journée, on a toujours été dans le dialogue, il y a eu des centaines de réunions qui ont été construites avec les partenaires sociaux par Muriel PENICAUD dans le cadre de la discussion sur les ordonnances. Ce gouvernement a toujours été…

ELIZABETH MARTICHOUX
Ils ont eu le sentiment d'avoir été méprisés la semaine dernière…

BENJAMIN GRIVEAUX
Ce gouvernement a toujours été dans le dialogue depuis le début, depuis le premier jour, et donc nous continuerons à être dans le dialogue, mais nous continuerons aussi à être fermes sur le respect de la loi.

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce qu'il y a du grain à moudre ? Est-ce qu'il y a de quoi négocier ? Est-ce que vous avez une réponse qui est prête au cas où les blocages se poursuivraient ?

BENJAMIN GRIVEAUX
A nouveau, on ne donne pas la réponse à la question que vous me posez avant même que les discussions n'aient été engagées.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et les discussions, elles vont être engagées ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Nous verrons si les discussions s'engagent dans la semaine…

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais il n'y a pas de plan ? Il n'y a pas de réponse, il n'y a pas de rendez-vous ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Nous verrons si les discussions s'engagent cette semaine.

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc cette semaine, vous allez voir comment finalement évolue le mouvement avant de dégainer d'éventuelles mesures que réclament les routiers, c'est ça ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ecoutez, à nouveau, il n'est pas question que l'économie française soit bloquée, je le répète pour la troisième fois, et je pense que vous avez compris…

ELIZABETH MARTICHOUX
Fermeté, fermeté…

BENJAMIN GRIVEAUX
Et que vos auditeurs aussi…

ELIZABETH MARTICHOUX
Fermeté ! On revient, un petit mot, sur le propos de tribune de Jean-Luc MELENCHON que vous évoquiez tout à l'heure, c'est la rue qui a abattu les nazis, entre autres, c'est un extrait, ça a été vivement taclé par la majorité, hier, il a écrit sur son blog, Jean-Luc MELENCHON, qu'il n'avait jamais voulu comparer le nazisme au président, dont acte ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais, il a comparé le CPE, Alain JUPPE et le nazisme dans la même phrase, bon…

ELIZABETH MARTICHOUX
Il les a mis sur le même plan !

BENJAMIN GRIVEAUX
Il les a mis sur le même plan. Ecoutez, moi, à nouveau, je ne vais pas rentrer dans la polémique avec Jean-Luc MELENCHON, ça ne m'intéresse pas, je trouve qu'il est dans l'outrance, je pense que c'est assez méprisant vis-à-vis du peuple, quand on fait de la politique, on s'adresse à l'intelligence des gens, et ce type de raccourci, franchement, n'invite pas à s'adresser à l'intelligence. Autre chose, moi, ce qui me frappe, c'est que, il n'y a pas eu une proposition faite dans ce discours, et que, finalement, il a réuni péniblement 35.000 personnes place de la République, pour défendre un texte, le code du travail, qui est en grande partie responsable des trois millions et demi de chômeurs que nous connaissons aujourd'hui, et d'un taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans supérieur à 20 % depuis vingt ans. Voilà la réponse de Jean-Luc MELENCHON au problème économique et social du pays. Je pense que ça ne fait pas une politique.

ELIZABETH MARTICHOUX
Oui, vous ne voulez pas polémiquer ce matin, mais d'autres l'ont fait pour vous, hier, ou en tout cas, pour le gouvernement, par exemple, Christophe CASTANER, qui a dénoncé une faute morale de Jean-Luc MELENCHON, est-ce que ce n'est pas, compte tenu des correctifs qu'il a apportés hier, une façon d'instrumentaliser quand même les propos de Jean-Luc MELENCHON ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais vous savez, Jean-Luc MELENCHON, il a commis une faute morale entre les deux tours de l'élection présidentielle en n'arrivant pas à prononcer le nom d'Emmanuel MACRON face à Marine LE PEN, la faute morale, elle est originelle.

ELIZABETH MARTICHOUX
Oui, et vous aviez accusé, je m'en souviens très bien, vous, personnellement, Jean-Luc MELENCHON, justement, d'instrumentaliser la polémique sur le mot fainéant, est-ce que ce n'est pas un jeu comme ça à deux, là, cette fois, c'est vous qui jouez ce même jeu, vous instrumentalisez quand même un petit peu sa phrase, est-ce que c'est vraiment responsable ?

BENJAMIN GRIVEAUX
A nouveau, ce matin, moi, je ne suis pas là pour instrumentaliser la phrase de quiconque. Ce que je note, c'est qu'il n'a pas fait…

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce que ne vous faites pas diversion, c'est ça ma question ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ce que je note, c'est qu'il n'a pas fait une seule proposition…

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce que vous ne faites pas diversion ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ce que je note, c'est qu'il n'a pas fait une seule proposition dans la journée de samedi. Qu'il passe une heure et demie à la tribune sans faire…

ELIZABETH MARTICHOUX
Il s'oppose, il s'oppose, c'est son rôle ! Il s'oppose !

BENJAMIN GRIVEAUX
Dans opposition, il y a position, et donc on peut aussi estimer que l'opposition, son rôle, c'est de faire des propositions…

ELIZABETH MARTICHOUX
Il en a fait pendant la campagne électorale…

BENJAMIN GRIVEAUX
Les 17 parlementaires de la France Insoumise n'ont pas fait une seule proposition depuis qu'ils siègent à l'Assemblée nationale. Ils ont fait des effets de tribune, ils ont sorti des boîtes de conserve à l'Assemblée nationale, je crois que les Français sont en droit d'attendre autre chose de la part de députés de la Nation. Nous attendons leurs propositions avec impatience dans les budgets qui viennent…

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est stérile, c'est de l'opposition stérile ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ecoutez, oui, c'est de l'opposition stérile.

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est de l'opposition stérile. 28 sénateurs élus sous l'étiquette LREM, pardon, La République En Marche, hier, c'est une déception ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Eh bien écoutez, en tout cas, ce n'est pas une surprise.

ELIZABETH MARTICHOUX
Non, mais dites-le !

BENJAMIN GRIVEAUX
Ce n'est pas une surprise…

ELIZABETH MARTICHOUX
Un petit moment sans langue de bois, c'est une déception ? C'est une déception ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ça n'est pas une surprise, ça n'est pas une surprise, Elizabeth MARTICHOUX…

ELIZABETH MARTICHOUX
Ça n'est pas une surprise, sauf que vous aviez d‘autres ambitions, vous pouvez simplement le reconnaître…

BENJAMIN GRIVEAUX
Le collège électoral pour le Sénat a été constitué par les élections locales de 2014 et de 2015, il n'y avait pas La République En Marche, ça n'existait pas. Et donc, est-ce que c'est une victoire pour La République En Marche ? Non, à l'évidence, est-ce que c'est une surprise ?

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est une déception, voilà…

BENJAMIN GRIVEAUX
Est-ce que c'est une surprise ? La réponse est non.

ELIZABETH MARTICHOUX
Bon, les sondages sont très mauvais ou en tout cas, mauvais, si vous préférez, pour le président, les manifestations s'enchaînent, cette élection, quand même, est médiocre pour vous. Qu'est-ce qui ne marche plus ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Eh bien écoutez, vous oubliez le sondage de ce week-end dans le JDD, donc vous prenez les sondages à la baisse, vous savez…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous avez remonté… de cinq points, Emmanuel MACRON a repris cinq points…

BENJAMIN GRIVEAUX
Pas du tout, mais vous savez, je n'ai pas l'habitude de commenter les sondages quand ils baissent, donc je ne les commenterai pas plus quand ils montent, nous ne gouvernons pas…

ELIZABETH MARTICHOUX
Il y a un climat social, il y a une élection qui fonctionne mal…

BENJAMIN GRIVEAUX
Nous ne gouvernons pas avec les yeux rivés sur les sondages. Moi, ce qui m'intéresse…

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais il n'y a pas que les sondages…

BENJAMIN GRIVEAUX
Ce qui m'intéresse, c'est la transformation profonde de notre modèle à la fois économique et social qui est engagé, économique sur le front du travail avec les ordonnances, sur le front du capital, ce sera la présentation du projet de loi de Finances cette semaine, et puis, sur le front de notre modèle social, avec les changements à intervenir sur le sujet des retraites et de l'assurance-chômage, c'est le seul sujet qui nous intéresse et qui doit motiver notre action.

ELIZABETH MARTICHOUX
Alors, je vous demande de faire une réponse à ma question, sur le Sénat, la dernière, si vous ne trouvez pas de majorité pour la révision constitutionnelle promise en 2018, l'an prochain, est-ce qu'Emmanuel MACRON a mis sur la table l'hypothèse d'un référendum, c'est toujours risque qu'il y ait référendum, mais est-ce qu'il l'envisage aujourd'hui, très bien ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ça, je ne sais pas s'il l'envisage aujourd'hui, ce qui est certain, c'est que si on souhaite baisser le nombre de parlementaires, on n'est pas obligé de passer par une révision constitutionnelle…

ELIZABETH MARTICHOUX
Non, éviter le cumul des mandats dans le temps…

BENJAMIN GRIVEAUX
On peut passer par la loi. Donc nous verrons ce qui est de l'ordre du faisable, et vous savez, le Sénat, ça n'est pas l'Assemblée nationale, vous pouvez aussi construire des majorités de projets, les élus locaux en ont d'ailleurs une grande…

ELIZABETH MARTICHOUX
A l'ancienne, des petites négociations à l'ancienne…

BENJAMIN GRIVEAUX
Les élus locaux…

ELIZABETH MARTICHOUX
On va chercher un élu ici, un élu, là, ça, c'est le vieux monde, ça !

BENJAMIN GRIVEAUX
J'ai été élu local, vous avez un nombre de villes incroyable en France, un nombre de départements où vous avez des majorités de projets, parce que les gens sont capables de s'entendre, où ils ne sont pas justement dans les postures et les jeux d'appareils qui se jouent à Paris. Et donc j'ai la certitude que, au Sénat, on aura des majorités de projets sur des projets où on arrivera à aller convaincre des personnes, des sénateurs, qui ne sont pas estampillés La République En Marche, mais où il y aura des majorités de projets au-delà des seules limites de La République En Marche…

ELIZABETH MARTICHOUX
Et on entend que de toute façon, pour baisser le nombre de parlementaires, vous passerez par la loi organique, et ça, dites, ça, c'est une certitude, on peut le faire, le reste, on verra. Il reste très peu de temps, juste pour aborder une question qui sera confirmée dans le budget mercredi, dans sa présentation, c'est la réforme de l'ISF. Les portefeuilles d'actions ne seront plus soumis à ce nouveau calcul de l'impôt, cadeau de trois milliards et demi aux riches.

BENJAMIN GRIVEAUX
A nouveau, ce n'est pas un cadeau de trois milliards et demi aux riches, c'est trois milliards et demi qu'on réinvestit dans l'économie française pour créer de l'emploi et de l'activité. Et donc il faut en finir avec cette opposition entre les riches et les pauvres…

ELIZABETH MARTICHOUX
Et vous êtes sûr qu'ils seront réinvestis, comment vous pouvez être sûr qu'ils seront réinvestis ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Entre le capital et le travail. Ecoutez, ça fait trente ans que quand on est à droite, on favorise le capital, et à gauche, le travail, et on a réussi l'exploit d'avoir ni l'un ni l'autre au bout de trente ans. On n'a pas assez de capitaux pour financer nos entreprises, et on a trois millions et demi de chômeurs ; donc on n'a ni le capital ni le travail…

ELIZABETH MARTICHOUX
Et est-ce que ce n'est pas un pari ?

BENJAMIN GRIVEAUX
L'objectif, c'est de réconcilier, on fait confiance, on fait confiance !

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous faites confiance, donc il y a une partie de risques à se dire que ce sera dans l'investissement ?

BENJAMIN GRIVEAUX
On veut réinjecter trois milliards et demi non pas pour les riches, mais pour les entreprises, pour nos PME, pour nos TPE, c'est ça l'objectif de cette loi.

ELIZABETH MARTICHOUX
On verra si le pari est gagné, quoi, dans quelques mois, dans quelques années. Merci Benjamin GRIVEAUX, vous reviendrez avant quand même…?

BENJAMIN GRIVEAUX
Avec grand plaisir…

ELIZABETH MARTICHOUX
Dans ce studio de RTL. Bonne journée.

YVES CALVI
Une dernière question, Benjamin GRIVEAUX, la victoire ternie d'Angela MERKEL, avec l'arrivée de l'extrême droite en Allemagne, menace-t-elle le couple franco-allemand et la construction européenne ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Non, mais elle démontre que, à l'évidence, les populismes gagnent du terrain en Europe, et que face aux populismes, il faut opposer un progressisme de combat, et que l'horizon reste plus que jamais européen, à la fois pour la France et pour l'Allemagne.

YVES CALVI
L'ambassadeur d'Allemagne à Paris sera notre invité à 08h20, je vous le rappelle. Le message aux routiers de Benjamin GRIVEAUX : ce n'est pas en bloquant l'économie du pays que l'on défend le mieux sa cause. La loi Travail est la plus importante loi de décentralisation sociale des 50 dernières années. Merci infiniment à tous les deux.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 28 septembre 2017

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