Interview de M. Bruno Lemaire, ministre de l'économie et des finances, avec Radio Classique le 22 janvier 2018, sur l'abandon du projet d'Exposition universelle à Paris, la politique d'immigration, la fiscalité, la situation pénitentiaire, l'attractivité économique de la France et sur son avenir politique. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Bruno Lemaire, ministre de l'économie et des finances, avec Radio Classique le 22 janvier 2018, sur l'abandon du projet d'Exposition universelle à Paris, la politique d'immigration, la fiscalité, la situation pénitentiaire, l'attractivité économique de la France et sur son avenir politique.

Personnalité, fonction : LE MAIRE Bruno, DURAND Guillaume.

FRANCE. Ministre de l'économie et des finances;

ti :
GUILLAUME DURAND
Ministre de l'Economie, bienvenue. Première question, effectivement, est-ce que c'est une bonne opération pour la France, dans un contexte où on veut essayer d'attirer ici les investisseurs étrangers, de renoncer à cette Exposition universelle, est-ce qu'il y a un chiffre qui prouve que le dossier était mal parti ?

BRUNO LE MAIRE
Non, mais je pense que c'est une décision responsable. Enfin, la Coupe du monde de rugby en 2023, nous avons les Jeux olympiques en 2024. A chaque fois qu'il y a une grande manifestation de ce type, il y a toujours des investissements publics, il faut construire des infrastructures, il faut construire des sites, tout ça, de toute façon, coûte à un moment aux contribuables. Et moi, je comprends parfaitement la déception de Jean-Christophe FROMANTIN, des élus, je sais qu'il y a beaucoup de personnes qui se sont engagées dans ce projet d'Exposition universelle…

GUILLAUME DURAND
Pascal LAMY, l'ancien…

BRUNO LE MAIRE
Et je crois que vraiment que la décision du Premier ministre est une décision responsable.

GUILLAUME DURAND
Mais vous avez des économistes qui considèrent qu'on aurait mieux fait de faire une Exposition universelle à caractère technologique, pour faire avancer la France, que de faire des manifestations sportives, qui sont du domaine de la récréation générale…

BRUNO LE MAIRE
Oui, on peut toujours… ce n'est pas… enfin, moi, je considère que le sport, ce n'est pas de la récréation…

GUILLAUME DURAND
J'en cite un, Nicolas BOUZOU, il a tweeté sur ce thème-là…

BRUNO LE MAIRE
Oui, mais je ne suis pas d'accord du tout avec lui, je considère que le sport, ce n'est pas qu'une récréation, le sport, c'est aussi une vitrine pour un pays, le sport, c'est un engagement collectif, enfin, moi, j'adore le sport, et je me réjouis qu'il y ait les JO de 2024 à Paris. Je comprends la déception de tous ceux qui poussaient cette Exposition universelle, mais je crois vraiment qu'il n'était pas responsable de faire à la fois l'Exposition universelle, la Coupe du monde de rugby et les JO…

GUILLAUME DURAND
J'ai compris, mais est-ce qu'il existe un chiffre qui prouve que dans le privé, il n'y avait pas un engagement suffisant qui aurait été un chiffre qui aurait transité par Bercy, puisque visiblement, c'est la base de l'argumentation d'Edouard PHILIPPE…

BRUNO LE MAIRE
Non, mais il y avait des demandes d'argent public, et il faut savoir ce que l'on veut, moi, je suis là pour bien tenir les comptes publics, pour garantir aux Français qu'il n'y aura pas de déficit, qu'on réduira les déficits, qu'on réduira la dette, et on ne peut pas multiplier les événements qui, à un moment donné, amènent toujours les uns ou les autres à tendre la sébile du côté de l'Etat, et même si c'est pour des sommes qui sont réduites, c'est toujours des dépenses publiques supplémentaires.

GUILLAUME DURAND
Texte de Yann MOIX, évidemment beaucoup commenté ce matin sur les réseaux sociaux : Tartuffe et Pinocchio, dit-il, à propos du président de la République et Calais, Yann MOIX préparant un documentaire sur Arte, explique que contrairement à ce qu'a expliqué le président à Calais la semaine dernière, il y a des gens qui sont gazés, malmenés par les forces de l'ordre, et que tout ça est un scandale d'Etat qui est bien… comment dirais-je… en-deçà de ce qu'a… enfin, bien supérieur à ce qu'a raconté le président de la République.

BRUNO LE MAIRE
Je ne suis pas du tout d'accord, là aussi, avec l'analyse de Yann MOIX, la formule est jolie, parce que, Yann MOIX a du talent, mais elle est fausse. Et elle est injuste. La réalité, c'est qu'on a un afflux de demandeurs d'asile qui est sans précédent dans notre pays, on a quasiment 100.000 demandes d'asile chaque année, on en avait 50.000 il y a quelques années. Alors, on fait quoi ? On se croise les bras, et on se dit : eh bien, il n'y a rien à faire, il faut accueillir tout le monde, on est responsable, là aussi, la décision du président de la République, elle est responsable. Il faut pouvoir accueillir dignement ceux qui sont vraiment menacés dans leur pays, ceux qui souffrent de la misère, de la guerre…

GUILLAUME DURAND
Mais ce n'est pas exactement l'argumentation de MOIX, ça, lui, il dit que les forces de l'ordre se comportent mal, contrairement à ce qu'on dit justement, à l'égard des migrants.

BRUNO LE MAIRE
Mais les forces de l'ordre, elles font un travail qui est extraordinairement difficile, moi, je suis allé à Calais, il y a quelques années, j'ai discuté avec elles, j'ai vu ce que c'était que de s'occuper des migrants à Calais, devoir intervenir parce que certains voulaient monter dans les camions, de devoir intervenir parce qu'il y avait des provocations. Je sais à quel point leur métier est difficile, alors, c'est plus facile de prendre systématiquement la défense des migrants, que le droit soit respecté, oui, mais les forces de l'ordre, elles font sur le terrain un travail qui est extraordinairement difficile. Il y a une ligne rouge qui a été fixée là aussi…

GUILLAUME DURAND
Et si tout ça est démenti par des images, si tout ça est démenti par…

BRUNO LE MAIRE
Mais je les ai vues les images, mais on peut toujours balancer une image sur Internet, et puis, mettre immédiatement en procès toutes les forces de l'ordre, toute la police, tous les CRS, ils font un travail difficile. Et moi, je les soutiens. Ensuite, le président de la République a été extraordinairement clair, s'il devait y avoir la moindre illégalité dans le comportement d'un policier ou d'un autre, elle serait immédiatement sanctionnée, mais la sanction, elle passe par des faits avérés, elle passe par des procédures de justice, elle passe par une inspection, elle ne passe pas par du lynchage médiatique.

GUILLAUME DURAND
Il y a deux versions des choses, ce matin, on enchaîne sur effectivement l'économie française. D'abord, le satisfécit donné par la presse britannique au passage d'Emmanuel MACRON à Londres, ce grand rendez-vous avec les chefs d'entreprise, et puis, je reprends évidemment avec un peu de provocation cette formule de MOIX : ERNST & YOUNG, le célèbre cabinet d'audit, considère que du fait qu'il n'y ait plus d'impôts nouveaux en France est une erreur, c'est faux, disent-ils, et de toute façon, il va bien falloir trouver quelque chose pour financer le reste de la taxe d'habitation. Alors, vous leur répondez quoi ce matin ?

BRUNO LE MAIRE
Là aussi, j'ai vu ce texte qui dit, voilà, il y a huit impôts nouveaux, supplémentaires…

GUILLAUME DURAND
Taxe sur le tabac…

BRUNO LE MAIRE
Oui, mais c'est malhonnête, c'est tout simplement une analyse qui est malhonnête, ils comptent comme un nouvel impôt la contribution exceptionnelle que nous avons mise en place pour une année exceptionnelle, pour compenser la suppression de la taxe sur les dividendes, ce n'est pas un nouvel impôt, c'est un prélèvement, que nous sommes obligés de faire parce que nous devons compenser dix milliards d'euros de perte de recettes fiscales, nous le faisons de manière responsable pour éviter que les déficits explosent, et nous le faisons parce que pendant des années, des années et des années, on a prélevé une taxe qui était illégale, et c'est une contribution exceptionnelle. J'ai dit aux chefs d'entreprise qui devront la payer et aux entreprises qui devraient la payer à quel point je regrette de devoir en arriver-là, mais ce n'est pas un nouvel impôt pour les dix, quinze ou vingt années supplémentaires…

GUILLAUME DURAND
Et les huit milliards qui restent à financer…

BRUNO LE MAIRE
Ils présentent l'IFI comme un nouvel impôt, enfin, de qui se moque-t-on ? Nous supprimons l'ISF, qui est une décision courageuse, et qui sera bonne pour l'économie à terme. Nous avons remplacé l'ISF par un IFI qui est une partie de l'ISF, alors, on ne peut pas dire qu'on crée un nouvel impôt alors que sur les 4,8 milliards que représentait l'ISF au total, y compris ISF immobilier, on en supprime plus de trois milliards. Donc cette présentation, elle est malhonnête. Pour l'avenir, il n'y aura pas de nouvel impôt.

GUILLAUME DURAND
Même pour financer le reste de la taxe d'habitation de huit milliards ?

BRUNO LE MAIRE
Il y a plein de façons de financer les 8,5 milliards…

GUILLAUME DURAND
Tout le monde écrit dans les journaux ce matin : ça sera sur les impôts locaux, ça sera…

BRUNO LE MAIRE
Mais qu'est-ce qu'ils en savent ?!

GUILLAUME DURAND
Eh bien, je n'en sais rien, je vous pose la question, c'est vous qui êtes ministre de l'Economie…

BRUNO LE MAIRE
Qu'est-ce qu'ils en savent, il y a trois possibilités que nous allons toutes étudier, la première, qu'on oublie trop souvent, c'est réduire davantage les dépenses publiques, moi, je ne voudrais pas qu'on écarte d'un revers de la main cette modalité…

GUILLAUME DURAND
C'est un des procès qui est fait par la droite à Emmanuel MACRON…

BRUNO LE MAIRE
Eh bien, c'est une des modalités de financement possibles des 8,5 milliards d'euros, c'est de réduire davantage les dépenses publiques.

GUILLAUME DURAND
Où ?

BRUNO LE MAIRE
On peut le regarder, mais en tout cas, je peux vous dire que c'est une option que, avec Gérald DARMANIN, nous n'écartons pas et que nous voulons proposer au Premier ministre et au président de la République, pour trouver des financements supplémentaires, un des moyens, c‘est de réduire davantage la dépense publique. Le deuxième moyen qui a été déjà envisagé par le président de la République, c'est de dire : on va prendre la part d'un impôt national, et on va l'affecter aux collectivités locales. C'est une deuxième solution.

GUILLAUME DURAND
Laquelle ?

BRUNO LE MAIRE
Ça, ça peut être… le président de la République avait évoqué la CSG, ça peut être l'impôt sur les sociétés, on peut regarder toutes les options de réaffectation d'une partie d'un impôt national vers les collectivités locales. Et puis, la troisième possibilité, celle-là, il y a déjà une mission conduite par monsieur BUR et monsieur RICHARD sur le sujet, c'est de regarder toute cette fiscalité locale qui est tellement complexe avec des taxes, des impôts, personne ne s'y retrouve, pour la refonder et la simplifier.

GUILLAUME DURAND
J'ai beaucoup de questions qui sont des questions précises, d'abord concernant Stéphane RICHARD, est-ce que s'il est condamné, il ne sera pas renouvelé à la tête d'ORANGE ?

BRUNO LE MAIRE
Il ne sera pas renouvelé à la tête d'ORANGE si la condamnation vient avant, mais je ne pense pas que ce soit le calendrier judiciaire…

GUILLAUME DURAND
20 février…

BRUNO LE MAIRE
Stéphane RICHARD, il a fait du bon travail, à la tête d'ORANGE, donc il a vocation à être reconduit à la tête d'ORANGE. Ensuite, il est sous le coup d'une procédure judiciaire, et je lui ai dit très clairement, parce que les choses sont toujours plus simples quand on les dit avec clarté, si jamais dans le cours de cette procédure judiciaire, il devait y avoir une condamnation, il remettrait immédiatement son mandat et il démissionnerait, les choses sont très claires entre nous. Le travail a été bien fait, il a bien dirigé ORANGE, il a vocation à être reconduit à la tête d'ORANGE si le conseil d'administration…

GUILLAUME DURAND
Mais s'il est condamné, il part…

BRUNO LE MAIRE
Le comité des nominations, l'assemblée générale, suit notre recommandation, mais si jamais il y a une condamnation, il devra partir.

GUILLAUME DURAND
14h30, les syndicats reviennent chez madame BELLOUBET, la situation pénitentiaire est très grave en France, ce matin, est-ce qu'il faut que le ministère de l'Economie dégage une enveloppe supplémentaire, puisque visiblement, les 1.100 postes supplémentaires qu'elle propose ne satisfont absolument pas les syndicats ?

BRUNO LE MAIRE
Mais laissons, avant, de, immédiatement, ouvrir le portefeuille de l'Etat, c'est-à-dire celui des contribuables, laissons d'abord la garde des Sceaux, Nicole BELLOUBET, qui est totalement engagée dans les négociations avec les représentants des gardiens de prison, trouver des solutions, des propositions, comprendre ce qui se passe. On voit bien à quel point c'est difficile le métier de gardien de prison, là aussi, voyons ce que c'est que le quotidien d'un gardien de prison…

GUILLAUME DURAND
Mais c'est très dangereux ce qui se passe ce matin…

BRUNO LE MAIRE
Mais ce qui est dangereux, c'est le rétablissement de l'ordre public, c'est ça la priorité absolue, c'est Nicole BELLOUBET qui conduit ces discussions, moi, je lui fais toute confiance pour trouver un accord. Ensuite, nous verrons quels sont les besoins des uns et des autres.

GUILLAUME DURAND
Versailles, c'est important de recevoir 140 chefs d'entreprise, est-ce que vous considérez que c'est encore la pompe républicaine qui se transforme en monarchie, et d'abord, et deuxièmement, c'est important, vous allez recevoir qui, vous, exactement parmi ces chefs d'entreprise ?

BRUNO LE MAIRE
C'est majeur, enfin, déjà, le point majeur, c'est que vous avez 140 chefs d'entreprise parmi les plus grandes entreprises de la planète qui viennent à Paris et qui disent : tiens : c'est là que ça se passe. Enfin, on imagine…

GUILLAUME DURAND
… Parce que c‘est sur le chemin de Davos…

BRUNO LE MAIRE
Oui, enfin, Versailles a toujours été sur le chemin de Davos pour tous ces gens-là, et ils ne s'arrêtaient pas à Paris pour autant, là, ils le font, pourquoi ? Eh bien, tout simplement, parce qu'ils se disent : c'est là que ça se passe, c'est là qu'il faut investir. Et pour nous, pour le ministre de l'Economie que je suis, c'est vital, parce que derrière, c'est des investissements, c'est la modernisation de l'entreprise, c'est des sites que nous pouvons revitaliser, c'est des emplois qui sont créés. Donc oui, c'est un événement majeur, positif pour la France et qui est un signal très clair que voilà, la France, elle est de retour.

GUILLAUME DURAND
Vous y serez, vous allez recevoir qui ?

BRUNO LE MAIRE
Je vais recevoir un certain nombre de présidents de grandes banques, notamment le président de JP MORGAN, Jamie DIMON. Je vais discuter avec lui, je vais lui demander très concrètement, combien d'emplois maintenant il compte rapatrier en France à la suite du Brexit. Je verrai le patron de BOSCH, parce que là c'est l'exemple parfait de l'utilité de ce genre de rendez-vous, l'usine BOSCH de Rodez, 1.600 emplois, aujourd'hui une partie des emplois est menacée. Je vais lui dire voilà on a baissé l'ISF, on a amélioré la fiscalité, vous avez un environnement qui est maintenant plus favorable, réinvestissez sur l'usine BOSCH de Rodez, modernisez les lignes de production, sauvez les emplois et même développez-les.

GUILLAUME DURAND
J'ai une dernière grande question qui est le fondement des accusations de tous ceux qui combattent Emmanuel MACRON, je pense notamment par exemple à MELENCHON, c'est de dire cette affaire du ruissellement, ça ne marchera jamais. On va donner des avantages aux entreprises et jamais on ne retrouvera ça, ni sur le plan social, le chômage est toujours quand même en difficulté, ni sur le plan du commerce extérieur, car vous savez que notre commerce extérieur reste structurellement déficitaire. Donc c'est vrai recevoir les patrons c'est une bonne chose, mais est-ce qu'au terme de ce quinquennat, il y aura le moindre résultat sur ces deux aspects que sont le commerce extérieur et le chômage ?

BRUNO LE MAIRE
Je vais vous surprendre, Guillaume DURAND, mais je suis d'accord avec Jean-Luc MELENCHON, je ne crois pas une seconde à la théorie du ruissellement. Je crois à des décisions économiques qui renforcent l'attractivité de notre pays et qui convainquent les investisseurs de venir créer des emplois en France plutôt que dans d'autres pays de la planète. Je vois le président de BOSCH, on verra si demain, oui ou non, il n'investit sur l'usine Bosch de Rodez. Voilà l'exemple concret. Je vois le président de JP MORGAN et d'autres banques anglo-saxonnes, nous verrons demain si oui ou non, il crée les milliers d'emplois dont nous avons besoin, je crois qu'ils le feront. Et ce dont je suis …

GUILLAUME DURAND
A terme il faudra être jugé sur les résultats.

BRUNO LE MAIRE
Il faudra juger sur les résultats, mais il y a une chose dont je suis certain, Guillaume DURAND, c'est que la France qui augmente les impôts, qui augmente sa dépense publique, qui creuse sa dette, qui creuse son déficit commercial, comme c'est le cas depuis des décennies, elle n'attire personne.

GUILLAUME DURAND
Vous n'êtes pas Tartuffe, mais j'ai retrouvé, une dernière question qui est importante, il y a beaucoup de gens dans la macronie qui considèrent que vous avez une sorte d'agenda caché, c'est-à-dire que vous êtes quand même le sol avec Emmanuel MACRON, qui avait postulé à une candidature présidentielle et donc peut-être que dans l'entourage d'Emmanuel MACRON, ils se disent ce LE MAIRE, il travaille, mais au fond il est en train de nous dissimuler une ambition politique. Est-ce que c'est vrai ou faux ?

BRUNO LE MAIRE
Oui, je n'ai un agenda caché très clair, un agenda caché c'est la réussite de mon pays, c'est ça mon agenda caché.

GUILLAUME DURAND
Il n'y aura plus jamais de candidature présidentielle de Bruno LE MAIRE ?

BRUNO LE MAIRE
En 2022, il y aura une nouvelle élection présidentielle et je l'ai déjà dit, mais je peux le dire, le répéter, je pense que ça va lasser un peu à la longue que je souhaitais la réélection d'Emmanuel MACRON en 2022. Mais je ne vais pas passer mon temps à me justifier, je n'ai pas fait ce choix de soutenir Emmanuel MACRON et le président de la République pour me justifier sur mes intentions, mes ambitions ou autres. Je me suis engagé…

GUILLAUME DURAND
Ce n'est pas une invention, j'ai lu ça dans les journaux comme tout le monde.

BRUNO LE MAIRE
Bien sûr, je lis ça aussi, mais je veux répondre très clairement, mon seul agenda caché, c'est le succès de mon pays, c'est le succès de la France, c'est la création d'emplois, c'est l'amélioration de la vie des Français et c'est le succès du président de la République, qu'on me juge aux actes.

GUILLAUME DURAND
Bruno LE MAIRE était l'invité politique de la matinale ce matin.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 23 janvier 2018

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