Déclaration de M. Gérard Collomb, ministre de l'intérieur, sur les contrôles aux frontières intérieures et la lutte contre le terrorisme au sein de l'Union européenne, à Luxembourg le 13 octobre 2017. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Gérard Collomb, ministre de l'intérieur, sur les contrôles aux frontières intérieures et la lutte contre le terrorisme au sein de l'Union européenne, à Luxembourg le 13 octobre 2017.

Personnalité, fonction : COLLOMB Gérard.

FRANCE. Ministre de l'intérieur

Circonstances : Point de presse conjoint avec M. Thomas de Maizière, ministre allemand de l'intérieur, à la suite du Conseil justice et affaires intérieures de l'Union européenne, à Luxembourg le 13 octobre 2017

ti :
Je suis heureux de retrouver le ministre de l'intérieur allemand, mon ami Thomas de Maizière. Comme vous le savez, notre pays a été victime d'un nouvel attentat, avec la mort de deux jeunes filles à Marseille. Cela a bouleversé la France. Les problèmes de terrorisme sont des sujets extrêmement importants pour la France. C'est pour cela que tout à l'heure j'évoquerai devant le Conseil le fait que la France prolongera de six mois les contrôles aux frontières nationales.

Nous aurons par ailleurs l'occasion de discuter la proposition faite par la Commission de pouvoir prolonger les contrôles aux frontières intérieures pour terrorisme d'un an, puis deux ans. Nous sommes évidemment heureux de cette proposition, qui répond à la demande de la France et de l'Allemagne, même si, sur les modalités, nous avons quelques remarques à faire.

Enfin, pour ce qui concerne la coopération entre les services de renseignement, vous savez que le président de la République a fait la proposition d'une académie européenne du renseignement. Nous souhaitons bien évidemment travailler avec Europol, mais nous souhaitons aussi garder des relations bilatérales entre services de renseignement, qui pour nous sont extrêmement importantes dans l'échange d'informations.

La Commission a accepté la demande notamment de la France et de l'Allemagne de proposer de nouvelles règles du code Schengen, plus souples pour résumer.


Q - Cette proposition je crois ne vous satisfait pas totalement, pouvez-vous expliquer pourquoi ?

R - Nous allons en discuter lors de la session du Conseil avec le Commissaire. Nous pensons quand même que c'est un pas en avant extrêmement important. Nous en avions parlé ensemble au commissaire avec Thomas de Maizière, et la proposition qui est faite aujourd'hui est une proposition qui nous satisfait pour l'essentiel. On va dire que sur le détail, nous souhaitons pouvoir conserver notre souveraineté sur un problème qui est fondamental pour chaque pays, celui du terrorisme. Sans rien révéler de l'enquête de Marseille, on s'aperçoit par exemple que l'individu qui a tué les jeunes filles à Marseille a beaucoup voyagé entre différent pays, et le fait de pouvoir contrôler les frontières nationales en cas de menace terroriste forte reste pour nous un problème de souveraineté nationale.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 18 octobre 2017

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