Conseil des ministres du 6 septembre 2017. La rentrée scolaire et universitaire. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conseil des ministres du 6 septembre 2017. La rentrée scolaire et universitaire.

Personnalité, fonction : BLANQUER Jean-michel, VIDAL Frédérique.

FRANCE. Ministre de l'éducation nationale; FRANCE. Ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation

ti : Le ministre de l’éducation nationale et la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ont présenté une communication relative à la rentrée scolaire et universitaire.

Lundi 4 septembre, 12 420 000 écoliers, collégiens, lycéens ont fait leur rentrée scolaire. Cette première rentrée scolaire du quinquennat est marquée par la réalisation concrète d’engagements présidentiels pour agir à la racine de la difficulté scolaire, donner plus à ceux qui ont besoin de plus et proposer aux acteurs de terrain de nouvelles possibilités d’action au service des élèves.

Pour agir à la racine de la difficulté scolaire, 85 % des 2 500 classes de cours préparatoire (CP) de l’éducation prioritaire renforcée ont été physiquement dédoublées. Dans les 15 % restant, deux professeurs interviendront dans une même classe. Parallèlement, un effort significatif est fait pour accueillir les élèves en situation de handicap, qui sont accompagnés par 8 000 personnes de plus en cette rentrée.

Des évaluations des acquis des élèves sont mises en place en début de CP pour aider les professeurs à identifier les difficultés et les besoins de leurs élèves et y répondre au plus tôt. Des évaluations seront également mises en place en 6ème à la rentrée de Toussaint, sous forme numérique.

Pour cette rentrée, le Gouvernement a offert aux acteurs de terrain une souplesse nouvelle pour déterminer l’organisation du temps scolaire qui convenait le mieux à leurs besoins. 35 % des communes ont opté pour une organisation du temps scolaire sur quatre jours.

La rentrée scolaire est aussi marquée par un assouplissement de la réforme du collège, qui va dans le sens d’un enrichissement des enseignements, avec le rétablissement des classes bilingues ou le développement des langues anciennes. À compter de la Toussaint 2017, les collèges proposeront en outre « Devoirs faits » une aide aux devoirs gratuite en dehors des heures de cours pour les élèves volontaires.

Enfin, la question de la sécurité des écoles et des établissements constitue une préoccupation constante en lien avec le ministère de l’Intérieur.

Cette rentrée témoigne de la capacité de l’éducation nationale à se mobiliser et à se transformer, pour répondre aux enjeux déterminants pour la réussite des enfants.

Depuis le mois de mai 2017, la réponse aux difficultés de fond rencontrées dans l’enseignement supérieur constitue l’une des priorités du Gouvernement. L’objectif est de permettre à la fois une rentrée 2017 dans les meilleures conditions possibles, tout en construisant un nouvel avenir pour notre système d’enseignement supérieur dès la rentrée 2018.

Pour la rentrée 2017, le Gouvernement a activé de multiples leviers afin de maîtriser l’évolution du coût de la rentrée pour les étudiants. Il a été décidé de ne pas augmenter le montant des droits d’inscription, du ticket de restauration universitaire ou encore des loyers des résidences gérées par les Centres régionaux des oeuvres universitaires et scolaires (CROUS). De plus, le Gouvernement a souhaité mettre en place une aide à la mobilité pour les étudiants boursiers qui changent de région académique entre la licence et le master, ainsi que de pérenniser l’aide à la recherche du premier emploi (ARPE).

Par ailleurs, afin de transformer profondément la condition étudiante dès la rentrée 2018, le Gouvernement a engagé une large concertation autour du plan « Accueil et réussite des étudiants ». Son objectif est non seulement de supprimer tout recours au tirage au sort à l’entrée du supérieur à compter de la rentrée 2018, mais également de mieux accompagner les étudiants vers la réussite dans toutes ses dimensions.

Engagée le 17 juillet 2017, la concertation est entrée dans une nouvelle phase à la fin du mois d’août grâce à l’identification de cinq chapitres de réforme autour desquels ont été mis en place des groupes de travail rassemblant les partenaires de la concertation, qu’il s’agisse des étudiants et des lycéens, des représentants des personnels, des parents d’élèves ou des présidents d’université et des chefs d’établissement. Les conclusions attendues à la mi-octobre permettront de lancer un plan d’action global et d’abaisser le coût de la rentrée pour les étudiants dès 2018, comme l’a souhaité le Gouvernement.

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