Interview de M. Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, avec RTL le 23 octobre 2017, sur la toxicité des pesticides et sur l'aéroport Notre-Dame-des-Landes. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, avec RTL le 23 octobre 2017, sur la toxicité des pesticides et sur l'aéroport Notre-Dame-des-Landes.

Personnalité, fonction : HULOT Nicolas, MARTICHOUX Elizabeth .

FRANCE. Ministre de la transition écologique et solidaire;

ti :

YVES CALVI
Elizabeth MARTICHOUX, vous recevez ce matin Nicolas HULOT, ministre d'Etat et ministre de la Transition écologique.

ELIZABETH MARTICHOUX
Bonjour Nicolas HULOT.

NICOLAS HULOT
Bonjour.

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci beaucoup d'être avec nous ce matin sur RTL. Alors depuis vendredi, les associations écolos vous mettent sous pression pour que vous fassiez le ménage dans une affaire assez invraisemblable…

NICOLAS HULOT
Oh, mais ça a démarré avant…

ELIZABETH MARTICHOUX
Ça a démarré avant, c'est tout le temps d'ailleurs. La loi biodiversité interdit les pesticides du nom barbare de néonicotinoïdes, qui sont accusés entre autres d'être des tueurs d'abeilles. Or, deux de ces produits ont été réintroduits sur le marché, mais ce n'est pas un énorme raté ça, Nicolas HULOT ?

NICOLAS HULOT
Ah, mais il va en arriver dans les jours des nouveaux produits, je ne peux pas empêcher les industriels de mettre sur le marché de nouveaux produits et les soumettre à l'autorité des agences qui sont indépendantes.

ELIZABETH MARTICHOUX
En trichant un peu, en disant que, ils ne font plus autant de mal qu'avant…

NICOLAS HULOT
Non, non, non, alors, encore une fois, justement, c'est là qu'on voit bien que, pour l'instant, on n'a pas encore trouvé le modèle idéal, parce que des nouvelles substances, il va arriver en permanence, c'est comme les nouveaux OGM, qui sont en train de nous arriver, on suspend les anciens, et puis par une autre porte, vous allez avoir les nouveaux OGM. Donc on voit bien qu'on est pris d'assaut de tous les côtés. Alors, d'abord, je veux rassurer tout le monde, on va faire les choses calmement, je n'ai pas l'autorité aujourd'hui, là, de dire : on interdit ces deux substances. Je n'ai pas les éléments pour pouvoir les interdire, ce n'est pas comme ça que ça se passe dans la vraie vie. Il y a l'ANSES, qui est une agence indépendante…

ELIZABETH MARTICHOUX
Agence Nationale de Sécurité Sanitaire…

NICOLAS HULOT
Quelque chose qu'on a demandé avec Stéphane TRAVERT, c'est qu'on leur a demandé d'étudier, et de prendre un peu de temps, parce que ça ne va pas se faire en quelques jours, des quelques données complémentaires pour bien vérifier ce que l'on pense, l'innocuité ou plutôt la toxicité sur les abeilles, donc on va regarder ça, ce produit ne va pas être utilisé avant le printemps, on a un petit peu de temps. Simplement, ce qui montre… ça démontre une chose, c'est que la meilleure manière de prendre ce sujet-là, c'est de programmer, et c'est, j'espère, ce que feront les états généraux de l'alimentation, une sortie bien programmée de l'ensemble des insecticides, pesticides, etc., d'autant plus, c'est ça qui est important, qu'il faut comprendre, il y a maintenant des alternatives. Donc les agriculteurs…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous dites que les agriculteurs, qui, eux, se plaignent de ne pas avoir de produits de substitution, disent : on ne peut pas s'en passer…

NICOLAS HULOT
Ils se plaignent, à juste escient, c'est compliqué, et il n'y a pas une molécule qui peut remplacer par exemple le glyphosate demain matin, ça, c'est ça c'est clair, ils ont raison, mais il y a d'autres pratiques probables, mais au prétexte que c'est compliqué, dès lors qu'on touche à des sujets de santé, pardon de vous le dire, mais c'est ça qui prime sur tout le reste, alors on va faire les choses encore une fois sans brutalité, mais avec une détermination absolue, que quand même ceux…

ELIZABETH MARTICHOUX
Pour être clair, Nicolas HULOT, vous attendez que l'ANSES, donc cette agence dont vous dites qu'elle est indépendante, vous donne des arguments…

NICOLAS HULOT
Elle est indépendante…

ELIZABETH MARTICHOUX
Pour interdire ces pesticides, c'est ça ?

NICOLAS HULOT
Oui, absolument, tout simplement parce que, je n'en ai pas le droit, ce n'est pas comme ça que ça marche, et cette agence est indépendante, et elle doit me donner des arguments, je ne doute pas qu'avec les données supplémentaires, probablement, elle me trouvera les arguments, comme on les avait trouvés sur les autres néonicotinoïdes.

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc ça veut dire une vigilance absolue, parce que quand même, ils sont passés sous les radars, ces produits, les fabricants, qui sont extraordinairement créatifs, sont mis à la porte et ils reviennent par la fenêtre, c'est ça, ils contournent la loi !

NICOLAS HULOT
Ecoutez, d'abord, que chacun se rende compte que le contexte maintenant est très favorable à une fermeté, premièrement, et à une forme de rationalité, parce que, il y a maintenant une avalanche… non, non, mais ce n'était pas le cas…

ELIZABETH MARTICHOUX
Non, mais les associations se disent : ce n'est pas vrai, par exemple, le ministère de l'Agriculture, GREENPEACE accuse le ministère de l'Agriculture de l'avoir autorisé…

NICOLAS HULOT
Les associations, elles pourraient regarder quand même ce qui s'est passé depuis… je ne voudrais pas m'attribuer toutes les vertus, mais enfin, je pense que sur ce sujet-là, je ne lâche rien, j'étais au Conseil des ministres européens il y a quelques jours, je suis le seul ministre, et après, j'ai été soutenu par des pays, qui a porté ce sujet, qui a demandé la réforme des agences européennes, parce que, on voit bien que, justement l'indépendance et la neutralité de ses agences est en question, parce que, il y a aussi ce que l'on peut faire tout seul, mais ce qu'on est obligé de faire au niveau européen, donc j'essaie de prendre le sujet très sincèrement dans son intégralité pour avoir… comment dire… un objectif qui soit excessivement ambitieux pour une sortie rationnelle et programmée de tous ces produits.

ELIZABETH MARTICHOUX
L'avis de l'ANSES, c'est pour quand, sur cette affaire, là, qui…

NICOLAS HULOT
Je pense qu'elle va nous donner les éléments d'ici trois mois.

ELIZABETH MARTICHOUX
D'ici trois mois, vous serez en mesure de les interdire sur le marché ?

NICOLAS HULOT
Je ne veux pas préjuger de son…

ELIZABETH MARTICHOUX
Enfin, en tout cas, c'est votre conviction…

NICOLAS HULOT
Mais je fais confiance à l'ANSES en l'état.

ELIZABETH MARTICHOUX
Alors, autre dossier ultrasensible, vous l'avez dit, c'est les glyphosates, on va en parler, mais, à ce sujet, vous avez dit dans le JDD, il y a une quinzaine de jours, je crois : sachez une chose, je ne recule jamais, parfois je patiente un peu, vous avez encore des réserves de patience, on ne se sent pas épuisé ?

NICOLAS HULOT
Vous savez, c'est une école de patience, alors, on peut être patient sur les choses qui ne touchent pas à la santé, parce que, par exemple, sur la transition énergétique, il faut le faire sans brutalité, il faut tenir compte des paramètres sociaux, des paramètres économiques, etc. Sur la transformation du modèle agricole, on peut être patient, sauf ce qui touche à la santé, la santé des agriculteurs ou la santé des consommateurs, voilà, et c'est vrai que là, c'est plus difficile de se dire, l'idée quand même qui a traversé l'Europe, de reporter sans autre stratégie, de dix ans l'utilisation des glyphosates, si je n'étais pas intervenu dans le débat, on repartait pour dix ans !

ELIZABETH MARTICHOUX
On va rappeler Nicolas HULOT…

NICOLAS HULOT
Non, mais il faut quand même le dire !

ELIZABETH MARTICHOUX
On va rappeler glyphosate, parce que ça peut surprendre au réveil, c'est un principe actif dans le célèbre Roundup, et c'est le pesticide le plus utilisé dans le monde, classé cancérogène probable pour l'homme par une agence de l'OMS, vous voyez que parfois, elles vont aussi dans le sens de l'histoire, en tout cas, la vôtre…

NICOLAS HULOT
Une agence dont on n'a jamais pris le diagnostic en défaut, c'est quand même très important de le savoir, et dont elle découvre par ailleurs que les agences européennes se sont, entre autres, appuyées sur des documents de MONSANTO pour rétablir leur diagnostic. Donc il y a un vrai problème, une fois qu'on a dit ça, on va prendre le problème à bras-le-corps, et on va…

ELIZABETH MARTICHOUX
Prochain rendez-vous mercredi…

NICOLAS HULOT
… de la rationalité…

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est à Bruxelles, la Commission européenne, vous l'évoquiez, veut prolonger l'homologation pour dix ans de ce glyphosate, la France votera contre, franchement, est ce que vous pouvez convaincre l'Europe de vous suivre ou, très vraisemblablement, pour cette fois, vous resterez minoritaire ?

NICOLAS HULOT
Je ne suis pas trop inquiet. Je n'imagine pas après ce que le Parlement a proposé qu'on le ré-autorise pour dix ans, je ne l'imagine pas une seule seconde, je pense que…

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc ce sera quoi le terrain d'atterrissage à votre avis ?

NICOLAS HULOT
En tout cas, en ce qui me concerne…

ELIZABETH MARTICHOUX
Qu'est-ce que ça peut être ?

NICOLAS HULOT
Ça sera largement en dessous de cinq ans, je l'espère, et moi, je l'ai dit, moi, ce qui m'intéresse, en tout cas, en ce qui concerne mes responsabilités, c'est tout ce qui se fait dans la fenêtre du quinquennat, parce que tout ce qu'on reporte au-delà du quinquennat, à quoi ça sert qu'on soit là !

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais attendez, pour que je comprenne, Bruxelles veut poursuivre l'homologation, vous, vous voulez interdire, ce n'est pas la même logique ?

NICOLAS HULOT
Non, on peut ré-autoriser par exemple pour trois ans, ce qui serait une bonne échelle. Pendant ces trois ans…

ELIZABETH MARTICHOUX
Homologuer pendant trois ans…

NICOLAS HULOT
Et pendant ces trois ans, regarder tout ce que l'on peut trouver en termes d'alternatives et aider évidemment ceux pour lesquels l'utilisation du glyphosate est indispensable à se pencher sur d'autres pratiques, et éventuellement d'autres techniques.

ELIZABETH MARTICHOUX
Il faut encore que vous vous mettiez d'accord avec Stéphane TRAVERT, lui, il dit : cinq à sept ans, pas tout à fait non plus le même…

NICOLAS HULOT
Oui, eh bien, il y a quelque temps, c'était dix ans, c'est sept ans, c'est cinq ans…

ELIZABETH MARTICHOUX
Il vient sur votre terrain progressivement ?

NICOLAS HULOT
Ce n'est pas tant comme ça, et lui…

ELIZABETH MARTICHOUX
Ah ben si quand même !

NICOLAS HULOT
Oui, mais laissez-le aussi discuter avec ses partenaires, et puis, le gouvernement prendra ses décisions, mais, déjà, je pense que l'idée qu'on soit en dessous de cinq ans, ça me paraît plus cohérent pour tout le monde.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous savez qu'il y a vos amis d'associations de l''environnement qui disent que : mais Nicolas HULOT, il faut qu'il tape du poing sur la table, il faut qu'il gagne enfin ses arbitrages !

NICOLAS HULOT
Oui, mais, c'est bien de voir…

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est une belle occasion, non ?

NICOLAS HULOT
De voir le verre à moitié vide, moi, je le vois aussi, le verre à moitié plein, je vois tout ce que j'ai obtenu depuis qu'on est là quand même, et taper du poing sur la table, médiatiquement, on peut le faire tous les matins, ça participe au show, c'est très bien, mais enfin, vous savez, c'est 7 jours sur 7, 18h sur 24 qu'on essaie d'obtenir des arbitrages, et on en obtient honnêtement beaucoup, sur beaucoup de sujets. Maintenant, vous savez, la loi hydrocarbure, mes camarades, comme vous dites, qu'est-ce qu'ils ont vu ?

ELIZABETH MARTICHOUX
Qui a été votée il y a une dizaine de jours au Parlement…

NICOLAS HULOT
Alors, elle doit passer au Sénat, elle reviendra à l'Assemblée, mais enfin, très, très sincèrement, on est le premier pays industriel qui prenons ce type de décision, sur le glyphosate, désolé de vous le dire, si je n'avais pas mis sur le CETA, si je n'avais pas mis ces sujets-là sur la table, eh bien, ce sujet-là, il serait sous le radar.

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais, est-ce qu'il vous est arrivé quand même, depuis six mois que vous êtes maintenant ministre d'Etat au gouvernement, en charge de la Transition écologique, il vous est arrivé d'avoir envie de jeter l'éponge, franchement…

NICOLAS HULOT
Non !

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce que vous vous êtes posé la question de votre utilité, est-ce que le jeu en vaut la chandelle ?

NICOLAS HULOT
Mais, ce n'est pas comme ça que les choses se passent, d'abord, moi, j'essaie d'emmener le pays dans une transformation profonde, et je sais que les choses, elles ne se décrètent pas comme ça, ce n'est pas simplement en ayant une attitude de boutiquier ou de gestionnaire que je vais y arriver. J'essaie de convaincre l'ensemble du gouvernement, l'ensemble des partenaires, l'ensemble des Français. Ce qui m'intéresse, c'est la transition énergétique, est-ce qu'on peut aller vers une souveraineté énergétique en France, la transition alimentaire, est-ce qu'on peut aller vers une souveraineté alimentaire, tout ça se travaille au jour le jour, et ne s'obtient pas comme ça, par un claquement de doigts.

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais le glyphosate, c'est quand même une ligne rouge ?

NICOLAS HULOT
Oui, mais le glyphosate…

ELIZABETH MARTICHOUX
Notre-Dame-des-Landes aussi ?

NICOLAS HULOT
Mais le glyphosate, regardez, si effectivement, on avait voté pour dix ans…

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc vous direz…

NICOLAS HULOT
Mais je n'ai pas eu à me battre comme un malade pour obtenir que la France décide de ne pas voter la reconduction pour dix ans du glyphosate, donc j'ai obtenu gain de cause…

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc homologation pour trois ans, vous dites : voilà, c'est un énorme acquis par rapport à là où on est parti il y a quelques mois…

NICOLAS HULOT
Mais oui, mais parce que tout ça va être assorti de moyens importants pour trouver des alternatives…

ELIZABETH MARTICHOUX
Pour trouver une alternative.

NICOLAS HULOT
Donc ça, c'est une politique cohérente…

ELIZABETH MARTICHOUX
Nicolas HULOT, la ligne rouge, c'est aussi Notre-Dame-des-Landes, ça passe ou ça casse. Emmanuel MACRON vous a répété qu'il vous voyait au gouvernement sur un temps long…

NICOLAS HULOT
Mais ça, c'est les médias qui disent ça passe ou ça casse, il y a…

ELIZABETH MARTICHOUX
Ah mais attendez, si l'aéroport est construit ?

NICOLAS HULOT
Eh bien, vous verrez à ce moment-là, moi, d'abord…

ELIZABETH MARTICHOUX
Eh bien, si l'aéroport est construit ?

NICOLAS HULOT
Eh bien, on verra à ce moment-là quelle sera éventuellement ma décision, mais vous, vous êtes déjà là, moi, je suis simplement à la semaine qui est devant…

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais c'est demain, c'est en décembre…

NICOLAS HULOT
Oui, eh bien, vous savez, pour moi, c'est très long demain, et je verrai à ce moment-là. Mais ce que je veux dire, je ne veux pas émettre la moindre opinion sur ce sujet-là, parce que je ne cesse de me faire accuser d'intervenir dans la médiation indépendante qui est en cours. Et très sincèrement, on verra ce qui se passe en décembre, vous connaissez mon opinion, elle n'a pas changé, mais maintenant, la médiation, et qui travaille en toute liberté, est en train de regarder si d'autres alternatives ont été étudiées ou pas…

ELIZABETH MARTICHOUX
Une médiation qui vous est favorable, voilà…

NICOLAS HULOT
Mais ça, c'est ce que la presse dit ! Mais je ne vois pas pourquoi elle m'est plus favorable…

ELIZABETH MARTICHOUX
… Non, sauf que, il y a un ami à vous, monsieur FELDZER, qui…

NICOLAS HULOT
Mais il se trouve que dans… ce n'est pas moi qui les ai choisis, on me les a proposés, je les ai acceptés, ils travaillent en toute indépendance, non mais certains… comment dire… transposent leurs propres turpitudes, ne peuvent pas imaginer que cette médiation s'est faite en toute simplicité, en toute transparence…

ELIZABETH MARTICHOUX
Enfin, Bruno RETAILLEAU, par exemple…

NICOLAS HULOT
Mais c'est normal, c'est une posture bien compréhensible.

ELIZABETH MARTICHOUX
Nicolas HULOT, vous prenez un peu de plaisir au pouvoir – dernière question en un mot – est-ce que vous prenez un peu de plaisir à être au pouvoir ?

NICOLAS HULOT
Non, je l'ai déjà dit, aucun plaisir à être au pouvoir, j'attends d'avoir de la satisfaction, de faire avancer en profondeur les choses.

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci beaucoup Nicolas HULOT d'avoir été avec nous ce matin…

NICOLAS HULOT
Merci.

ELIZABETH MARTICHOUX
Pour ceux qui s'étonneraient de vous voir en vidéo, vous savez, c'est comme ça à la télé (sic), maintenant, à la radio, on voit aussi, une petite blessure, ce n'est pas un règlement de compte gouvernemental ?

NICOLAS HULOT
Non, ça ne se passe pas comme ça, c'est beaucoup plus câlin.

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci à vous.

YVES CALVI
En l'occurrence, c'est du sport. Nicolas HULOT, qui confirme la nécessité de sortir de tous les produits type insecticides, pesticides à terme, sortie rationnelle et programmée, vient de nous dire le ministre, sur le glyphosate, là aussi, il prône une interdiction à terme, en l'occurrence à cinq ans, avec des études et des moyens pour trouver toutes les alternatives possibles.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 24 octobre 2017

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