Interview de M. Stéphane Travert, ministre de l'agriculture et de l'alimentation, avec Sud Radio le 24 octobre 2017, sur l'herbicide glyphosate, la pénurie de beurre et sur l'interdiction des néonicotinoïdes. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Interview de M. Stéphane Travert, ministre de l'agriculture et de l'alimentation, avec Sud Radio le 24 octobre 2017, sur l'herbicide glyphosate, la pénurie de beurre et sur l'interdiction des néonicotinoïdes.

Personnalité, fonction : TRAVERT Stéphane, ROGER Patrick.

FRANCE. Ministre de l'agriculture et de l'alimentation;

ti :

INTERVENANTE
Il est 7 h 43, vous êtes avec Patrick ROGER et vous recevez à présent Stéphane TRAVERT, le ministre de l‘Agriculture et de l'Alimentation.

PATRICK ROGER
Oui, bonjour Stéphane TRAVERT.

STEPHANE TRAVERT
Bonjour.

PATRICK ROGER
Beaucoup de questions sur notre table du petit-déjeuner ce matin, notamment - ce qui parait assez incroyable en France en 2017 - une pénurie de beurre dans les magasins. Mais avant cela donc cette fin du suspense sur le glyphosate, l'Europe doit trancher officiellement demain, nouvelle autorisation, interdiction, certains demandent 10 ans, Nicolas HULOT veut une limitation à trois ans, vous vous êtes favorable à une solution intermédiaire, cinq à sept ans, quelle position v être officiellement défendue demain ?

STEPHANE TRAVERT
Mais la position de demain elle est claire, elle a été annoncée dès le 20 juillet, la position de la France c'est que demain elle votera non, elle votera non pour la reconduction à 10 ans...

PATRICK ROGER
A 10 ans, voilà c'est ça, oui.

STEPHANE TRAVERT
Ça, c'est clair.

PATRICK ROGER
Oui.

STEPHANE TRAVERT
Et pourquoi elle votera non ? Tout simplement parce que nous avons estimé que si nous portions la reconduction du glyphosate à 10 ans nous n'avons pas d'instrument qui nous permettrait d'essayer de trouver des solutions alternatives pendant ce laps de 10 ans et, donc, on s'est dit que revenir sur 10 ans et dans 10 ans qu'on vienne nous dire où en en serait, à la même situation qu'aujourd'hui...

PATRICK ROGER
Oui, parce qu'il peut y avoir un scandale sanitaire aussi d'ici là.

STEPHANE TRAVERT
Voilà ! Mais il peut se passer 10 ans sans qu'il ne se passe rien, or nous nous souhaitons sortir progressivement de l'utilisation des pesticides et le Premier ministre comme vous le savez nous a demandé de trouver un calendrier de sortir qui tienne compte à la fois des impasses techniques et qui tienne compte je dirais de la nécessité pour les agriculteurs qui utilisent aujourd'hui encore ce produit, de moins en moins – ils l'utilisent de moins en moins bien évidemment parce que chacun sait que les efforts qu'il doit faire...

PATRICK ROGER
Pour l'instant ils l'utilisent de moins en moins, pour les céréaliers la plupart c'est un traitement radical qui détruit toutes les mauvaises herbes, on n'a pas trouvé autre chose pour le remplacer, donc ils continuent de l‘utiliser ?

STEPHANE TRAVERT
Si, aujourd'hui vous avez des alternatives, il faut que l'on cherche des alternatives, par exemple la couverture des sols c'est une alternative qui permet aujourd'hui...

PATRICK ROGER
Le renouvellement des sols, des cultures, oui. Mais enfin, ça, ça n'intéresse pas vous le savez comme moi tous les agriculteurs.

STEPHANE TRAVERT
Ah ! Oui, mais c'est quelque chose qui a fait aujourd'hui ses preuves et qui est déjà utilisé notamment sur les grandes terres céréalières et je peux vous assurer que les résultats sont plutôt bons, donc ce qui nous intéresse sur le sujet c'est de faire en sorte que demain nous puissions trouver un calendrier qui puisse permettre je dirais cette conversion progressive vers la sortie des pesticides et c'est là-dessus que nous allons travailler. Mais pour ce qui concerne le vote de demain, c‘est un vote clair, la France s'est engagée, elle ne parle que d'une seule voix et elle votera non.

PATRICK ROGER
Non, donc, au renouvellement...

STEPHANE TRAVERT
A la reconduction à 10 ans.

PATRICK ROGER
A 10 ans. Mais, alors, combien de temps cette période de transition ?

STEPHANE TRAVERT
Moi je ne suis pas un scientifique, ce n'est pas à moi de dire quelle sera et quelle doit être la durée...

PATRICK ROGER
Nicolas HULOT est plus scientifique que vous, il dit trois ans lui ?

STEPHANE TRAVERT
Je ne sais pas, mais chacun est libre là-dessus, moi ce que je sais c'est que nous avons besoin des avis scientifiques – notamment des avis de l'ANSES – nous avons, j'ai hier écrit à l'INRA pour leur demander de travailler sur cette question et de... ce que nous souhaitons faire c'est mettre vraiment les moyens sur la recherche publique pour trouver des alternatives et aujourd'hui seuls les avis scientifiques nous permettrons de savoir dans quel espace-temps nous aurons la capacité et la possibilité de trouver des solutions.

PATRICK ROGER
Stéphane TRAVERT, vous à titre personnel, vous êtes favorable à quelle durée plutôt, toujours cette médiation de cinq ans, avoir un peu de temps quand même devant soi ou pas ?

STEPHANE TRAVERT
Mais je n'ai pas là-dessus... mais ce n'est pas binaire tout ça, ce n'est pas...

PATRICK ROGER
Non ce n‘est pas binaire, mais en même temps il falloir aussi...

STEPHANE TRAVERT
Est-ce que vous êtres un scientifique, monsieur ?

PATRICK ROGER
Non.

STÉPHANE TRAVERT
Moi je ne suis pas un scientifique et moi j'ai besoin des avis scientifiques pour me faire une idée sur cette question, moi ce que je veux c'est que l‘on en sorte le plus tôt possible bien évidemment, le plus tôt sera le mieux. Pour autant il faut savoir quelles sont les pratiques, les usages aujourd'hui et voir comment nous faisons en sorte de moduler aujourd'hui cette utilisation et nous avons besoin des avis scientifiques pour trouver la bonne temporalité pour sortir de l'utilisation de ces produits.

PATRICK ROGER
Trois ans c'est quand même un peu court ou pas, non ?

STEPHANE TRAVERT
Mais c'est une date qui a été avancée…

PATRICK ROGER
Par Nicolas HULOT et sans aucune référence scientifique.

STEPHANE TRAVERT
Mais de toute façon sur ce sujet ce sera clair, nous travaillons sur ce calendrier et la France portera une position et elle sera portée par l'ensemble du gouvernement et moi le premier.

PATRICK ROGER
Oui. Venons à un autre sujet, Stéphane TRAVERT, est-ce que vous aimez la bûche de Noël traditionnelle ?

STEPHANE TRAVERT
Mais bien sûr, comme tous les Français nous y sommes attachés...

PATRICK ROGER
Voilà, voilà, donc vous voyez vous m'avez compris, la bûche avec ou sans beurre cette année...

STEPHANE TRAVERT
C'est meilleur avec du beurre.

PATRICK ROGER
C'est meilleur avec du beurre évidemment, vous en plus venant de la Manche, de la Normandie. En cause donc c'est un manque de lait, de matières grasses, il y a une grande demande venant notamment de la Chine, des Etats-Unis...

STEPHANE TRAVERT
Oui.

PATRICK ROGER
Il y a aussi ce bras de fer entre les industriels, les fournisseurs préfèrent vendre à l'étranger plutôt qu'aux distributeurs et aux supermarchés qui ne veulent pas payer plus cher, est-ce que vous pouvez intervenir vous pour régler cette crise ?

STÉPHANE TRAVERT
Bien sûr, Parce qu'aujourd‘hui… enfin nous avons affaire à deux facteurs, c'est-à-dire que nous avons et comme c'est depuis la nuit des temps une baisse de lactation des vaches, une baisse de la collecte sur les périodes d'été - juin, juillet, août et septembre – conjuguée à cette demande très forte de pays étrangers : les Etats-Unis, la Chine, ce qui a fait monter les prix. Nous avions des stocks de beurre qui avaient été constitués à une époque où l'on avait produit énormément de lait...

PATRICK ROGER
Où on avait les quotas laitiers, etc., oui.

STÉPHANE TRAVERT
Une partie a été transformée en beurre, une autre partie en poudre de lait, aujourd'hui les effets de cette baisse de la collecte + cette demande très forte on fait qu'effectivement notre marché national se trouve en déficit de fourniture de matières premières et de beurre. Mais il y a une deuxième raison, c'est que cela a fait monter les prix du beurre - parce qu'il y a un attachement particulier à la qualité du beurre français – et ce que nous pouvons faire ici c'est saisir le médiateur des relations commerciales pour que les distributeurs et les transformateurs puissent s'entendre pour...

PATRICK ROGER
Et vous l'avez saisi ce médiateur ?

STEPHANE TRAVERT
Il va falloir le faire parce que la situation...

PATRICK ROGER
Là il est temps, il commence à y avoir une pénurie dans certains magasins.

STEPHANE TRAVERT
Oui, mais la pénurie je pense que là…

PATRICK ROGER
Elle est organisée un peu, selon vous ?

STEPHANE TRAVERT
Nous allons revenir sur une collecte beaucoup plus importante et donc je pense que les choses vont revenir progressivement dans l'ordre. Mais il n'en demeure pas moins que la hausse des prix elle est là et donc le médiateur des relations commerciales pourrait être utilement saisi pour faire en sorte que nous puissions trouver les moyens de remettre autour de la table les distributeurs et les transformateurs pour trouver un accord pour ces hausses de matières.

PATRICK ROGER
Vous vous donnez une date pour le faire, pour qu'il y ait…

STEPHANE TRAVERT
Non, je ne donne pas de date, il faut voir comment les choses vont évoluer.

PATRICK ROGER
Mais il commence à y avoir urgence, non ?

STEPHANE TRAVERT
Oui, il y a urgence, mais je vous dirais que sur ce sujet-là...

PATRICK ROGER
Non, mais écoutez les pâtissiers, les pâtissiers eux-mêmes réclament en fait beaucoup plus de beurre, on arrive dans une période en fait charnière et puis les gens le voient...

STEPHANE TRAVERT
Mais bien évidemment !

PATRICK ROGER
Enfin ça semble incroyable quand même en France...

STEPHANE TRAVERT
Il y aura de toute façon suffisamment de matières premières pour que les uns et les autres puissent faire leur travail de la meilleure des façons. Mais ce que je veux...

PATRICK ROGER
Mais est-ce que vous n'avez pas fixé un ultimatum ?

STEPHANE TRAVERT
Non, il n'y a pas d'ultimatum. Aujourd'hui il faut saisir ce délégué des relations, ce médiateur pardon aux relations commerciales, de manière à ....

PATRICK ROGER
Ça, vous allez le faire ?

STÉPHANE TRAVERT
C'est ce que nous avons essayé de faire à travers les Etats généraux de l'alimentation. Qu'est-ce que nous avons dit dans les Etats généraux de l'alimentation ? Nous sommes arrivés dans une nouvelle période où nous avons conclu un accord historique entre les distributeurs, les transformateurs et les producteurs pour avoir un dialogue construit autour de chacun d'eux autour d'une table - c'est quelque chose qui n'était jamais arrivé auparavant - maintenant nous devons apporter la démonstration que c'est quelque chose de possible lorsqu'il y a des crises comme celles-là qui arrivent et notamment sur ces questions de pénurie...

PATRICK ROGER
Là, pour l'instant, c'est un échec.

STEPHANE TRAVERT
De pénurie de beurre.

PATRICK ROGER
C'est un échec...

STEPHANE TRAVERT
Mais non !

PATRICK ROGER
Mais enfin c'est un échec flagrant. ?

STÉPHANE TRAVERT
Non, non, attendez, ça ne peut pas être un échec monsieur puisque les négociations n'ont pas commencé encore et donc il faut pouvoir mettre les gens autour de la table, d'où la nécessité de pouvoir faire appel au médiateur des relations commerciales pour trouver des solutions. Mais moi ce que je dis, le rôle du ministère de l'Agriculture ici sera d'essayer - c'est un ensemblier le ministre de l'Agriculture...

PATRICK ROGER
Stéphane TRAVERT, donc ce n'est pas un échec, on a une pénurie de beurre, vous êtes ministre de l'Agriculture en France et donc...

STEPHANE TRAVERT
Et moi je vous dis que cette pénurie ne va pas durer puisque de toute façon, vous le savez comme moi, nous avons une production laitière très importante dans notre pays, que cette production elle va remonter puisque nous arrivons dans la période automne et hivernale et que nous allons bien évidemment trouver les voies et les moyens pour aussi régler la problématique lorsqu'elle vient dans la différence contractuelle entre le producteur - entre le distributeur pardon – et le transformateur.

PATRICK ROGER
Autre question, sur les insecticides effectivement qui menacent les abeilles, il y en a deux qui sont jugés dangereux, quelle est votre position à ce sujet Stéphane TRAVERT ?

STEPHANE TRAVERT
Par exemple sur le... vous faites certainement référence au dernier, le sulfoxaflor...

PATRICK ROGER
Oui, voilà.

STEPHANE TRAVERT
Nous avons conjointement avec mon collègue Nicolas HULOT saisi l'ANSES pour qu'elle puisse étudier les dernières données scientifiques qui sont arrivées, l'ANSES est une institution, est je dirais totalement indépendante aujourd'hui et elle rend ses avis scientifiques de manière totalement indépendante et, ça, cela doit perdurer bien évidemment – c'en est fini de la période où c'est le ministère qui intimait l'ordre à l'ANSES de donner des avis, de rendre des avis – aujourd'hui ce qui nous importe ici c'est de faire en sorte que parce que nous avons des nouvelles données qui sont arrivées que l'ANSES puisse les étudier pour examiner si l'autorisation de mise sur le marché doit être retravaillée ou pas, mais ça seule l'ANSES pourra nous le dire.

PATRICK ROGER
Pourra nous le dire, oui. Question de Christophe BORDET.

CHRISTOPHE BORDET
Stéphane TRAVERT, une question assez simple, vous êtes ministre de l'Agriculture, j'ai envie de vous dire est-ce que vous avez seulement dans votre vie une fois trait une vache ?

STEPHANE TRAVERT
Mais bien sûr, moi vous savez je vis au coeur de la Normandie, je vis dans la Manche dans un bassin laitier très important - si ce n'est le plus important d'Europe – et oui bien évidemment j'ai eu l'occasion de...

CHRISTOPHE BORDET
Donc vous savez de quoi vous parlez...

STEPHANE TRAVERT
Je ne suis pas issu du fruit d'un agriculteur...

CHRISTOPHE BORDET
Non, parce qu'on nous a promis un gouvernement de techniciens, donc....

STEPHANE TRAVERT
Mais un gouvernement de gens qui savent de quoi ils parlent en la matière et notamment en matière laitière je puis vous dire je sais comment tout cela fonctionne ayant grandi au milieu des fermes, au milieu des fermières laitières, je sais comment tout cela se passe et j'ai testé la traite des vaches.

CHRISTOPHE BORDET
C'est plutôt rassurant a priori. Par rapport à Nicolas HULOT, vous en avez parlé tout à l'heure, vous l'avez qualifieriez de comment Nicolas HULOT aujourd'hui ?

STEPHANE TRAVERT
Il est comme moi, il est ministre du gouvernement, il est...

CHRISTOPHE BORDET
Sans langue de bois bien sûr !

STEPHANE TRAVERT
Mais sans langue de bois il est je pense comme moi attaché à faire son travail, à faire en sorte qu‘autour d'Emmanuel MACRON...

CHRISTOPHE BORDET
Parce qu'on a bien senti que vous n'étiez pas d'accord avec lui sur le gyphosate et son interdiction sur trois ans, cinq ans...

STEPHANE TRAVERT
Ce n'est pas un problème d'accord...

CHRISTOPHE BORDET
Si !

STEPHANE TRAVERT
Il peut y avoir sur certains sujets… vous savez je pense qu'il est nécessaire aujourd'hui d'arrêter de vouloir en permanence opposer le ministère de l'Agriculture et le ministère de l'Environnement...

CHRISTOPHE BORDET
Mais c'est une réalité.

STÉPHANE TRAVERT
Mais nous portons le même objectif-et, cet objectif, il est simple : d'abord c'est un objectif politique, c‘est faire en sorte que le quinquennat d'Emmanuel MACRON soit une réussite ; et nous portons aussi ce deuxième objectif c‘est de mettre sur la table, de réaliser l'engagement, les engagements électoraux qu'avaient pris le président MACRON lors de sa campagne présidentielle à laquelle j'ai participé ; et puis il y a sur un certain nombre de sujets des discussions, il peut y avoir parfois non pas des désaccords personnels mais des différences d'appréciation ou des différences d'analyses, mais il y a un débat, mais à la fin des fins il y en a un qui tranche...

CHRISTOPHE BORDET
Il y en a un qui gagne.

STEPHANE TRAVERT
Nous travaillons sous l'autorité du Premier ministre…

CHRISTOPHE BORDET
Il y en a un qui gagne, il y en a qui gagne.

STEPHANE TRAVERT
Nous travaillons sous l'autorité du Premier ministre et c'est le Premier ministre qui tranche...

CHRISTOPHE BORDET
Ou vous ou HULOT.

STEPHANE TRAVERT
Mais moi je ne me situe pas dans un rapport gagnant et perdant, moi ce qui m'intéresse c'est que demain nous puissions faire en sorte de remplir la mission qui nous incombe, c'est de faire en sorte que ce quinquennat soit réussi et que nous menions les politiques pour lesquelles le président de la République a été élu.

PATRICK ROGER
Stéphane TRAVERT, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, une question d'un auditeur – c'est la démocratie en direct sur Sud Radio – c'est François qui nous appelle de l'Aveyron, bonjour François...

FRANÇOIS, AUDITEUR DE L'AVEYRON
Oui, bonjour, bonjour Monsieur le Ministre. Après plusieurs allers et retours entre l'Assemblée nationale et le Sénat il y a une interdiction qui est tombée pour les néonicotinoïdes à compter du 1er janvier 2018, sauf interdiction, sauf dérogation. On sait que la mise en place de ces dérogations impliquera obligatoirement un arrêté commun des trois ministères, à savoir l'Agriculture, la Santé et l'Environnement, on sait également que la Fondation Nicolas HULOT a été absolument contre l'utilisation de ces produits, on voit mal donc Nicolas HULOT signer ça, quelle sera votre position quand il y aura cet arrêté qui ne sera pas signé par un des ministères – et je ne pense pas que la Santé le signera non plus – quelle sera la position de la France déjà et votre position à vous quant aux dérogations ?

PATRICK ROGER
François merci, 30 secondes pour répondre donc Stéphane TRAVERT.

STEPHANE TRAVERT
Vous savez sur ces sujets les autorisations elles sont signées toujours par plusieurs ministères, là aussi nous sommes dans l'inter-ministérialité, il faudra trouver des accords entre les ministères pour que ces accords soient signés ou non, mais là aussi cela fait partie du travail que nous menons... vous savez nos équipes passent leur vie en inter-ministérialité à défendre des dossiers, à porter des positions et ensuite il y a forcément quelqu'un qui tranche et qui donne la solution...

PATRICK ROGER
Qui tranche.

STEPHANE TRAVERT
Et nous faisons tout cela sous l'autorité du Premier ministre, et c'est heureux.

PATRICK ROGER
Merci Stéphane TRAVERT, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, d'avoir été l'invité ce matin sur Sud Radio.

STÉPHANE TRAVERT
Merci.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 25 octobre 2017

Rechercher