Interview de M. Christophe Castaner, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement, à RTL le 25 octobre 2017, sur sa candidature à la présidence de LREM et les contours de la réforme de l'assurance chômage. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Christophe Castaner, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement, à RTL le 25 octobre 2017, sur sa candidature à la présidence de LREM et les contours de la réforme de l'assurance chômage.

Personnalité, fonction : CASTANER Christophe, MARTICHOUX Elizabeth .

FRANCE. Secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvvernement;

ti : YVES CALVI
Elizabeth MARTICHOUX, vous recevez donc ce matin Christophe CASTANER !

ELIZABETH MARTICHOUX
Bonjour Christophe CASTANER.

CHRISTOPHE CASTANER
Bonjour.

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci beaucoup d'être dans ce studio de RTL. Vous êtes porte-parole du gouvernement, pour combien de temps encore, on verra. Mais d'abord, le plus important, pour les Français, c'est le chômage, qui a baissé en septembre, et pas qu'un peu, 64.800 demandeurs d'emploi en moins. C'est l'effet MACRON ou c'est la politique HOLLANDE qui produit tous ses effets ?

CHRISTOPHE CASTANER
Vous savez, la question n'est pas de savoir qui est propriétaire de quoi, ce qui compte, c'est que le chômage recule, c'est ça l'essentiel. Ensuite, il y a des dynamiques, il y a des combats, celui que le président de la République et le gouvernement viennent de mener au niveau européen sur les travailleurs détachés, pour justement protéger nos travailleurs en France, mais aussi les travailleurs en Europe. Autant d'actions qui portent leurs fruits. On est aussi dans un contexte international qui est favorable.

ELIZABETH MARTICHOUX
Qui portent leurs fruits, pas encore sur le chômage, et c'est vrai que le chômage, il joue au yoyo depuis le début de l'année, c'est assez insécurisant. Un risque de rechute dès le mois prochain ou selon vous, quand même, les indicateurs conjugués, par exemple, la défaillance d'entreprises encore, qui n'a jamais été aussi basse depuis longtemps, la reprise est là, ça va mieux ?

CHRISTOPHE CASTANER
Le nombre de créations d'emplois sur l'année écoulée qui effectivement est à un très haut niveau, je dirais, l'indice de confiance, l'élection d'Emmanuel MACRON a contribué à cet indice de confiance. Et puis, il y a tous les choix d'avenir que nous faisons, qu'il s'agisse du projet de loi de Finances avec la volonté d'investir massivement dans l'entreprise, la réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune, ce n'est rien d'autre que la volonté d'investir dans l'économie, et donc dans les emplois, mais aussi un contexte économique, international, qui est favorable. Donc c'est l'ensemble de ces mesures, des actions au quotidien, ce que nous avons fait avec les ordonnances Travail, qui contribuent à la confiance et au retour de l'emploi dans ce pays sont autant de clefs qui permettent d'ouvrir cette porte vers l'emploi.

ELIZABETH MARTICHOUX
Il ya une prochaine réforme structurelle capitale, c'est celle de l'assurance-chômage, révolution avec l'universalité pour ouvrir le système aux indépendants et aux démissionnaires. Est-ce que les cotisations actuelles risquent de baisser, est-ce que le niveau risque de baisser ?

CHRISTOPHE CASTANER
Eh bien, l'objectif des cotisations, c'est qu'elles puissent baisser, parce qu'il s'agit de coût pour les travailleurs, par contre, c'est le niveau d'indemnisation qui peut poser problème…

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est la question que je posais, est-ce que les indemnités, le niveau d'indemnisation risque de baisser ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non, ça n'est pas l'objectif, mais il faut tout mettre sur la table. L'objectif de la discussion qui est pilotée aujourd'hui par Muriel PENICAUD, c'est sur la formation, sur l'apprentissage, comme sur lek droit au chômage, de faire en sorte qu'on puisse créer des droits nouveaux, mais aussi des devoirs nouveaux. Ce qui compte aujourd'hui, c'est d'avoir en tête que, on est dans un système totalement paradoxal, moins vous avez d'emplois, plus vous avez besoin de chômage, or, comme les cotisations qui alimentent la caisse du chômage sont financées par l'emploi, vous avez un système de ciseaux totalement inversé, c'est-à-dire que vous avez moins de recettes, et plus de dépenses. Le pari que nous faisons, et votre première question permet de l'illustrer, c'est que par la montée en puissance de l'emploi en France, on puisse aussi avoir des droits garantis pour les travailleurs, qui soient supérieurs.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et donc vous nous dites ce matin qu'il n'y aura pas de baisse des indemnisations, ce ne sera pas le coût à payer pour l'ouverture des droits à l'assurance-chômage de nouvelles catégories de Français ?

CHRISTOPHE CASTANER
Ça n'a jamais été présenté comme ça pendant la campagne présidentielle…

ELIZABETH MARTICHOUX
Ça n'a jamais été non plus vraiment précisé pendant la campagne…

CHRISTOPHE CASTANER
Eh bien, parce que, aujourd'hui, nous ouvrons une discussion avec tous les partenaires sociaux, et je ne connais pas de partenaires sociaux qui aient posé sur la table la volonté de baisser le droit d'indemnisation.

ELIZABETH MARTICHOUX
On verra ce que ça donne avec le MEDEF. Christophe CASTANER, êtes-vous candidat à la tête du parti majoritaire La République En Marche ?

CHRISTOPHE CASTANER
Oui !

ELIZABETH MARTICHOUX
Pourquoi ? Parce qu'Emmanuel MACRON vous l'a demandé ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non, parce que c'est un challenge absolument extraordinaire, il faut arriver aujourd'hui à construire un mouvement politique différent de ceux que nous avons construits. Depuis le début de cet engagement politique, aux côtés d‘Emmanuel MACRON, on ne s'est jamais posé la question de dire : est-ce qu'on peut faire mieux, on s'est toujours posé la question de dire : est-ce qu'on peut faire différemment, parce que toutes les vieilles recettes n'ont pas marché, elles ont épuisé y compris la citoyenneté dans un mouvement politique. Donc notre ambition, c'est vraiment de donner une énergie à ce mouvement.

ELIZABETH MARTICHOUX
On y reviendra. Je voudrais qu'on s'arrête sur le rôle du parti, mais d'abord, la jeunesse quand même, vous nous confirmez ce matin que vous êtes candidat. Est-ce que, Emmanuel MACRON vous l'a demandé ?

CHRISTOPHE CASTANER
J'ai échangé, bien sûr, avec Emmanuel MACRON, avec Edouard PHILIPPE, mais aussi avec un collectif, avec celles et ceux qui ont accompagné Emmanuel MACRON depuis le début.

ELIZABETH MARTICHOUX
Bien sûr, mais le parti a été créé de toutes pièces par Emmanuel MACRON pour son élection, c'est un mouvement qu'il a porté, et qui l'a porté, donc il a forcément exprimé le souhait, en tout cas, il a exprimé son choix pour le futur président du parti, il vous l'a dit : je veux que ce soit toi ?

CHRISTOPHE CASTANER
Mais pas sous cette forme-là, on a discuté…

ELIZABETH MARTICHOUX
Je voudrais que tu donnes ton corps, non pas à la médecine, mais à La République En Marche…

CHRISTOPHE CASTANER
Pour le corps à la médecine, on va attendre un peu, on ne va pas faire cela tout de suite. Plus sérieusement, évidemment que j'ai échangé avec Emmanuel MACRON, que nous avons échangé avec Emmanuel MACRON, parce que, il est l'histoire du mouvement La République En Marche…

ELIZABETH MARTICHOUX
Et quels ont été ses arguments pour vous convaincre ?

CHRISTOPHE CASTANER
Oh, eh bien, il n'avait pas besoin de beaucoup insister pour me convaincre, mais…

ELIZABETH MARTICHOUX
Un petit peu quand même ?

CHRISTOPHE CASTANER
S'il m'a choisi et s'il a soutenu ma candidature dans la discussion qu'on a pu avoir collectivement, c'est parce que, aujourd'hui, j'ai aussi – je pense – le soutien de la base des militants de La République En Marche, que j'incarne effectivement cette voix, cette voix dont La République En Marche a besoin, et donc ma capacité aussi à être présent devant vous à l'instant présent, doit pouvoir me permettre aussi de l'être demain, comme responsable de La République En Marche.

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc vos talents de porte-parole, on dit que vous avez la rondeur nécessaire à ce poste, que vous êtes un élu de province, ça a compté, puisque vous parlez beaucoup de la base, la base, c'est important, il faut effectivement faire un lien…

CHRISTOPHE CASTANER
Non, mais la basse, c'est aussi Paris, il ne faut pas chercher à opposer la province à Paris, mais c'est vrai que moi, j'assume d'être quelqu'un de Provence-Alpes-Côte d'Azur, j'assume ma petite pointe d'accent, j'assume mon parcours sur le terrain d'élu local, c'est ce que je suis, et je pense qu'il faut aussi revendiquer cette diversité-là dans la représentation politique en France.

ELIZABETH MARTICHOUX
Il n'y a pas un besoin quand même particulier de combler un déficit de proximité entre le président et la France, la France, il y a des élus par exemple qui reprochent à Emmanuel MACRON de ne pas sentir le pays. Est-ce que ça, c'est quelque chose que vous devez combler, vous, à ce poste ?

CHRISTOPHE CASTANER
Eh bien écoutez, aux côtés d'Edouard PHILIPPE, comme Premier ministre, je tente de le faire aussi…

ELIZABETH MARTICHOUX
Qui était maire du Havre…

CHRISTOPHE CASTANER
Et au fond, je ne changerai pas, et il ne changera pas non plus, Edouard PHILIPPE. Il y a dans le gouvernement beaucoup de femmes et d'hommes qui viennent aussi de cette province, qui viennent de parcours différents. Vous savez, aujourd'hui, l'enjeu pour moi, c'est de structurer, de finaliser la structuration d'un mouvement, mais surtout, de le faire vivre, pour répondre à cette promesse qu'on a faite aux Français.

ELIZABETH MARTICHOUX
L'élection sera organisée le 18 novembre, il y aura d'autres candidats ?

CHRISTOPHE CASTANER
Ecoutez, pour l'instant, les candidatures sont ouvertes, moi, je n'ai pas formellement déposé la mienne. Il n'y en a pas pour l'instant, mais il y en aura peut-être.

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce qu'il en faut une ? Est-ce qu'il en faut une ou est-ce que ce sera organisé, une fausse compétition, après tout, le monde ancien le faisait, vous êtes d'une autre… voilà, d'une autre trempe…

CHRISTOPHE CASTANER
Non, mais, on a fait un appel à candidatures, donc si certains, qui n'ont pas forcément la notoriété que j'ai, disent : je suis candidat et que l'on dit : ah oui, mais tu comprends, tu n'es pas assez connu, ce n'est pas la peine d'ouvrir la candidature.

ELIZABETH MARTICHOUX
Qu'est-ce que vous dites à ceux qui peuvent reprocher – il y en aura sans doute aussi dans la base – c'est le fait du prince, c'est le choix du président, on est marcheur, on est frustré d'une vraie compétition ?

CHRISTOPHE CASTANER
Eh bien écoutez, je vous l'ai dit, il est normal qu'on puisse discuter avec Emmanuel MACRON, avec Gérard COLLOMB, avec celles et ceux qui sont de cette aventure depuis le début, mais en même temps, il est essentiel que je retourne devant le Conseil, le Conseil qui est composé de 800 personnes…

ELIZABETH MARTICHOUX
Le 18 novembre…

CHRISTOPHE CASTANER
Et que ce soit le Conseil qui décide.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous êtes un heureux porte-parole, dit-on au gouvernement, si vous êtes élu, vous le resterez ?

CHRISTOPHE CASTANER
Oh, je pense que…

ELIZABETH MARTICHOUX
Pas heureux, mais porte-parole ?

CHRISTOPHE CASTANER
Je pense que je resterai heureux, je le souhaite. Je pense que le porte-parole ne peut pas être le représentant d'un des mouvements politiques qui est dans la majorité.

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais est-ce que vous resterez au gouvernement ?

CHRISTOPHE CASTANER
La question ne se pose pas à l'instant présent…

ELIZABETH MARTICHOUX
Pourquoi ? Si, elle se pose…

CHRISTOPHE CASTANER
Eh bien, parce que je en suis pas encore élu et vous voulez déjà me remplacer, alors je suis content de venir ce matin…

ELIZABETH MARTICHOUX
Non, vous n'êtes pas élu, mais vous serez vraisemblablement le seul candidat susceptible d'être élu, alors, on ne va pas faire semblant !

CHRISTOPHE CASTANER
Mais, non, mais, après, c'est une décision qui relève toujours à un remaniement ministériel du président de la République et du Premier ministre. La fonction de délégué général du mouvement La République En Marche est une fonction bénévole, qui implique de toute façon d'avoir une autre activité.

ELIZABETH MARTICHOUX
Une autre activité…

CHRISTOPHE CASTANER
Je ne suis pas encore retraité, et j'ai de la marge pour cela…

ELIZABETH MARTICHOUX
Si vous quittiez le gouvernement, vous seriez député ?

CHRISTOPHE CASTANER
Oui, c'est une autre…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous redeviendrez député…

CHRISTOPHE CASTANER
C'est une autre activité…

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc la question du bénévolat est résolue de facto.

CHRISTOPHE CASTANER
Ah, mais vous avez raison, c'est une autre activité, ce que je vous dis, c'est que de toute façon, il faut cumuler deux activités dès lors que nous avons voulu que délégué général de La République En Marche soit bénévole.

ELIZABETH MARTICHOUX
Ce n'est pas curieux d'être au gouvernement et à la tête du parti majoritaire, au gouvernement, on défend la politique du gouvernement, et du coup, eh bien, il n'y aura aucune distance en tant que patron de parti par rapport justement à la politique gouvernementale, ça ne pose pas un problème ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non, parce que ça, c'est ce qu'on fait, vous savez, dans ce gouvernement, justement, vous avez la moitié à peu près du gouvernement qui est issue d'un mouvement politique, Edouard PHILIPPE, pour Les Républicains, moi, pour La République En Marche, et l'autre moitié qui n'est pas issue d'un parti politique, traditionnellement, c'était 100 % qui étaient issus d'un parti politique ou de deux partis politiques, François BAYROOU était Garde des sceaux et président du MoDem.

ELIZABETH MARTICHOUX
Oui, alors, on peut même remonter, j'ai regardé, à Jacques CHIRAC, qui était Premier ministre et à la tête de l'UDR à l'époque. Mais justement, c'était il y a très, très longtemps…

CHRISTOPHE CASTANER
Non, mais à l'instant, je citais…

ELIZABETH MARTICHOUX
… Des pratiques anciennes…

CHRISTOPHE CASTANER
A l'instant, François BAYROU…

ELIZABETH MARTICHOUX
Moins anciennement…

CHRISTOPHE CASTANER
C'était assez récent…

ELIZABETH MARTICHOUX
Non, mais ce lien, je veux dire, cette confusion des genres, ce fait que, quand on est à la tête du parti majoritaire, la difficulté justement, c'est de trouver la bonne distance à l'égard du pouvoir, sinon, voilà, vous passerez votre temps à être une courroie de transmission, ça a moins d'intérêt, être ministre et patron du parti, ça pose ce problème, cette difficulté.

CHRISTOPHE CASTANER
Mais, rassurez-vous, la question ne se pose pas, je suis candidat pour être délégué général de la République En Marche, je garderai mes activités ministérielles tant que le président de la République et le Premier ministre m'en confient la responsabilité, et évidemment, nous aurons cet échange au moment de l'élection, si je suis élu à la tête de la République En Marche.

ELIZABETH MARTICHOUX
La République En Marche, vous serez sans doute élu, un parti de plus dans le paysage ?

CHRISTOPHE CASTANER
Un mouvement, je vous l'ai dit, il faut que ce soit un mouvement mouvant, il faut que ce soit un mouvement dans lequel on puisse se retrouver, il faut que ce soit un mouvement descendant.

ELIZABETH MARTICHOUX
Comment ? Comment, derrière les incantations ?

CHRISTOPHE CASTANER
Par l'utilité. Eh bien, notre objectif, c'est d'être utile, de proposer des actions de terrain utiles aux Français, je vais vous prendre un exemple, pendant que le gouvernement travaille sur la mise à plat de la politique du logement, on a lancé une grande concertation, il y a eu 16.000 contributions qui sont remontées des militants de la République En Marche, qui ont contribué aux réflexions sur comment, justement, traduire une politique nationale sur le terrain, mais aussi la volonté de créer un groupe dans un quartier et d'être au service des habitants du quartier, d'essayer d'avoir vraiment quelque chose qui soit très différent, ça peut être, un moment donné, une mobilisation pour une bonne cause, pour les pompiers, pour autant de sujets qui sont le sujets de la vie des Français.

ELIZABETH MARTICHOUX
Des formations aux plus près des intérêts de la vie quotidienne des Français…

CHRISTOPHE CASTANER
Des formations, des réponses, des appuis à nos concitoyens, notre boussole, c'est toujours les actions de terrain.

ELIZABETH MARTICHOUX
Quand est-ce que vous quittez le porte-parolat, quand vous serez élu le 18 novembre ou après (sic), ou avant, pardon ?

CHRISTOPHE CASTANER
Ça, c'est une décision – a priori, je resterai, tout à l'heure, je présenterai le Conseil des ministres, je ne pense pas qu'il y ait de bouleversement ministériel avant cette échéance – mais ça, c'est une décision qui relève du Premier ministre et du président de la République, pas de moi.

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc ce sera après cette date. Une dernière question, hier, le feuilleton du traitement des Macronistes Les Républicains n'a pas encore été conclu, mais ça sera bientôt le cas, est-ce que vous souhaitez qu'ils rejoignent le futur parti que vous allez présider ?

CHRISTOPHE CASTANER
D'abord, j'espère que le parti Les Républicains finira par trouver le quorum pour exclure les uns et les autres, je leur souhaite, mais, voilà, non, ensuite…

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce qu'ils ont vocation à vous rejoindre, est-ce qu'il vaut mieux qu'ils soient à La République En marche plutôt que dans un parti qui serait constitué sur la base des Constructifs au Parlement ?

CHRISTOPHE CASTANER
… Ils sont les bienvenus à La République En Marche, mais le dépassement politique porté par Emmanuel MACRON fait que dans son gouvernement, il y a des femmes et des hommes qui ne sont membres d'aucun parti, il y a des femmes et des hommes qui sont membres de différents partis, et c'est ce qui fait l'énergie, ce qui fait la force de ce dépassement…

ELIZABETH MARTICHOUX
Ils ne viendraient pas renforcer le parti La République En Marche, s'ils venaient… ?

CHRISTOPHE CASTANER
S'ils le souhaitent, ils sont évidemment…

ELIZABETH MARTICHOUX
Ce n'est pas le souhait d'Emmanuel MACRON ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non, parce que, il ne s'agit pas de dire : tout le monde doit obligatoirement être adhérent de La République En Marche.

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci beaucoup d'avoir été avec nous Christophe CASTANER…

CHRISTOPHE CASTANER
Merci…

ELIZABETH MARTICHOUX
Porte-parole du gouvernement, ministre du Parlement et futur patron du parti La République En Marche.

YVES CALVI
Christophe CASTANER qui confirme être donc candidat à la tête de La République En Marche. L'enjeu est de finaliser la structuration du mouvement vient de nous dire le porte-parole du gouvernement. Et puis, moi, j'ai compris que vous ne seriez probablement plus porte-parole, mais en tout cas, peut-être encore ministre, on verra ça dans les jours et dans les semaines qui viennent. Merci à tous les deux.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 26 octobre 2017

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