Interview de M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale à RTL le 19 octobre 2017, sur les inégalités scolaires et l'enseignement des mathématiques en primaire. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale à RTL le 19 octobre 2017, sur les inégalités scolaires et l'enseignement des mathématiques en primaire.

Personnalité, fonction : BLANQUER Jean-michel, MARTICHOUX Elizabeth .

FRANCE. Ministre de l'éducation nationale

ti :


YVES CALVI
Elizabeth MARTICHOUX vous recevez ce matin le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel BLANQUER.

ELIZABETH MARTICHOUX
Bonjour Jean-Michel BLANQUER....

JEAN-MICHEL BLANQUER
Bonjour.

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci beaucoup d'être avec nous sur RTL. Question du jour : est-ce que vous aimiez les maths, vous, Monsieur le Ministre ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Oui, j'aime bien les mathématiques.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous aimiez ça à l'école pendant toute votre scolarité ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
J'aimais ça, oui, surtout à l'école primaire.

ELIZABETH MARTICHOUX
On explique depuis ce matin à quel point on est mauvais en maths, c'est vrai, à l'école. D'abord, j'allais dire presque pourquoi vous êtes avec nous ce matin ? En quoi est-ce que c'est important de s'arrêter sur cette faiblesse française ? Qu'est-ce que ça changerait dans le fond une France matheuse, à être bon dans les classements ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Oui, d'abord je suis là parce que vous m'avez invité...

ELIZABETH MARTICHOUX
Oui, ça d'accord, mais au-delà ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Ensuite, parce que comme vous le savez j'insiste beaucoup sur les fondamentaux : lire, écrire, compter et respecter autrui, qui sont les quatre piliers de ce que les enfants doivent acquérir à ‘école primaire en particulier - et consolider par la suite - et j'ai peut-être beaucoup insisté ces derniers temps sur lire, écrire, la semaine dernière j'étais à l'Académie française pour le lancement d'un plan de lecture, il faut aussi bien entendu de manière symétrique insister sur les mathématiques : compter, le calcul, les nombres, les chiffres, c'est fondamental dans la vie de chacun et, donc, il faut insister là-dessus.

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais alors, justement, quel est l'enjeu ? Est-ce que ce n'est pas d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles on n'est pas bons en maths à l'école ? On ne voit pas bien le sens de cet enseignement, à part les élèves qui se destinent très tôt à être ingénieur, finalement on se demande pourquoi se casser les pieds à faire tous ces calculs savants – ça ne servira à rien pour mon avenir – est-ce que ce n'est pas là justement l'une des raisons pour lesquelles on n'est pas bons en maths, on ne voit pas le sens ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Oui, je pense qu'il y a une erreur de perception en effet, parce que les mathématiques c'est la vie, les mathématiques c'est la vie. Vous savez GALILEE avait dit que c'était le grand livre du monde, autrement dit on lit le monde par les mathématiques - c'est la science universelle par excellence – et elle est de plus en plus dans nos vies, quand nous disons qu'au XXIème siècle nous rentrons dans la civilisation numérique nous disons bien qu'il y a les nombres derrière notre vie et donc il y a une culture générale mathématique qui est un enjeu éternel, c'est-à-dire qu'il faut savoir additionner, soustraire - ne serait-ce que pour faire ses courses, pour tenir sa comptabilité - mais il faut aussi être conscient de tous ces chiffres qui font notre vie qui sont derrière parfois les apparences des choses - notamment les ordinateurs – et donc c'est très important d'avoir à la fois une culture générale mathématique et...

ELIZABETH MARTICHOUX
Et ça aide à être créatif, par exemple, d'être bon en maths à l'école ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Bien entendu.

ELIZABETH MARTICHOUX
Ça aide à être innovant ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Il y a un principe de plaisir qui peut aller avec les mathématiques et c'est sans doute ce qu'on ne voit pas...

ELIZABETH MARTICHOUX
Ca ce n'est pas évident, oui.

JEAN-MICHEL BLANQUER
C'est ce qu'on ne voit pas assez. Regardez par exemple la musique est liée aux mathématiques, PYTHAGORE le disait lui-même, il y avait même une sorte de métaphysique des mathématiques, il y a donc quelque chose d'extrêmement stimulant derrière les mathématiques, il y a du jeu derrière les mathématiques, quand les gens font un Sudoku ils font évidemment des mathématiques.

ELIZABETH MARTICHOUX
Voilà ! Et faire aimer les maths ce n'est pas donné à n'importe quel prof, autant on a le souvenir d'enseignants assez exaltants qui transmettent avec passion le français, l'histoire, les langues, le sport, etc., les maths c'est souvent austère comme cours non ? Ce n'est pas un mal français ça ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Parfois, pas toujours, non vous avez...

ELIZABETH MARTICHOUX
Non, pas toujours, mais souvent.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Par exemple vous pouvez très bien vous amuser beaucoup avec des probabilités, surtout quand c'est relié à des problèmes concrets, vous savez sur ce sujet comme sur d'autres les enfants arrivent à l'école maternelle, à l'école primaire avec le principe de plaisir d'abord et par exemple, quand ils manipulent des cubes, quand ils jouent avec des casse-tête, ils font des mathématiques sans le savoir, ce principe de plaisir on doit le maintenir tout au long de la scolarité...

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est un des enjeux effectivement.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Et c'est effectivement l'un des enjeux.

ELIZABETH MARTICHOUX
Il y a une contradiction, en CM1 on est les cancres de l'Europe et pourtant nous sommes une nation d'ingénieurs et puis on a des génies évidemment au premier rang desquels Cédric VILLANI qui est le médaillé Fields, le Nobel des maths, pourquoi cette contradiction ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
On est une très grande nation mathématique, on est dans les tous premiers du monde avec des personnes comme Cédric VILLANI et d'autres, d'autres médailles Fields en France, on a le record des médailles Fields ; nous avons une magnifique histoire mathématique, c'est Blaise PASCAL qui a inventé la machine à calculer ; nous sommes...

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est d'autant plus méritoire qu'on est mauvais à l'école ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Parce que nous avons deux qualités qui font partie du génie national, d'une part le cartésianisme - une certaine rigueur du raisonnement - et d'autre part, la créativité – et il en faut aussi pour les mathématiques - donc nous devons être à la hauteur, nous n'avons pas toujours été faibles en mathématiques quand je parle de la population en général. Donc, nous devons maintenant rebondir, partir de l'avant et nous pouvons le faire sans complexe, ni à titre collectif, ni à titre individuel, il faut aller sans complexe vers les mathématiques, il n'y a pas le matheux d'un côté et le non matheux de l'autre, en réalité nous avons tous un potentiel mathématique – c'est d'ailleurs démontré par les sciences cognitives – quelqu'un comme Stanislas DEHAENE qui est professeur au Collège de France a démontré que le nourrisson avait le sens des probabilités, donc nous avons un potentiel mathématique en naissant qu'il s'agit évidemment de développer grâce à l'école.

ELIZABETH MARTICHOUX
Encore un mot, les maths sont utilisés - et, ça, ça va parler aux parents – comme un outil de sélection à l'école, il y a d'un côté ceux qui sont bons en maths et qui seront dans les bonnes classes et puis il y a les autres qui auront moins de débouchés, pourquoi, parce que les maths c'est un outil de sélection facile ? C'est plus facile de noter finalement, de sélectionner sur les maths, sur un exercice que sur une bonne dissertation de français ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
En tout cas ça fait partie des choses que l'on doit changer, c'est-à-dire on doit faire des maths pour les maths et non pas des maths pour la sélection.

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est une sorte d'inégalité ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Autrement dit, c'est...

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous reconnaissez que ça c'est un problème ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Oui bien sûr, ça fait partie des choses qui sont évidemment dans ma réflexion et y compris dans le futur quand nous réfléchirons sur le baccalauréat, etc., il faut qu'on fasse des mathématiques pour des bonnes raisons et de la bonne façon, c'est le sens de la mission.

ELIZABETH MARTICHOUX
Alors, la bonne façon oui...

JEAN-MICHEL BLANQUER
Vous avez cité Cédric VILLANI tout à l'heure, je confie à Cédric VILLANI ainsi qu'à un inspecteur général qui s'appelle Charles TOROSSIAN une mission pour réfléchir justement notre manière d'enseigner les mathématiques. Nous avons eu des réflexions importantes ces dernières années, il y a même eu ce qu'on appelle une conférence de consensus en 2011, puis en 2014, sur la manière d'enseigner les mathématiques, ce que je demande sur les mathématiques - le programme - maintenant je demande à Cédric VILLANI et Charles TOROSSIAN de travailler sur ce que nous devons faire pour donner cet appétit des mathématiques à tous les enfants.

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc vous leur confiez une mission à ce couple de grands connaisseurs des écoles...

JEAN-MICHEL BLANQUER
De mathématiciens.

ELIZABETH MARTICHOUX
De mathématiciens, leur mission c'est quoi, c'est de voir comment on peut transposer cette méthode de Singapour dont on parle sur RTL depuis tôt ce matin à l'école française ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
La transposer pas directement mais en tout cas avoir la même démarche que celle qui a réussi à Singapour, c'est-à-dire partir par exemple des sciences cognitives - c'est-à-dire ce qui fonctionne – un enseignement structuré, un enseignement progressif, mais le faire à la française parce que nous avons vraiment comme nous l'avons dit tout à l'heure une belle histoire de mathématique en France, nous avons une véritable force, donc nous pouvons avec des personnes comme Cédric VILLANI et d'autres être capables d'avoir une méthode française comme il y a une méthode de Singapour.

ELIZABETH MARTICHOUX
Oui. Ils devront rendre leur copie à quel moment ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Fin janvier.

ELIZABETH MARTICHOUX
Fin janvier vous attendez et, après, vous pourriez quoi irriguer, demander aux profs de se former à cette méthode ? Comment ça va se passer ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Oui, ça aura un impact par exemple en termes de formation initiale et continue, en termes de développement d'outils pédagogiques vous voyez.

ELIZABETH MARTICHOUX
Pardon ! On a découvert qu'on pouvait arriver devant une classe, on arrive dans une classe où on n'a pas eu de formation en maths à proprement parlé ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
C'est exact, nous avons une faiblesse quant à la formation de nos professeurs dans le Premier degré, qui souvent ne viennent pas des études scientifiques – ce qui par ailleurs peut avoir d'autres avantages – mais il faut que cette culture mathématique soit plus présente à l'école primaire, que nous soyons plus en soutien de nos professeurs en formation initiale et en formation continue, que nous ayons des outils pédagogiques. Tout à l'heure nous parlions de la manipulation à l'école maternelle, vous savez le boulier par exemple, les poids et mesures, parfois du matériel du type MONTESSORI et autres ce sont des choses que l'on peut fournir davantage dans le futur pour montrer cette dimension concrète des mathématiques.

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais ça va passer par une loi ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Non, certainement pas, on n'en a pas besoin.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et il va y avoir du caporalisme ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Non, non, sûrement pas.

ELIZABETH MARTICHOUX
On va dire à tous les profs : « maintenant vous adoptez cette méthode ».

JEAN-MICHEL BLANQUER
Non, c'est tout le contraire, c'est tout le contraire - on n'a pas besoin de loi pour faire une chose pareille - nous avons des programmes de mathématiques qui sont bons mais nous devons avoir plus de points de repère, plus de formation, des idées nouvelles. Ce qu'a réussi à faire Singapour est un bon exemple, encore une fois il s'agit de...

ELIZABETH MARTICHOUX
En 15 ans, disent les syndicats d'enseignants, ça a pris 15 ans.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Oui, mais il n'est jamais trop tard pour bien faire, et par ailleurs on ne part pas de zéro, bien entendu il y a beaucoup de choses... nous savons déjà beaucoup de choses et donc on peut faire plus vite que cela.

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais vous voudriez par exemple que dès la rentrée prochaine il y ait déjà une modification dans l'enseignement des maths en primaire ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Il faut qu'il y ait un impact de tout cela, notamment par la formation des enseignants...

ELIZABETH MARTICHOUX
Un impact, il faut qu'il y ait un impact ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Bien entendu, un impact bien sûr, et des outils donnés aux professeurs. Encore une fois ce sera à l'avantage de tout le monde - et évidemment des élèves d'abord et avant tout, - on doit être une grande nation mathématique non seulement par nos génies mathématiques comme ceux qui ont la médaille Fiels ou nos grands ingénieurs, qui sont encore nombreux, mais aussi une nation mathématique par l'ensemble de la population, par exemple derrière ça il y a l'enjeu de la culture numérique de notre population, la culture économique de notre population, etc., etc., donc les enjeux qui sont sous-jacents sont très importants. Il faut aussi qu'on soit décomplexés, c'est le sens de mon message ce matin, si vous voulez c'est que tout le monde a un potentiel mathématique, tous les enfants en ont un, il faut que l'école sache le déployer et qu'on soit sans complexe et qu'on fasse avancer progressivement l'enfant avec le principe de plaisir associé aux mathématiques.

ELIZABETH MARTICHOUX
Notamment les filles...

JEAN-MICHEL BLANQUER
Les filles sont très bonnes effectivement.

ELIZABETH MARTICHOUX
Parce qu'elles sont moins nombreuses que les garçons dans les filières scientifiques, sauf erreur ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Oui, mais elles sont meilleures en mathématiques à l'âge du collège et même encore à l'âge du lycée et donc on voit bien que les enjeux sont peut-être un peu psychologiques et que c'est une question aussi de nouvelle mentalité dans notre population.

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc, vous nous annoncez ce matin Cédric VILLANI et l'inspecteur général...

JEAN-MICHEL BLANQUER
Charles TOROSSIAN !

ELIZABETH MARTICHOUX
Charles TOROSSIAN, qui seront le couple qui va piloter une mission - résultat fin janvier - pour irriguer dès la rentrée prochaine les enseignants de maths. On parlait des filles, est-ce que la lutte contre le harcèlement sexuel ce n'est pas à l'école que ça commence, Jean-Michel BLANQUER ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Si, bien entendu, la question du respect... Vous savez je disais tout à l'heure lire, écrire, compter, respecter autrui, respecter autrui c'est fondamental et ça englobe évidemment la question de la relation entre les garçons et les filles tout simplement et c'est dès l'école qu'on apprend à se respecter évidemment avec tous les enjeux...

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais c'est aux profs de le faire ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
C'est à tout le monde et bien entendu les professeurs aussi.

ELIZABETH MARTICHOUX
Encore, encore, ils vont avoir encore une tâche c'est de sensibiliser...

JEAN-MICHEL BLANQUER
Non, non, mais c'est du domaine de la vie quotidienne, c'est comme la lutte contre le harcèlement dont je parlerai dans les temps prochains, c'est des choses qu'on doit faire comme monsieur JOURDAIN fait de la prose, c'est-à-dire être vigilant sur les questions - ce n'est pas nécessaire de faire un cours sur l‘égalité garçons-filles - il est nécessaire d'être vigilant sur les comportements du quotidien, sur le respect des uns par rapport aux autres. Donc pour moi ça fait partie de ce respect d'autrui qui est au coeur de la mission de l'école, l'école transmet des savoirs - nous en parlons ce matin quand nous parlons des mathématiques – elle transmet aussi des valeurs et ces valeurs peuvent se résumer en respecter autrui, ça inclus évidemment le respect des filles par les garçons.

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais est-ce qu'on peut imaginer des interventions type cours d'éducation sexuelle ou une sensibilisation à ce qui aujourd'hui apparait comme massif, c'est-à-dire le harcèlement sexuel ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Non. Alors à chaque âge correspond des choses, c'est-à-dire la lutte contre le harcèlement sexuel c'est évidemment plus tard que l'on doit faire la sensibilisation pour... mais en tout cas le socle sur lequel cela repose c'est avec des principes moraux que les enfants doivent acquérir dès l'école primaire.

ELIZABETH MARTICHOUX
L'écriture inclusive, vous l'avez dit, vous êtes contre ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Oui, je l'ai dit très clairement.

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc, vous le répétez et on peut en parler avec les auditeurs tout à l'heure que vous retrouvez avec Yves CALVI sur RTL, merci de rester avec nous Monsieur le Ministre de l'Education nationale, à tout de suite.

YVES CALVI
Les mathématiques c'est la vie et ce sera encore plus vrai dans la société numérique vient de nous dire Jean-Michel BLANQUER, le ministre qui rappelle que nous sommes une très grande nation mathématique de Blaise PASCAL à Cédric VILLANI qui se voit donc confier une mission avec Charles TOROSSIAN sur l'apprentissage des maths, bilan en janvier 2018 vous venez de nous le rappeler Elizabeth, un impact et des outils dès la rentrée prochaine nous dit notamment Jean-Michel BLANQUER, le ministre reste avec nous. Je précise que Cédric VILLANI sera ce soir l'invité de RTL avec Marc-Olivier FOGIEL à partir de 18 h 20 et nous débattons bien entendu des mathématiques et de leur apprentissage avec toutes vos questions au 32.10 dans quelques instants.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 20 octobre 2017

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