Interview de M. Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, avec RTL le 11 décembre 2017, sur l'élection de Laurent Wauquiez à la tête du parti Les Républicains, le rapport sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et sur le Sommet climat. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, avec RTL le 11 décembre 2017, sur l'élection de Laurent Wauquiez à la tête du parti Les Républicains, le rapport sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et sur le Sommet climat.

Personnalité, fonction : LECORNU Sébastien, MARTICHOUX Elizabeth .

FRANCE. Secrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire;

ti :

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci d'être avec nous, ce matin, Sébastien LECORNU. Bonjour à vous !

SEBASTIEN LECORNU
Bonjour Elizabeth MARTICHOUX.

ELIZABETH MARTICHOUX
Laurent WAUQUIEZ, désormais à la tête de votre ancien parti Les Républicains, élu avec presque 75 % des voix. Il a réussi son pari, il fait un tabac auprès des militants ?

SEBASTIEN LECORNU
Vous trouvez ? Moi, je trouve que la poutre travaille encore aux Républicains…

ELIZABETH MARTICHOUX
75 %, presque 100.000 votants alors qu'on en attendait…

SEBASTIEN LECORNU
Ça fait 31 % des inscrits. Je veux le féliciter de manière républicaine, puisque, il est désormais effectivement le patron d'un parti d'opposition, et je pense qu'il faut savoir être élégant avec cela. Après, moi, qui connais bien cette famille politique, j'y étais adhérent pendant pratiquement plus de dix ans, avant qu'ils ne me mettent à la porte il y a seulement quelques semaines. Je peux vous dire que…

ELIZABETH MARTICHOUX
Pour avoir rejoint le gouvernement, et puis, maintenant vous êtes à En Marche…

SEBASTIEN LECORNU
Pour avoir choisi effectivement mon pays plutôt que mon parti, pour avoir été en désaccord profond entre les deux tours avec l'incapacité des Républicains à choisir entre Marine LE PEN et Emmanuel MACRON, et puis surtout, en étant en rupture avec ce postulat un peu cynique de base, qui consiste à dire : on veut l'échec d'Emmanuel MACRON, on veut l'échec de son quinquennat pour rafler la mise dans cinq ans, là où, moi, je considère que le pays ne peut pas supporter un tel calcul, et ce qui est intéressant dans les résultats d'hier, si je puis me permettre, c‘est de voir à quel point il faut regarder toutes celles et ceux qui ne se sont pas exprimés, qui sont pourtant à jour de cotisations aux Républicains, et qui n'ont pas fait le choix de Laurent WAUQUIEZ ou qui on fait le choix parfois de ne pas voter. Et ça, ça montre bien que, à droite, la poutre, comme dit le Premier ministre, la poutre continue de travailler, et que la recomposition politique, elle n'est pas terminée de ce point de vue.

ELIZABETH MARTICHOUX
Alors, c'est une étape, vous le connaissez Laurent WAUQUIEZ, vous avez fait campagne avec lui en d'autres temps. Et s'il était capable de renouer avec l'électorat populaire ? Et s'il était en mesure de rassembler ?

SEBASTIEN LECORNU
Eh bien, c‘est son affaire, Nicolas SARKOZY disait…

ELIZABETH MARTICHOUX
Il en est capable ? Il en est capable ou pas ?

SEBASTIEN LECORNU
On reconnaît un chef à sa capacité de rassembler. Aujourd'hui, celui qui rassemble, c'est Emmanuel MACRON, ce n'est pas Laurent WAUQUIEZ. Donc ça, c'est son affaire. La réalité, c'est que vous avez une partie de la droite…

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais, est-ce que vous le créditez de la possibilité pour lui de reconstruire une droite qui sera un adversaire coriace à Emmanuel MACRON ?

SEBASTIEN LECORNU
La réalité, c'est que vous avez une partie de la droite qui, au-delà des questions de valeurs, on l'a vu avec la déclaration de madame CALMELS hier soir sur les alliances potentielles avec le Front national…

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est-à-dire, quelle déclaration ?

SEBASTIEN LECORNU
Où elle a dit à monsieur PHILIPPOT sur le plateau de BFM TV, je crois, que, pour l'instant, il n'y avait pas d'alliance possible…

ELIZABETH MARTICHOUX
Pour le moment…

SEBASTIEN LECORNU
Pour le moment…

ELIZABETH MARTICHOUX
Pour le moment, nous refusons une alliance…

SEBASTIEN LECORNU
D'alliance possible avec le Front national…

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est le « pour le moment », évidemment…

SEBASTIEN LECORNU
Ça, c'est le premier clivage important au sein de la droite. Le deuxième clivage important au sein de la droite, on le voit bien, c'est : il y a celles et ceux qui veulent une revanche, qui crient même vengeance et qui veulent que la droite prenne sa revanche sur 2012 et sur 2017, Laurent WAUQUIEZ est un peu ce visage-là, et puis, vous avez aussi toute une partie de la droite, y compris chez les adhérents des Républicains, qui veulent laisser sa chance au quinquennat, qui veulent laisser sa chance – pardonnez-moi l'expression – au produit Emmanuel MACRON, et qui ne jugent que les actes…

ELIZABETH MARTICHOUX
Oui, vous dites quoi ?

SEBASTIEN LECORNU
Et qui ne jugent que les politiques publiques que nous menons.

ELIZABETH MARTICHOUX
Alors, justement, vous dites quoi par exemple à Maël de CALAN ou à ceux qui contestent le positionnement de Laurent WAUQUIEZ aujourd'hui : rejoignez-nous ?

SEBASTIEN LECORNU
Alors, je ne suis pas là pour leur vendre une carte à La République En Marche…

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce que vous pensez qu'il y aura des transferts ?

SEBASTIEN LECORNU
En tout cas, au-delà des positionnements politiciens, moi, je souhaite qu'ils puissent soutenir davantage l'action du gouvernement, ce n'est pas un chèque en blanc, ce n'est pas à tout prix devenir militant de La République En Marche, en tout cas…

ELIZABETH MARTICHOUX
On ne peut pas à la fois soutenir Laurent WAUQUIEZ chez Les Républicains, et puis, voter les principaux textes par exemple du gouvernement et d'Emmanuel MACRON…

SEBASTIEN LECORNU
On peut être républicain, et d'ailleurs, je demande à Laurent WAUQUIEZ de le faire, on peut être aux Républicains et de soutenir certains bons projets de loi pour le pays, lorsque, en plus, ils étaient attendus depuis longtemps par…

ELIZABETH MARTICHOUX
D'ailleurs, il le fait parfois…

SEBASTIEN LECORNU
Eh bien, pas toujours, en tout cas, on ne l'a pas suffisamment entendu dire…

ELIZABETH MARTICHOUX
Non, pas toujours, sinon, il ne serait pas aux Républicains…

SEBASTIEN LECORNU
Et d'ailleurs, je suis bien incapable de vous citer un exemple.

ELIZABETH MARTICHOUX
De Laurent WAUQUIEZ qui…

SEBASTIEN LECORNU
Qui soutiendrait…

ELIZABETH MARTICHOUX
En tout cas, il n'a pas voté contre tous les textes, en particulier la loi…

SEBASTIEN LECORNU
Eh bien, voyez, déjà, on n'est plus tout à fait dans quelque chose de constructif et de positif…

ELIZABETH MARTICHOUX
Ah ben oui, c'est ça aussi qui fait la ligne de démarcation entre l'opposition et…

SEBASTIEN LECORNU
Quand il y a une urgence pour le pays, il faut savoir se retrousser les manches, et savoir préférer son pays à son parti, c'est ça le Gaullisme, on ne peut pas invoquer le général De GAULLE dans les meetings et ne pas faire preuve de ses qualités essentielles lors de son action politique.

ELIZABETH MARTICHOUX
Je vous parlais des transferts éventuels vers En Marche, ou en tout cas, des départs des Républicains, Thierry SOLERE a cité Alain JUPPE, ça vous paraît vraisemblable ?

SEBASTIEN LECORNU
C'est à lui de le décider, après, moi, je l'ai dit souvent…

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce que ça vous paraît vraisemblable ?

SEBASTIEN LECORNU
Ce qui me paraît très invraisemblable à un moment donné, c‘est qu'un certain nombre de grands visages, de grandes paroles, de la droite et des Républicains se taisent trop longtemps face à une dérive à laquelle nous assistons des Républicains. Ça, oui. C'est-à-dire que s'il y autant de flou sur la question avec le Front national à l'avenir, s'il y a autant de volonté de destruction du quinquennat d'Emmanuel MACRON et ne pas porter, ne pas aider la transformation du pays, un certain nombre de grandes voix, y compris des voix qui me sont proches d'un point de vue amical, ma relation d'amitié avec Xavier BERTRAND, elle est connue, avec Valérie PECRESSE, avec Alain JUPPE, il y en a aussi beaucoup d'autres dans les élus locaux, oui, ça sera compliqué de se taire pour ces amis-là pendant trop longtemps.

ELIZABETH MARTICHOUX
Le « pour le moment » de Virginie CALMELS, c'est une gaffe, c'est l'inconscient qui parle ? « Pour le moment », pas d'alliance avec Marine LE PEN ?

SEBASTIEN LECORNU
Non, je pense que, il y a une partie des Républicains, je ne sais pas s'ils sont majoritaires, je n'espère pas qui, clairement, imaginent des alliances électorales à terme avec le Front national. Le fait de ne pas savoir choisir entre les deux tours de la présidentielle en ne sachant pas dire : je vote Emmanuel MACRON contre Marine LE PEN, c'est déjà le premier des rendez-vous malheureusement avec cela.

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est le péché originel.

SEBASTIEN LECORNU
Ça, c'est la rupture avec l'ère CHIRAC et l'ère SARKOZY en plus.

ELIZABETH MARTICHOUX
Laurent WAUQUIEZ, ce n'est pas l'héritier de CHIRAC et SARKOZY ?

SEBASTIEN LECORNU
Ah non…

ELIZABETH MARTICHOUX
Ah, non. Décision très attendue, qui concerne votre ministère, Sébastien LECORNU, cette semaine, Notre-Dame-des-Landes, en tout cas, cette semaine, le rapport est rendu cette semaine, la décision sera prise dans la foulée, est-ce qu'il faut construire ou non le nouvel aéroport à Nantes ?

SEBASTIEN LECORNU
Eh bien, c'est l'objet de la mission, quatre lois pour avoir une mission pour éclairer le gouvernement dans la décision qu'il devra prendre, effectivement, le rapport va être rendu cette semaine…

ELIZABETH MARTICHOUX
Le rapport va rendre un avis ou va présenter des hypothèses…

SEBASTIEN LECORNU
Va aller effectivement assez loin dans la manière de nourrir la décision qui pourra être prise, voilà.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et vous savez dans quel sens ?

SEBASTIEN LECORNU
Absolument pas. D'ailleurs, moi, je fais partie de ceux qui ont besoin de ce rapport pour être éclairé en la matière…

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais ce ne serait pas contradictoire de vouloir prendre le leadership de la lutte contre le réchauffement climatique, c'est aussi l'objet du sommet aujourd'hui et demain à Paris, et donner le feu vert à la construction du nouvel aéroport, sur le papier, est-ce que ce ne serait pas contradictoire ?

SEBASTIEN LECORNU
Non, non, monter des grands projets d'infrastructures contre les questions climatiques, ça va un peu rapidement, à mon avis. Notre-Dame-des-Landes, c'est un projet qui existe depuis la fin des années 60, je crois même que les opposants ont commencé à s'organiser en 72, je crois même que les premiers documents d'urbanisme qui flèchent l'aéroport, c'est 1974. Le président de la République, il veut traiter ce problème rapidement et prendre une décision, quelle qu'elle soit, il veut la prendre rapidement, avec son gouvernement. Ça, c'est la vraie rupture…

ELIZABETH MARTICHOUX
A la fin de la semaine ?

SEBASTIEN LECORNU
Le rapport sera présenté cette semaine…

ELIZABETH MARTICHOUX
Mercredi…

SEBASTIEN LECORNU
Il faut qu'il soit, ensuite, étudié et présenté, il ne s'agirait pas de mettre ce rapport trop vite de côté, et très, très vite, une décision va intervenir. Rien que ça, déjà, c'est une véritable rupture, et je pense que celles et ceux qui nous écoutent en conviendront, ça fait trente ans que ça dure, ça fait trente ans qu'on ne décide pas. Je vois même Jean-Marc AYRAULT hier, qui reprend la parole sur le sujet dans le JDD…

ELIZABETH MARTICHOUX
Passer outre le référendum, qui a donc dit oui à l'AEROPORT, serait un déni de démocratie, a-t-il dit dans le JDD…

SEBASTIEN LECORNU
Oui, ça me fait toujours drôle de voir un ancien maire de Nantes, ancien élu de Loire-Atlantique, ancien Premier ministre, qui n'a pas fait avancer ce dossier, venir donner des ultimatums au gouvernement actuel…

ELIZABETH MARTICHOUX
Oui, il n'est pas le seul, vous dites, ça fait trente ans…

SEBASTIEN LECORNU
Oui, mais Emmanuel MACRON, ça fait seulement six mois qu'il est là, on ne peut pas non plus lui retirer cela.

ELIZABETH MARTICHOUX
Sébastien LECORNU, vous le voyez tous les jours ou presque, quelle que soit la décision, Nicolas HULOT restera au gouvernement ?

SEBASTIEN LECORNU
Je crois qu'il s'est exprimé encore ce matin dans le journal 20 Minutes…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous dites quoi, là ?

SEBASTIEN LECORNU
Il ne fera pas de chantage à la démission, il l'a dit clairement : ce n'est pas sa conception des choses…

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc pour vous, il restera au gouvernement, quelle que soit la décision ?

SEBASTIEN LECORNU
Nous verrons la décision, en tout cas…

ELIZABETH MARTICHOUX
Votre souhait ?

SEBASTIEN LECORNU
Je vais vous dire une chose, si Nicolas HULOT devait faire ce chantage à la démission, ça serait une manière de peser justement sur la mission et on lui reprocherait. Il ne fait pas de chantage à la démission.

ELIZABETH MARTICHOUX
Il ne fait pas de chantage, mais après, est-ce qu'il vaudrait mieux qu'il reste, est-ce que votre souhait, c'est qu'il reste quoi qu'il en soit ?

SEBASTIEN LECORNU
Moi, je fais partie de ceux qui ont appris à travailler avec lui depuis plus de six mois, et qui souhaitent qu'il reste au gouvernement, bien évidemment, pour des raisons de travail, mais également désormais, pour des raisons d'amitié.

ELIZABETH MARTICHOUX
Sommet climat, donc justement, dans la continuité de la COP21 à Paris, avec l'Elysée, vous êtes aux côtés de Nicolas HULOT, pour l'organiser, est-ce que des décisions sortiront de ce grand raout international ou est-ce que c'est juste pour l'image, en particulier, celle d'Emmanuel MACRON, au « Make Our Planet Great Again », comme disait l'autre…

SEBASTIEN LECORNU
Vous le dites très bien. C'est avant tout un sommet d'action, ce n'est pas un sommet pupitre, je pense qu'il y a trois objectifs assez concrets sur le sommet de demain, pour en dire un mot rapidement, le premier des objectifs, c'est bien sûr d'entretenir la même dynamique deux ans après l'accord de Paris, et donc de toujours créer des coalitions toujours plus grandes, notamment sur le carbone, sur le prix du carbone, sur la neutralité carbone, cinq pays aujourd'hui, nous avons de bons espoirs que demain, d'autres pays puissent s'engager sur cette neutralité carbone, sur la fin des véhicules thermiques, sur la production d'électricité à base de charbon, où, vous l'avez vu, l'Angleterre et le Canada ont pris un leadership important sur le sujet. Ça, c'est le premier objectif, c'est de garder le mouvement. Et ce n'est pas neutre, parce que, il faut garder le mouvement avec en plus les déclarations du président américain, et donc il faut mettre à bord les grandes entreprises américaines, les grandes ONG américaines, les grandes villes américaines, bref, garder le lien avec les Américains. Le deuxième objectif, c'est bien sûr être démonstrateur de ce qui se passe réellement sur le terrain, les bonnes initiatives, les bonnes actions en matière environnementale, que nous pouvons démultiplier ensuite de par le monde. Je pense que les énergies renouvelables sont un des meilleurs exemples que nous puissions faire. Et puis, 3°) : on ne va pas se mentir, c'est bien sûr la question financière, comment, au-delà même des finances publiques, des fameux fonds verts, et de tout ce qui a pu être mis en place notamment depuis Copenhague, comment on fait monter la finance verte à bord, comment on explique à celles et ceux qui financent l'économie…

ELIZABETH MARTICHOUX
… La finance privée ou la finance… parce que c'est le financement public qui est très, très supérieur à tout financement privé aujourd'hui pour lutter contre le réchauffement climatique…

SEBASTIEN LECORNU
Aujourd'hui, et l'objectif, c'est de rééquilibrer tout ça pour avoir des effets de levier qui soient suffisamment significatifs. Comment convaincre le monde de la finance qu'il peut se détourner du financement de tout ce qui est énergie fossile ou énergie à base de carbone pour le mettre sur les énergies renouvelables, c'est par exemple ce que j'ai fait, il y a trois ou quatre jours, avec le fonds Eiffel, 200 millions d'euros, pour financer les énergies renouvelables en France.

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce qu'il faut une taxe financière européenne, hier, on a entendu quatre grandes voix françaises, effectivement, dire : oui, il faut étendre cette taxe financière à l'Europe pour que ça ait un sens…

SEBASTIEN LECORNU
Quatre collègues du gouvernement, pour que ça ait un sens effectivement, il faut qu'il y ait cette taxe à l'échelle européenne, qui permettra de financer un certain nombre d'actions pour le climat.

ELIZABETH MARTICHOUX
Juste une action, un projet qui pourrait sortir de ce sommet ?

SEBASTIEN LECORNU
De ce sommet ?

ELIZABETH MARTICHOUX
C‘est compliqué ?

SEBASTIEN LECORNU
La trajectoire sur la neutralité carbone, cinq pays aujourd'hui, Suède, Norvège, Costa Rica, France, Nouvelle-Zélande, de mémoire, être beaucoup plus que cinq à l'issue du sommet, ça, c'est un voeu, et j'insiste sur le financement des énergies renouvelables sur lequel on a un modèle de plus en plus compétitif, un exemple, en Mer du Nord, c'est la première fois qu'on a de l'éolien offshore sans subvention publique, ça devient compétitif. L'offre commence à rencontrer la demande, c'est là où nous pouvons travailler sur le sujet.

ELIZABETH MARTICHOUX
Voilà, et c'est monsieur éolien qui nous le dit au gouvernement. Merci Sébastien LECORNU d'avoir été avec nous ce matin sur RTL.

SEBASTIEN LECORNU
Merci Elizabeth MARTICHOUX.

YVES CALVI
Concernant Laurent WAUQUIEZ, on ne peut pas évoquer le général de GAULLE dans ses meetings et refuser le rassemblement. Sur Notre-Dame-des-Landes, rapport rendu cette semaine. Il n'y aura pas de chantage de Nicolas HULOT, vient de nous rappeler Sébastien LECORNU, qui souhaite évidemment l'entrée du financement privé dans l'économie verte de façon de plus en plus importante aujourd'hui dans notre pays, et en Europe. Merci à tous les deux.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 12 décembre 2017

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