Déclaration de M. Christophe Castaner, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, en réponse à une question sur la reconnaissance par les États-Unis de Jérusalem comme capitale d'Israël, à l'Assemblée nationale le 12 décembre 2017. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Christophe Castaner, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, en réponse à une question sur la reconnaissance par les États-Unis de Jérusalem comme capitale d'Israël, à l'Assemblée nationale le 12 décembre 2017.

Personnalité, fonction : CASTANER Christophe.

FRANCE. Secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement

Circonstances : Question au gouvernement posée par M. Alain David, député (Nouvelle Gauche) de Gironde, à l'Assemblée nationale le 12 décembre 2017

ti : Monsieur le Député,


La décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et d'y transférer l'ambassade des États-Unis sème le trouble dans la communauté internationale. Dans sa réponse à Hugues Renson, M. le Premier ministre a rappelé la position de la France qui, vous aurez pu le noter, rassemble au-delà même de la majorité.

La situation troublée au Moyen-Orient révèle un besoin d'Europe. Il convient que les États membres parlent d'une même voix. Dès lundi, les ministres des affaires étrangères réunis en conseil ont abordé le sujet - c'était nécessaire - et rencontré le Premier ministre israélien. Il sera de nouveau question de ce sujet lors du Conseil européen des 14 et 15 décembre.

Vous avez pu entendre le président de la République, après sa rencontre avec le Premier ministre israélien dimanche, réaffirmer la position de la France : on peut être très attentif à la sécurité, légitime, d'Israël et poser en même temps le principe de deux États vivant côte à côte, avec une capitale commune, Jérusalem, dont je rappelle que c'est le troisième lieu saint de l'islam. L'islam a besoin aussi de ce respect.

Plutôt que de crier, de hurler, de dénoncer, il est essentiel que nous soyons rassemblés pour protéger Israël et lui garantir les meilleures conditions de sécurité, en faisant vivre deux États côte à côte.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 14 décembre 2017

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