Interview de M. Gérald Darmanin, ministre de l'action et des comptes publics, à RTL le 28 septembre 2017, sur la politique budgétaire du gouvernement. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Gérald Darmanin, ministre de l'action et des comptes publics, à RTL le 28 septembre 2017, sur la politique budgétaire du gouvernement.

Personnalité, fonction : DARMANIN Gérald, MARTICHOUX Elizabeth .

FRANCE. Ministre de l'action et des comptes publics;

ti :

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci beaucoup d'être avec nous dans ce studio Gérald DARMANIN au lendemain de la présentation du budget 5018, sacré baptême du feu quand même pour vous, on dit que le premier budget d'une présidence donne le ton pour la suite, vous vous sentez sous pression ?

GERALD DARMANIN
Pas du tout. Je me sens conscient du travail important, de l'honneur qui m'est fait de préparer avec Bruno LE MAIRE le budget de notre pays et je me sens devant un budget qui à la fois permet la transformation des politiques publiques – c'est un peu technique mais ça permet de dire que le pays se transforme – et le renforcement très fort du pouvoir d'achat des Français, notamment ceux qui travaillent.

ELIZABETH MARTICHOUX
On va venir dans le détail à ce budget et puis les auditeurs pourront vous poser toutes les questions avec Yves CALVI tout à l'heure à partir de 8h15. On se souvient du bouclier fiscal de SARKOZY à l'inverse du coût de bambou fiscal de HOLLANDE, ça les a marqué au fer rouge, là c'est l'image d'un président des riches qui se dessine, c'est ça que les Français vont retenir ?

GERALD DARMANIN
C'est tout à fait faux, c'est un président et un Premier ministre qui travaillent pour l'emploi. Vous savez si je prends l'exemple de cette fameuse suppression de l'ISF dont tout le monde a toujours parlée, je demande quel pays européen à cet impôt et, moi qui était maire de Tourcoing - une commune frontalière, une commune ouvrière, qui effectivement est très attachée aux questions sociales - la population elle-même voit bien que tous les patrons de textile, tous les grands chefs d'entreprise sont partis de l'autre côté de la Belgique pour pouvoir créer de la richesse ailleurs, c'est un impôt idiot et il était normal de le supprimer.

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est vrai que c'est ça qui trouble, c'est un tabou, la droite n'avait pas osé le supprimer, MACRON le fait en partie. C'est un pari politique évidemment on le voit et puis c'est un pari tout court, vous espérez que cet argent libéré par la réforme dynamisme l'économie, que les contribuables qui récupèrent une partie de leur argent mobilisé jusque-là par l'ISF le réinvestissent dans l'économie, mais ça n'a rien d'automatique, ça n'a rien de mécanique, c'est un pari que vous faites-là honnêtement ?

GERALD DARMANIN
Non. Mais on ne veut surtout pas que nos élites...

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est risqué ?

GERALD DARMANIN
Non, mais on ne veut surtout pas que nos élites économiques continuent comme depuis 20 ans à partir, nous sommes l'un des seuls pays occidental...

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais enfin c'est eux qui vont sauver, c'est veux qui vont créer à ce point...

GERALD DARMANIN
Mais qui ?

GERALD DARMANIN
Les trois millions et demi de chômeurs qui n'ont pas du tout travaillé par exemple, selon les derniers chiffres du chômage ?

GERALD DARMANIN
Eh bien je vais vous donner un scoop, madame MARTICHOUX, ce n'est pas l'Etat qui crée l'emploi, c'est l'entreprise, et pour que l'entreprise crée l'emploi encore faut-il que des gens en créent, qu'ils puissent effectivement mettre de l'argent, prendre des risques, il faut effectivement arrêter avec l'idée que c'est en faisant fuir les plus riches qu'on arrivera à faire encore plus d'économies, encore plus d'emplois. Nous, on ne veut pas qu'il y ait de plus en plus de pauvres, on veut qu'il y est effectivement des gens qui puissent travailler et gagner le fruit de leur travail, c'est pour ça qu'à la fois nous allons baisser la taxation, les charges pour les entreprises et en même temps nous allons baisser pour les citoyens les charges qui pèsent sur leur salaire et des suppressions d'impôts injustes comme la taxe d'habitation.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous avez la réputation d'assumer, de dire les choses clairement, sur les sept milliards de baisse d'impôts en 2018 combien sont consacrés à la réforme de l'ISF, au prélèvement unique de 30 % et à la baisse de l'impôt sur les sociétés, combien sur sept milliards de baisse d'impôts ?

GERALD DARMANIN
Il y a 10 milliards de baisse d'impôts, il n'y en a pas sept au 31 décembre 2017, vous comparez 31 décembre 2018, il y en a 10 milliards, moi je considère qu'il y a 40 % …

ELIZABETH MARTICHOUX
Ce sera en année pleine quand la baisse des cotisations sera effectivement... au 1er janvier 2019 il y aura 10 milliards d'impôts, l'an prochain il y a sept milliards puisque vous lissez la baisse des cotisations sociales.

GERALD DARMANIN
Non, au 31 décembre 2017 – 31 décembre 2018, c'est-à-dire le principe du budget, le budget il dure l'année, il y aura 10 milliards de baisse d'impôts, il ne faut pas sous-estimer cet effort extrêmement important, une baisse d'impôts extrêmement importante qui nous change des années précédentes en effet. Vous me posez la question de savoir qu'est-ce qui profite aux ménages, qu'est-ce qui profite aux entreprises ? Moi d'abord je voudrais vous répondre que ça profite à tous les Français, parce qu'il y en a marre de distinguer les chefs d'entreprise, ceux qui investissent et puis les Français qui travaillent dans ces entreprises, donc il y aura - si vous me posez la question des impôts ménages - quasiment quatre millions, je dirais à peu près 40 % qui profitent...

ELIZABETH MARTICHOUX
Milliards !

GERALD DARMANIN
Quatre milliards, pardon, qui profitent aux ménages, la suppression de la taxe d'habitation pour quelqu'un qui nous écoute, qui paie 600 euros de taxe d'habitation et que si les personnes seules gagnent jusqu'à 2.500 euros nets il y aura l'année prochaine 200 euros de moins de taxe d'habitation.... et il y aura 60 %, parce que je considère que les mesures qu'on appelle la flat taxe et qu'on l'appelle l'ISF sont des mesures qui relèvent de la compétitivité de notre économie, de baisse d'impôts pour les entreprises et pour la compétitivité. Mais sur le mandat – et c'est inscrit en toutes Lettres pour les parlementaires dans le projet de loi de finances - la baisse des impôts c'est 50 % sur l'intégralité du mandat pour les ménages, 50 % pour le monde économique.

ELIZABETH MARTICHOUX
Je voudrais juste revenir, on ne va pas y passer la nuit on va dire, mais dans votre budget c'est sept milliards, même 6,6 milliards de baisse d'impôts en moins, c'est ce qui a été présenté hier ?

GERALD DARMANIN
Non, non, il y a une baisse de 10 milliards et je suis tout-à-fait prêt à parier une très bonne bouteille de vin avec vous, vous pariez ?

ELIZABETH MARTICHOUX
Une bouteille de vin avec moi ?

GÉRALD DARMANIN
Oui.

ELIZABETH MARTICHOUX
Je ne bois pas de vin, vous voyez je suis comme Nicolas SARKOZY votre ancien mentor.

GERALD DARMANIN
Une bouteille d'Orangina alors, si vous voulez.

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais si vous voulez on boira un peu de Badoit.

GERALD DARMANIN
Ou du Cacolac, il faut citer plusieurs marques.

ELIZABETH MARTICHOUX
Votre ami Xavier BERTRAND disait hier soir, sur RTL : « c'est un budget pour la France qui va déjà bien et qui ira encore mieux demain », où est-ce qu'elle est là la dimension sociale vous qui apparteniez à la droite sociale ?

GERALD DARMANIN
Non, non, vous savez le drame de notre pays c'est le drame du chômage et l'autre drame c'est des gens qui travaillent, ils n'ont pas le fruit de leur travail, la secrétaire médicale qui travaille aujourd'hui - qui a deux enfant, qui est dans une famille monoparentale- si elle est au SMIC elle a 1.152 euros net, comment voulez-vous qu'elle s'en sorte ? Eh bien nous avons choisi avec le président de la Réplique et le Premier ministre que le travail paie et que notre budget sur le budget de la feuille de paie. Ce qui me pousse à dire que dans le quinquennat...

ELIZABETH MARTICHOUX
Ce n'est pas du tout ce que disait Olivier FAURE par exemple, il dit : « c'est un budget pour les rentiers, pas pour les travailleurs » ?

GERALD DARMANIN
Oui, mais monsieur FAURE est socialiste, c'est toute différence. Mais aujourd'hui...

ELIZABETH MARTICHOUX
Pourquoi ?

GERALD DARMANIN
Aujourd'hui notre travail à nous c'est donner un 13ème aux Français, à la fin du quinquennat cette dame qui gagne 1.152 euros net, qui a deux enfants et qui est dans une famille monoparentale, elle aura 1.400 euros de plus par la redistribution, par la suppression d'impôt et par la suppression de cotisations.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous savez que les Français voient dans les prélèvements augmentent et moins quand ils baissent, ils ont entendu parler de la hausse du diesel, de l'essence, du tabac du forfait hospitalier, de la hausse de la CSG bien sûr...

GERALD DARMANIN
Non, mais enfin... Non, mais les Français voient très bien les baisses...

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous dites qu'à partir du 1er janvier 2018 les Français verront la baisse ?

GERALD DARMANIN
Mais bien sûr, les Français voient très bien les baisses et voient très les hausses.

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais alors, pour l'instant, ils ne les voient pas.

GERALD DARMANIN
C'est normal puisqu'on discute du budget, il faut qu'il soit adopté au mois de décembre et ça fait quatre mois qu'on est en poste, donc j'entends que tout le monde soit extrêmement pressé mais laissez-nous le temps quand même que le Parlement puisse l'amender et voter le budget nous l'espérons. Ce que je peux vous dire c'est qu'à la fin du mois de janvier tous les salariés de France verront une augmentation sur le feuille de paie, tous, parce que nous allons faire ce que personne n'a jamais fait : deux suppressions de cotisations, tous les Français qui paient une taxe d'habitation, 80 % d'entre eux, jusqu'à 2.500 euros nets par personne, 4.000 euros par couple s'ils n'ont pas d'enfant verront une suppression d'un tiers de leur taxe d'habitation et puis plus de habitation jusqu'en 2020, c'est extrêmement concret. Je suis tout à fait d'accord avec vous, les Français ça fait longtemps qu'ils ne croient plus à ce genre de discours, mais l'année prochaine...

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc vous êtes serein, à terme, à moyen terme, les Français reconnaitront l'augmentation de leur pouvoir d'achat ?

GERALD DARMANIN
Ce n'est pas à moyen terme, mais très concrètement dans quatre mois, à la fin du mois de janvier, ils verront une augmentation de leur pouvoir d'achat sur la feuille de paie et dès le mois d'octobre un tiers de taxe d'habitation en moins pour 80 % d'entre eux.

ELIZABETH MARTICHOUX
Les retraités, Emmanuel MACRON l'avait répété encore au journal Le Point : « les pauvres d'aujourd'hui sont souvent moins les retraités que les jeunes, je leur demande donc pour les plus aisés un effort », les retraités ne seront pas touchés par la hausse de la CSG jusqu'à quel niveau de revenus ?

GERALD DARMANIN
Il y a 40 % des retraités qui ne verront pas d'augmentation de leur CSG jusqu'à 1.200 euros lorsqu'ils ont moins de 65 ans jusqu'à à peu près 1.350 euros lorsqu'ils ont plus de 65 ans parce qu'il y a un abattement à 65 ans. Mais ce que je veux dire c'est que...

ELIZABETH MARTICHOUX
Ca fait quelle proportion d'ailleurs, ça fait...

GÉRALD DARMANIN
60 %...

ELIZABETH MARTICHOUX
60 %.

GERALD DARMANIN
Des retraités. Cependant je voudrais ici souligner que nous avons augmenté le seuil du dégrèvement de l'exonération de la fin, pour parler comme nous pourrons parler de la taxe d'habitation, et que quelqu'un qui serait retraité et qui toucherait 1.900 euros de retraite ne paiera plus sa taxe d'habitation, donc jusqu'à 2.500 euros net pour par personne la personne pourra connaître une augmentation de la CSG qi sera très largement compensée par la taxe d'habitation ; je voudrais aussi vous dire que nous avons augmenté, nous allons...

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce que vous trouvez que ça juste quand même que les retraités voient leur CSG augmenter, oui ?

GERALD DARMANIN
Mais je trouve ça tout à fait juste, parce que nous allons en même temps augmenter le minimum vieillesse. Vous savez les petites retraites dans ma commune c'est des gens qui touche 700 euros par mois - et il y a beaucoup de Français qui touche 700 euros par mois après une vie de dur labeur – ils auront une augmentation de 1.140 euros par an à la fin du quinquennat, eux aussi ils auront un 13ème mois par le travail que nous allons faire, ce travail de redistribution de pouvoir d'achat.

ELIZABETH MARTICHOUX
Pour les fonctionnaires, vous compensez à l'euro près la hausse de la CSG ?

GERALD DARMANIN
Pour les agents publics effectivement nous allons compenser à l'euro près...

ELIZABETH MARTICHOUX
A partir de ?

GERALD DARMANIN
Du 1er janvier, trois milliards, donc nous ouvrirons ces négociations à partir du mois d'octobre, les agents publics vont connaître un travail syndical extrêmement fort avec l'Etat - et j'y suis tout-à-fait prête - pour parler, évoquer, regarder ce qu'on peut faire comme le président de la République et madame PENICAUD l'ont fait pour la loi Travail.

ELIZABETH MARTICHOUX
De nombreux ministères ont un budget en hausse, on l'a égrainé tout le long du mois de septembre, ça n'est pas forcément compensé par les économies, du coup - comme le disait François LENGLET tout à l'heure - le budget de l'Etat lui augmente, le budget de l'Etat, pas la Sécurité sociale et les collectivités locales. Vous avez calé, là, l'effort d'économies ?

GERALD DARMANIN
Ah ! Non, on n'a pas calé. Mais c'est assez extraordinaire parce qu'il y a trois semaines on disait : « Ah ! La droite a gagné, c'est un budget de la rigueur » et, maintenant, on dit : « Oh la, la, c'est terrible, vous n'avez pas fait assez d'économies, la gauche a gagné, c'est le laxisme », eh bien c'est ni l'un ni l'autre.

ELIZABETH MARTICHOUX
Ce n'est pas un budget d'austérité ?

ELIZABETH MARTICHOUX
Ah ! C'est sûr que ce n'est pas un budget d'austérité, parce que ceux qui donnent des leçons de morale et qui n'ont pas fait les réformes auparavant et qui veulent désormais que l'on meurt en bonne santé ne sont pas toujours les payeurs. Nous, nous considérons qu'il faut faire des économies et pour la première fois on a inversé une courbe madame MARTICHOUX, on a inversé la courbe de la dépense publique, pour la première fois depuis 15 ans nous allons baisser la dépense publique dans le pourcentage de la richesse nationale, nous allons faire 56, 4, - 0,7, 16 milliards d'économies. C'est toujours difficile de faire des économies, on peut toujours faire un peu plus c'est vrai, mais sur le premier budget du quinquennat...

ELIZABETH MARTICHOUX
Alors comme le disait François LENGLET la dépense va augmenter plus vite, enfin va augmenter moins vite que si elle augmentait plus vite, voilà, il le disait comme ça joliment.

GERALD DARMANIN
Oui, j'ai entendu monsieur LENGLET et je suis tout à fait prêt à échanger avec lui, pour la première fois depuis 15 ans – ce fait est irréfutable - nous allons baisser la dépense publique, pour la première fois depuis 11 ans nous allons baisser notre déficit puisque nous allons passer à 2,6 %, pour la première fois depuis monsieur STRAUSS–KAHN qui était ministre – c'est-à-dire que je n'étais même pas encore bachelier - nous avons aujourd'hui la possibilité de constater que nous augmentons les dépenses de 0,5 %...

ELIZABETH MARTICHOUX
Il reste 15 secondes !

GÉRALD DARMANIN
Et pour la première fois depuis 2006 nous allons stabiliser notre dette.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et alors vous êtes le ministre des fonctionnaires, juste un mot, 1.600 suppressions de postes au budget 2018 dans la fonction publique, vous confirmez...

GERALD DARMANIN
Mais moi je ne parle pas des agents publics...

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est le solde net ?

GERALD DARMANIN
Non, mais moi je ne parle pas des agents publics comme des statistiques dans une matinale de radio...

ELIZABETH MARTICHOUX
Sur deux millions de fonctionnaires, hein.

GERALD DARMANIN
Je veux dire aujourd'hui que j'ai beaucoup de respect pour tous les agents de la fonction publique...

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est vrai !

GERALD DARMANIN
Qu'évidemment ils doivent s'adapter, évidemment l'Etat doit avoir moins d'agents publics, mais on va d'abord définir avec eux les missions et ensuite on mettra les moyens...

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc, ce n'est pas pour tout de suite ?

GERALD DARMANIN
Et, dès le budget de l'année prochaine on discutera après avoir discuté avec eux des moyens qu'on met en face de ces missions de l'Etat.

ELIZABETH MARTICHOUX
Rendez-vous 8 h 15 pour les auditeurs qui veulent poser des questions...

GERALD DARMANIN
Avec plaisir.

ELIZABETH MARTICHOUX
Au ministre qui, aujourd'hui, porte le budget 2018. Gérald DARMANIN merci d'avoir été ce matin avec nous.

YVES CALVI
Ce sera même plutôt 8 h 20, vous restez avec nous puisque dans quelques instants Cyprien CINI va s'adresser à vous directement.

GERALD DARMANIN
S'il y a de l'Orangina !

YVES CALVI
Juste une question, parce que ça fait beaucoup réagir nos auditeurs ce matin, vous confirmez la fin du bonus pour le vélo électrique ?

GERALD DARMANIN
On discutera de ça tout à l'heure si vous le souhaitez, on va peut-être prendre un café.

CYPRIEN CINI
Un oui, un non ?

GERALD DARMANIN
Pardon !

CYPRIEN CINI
Un oui, un non.

GERALD DARMANIN
Non, il y a une transition écologique extrêmement forte et toutes les mobilités seront aidées ne vous inquiétez pas.

YVES CALVI
En effet une réponse un peu plus précise tout à l'heure.


Source : Service d'information du gouvernement, le 3 octobre 2017

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