Interview de M. François Hollande, Président de la République, sur la politique de la ville et sur le bilan de son quinquennat, à Villiers-le-Bel le 31 mars 2017. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. François Hollande, Président de la République, sur la politique de la ville et sur le bilan de son quinquennat, à Villiers-le-Bel le 31 mars 2017.

Personnalité, fonction : HOLLANDE François.

FRANCE. Président de la République

Circonstances : Déplacement dans le Val-d'Oise sur la jeunesse et la politique de la ville, le 31 mars 2017

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Journaliste : Est-ce que ce genre de visite en fin de quinquennat a une saveur particulière ?

LE PRESIDENT : Oui parce que c'est important de mesurer, d'évaluer, valoriser même ce qui a été fait pendant 5 ans.

La politique de la ville, ce n'est pas simplement des textes que l'on vote, des crédits que l'on dégage, c'est la vie, c'est-à-dire comment une population retrouve confiance, retrouve espoir, retrouve un cadre aussi qui soit digne.

C'est ce que nous avons fait pendant 5 ans avec les élus, parce que rien n'était possible sans eux et encore moins contre eux ; et eux-mêmes se sont engagés avec l'Etat pour que les moyens qu'on mettait à disposition puissent être utiles et puissent être surtout à destination des personnes. Même si beaucoup a été fait, vous le voyez sur le cadre bâti, mais ce qu'il fallait c'était aussi qu'il y ait de l'animation et de l'emploi.

L'emploi était un engagement que j'avais pris aussi, donc je voulais qu'au-delà des contrats d'insertion, des contrats pour les jeunes, ils puissent aller vers les solutions durables. C'est ce que nous avons fait.

Journaliste : L'ambiance est bonne, vous vivez bien la fin du quinquennat ?

LE PRESIDENT : Oui, si je vis bien la fin du quinquennat, c'est qu'il a dû être pour une part réussi. Le début était plus difficile parce que j'héritais d'une situation qui était elle-même tendue. Vous vous souvenez de Villiers-le-Bel, ce qui s'était produit dans cette ville, avec les colères qui n'avaient pas pu être étanchées facilement. C'est aussi cela qu'il faut mesurer, cela prend du temps.

On veut souvent et j'y ai sans doute moi-même contribué, quand j'avais dit « le changement c'est maintenant », ce n'était pas tout de suite, il y a une impatience. Il faut montrer que cela se fait dans le temps et cela se fait et je pense qu'ici, cela s'est bien fait.

Journaliste : Est-ce que vous espérez avoir laissé une bonne image, comme Monsieur CHIRAC par exemple à la suite du quinquennat ?

LE PRESIDENT : Nous ne sommes pas tout à fait dans la même situation, il était resté en plus plus longtemps, il y a eu la cohabitation, c'est tout à fait différent. Mais l'idée n'est pas de laisser une bonne image, c'est que les Français aient trouvé qu'il y a eu un changement qui a été pour eux bénéfique. Après, on verra ce qu'on laissera dans l'histoire mais l'important c'est qu'eux, puissent se dire qu'en 2017 c'est quand même mieux qu'en 2012.


Merci.

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