Interview de M. Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat au numérique à Sud Radio le 29 novembre 2017, sur la fracture numérique et e secteur économique des nouvelles technologies. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat au numérique à Sud Radio le 29 novembre 2017, sur la fracture numérique et e secteur économique des nouvelles technologies.

Personnalité, fonction : MAHJOUBI Mounir, ROGER Patrick.

FRANCE. Secrétaire d'Etat au numérique;

ti :


PATRICK ROGER
Bonjour Mounir MAHJOUBI.

MOUNIR MAHJOUBI
Bonjour.

PATRICK ROGER
Avant de parler du numérique, on va beaucoup l'évoquer dans un instant, un mot dans l'actualité, c'est bien selon vous de rétablir le redoublement, ça sert à quelque chose ?

MOUNIR MAHJOUBI
Ecoutez, je ne suis pas un expert du sujet, je l'ai vu autour de moi, j'ai vu des succès, j'ai vu des échecs, moi, je pense que le plus important, c'est d'avoir absolument tout à disposition pour permettre à un élève dans une situation très spécifique, très personnelle, d'apporter la meilleure solution…

PATRICK ROGER
Sur l'école, encore un mot, le gouvernement envisage aussi d'interdire, et ça, ça vous concerne, le téléphone portable dans les collèges et dans le primaire, comment vraiment freiner cette évolution des enfants avec le portable ?

MOUNIR MAHJOUBI
En fait, ce qui pose problème, ce n'est pas le téléphone portable, parce que le téléphone portable, ça peut même être un super outil pédagogique, c'est ce qu'on y fait, c'est qu'est-ce qui se passe dans des classes où on peut avoir dans un cours 100 % des élèves qui, à plusieurs moments dans la matinée ou pendant l'heure, ont regardé leur téléphone, ont eu une relation ailleurs, étaient en train de faire autre chose, et n'étaient pas dans la relation directe avec le professeur ou avec leurs camarades, bon, eh bien, c'est ça qu'on veut éviter, c'est tout l'enjeu. Mais ça, c'est…

PATRICK ROGER
Oui, mais comment faire, parce que…

MOUNIR MAHJOUBI
C'est un enjeu de société…

PATRICK ROGER
Ça veut dire les laisser dans des casiers, il n'y a pas suffisamment de casiers, comment faire ça ? Vous savez, vous êtes le patron du numérique maintenant en France, donc on vit avec nos portables, quoi, y compris les enfants !

MOUNIR MAHJOUBI
Mais, on vit avec, mais il faut aussi s'en séparer, vous savez, le Conseil des ministres, toutes les semaines, on met nos téléphones dans une case avant de rentrer dans la salle…

PATRICK ROGER
Oui, mais d'accord, mais vous n'êtes pas 700 ou 800 comme dans des collèges, quoi…

MOUNIR MAHJOUBI
Non, vous avez raison, mais après, il y a plein de solutions qu'il faut envisager, ça peut être à l'entrée de la classe, ça peut être dans le casier mis à disposition des élèves, l'Education nationale, depuis 10 ans, essaie au collège de mettre à disposition des enfants un casier, parce qu'un casier, ce n'est pas que pour mettre le portable, ça permet aussi de ne pas se balader avec un sac de 15 kilos toute la journée, et donc l'élève vient redéposer des livres, reprendre des livres toute la journée. Ça, il y a une grande majorité de collèges qui ont commencé à le mettre en place.

PATRICK ROGER
Oui, vous allez donner un coup d'accélérateur sur justement l'enseignement, le numérique d'une façon générale, à l'école ?

MOUNIR MAHJOUBI
Alors, oui, c'est un sujet qu'on a démarré avec le ministre de l'Enseignement et de l'Education nationale, qui est un sujet important, il y a le numérique comme sujet lui-même, c'est qu'est-ce qu'on apprend du numérique à l'école, est-ce qu'on doit apprendre à coder, à quoi ça sert, est-ce qu'on va apprendre à comprendre ce que c'est…

PATRICK ROGER
Ah ça, c'est bien ça, apprendre à coder, ça va devenir un enseignement à part en fait à l'école ?

MOUNIR MAHJOUBI
On ne sait pas encore à quoi ça peut ressembler, mais ce qui est certain, c'est que dans le « apprendre à coder », les vingt premières heures, ça ne fait pas de vous un ingénieur, vous ne pouvez pas faire une application en sortant de la classe, par contre, avez appris ce que c'est qu'une donnée, vous avez appris ce que ça veut dire que de la stocker, de la transmettre, de la transformer, et ça, c'est des modes de pensées qui sont utiles ensuite pour tout.

PATRICK ROGER
En quelle classe on pourrait apprendre à coder ?

MOUNIR MAHJOUBI
C'est basique, donc c'est comprendre à manipuler des données, à les transporter, ça, c'est, pour moi, quelque chose qui doit arriver très tôt en primaire, parce que ce n'est pas compliqué, mais par contre, ça ouvre un nouvel horizon, ce qui fait que l'enfant face à l'écran, il n'est plus dans la naïveté originelle de se dire : tiens, les images apparaissent toutes seules…

PATRICK ROGER
Oui, ça, c'est une bonne annonce, Mounir MAHJOUBI, mais il va falloir aussi s'équiper en primaire.

MOUNIR MAHJOUBI
Alors, vous avez raison, il y a l'équipement des écoles, et pour ça, il y a plusieurs plans qui sont portés par l'Education nationale depuis longtemps, et donc l'objet pour nous, c'est de s'assurer que, on a bien, à tous les endroits, ce qu'il faut, j'étais dans une école rurale, il y a un mois, où cette école a décidé, grâce au logiciel libre et au matériel libre, de créer une classe, et vous savez, chaque poste de travail a coûté moins de 50 euros, aujourd'hui, il y a de l'innovation collaborative qui permet de faire baisser drastiquement le coût d'accès au numérique dans les écoles partout sur le territoire.

PATRICK ROGER
Oui, alors, il y a eu le baromètre du numérique qui a été dévoilé en ce début de semaine, la fracture se résorbe, mais quand même très difficilement, 13 millions de Français, Mounir MAHJOUBI, ne savent pas utiliser encore vraiment le numérique, comment faire, comment vous pouvez les aider ?

MOUNIR MAHJOUBI
Eh bien, oui, vous avez raison, on a plusieurs objectifs, on veut faire de la France une start-up nation, on veut que l'économie numérique se développe, on veut numériser 100 % des démarches administratives, on ne pourra faire ça qu'à une condition, c'est de s'occuper des 13 millions de Français qui ne savent pas utiliser le numérique, ça ne sert à rien qu'on raconte qu'on numérise 100 % de l'Etat si on ne s'occupe pas de ceux qui sont le plus loin. Donc pour eux, c'est ce qu'on est en train de discuter aujourd'hui avec tous les acteurs du service public, les collectivités locales, les acteurs sociaux, pour savoir comment on les trouve, comment on les identifie, parce qu'il y en a, c'est à cause du très grand âge, il y en a, c'est parce qu'ils ne maîtrisent pas la langue, il y en a, c'est parce qu'ils sont en situation de handicap, il y en a simplement dans la vie, ils n'ont jamais eu à rencontrer le numérique. Donc ce n'est pas les mêmes raisons, donc on les identifie, vers qui on les dirige pour qu'ils soient accompagnés, et comment on finance ceux qui vont les accompagner. Bon, eh bien ça, c'est toutes les questions qu'on a posées en décembre à la Conférence nationale des territoires, avec les collectivités, on va se mettre d'accord sur une stratégie, et au premier semestre 2018, dans chaque département, il y aura une réunion qui va réunir tous ces échelons-là, les échelons publics et les opérateurs sociaux, et le préfet, pour décider quel va être le mécanisme territorial sur ce sujet.

PATRICK ROGER
Oui, oui, ça, c'est particulièrement important et concret, Mounir MAHJOUBI. Alors, reste le problème aussi de la diffusion, entre guillemets, c'est-à-dire que la 3G, eh bien, ça ne marche pas partout, vous évoquez déjà la 5G, vous allez être assez ferme avec les opérateurs ?

MOUNIR MAHJOUBI
Oui, un des chiffres qui est très important à retenir dans l'observatoire, c'est l'utilisation du mobile, cette année, c'est le moment où les familles, elles ont plus utilisé le mobile que l'ordinateur de la maison, et donc le réseau mobile avec de la donnée de qualité, c'est le premier critère de discrimination territoriale sur le numérique. C'est-à-dire que quand vous êtes dans un territoire où on ne capte pas, eh bien, vous le ressentez au quotidien, votre famille le ressent au quotidien, les enfants le ressentent, les plus anciens le ressentent, tout le monde. Et donc c'est pour ça qu'on en a fait une urgence dès le début, donc depuis le mois de juillet, on travaille activement avec les opérateurs, et dans les prochains jours, semaines, les opérateurs, qui sont en discussions actuelles avec le régulateur l'ARCEP, vont apporter des solutions, avec le président de la République, on a rappelé l'ambition, on a rappelé l'engagement : c'est 2020, réseau mobile, données de qualité partout sur le territoire. Réseau…

PATRICK ROGER
5G !

MOUNIR MAHJOUBI
Comment ? Pas 5G, la 5G, elle n'est pas prête en 2020…

PATRICK ROGER
C'est quand la 5G ?

MOUNIR MAHJOUBI
La 5G, il y a l'enjeu technologique et de régulation qui va avec. Mais d'abord 4G, 4G, 3G, à minima, 4G au maximum partout sur le territoire, mais aucun territoire sans bon réseau, et la France, territoire de la 5G, mais là, qui arrivera petit à petit.

PATRICK ROGER
Oui, à propos de régulation, Mounir MAHJOUBI, dernière question, est-ce que le CSA ne devrait pas un peu changer parce qu'il s'occupe beaucoup aujourd'hui des médias audiovisuels classiques, et aujourd'hui, on va s'informer, et on est peut-être plus choqué par des images qui circulent sur Internet ?

MOUNIR MAHJOUBI
En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il faut bien qu'il y ait quelqu'un qui se pose les questions de ce qui se passe sur Internet, pourquoi pas le CSA, je n'ai pas d'avis particulier pour savoir si c'est chez eux que ça va être…

PATRICK ROGER
On peut réunir et fusionner le CSA et l'ARCEP par exemple ?

MOUNIR MAHJOUBI
Ils n'ont pas le même rôle, l'ARCEP, elle a un rôle de régulateur…

PATRICK ROGER
Eh bien, il faut évoluer, il faut changer quand même, non ?

MOUNIR MAHJOUBI
Oui, mais l'ARCEP, elle ne regarde pas ce qu'il y a dans les tuyaux, l'ARCEP, c'est un régulateur des tuyaux…, c'est un régulateur économique, c'est un régulateur technologique, il ne fait pas régulateur de l'information et rgulateur… le CSA, lui, il vient d'abord du contenu originellement, donc voilà, c'est une question ouverte, je sais bien qu'il y a un débat, qui a beaucoup de choses qui sont réfléchies, je n'ai pas de position ferme.

PATRICK ROGER
Oui, merci. On continue avec les questions politiques de Christophe BORDET et Michael DARMON.

CHRISTOPHE BORDET
Oui, alors, une question quand même très concrète, parce que le numérique, pourvoyeur d'emplois, certes, mais aussi, visiblement, destructeur d'emplois, et dernier exemple en date, c'est la SOCIETE GENRALE hier, qui annonce 900 suppressions de postes, et en interne, c'est le numérique, la digitalisation qui va remplacer 80 % des tâches effectuées par les hommes. Alors, est-ce qu'il n'y a pas un danger quand même que ça aille un peu trop loin aujourd'hui, le numérique, les robots, etc. ?

MOUNIR MAHJOUBI
Alors, le numérique, oui, il va faire qu'on va supprimer des emplois, mais le numérique, il fait aussi qu'on est en train de créer des nouveaux types d'emplois plus qualifiés, des nouveaux types d'emplois…

PATRICK ROGER
Quel genre d'emplois ?

MOUNIR MAHJOUBI
Assistant technicien, technicien, aujourd'hui, l'intelligence artificielle, elle ne tourne pas toute seule, elle a besoin de techniciens qui permettent de toujours regarder les conséquences analysées, la sécurité numérique, elle fait qu'on a besoin de plus de techniciens réseaux et de techniciens de sécurité numérique partout sur le territoire. Le numérique, il fait aussi que quand il y a plus de gens qui utilisent le numérique, eh bien, il y a plus de services qui ont besoin de gens pour les accompagner…

CHRISTOPHE BORDET
Alors, il faut que les banquiers changent de métier, quoi, enfin, c'est un peu ça !

MOUNIR MAHJOUBI
Alors, ce qui est certain, c'est que, il va y avoir des transitions, il y a des gens dont l'emploi va disparaître, et donc il faudra qu'ils soient formés à des nouveaux métiers, il y a des gens dont l'emploi va se transformer, donc il faudra qu'ils soient transformés. Et donc ça veut dire qu'il faut que, avec le Plan Investissement des Compétences – le fameux PIC – de 15 milliards d'euros, qu'on a souhaité, qui est en train d'être mis en place, on puisse s'adresser à tous ces sujets, bagages de connaissances numériques pour tous, transformation des emplois, et transformation de carrière, c'est comment on accompagne les gens dans cette transition. On ne dit pas qu'elle n'existe pas, on dit au contraire qu'il faut se mobiliser pour l'accompagner.

CHRISTOPHE BORDET
Une question encore, comment vous allez transformer justement l'Afrique d'aujourd'hui en Afrique numérique puisque hier, des fonds ont été annoncés, qu'est-ce qui va se passer, comment vous allez travailler ?

MOUNIR MAHJOUBI
Alors, déjà, on va refaire un élément de philosophie, ce n'est pas la France qui va transformer l'Afrique, c'est l'Afrique qui se transforme elle-même…

CHRISTOPHE BORDET
Je croyais, oui…

MOUNIR MAHJOUBI
Une Afrique qui s'est prise en main…

PATRICK ROGER
Je suis un peu Françafrique encore !

MOUNIR MAHJOUBI
Ah, là, un petit peu…

CHRISTOPHE BORDET
Ah ben, non, vous m'avez dit le contraire hier…

PATRICK ROGER
Non, moi, moi, j'ai dit !

MOUNIR MAHJOUBI
Par contre, est-ce que la France va aider l'Afrique à se transformer, à la fois financièrement, technologiquement, en partenariat avec les start-up ? La réponse, c'est oui. On va être des partenaires comme on l'a toujours été, mais ce n'est pas nous qui décidons le chemin. Ce sont les Africains.

MICHAEL DARMON
Alors, on avait, vous parliez philosophie tout à l'heure, on avait le candidat 2.0, on a maintenant le président « un point, c'est tout », c'est l'autorité qui tombe d'en haut, le numérique, l'autorité présidentielle, la robotique, est-ce que, on ne risque pas d'évoluer vers un régime autoritaire ?

MOUNIR MAHJOUBI
Alors, vous avez mis beaucoup de mots dans une même phrase, et vous…

MICHAEL DARMON
Non, non, non, non, je vous pose une question sincère, et qui s'entend ici ou là quand même, donc…

MOUNIR MAHJOUBI
On peut poser la question politique, on peut poser la question numérique, mais utiliser le numérique robotique, l'autorité… pour moi, la question ne tient pas. Le sujet, aujourd'hui, on n'a jamais autant renouvelé l'Assemblée nationale, on n'a jamais eu autant de débats dans notre pays, on a une opposition qui est en train de se restructurer, et maintenant, qui commence à être très locale et qui arrive à être très présente…

MICHAEL DARMON
Mais par exemple, j'entends ce que vous dites, mais par exemple, regardez, vos adhérents à La République En Marche, ils ont eu le chef qui est tombé d'en haut, ils auraient pu peut-être aussi tout simplement désigner par vote leur propre chef, non, les adhérents d'En Marche ?

MOUNIR MAHJOUBI
Mais on a voté, enfin, vous faites comme s'il y avait eu une désignation, il y a eu un vote, il y a eu un conseil national…

MICHAEL DARMON
Il y a eu désignation…

MOUNIR MAHJOUBI
Et surtout, on a eu un candidat qui était le meilleur pour le poste, et qui était perçu par tout le monde comme le meilleur pour le poste. Il y a quand même eu quatre listes qui se sont présentées, il se trouve que les quatre listes, elles ont trouvé que lui, c'était le meilleur candidat, c'est-à-dire qu'elles auraient pu proposer d'autres candidats, elles auraient pu dire qu'elles n'étaient pas d'accord, il n'y a pas eu d'autres candidats.

PATRICK ROGER
Mounir MAHJOUBI, une question d'un auditeur, la démocratie en directe également, c'est Ahmed qui nous appelle de Clichy-sous-Bois, et qui veut vous poser une question, Mounir MAHJOUBI. Bonjour Ahmed !

AHMED
Bonjour. Bonjour à tous.

PATRICK ROGER
Oui, posez votre question.

AHMED
Alors, écoutez, moi, en fait, j'avais une petite question, je vous ai entendu parler tout à l'heure en fait de votre projet d'accès en fait pour chaque citoyen à un réseau correct, donc avoir donc une 3G, une 4G qui est tout à fait correcte, ma question, en fait, elle est telle que, aujourd'hui, on a déjà en fait des offres qui nous sont proposées sur le marché, d'accord, c'est très bien, les opérateurs qui nous font de belles promesses, mais la question aujourd'hui, elle est que, pour les personnes qui ne pourraient pas bénéficier justement de ces choses-là aujourd'hui, ou celles à qui on a promis ces choses-là, dont moi, par exemple, qui suis actuellement chez un opérateur et qui n'arrive même pas à passer…

PATRICK ROGER
Vous n'avez pas de garantie, c'est ce que vous voulez dire ?

AHMED
Voilà, c'est pour prendre mon exemple personnel, très simplement, moi, j'aimerais savoir s'il y a un projet en fait de changer la loi, de sorte à ce que, on puisse par exemple se détacher d'un opérateur…

PATRICK ROGER
Bon, alors, oui, réponse de Mounir MAHJOUBI, il nous reste vingt secondes.

MOUNIR MAHJOUBI
Alors, le sujet, là-dessus, il est important, c'est de comprendre le thermomètre et de savoir comment on réagit face aux endroits où ça ne marche pas. Aujourd'hui, on met deux, trois ans avant de réagir à une zone blanche, là, l'objectif, c'est de dire : quand on identifie un sujet, quand on identifie un groupe de clients qui n'ont plus accès à un réseau, comment on répond beaucoup plus rapidement.

PATRICK ROGER
Merci Mounir MAHJOUBI, secrétaire d'Etat au Numérique, d'avoir répondu ce matin à nos questions et celles des auditeurs, en direct sur Sud Radio.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 1er décembre 2017

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