Interview de M. Gérald Darmanin, ministre de l'action et des comptes publics, avec BFMTV le 19 février 2018, sur les affaires de violence sexuelle le concernant, la polémique autour des propos tenus par Laurent Wauquiez, l'augmentation de la CSG, l'avenir de la SNCF et sur la réforme de la Fonction publique. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Gérald Darmanin, ministre de l'action et des comptes publics, avec BFMTV le 19 février 2018, sur les affaires de violence sexuelle le concernant, la polémique autour des propos tenus par Laurent Wauquiez, l'augmentation de la CSG, l'avenir de la SNCF et sur la réforme de la Fonction publique.

Personnalité, fonction : DARMANIN Gérald, BOURDIN Jean-Jacques.

FRANCE. Ministre de l'action et des comptes publics;

ti :

JEAN-JACQUES BOURDIN
Notre invité Gérald DARMANIN, bonjour.

GERALD DARMANIN
Bonjour.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Ministre de l'Action et des Comptes publics. Vendredi dernier le procureur de la République de Paris a classé sans suite l'enquête préliminaire pour viol, relancée après une nouvelle plainte déposée par une jeune femme en janvier. Vous êtes soulagé ?

GERALD DARMANIN
Moi je ne faisais pas de commentaire pendant l'enquête préliminaire, je ne vais pas faire de commentaire une fois que l'affaire est classée, je fais confiance dans l'institution de mon pays et je suis à ma tâche de ministre.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Il n'a pas été établi d'absence de consentement de la plaignante, pas de contrainte, de menace, de violence. La plaignante a la possibilité, maintenant, de déposer une plainte avec constitution de partie civile, vous avez aussi déposé plainte de votre côté. Vous irez au bout ?

GERALD DARMANIN
Oui, j'irai au bout de ma plainte pour dénonciation calomnieuse, qui est déposée depuis juillet dernier. Il y a eu deux enquêtes préliminaires, il y a eu deux classements sans suite sur la même affaire en moins de 8 mois, je ne suis pas sûr que ça arrive souvent, mais, voilà, je n'ai pas de commentaire à faire particulier…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Pour obtenir la condamnation de cette jeune femme ?

GERALD DARMANIN
Ecoutez, ce matin, Monsieur BOURDIN, moi je ne suis pas venu pour faire du bullshit médiatique, comme diraient certains, moi je suis venu pour vous parler sincèrement, et de mon activité ministérielle. Je réponds bien évidemment à vos questions, mais cette…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Comme c'était entendu.

GERALD DARMANIN
Cette affaire est classée par deux fois en 8 mois, voilà, donc je n'ai pas de commentaire à faire.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Une autre affaire, vous avez peut-être un commentaire à apporter sur cette autre affaire, une autre jeune femme a déposé plainte contre vous dans le 17e arrondissement de Paris, plainte pour abus de faiblesse. Est-ce que vous connaissez cette jeune femme ?

GERALD DARMANIN
Je ne sais pas qui m'accuse, parce que dans ce pays, quand on a une plainte, quand on a une enquête préliminaire ouverte, on ne connaît pas, en tout cas au début, moi je ne sais pas qui m'accuse, et je ne sais pas de quoi on m'accuse. Mais, ce qui est sûr, c'est que je ne vais toujours pas commenter quelque chose qui relève… moi, d'abord, je respecte tout le monde, il est très bien que la libération de la parole se fasse, il est très bien aussi qu'on respecte la présomption d'innocence. Et je vais vous dire quelque chose, Monsieur BOURDIN, les yeux dans les yeux, moi je crois que, dans le monde dans lequel nous vivons, il faut savoir se tenir droit et faire son travail, moi je fais mon travail. Je n'ai jamais abusé d'aucune femme, et je n'ai jamais abusé de mon pouvoir. Ceci étant dit, moi je suis aujourd'hui tout à fait à ma tâche, j'ai fait deux jours en Charente-Maritime, deux jours dans le Gers, je suis à votre micro ce matin, je fais la réforme de la Fonction publique avec Olivier DUSSOPT, à la demande du Premier ministre. Je pense que j'ai pu montrer qu'on a travaillé très sérieusement au budget de la France, à baisser sa fiscalité, à relancer le travail, eh bien je suis très heureux d'être à mon poste, même si parfois la vie politique, effectivement, c'est quelques blessures.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Pour cette seconde affaire, vous n'avez pas été entendu par la justice !

GERALD DARMANIN
Non…

JEAN-JACQUES BOURDIN
C'est clair.

GERALD DARMANIN
Et je suis à sa disposition, évidemment.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Et, vous me le disiez il y a un instant, vous êtes droit dans votre comportement, vous n'avez rien à vous reprocher.

GERALD DARMANIN
Ma grand-mère disait que j'étais tranquille comme Baptiste quand j'étais petit, eh bien je suis tranquille comme Baptiste.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Aujourd'hui l'accusé doit faire preuve de son innocence et l'accusateur est supposé dire la vérité, c'est cela, c'est le monde dans lequel nous vivons ?

GERALD DARMANIN
Non, moi je trouve que notre système judiciaire est très bien fait, que chacun fait son travail, qu'il y a des avocats, qu'il y a des procureurs, qu'il y a des policiers, chacun fait son travail. Et lorsqu'on fait confiance et qu'on laisse la justice travailler sereinement, sans faire de pression, sans crier au complot, sans imaginer des choses et des choses, eh bien regardez, les choses se passent correctement, même si ce n'est évidemment pas facile à vivre, mais ce qui arrive à un ministre ça arrive à plein de citoyens, à plein de gens. Eh bien, vous savez quoi, à la fin, ceux qui sont coupables sont condamnés, et ceux qui sont innocents ont des classements sans suite, eh bien moi j'attends ça, voilà.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Alors, vous êtes là parce que j'ai sollicité votre venue, vous avez accepté. Est-ce que vous avez pensé à démissionner quand même ?

GERALD DARMANIN
Non.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Pas du tout. Vous pouvez remplir vos fonctions sans problème ?

GERALD DARMANIN
D'abord j'ai la confiance de Monsieur le Premier ministre et de Monsieur le président de la République, je constate que la quasi-intégralité des responsables politiques ont au moins eu des propos qui consistaient à mettre sur pause un certain nombre de critiques, parce que quel serait ce monde, où à chaque fois qu'il y a une accusation portée contre quelqu'un, contre un ministre, contre un responsable, contre un journaliste, contre un chef d'entreprise, contre n'importe qui, on devrait démissionner ? Ce serait l'instabilité permanente, et ce serait ouvert évidemment à n'importe quelle possibilité de déstabiliser chacune et chacun, et en même temps il faut que la justice travaille, c'est ce qu'elle fait aujourd'hui, c'est ce qu'elle a pu faire. Moi je voudrais aussi souligner que, dans tout ça, vous savez, j'ai eu des reportages, paraît-il, des dizaines de reportages dans ma commune où j'ai été maire, il y avait, paraît-il, des caméras partout dans la ville de Tourcoing, je recommande de revenir, il y a l'exposition « Chrétiens d'Orient » bientôt, j'espère qu'ils reviendront autant pour questionner sur la beauté de ma ville. Ils n'ont pas trouvé une personne, dans ma commune, quand j'ai vu tous ces reportages, quand j'ai lu tous ces articles, pour dire du mal personnel de leur ancien maire, parce que je suis toujours resté un élu local proche d'eux. Il y a des gens qui me combattent politiquement, et c'est normal, mais, voyez, ma première récompense, mon premier réconfort, c'est effectivement les habitants de ma ville, qui me connaissent. Et je pense que quand on monte effectivement un petit peu dans la hiérarchie politique, il faut s'attendre à ce genre de bassesses…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Ce sont des affabulations ?

GERALD DARMANIN
Moi je n'ai pas de jugement d'opinions, je laisse tout le monde travailler, et je voudrais surtout dire qu'il est très important, effectivement, que la libération de la parole se fasse. Et en même temps, je suis tout à fait d'accord, comme vous, pour dire que la présomption d'innocence existe et que… regardez ce qu'ont pu dire d'autres responsables politiques, quand on a pu me demander ma démission, il y a eu un classement sans suite pour la deuxième fois, eh bien il faut regarder ça avec le recul, en se disant que la vie politique n'est pas toujours facile, mais je ne suis pas le premier et je ne serai pas le dernier.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Alors, l'un de vos adversaires politiques a demandé votre démission, Laurent WAUQUIEZ. A propos de Laurent WAUQUIEZ, est-ce que vous êtes étonné par les propos qu'il a tenus, franchement ?

GERALD DARMANIN
D'abord moi je ne comprends pas la haine très personnelle que Laurent WAUQUIEZ me voue, parce que quand vous entendez…

JEAN-JACQUES BOURDIN
« Il va tomber. Le type sait très bien ce qu'il fait, il sait très bien ce qui va arriver », voilà ce qu'il a dit de vous devant les étudiants.

GERALD DARMANIN
Oui, alors il l'a manifestement dit avant le classement sans suite, comme quoi il faut savoir tourner 7 fois sa langue dans sa bouche, mais ce n'est pas la question. Moi, personnellement, je n'ai pas de ressentiment contre Laurent WAUQUIEZ, c'est un opposant politique désormais, nous avons servi ensemble le président SARKOZY, je n'ai pas de ressentiment personnel. Moi, d'ailleurs, je ne fais pas de politique avec de la violence dans mon corps, voyez, j'ai l'impression que Laurent WAUQUIEZ il est un peu tombé du côté obscur de la force là. Je crois que ses propos sont très dérangeants et sont très choquants. Je considère que, indépendamment de ce qu'il a pu dire de moi, après tout, pourquoi pas, si ça lui fait plaisir, si ça donne une catharsis particulière à Laurent WAUQUIEZ, ce qu'il dit sur le président MACRON est scandaleux, il porte des accusations très graves en expliquant qu'il y a un cabinet noir.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Complot, cabinet noir, complot…

GERALD DARMANIN
Ce qu'il a dit du président SARKOZY est absolument scandaleux, absolument scandaleux.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Je cite, je cite, pardon : « il contrôlait le téléphone portable des ministres afin de vérifier ce que chacun disait de lui, il les mettait sur écoute pour tout savoir, pour connaître les mails, pour tout savoir des conversations de ses ministres. » C'est vrai ou c'est faux ?

GERALD DARMANIN
Attendez…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Je fais exprès de vous poser la question.

GERALD DARMANIN
Vous plaisantez ?

JEAN-JACQUES BOURDIN
Je fais exprès de vous poser la question.

GERALD DARMANIN
Vous avez réussi à me faire sourire ce matin rien que sur Laurent WAUQUIEZ, c'est un défi. Je crois que c'est monsieur BUISSON qui écoutait monsieur SARKOZY, et moi je constate que, Laurent WAUQUIEZ, on sait tous qu'il connaît bien monsieur BUISSON, qu'il avait finalement deux maîtres, monsieur WAUQUIEZ, il avait monsieur BUISSON d'un côté et il avait Soeur Emmanuelle de l'autre. Je regrette qu'il n'ait pas suivi Soeur Emmanuelle sur ce coup. Cette manie du complot, manifestement de la manipulation…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Mais c'est de la diffamation ça ?

GERALD DARMANIN
Moi écoutez, moi je pense que les Français ont envie qu'on parle d'autre chose. En revanche, ce qui est extrêmement inquiétant, c'est que soit monsieur WAUQUIEZ croit ce qu'il dit devant ces étudiants, et dans ces cas-là c'est extrêmement grave, extrêmement grave, il est le chef de l'opposition, il est potentiellement président de la République, c'est extrêmement grave. Soit il ne croit pas ce qu'il dit, et il a voulu faire le malin, comme disent les jeunes, et dans ces cas-là c'est extrêmement inquiétant, ce n'est pas digne. Moi je crois qu'il se grandirait, non pas simplement à s'excuser devant le président SARKOZY, mais à s'excuser devant les Français. Quand il dit…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Il a appelé Nicolas SARKOZY, non ?

GERALD DARMANIN
Alors, monsieur SARKOZY il avait tendance à dire « insultes publiques, excusées privées, ça ne marche pas », donc je reprends cette phrase. Je crois qu'il a à s'excuser devant les Français. Parce que, qu'est-ce qu'il a dit au début de son enregistrement, même si effectivement celui-ci semble être volé, et qu'en soit c'est une mauvaise pratique. Il dit « je ne vais pas vous refaire le bullshit médiatique », c'est-à-dire qu'il avoue qu'il est duplice, il avoue que quand il parle dans votre micro, monsieur BOURDIN, ça vous fera sans doute plaisir, quand il parle dans les meetings, quand il parle médiatiquement aux Français, il ment, il ne dit pas ce qu'il pense, et que, quelque part, il y a d'autres moments où il ne dit pas les mêmes choses qu'il dit devant le micro. Eh bien, vous savez, ça s'appelle de l'insincérité. Un responsable politique ne peut pas être insincère à ce point, ce n'est pas Frank Underwood, on n'est pas dans la série « House of Cards », on n'est pas dans le cynisme absolu, les Français ils ont élu monsieur MACRON face à madame LE PEN, il y a quasiment la moitié des Français qui ne vont plus voter aux élections, on ne peut pas avoir des responsables politiques qui fonctionnent comme ça. Alors, indépendamment de la violence très personnelle qu'il avait vis-à-vis de moi, dont je ne m'explique pas finalement les ressorts, moi je redis une nouvelle fois que, dans la bienveillance la plus absolue, je n'ai rien contre monsieur WAUQUIEZ, qui est un garçon qui, par ailleurs, jusqu'à présent, était talentueux, j'ai du mal à comprendre comment on peut être le chef de l'opposition avec une telle indignité.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Vous avez un contact avec Nicolas SARKOZY depuis ?

GERALD DARMANIN
J'ai des contacts réguliers avec Nicolas SARKOZY…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Je sais, c'est pour ça que je vous pose la question.

GERALD DARMANIN
C'est du pur respect que j'ai vis-à-vis de lui, et je n'ai jamais dit ce que me disait le président SARKOZY, ça ne va pas commencer maintenant. Mais, en revanche, je voudrais distinguer franchement Laurent WAUQUIEZ des militants LR, moi je les connais les militants LR, ils ne sont pas comme ça. Je connais les élus. Il y a plein d'élus – aujourd'hui LR, on est parfois virulents dans l'hémicycle – je sais qu'ils ne sont pas comme ça. Je sais que l'opposition n'est pas indigne, en revanche je constate que le chef de l'opposition, manifestement, est allé beaucoup plus loin que ce que lui permettait le minimum de cynisme que chacun peut avoir.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Parlons d'autre chose, la cote de popularité d'Emmanuel MACRON est en baisse. Alors j'écoutais Xavier BERTRAND hier sur BFM TV et je le cite : « L'image du premier de cordée est terrible, si deux personnes de la cordée dévissent, que fait le premier, il coupe la corde » et ceux qui dévissent, Gérald DARMANIN, ce sont les retraités, beaucoup de retraités, peut-être pas tous, mais beaucoup qui dévissent aujourd'hui et qui perdent du pouvoir d'achat. Que leur dites-vous ce matin ?

GERALD DARMANIN
Je voudrais dire que plusieurs contre-vérités répétées ne font pas une vérité. Qu'est-ce qui se passe sur cette augmentation de CSG ? Jusqu'à à peu près 1.200 euros, les retraités d'aujourd'hui, ceux qui reçoivent leur pension fin janvier, ceux qui recevront leur pension fin février et puis ainsi tous les mois, n'ont pas d'augmentation de CSG. Ils n'ont pas d'augmentation de CSG.

JEAN-JACQUES BOURDIN
1.200 euros.

GERALD DARMANIN
Jusqu'à 1.200 euros, c'est même 1.360 euros pour ceux qui ont plus de 65 ans parce qu'il y a un abattement mais, pour la clarté du propos, on va prendre le principe de 1.200, 1.194 exactement.

JEAN-JACQUES BOURDIN
On n'est pas riche avec 1.200 euros.

GERALD DARMANIN
On n'est tout à fait pas riche avec 1.200 euros, je remarque cependant…

JEAN-JACQUES BOURDIN
On n'est pas riche surtout quand on va perdre 400, 500, 600 ou 700 euros à la fin de l'année.

GERALD DARMANIN
Alors permettez-moi d'abord d'aller jusqu'au bout de mon propos, on n'est pas riche à 1.200 euros, c'est tout à fait vrai, constatons ensemble qu'il y a des petites retraites à 700, 600, 800 euros dans notre pays, le minimum vieillesse, il est à 800 euros. Moi, je connais dans ma commune des centaines de personnes, des femmes d'artisans, des agriculteurs, des ouvriers qui ont 900 euros de retraite.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Je vous arrête à ce propos, un couple qui touche 920 euros chacun, voit sa CSG augmenter ?

GERALD DARMANIN
Vous me permettez de terminer, si ça ne vous dérange pas.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Juste une petite parenthèse.

GERALD DARMANIN
1.200 euros, un retraité tout seul, une veuve toute seule, voilà 1.200 euros, on en connaît tous effectivement, à partir de 1.200 euros, elle voit sa CSG augmenter, avant ce n'était pas le cas. Et avant, il y a même une augmentation de pouvoir d'achat puisqu'à partir du mois d'avril ce sera 30 euros de plus par mois pour le minimum vieillesse. De 1.200 euros à 2.500 euros de retraite, il est vrai qu'il y a une augmentation de CSG, de quelques euros, voire de quelques dizaines d'euros, c'est tout à fait vrai. Et nous avons souhaité, oui, oui bien sûr, et nous avons souhaité que cela soit compensé, si j'ose dire, voire qu'elle gagne du pouvoir d'achat avec la suppression de la taxe d'habitation. C'est vrai que c'est au mois d'octobre, c'est vrai que pendant ce temps-là, on l'a toujours dit, il y a dix mois. Mais dans dix mois, les Français recevront pour 80 % d'entre eux, la taxe d'habitation divisée d'un tiers, cette année et puis d'un autre tiers l'année prochaine, et puis d'un troisième tiers, pour qu'il n'y ait plus de taxe d'habitation pour 2020. Alors qu'est-ce qui se passe ? Quand vous dites les retraités voient leur pouvoir d'achat dévisser…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Enfin c'est ce que dit la majorité.

GERALD DARMANIN
Ce n'est pas la majorité en plus, permettez-moi de vous le dire, mais ce n'est pas grave.

JEAN-JACQUES BOURDIN
60 %.

GERALD DARMANIN
Non, 60 % pour la CSG et puis il y a 50 % de ces 60 % qui ne paieront pas la taxe d'habitation, ce qui fait qu'il n'y aura que 35 % des retraités qui vont voir une augmentation de leur CSG. Alors il est vrai et là moi je ne fais pas du « bullshit » une nouvelle fois pour vous le dire, il est vrai et on l'assume, ça a été dit, y compris dans la campagne électorale, qu'au-dessus de 2.500 euros de retraite, on n'est toujours pas riche à 2.500 euros, mais il y a des gens qui ont moins de retraite que 2.500 euros et on en connait plein. Au-dessus de 2.500 euros de retraite, les gens effectivement vont perdre, vont avoir une augmentation de CSG, et on l'assume. Parce que par ailleurs Monsieur BOURDIN, c'est ça qui est quand même très intéressant, parce que c'est le principe de la politique économique que nous menons, il y a 21 millions de salariés et vous n'avez pas commencé par ça, ce qui prouve qu'il n'y a sans doute pas de problème, il y a 21 millions de salariés qui voient leur pouvoir d'achat augmenter. Tout le monde l'a vu à partir du mois de janvier et c'est très important de voir qu'aujourd'hui le drame politique, économique, c'est des familles monoparentales, c'est la dame qui habite au coin justement, qui a trois gamins, qui ne peut pas aller bosser parce qu'il faut faire garder son gamin, qu'elle n'a pas assez d'allocations familiales et que les revenus de l'assistance, malheureusement pour elle, l'empêchent de retrouver un travail.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Oui, mais Gérald DARMANIN, ce salarié qui effectivement a touché un tout petit peu plus à la fin du mois de janvier, il paie aussi un peu plus cher son gasoil, quand il va travailler à 20 kms, ou à 30 kms, il a d'autres taxes à payer qui augmentent.

GERALD DARMANIN
Je sais que…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Gérald DARMANIN…

GERALD DARMANIN
Monsieur BOURDIN, je sais que vous êtes pratique et que vous n'aimez pas qu'on vous enfume.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Non, je n'aime pas.

GERALD DARMANIN
Donc je vais prendre un exemple très concret.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Allez-y.

GERALD DARMANIN
Imaginons quelqu'un à Tourcoing qui fait 50 kms par jour, avouez qu'il fait quand même beaucoup de kilomètres, pour aller travailler dans sa voiture diesel. Je pars du principe qu'il ne fume pas, parce que, avouons que le fait de fumer est un choix personnel. Donc il faut 50 kms par jour, il est ouvrier et il touche le SMIC, il n'y a aucun problème, d'accord. Cette personne, elle va avoir trois problèmes que nous allons constater ensemble. Premièrement, elle va prendre sa voiture, et 50 kms par jour, avec une voiture assez vieille, qui consomme beaucoup, un plein par semaine. Il aura 200 euros effectivement d'augmentation de sa fiscalité diesel, ça va lui coûter 200 euros, ce que nous avons décidé, c'est vrai il aura 200 euros de moins de pouvoir d'achat, mais il a par ailleurs 250 euros de plus de pouvoir d'achat grâce à la suppression de ses cotisations s'il est ouvrier. Et par ailleurs puisqu'il est ouvrier et qu'il est au SMIC, il paie sa taxe d'habitation, puisqu'au SMIC, vous payez votre taxe d'habitation. La moyenne de la taxe d'habitation en France, c'est 600 euros, il y a des plus, il y a des moins, admettons. Un tiers de moins en octobre, c'est 200, donc il a 450 euros de pouvoir d'achat en plus…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Donc pas de problème de pouvoir d'achat dans notre pays ?

GERALD DARMANIN
Et 200 euros de pouvoir d'achat en moins, mais bien sûr que si, c'est pour cela que l'on fait ces réformes, c'est parce qu'on trouve qu'il y a des problèmes de pouvoir d'achat. On en est à J plus 31 jours, ou 32 jours de notre réforme, attendez, soyons un peu patients, le quinquennat est dans 4 ans. Monsieur BOURDIN, c'est très important ce que je vous dis, il gagne 450 euros cet ouvrier qui fait 50 kms par jour, dans l'année et il perd 200 euros, il a donc 250 euros de pouvoir d'achat. Moi, je vous donne rendez-vous si vous le souhaitez à la fin de l'année et vous pouvez demander à tous les ouvriers de France…

JEAN-JACQUES BOURDIN
On en reparlera.

GERALD DARMANIN
A tous les salariés et on peut prendre n'importe qui au téléphone, je suis même d'accord pour faire un rendez-vous avec vos auditeurs.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Très bien, on le fera.

GERALD DARMANIN
Et feuille de paie en main, taxe d'habitation en main, nous serons les premiers à leur montrer que nous avons baissé un impôt, ça n'a jamais existé de baisser un impôt comme nous allons le baisser, jamais.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Gérald DARMANIN, je voudrais parler de l'avenir de la Fonction publique et d'abord de la SNCF. Le rapport Spinetta propose, entre autres, de supprimer le statut de fonctionnaire pour les nouvelles embauches, les nouveaux embauchés, vous y êtes favorable ?

GERALD DARMANIN
Le statut de cheminot.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Oui, de cheminot, mais enfin cheminot…

GERALD DARMANIN
Moi je pense qu'il n'y a pas de tabou. Je pense que pour la première fois de notre histoire…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Vous n'êtes pas opposé à cela ?

GERALD DARMANIN
Non, je ne suis pas opposé à ça. Pour la première fois de notre histoire il y a un rapport qui fait la vérité, qui ne fait pas de bullshit, qui fait la vérité sur la SNCF, qui est une grande entreprise, à laquelle les Français sont très attachés, mais qui a 50 milliards de dette, à peu près, et qui en rajoute à peu près 2,5 milliards, 3 milliards par an, c'est-à-dire qu'on pousse la boule. Et personne n'a jamais rien fait de très conséquent pour réformer cette chose, d'autant qu'on va ouvrir à la concurrence dans quelques mois, dans quelques années. Et donc, il est tout à fait normal de tirer toutes les conséquences de ce rapport, bien sûr.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Donc pas de problème ?

GERALD DARMANIN
Mais à la fin la SNCF…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Pas de problème. La suppression du statut…

GERALD DARMANIN
Ça se regarde.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Ça se regarde, et vous le regarderez. Ça se regarde, et vous le regardez.

GERALD DARMANIN
Mais, vous avez constaté que ce gouvernement, ce qui le caractérisait c'était la vérité et le courage. Après, on peut être pour ou contre ce que nous proposons, mais la vérité et le courage.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Et des plans de départs volontaires aussi, à la SNCF ?

GERALD DARMANIN
Moi je ne connais pas assez bien la structure SNCF, donc je ne vais pas porter de jugement là-dessus…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Alors, des plans de départs volontaires dans la Fonction publique ?

GERALD DARMANIN
Oui, moi je l'ai dit, j'y étais très favorable, mais qui n'est pas un plan de départs volontaires généralisé. D'ailleurs, dans plan de départs volontaires vous aurez constaté qu'il y a volontaires, donc ça ne se fera pas contre les agents, et ça ne peut être que la conséquence des réformes de l'Etat. Ce n'est pas un plan de départs volontaires en général, on ne va pas faire partir des professeurs de l'Education nationale, dont on a besoin, ou des infirmiers dans l'hôpital public. On va dire, on va faire des réformes, ou, jusqu'à présent les réformes de la Fonction publique c'était quoi ? Sans le dire on faisait du 1 sur 2, on faisait du « paramétrique » comme on dit à Bercy, on faisait du comptable, et on décourageait Billancourt, parce que si on supprime un par un tous vos collègues qui partent à la retraite, à la fin vous vous retrouvez avec plus de travail, alors que vous n'avez pas changé vos missions. Donc on va changer les missions, on va réfléchir à c'est quoi le service public de demain, parce que le service public il n'a pas été fait pour le ministre, ni pour les syndicats, ni pour les fonctionnaires, il a été fait pour le public. Les gens ont la vie qui changent, ils bougent, ils déménagent, ils sont sur Internet, ils travaillent tard le soir, ils ont désormais des vies très différentes. Donc, nous allons étudier, nous sommes en train d'étudier c'est quoi le service public d'aujourd'hui. C'est très important le service public, moi je suis favorable aux statuts, par exemple, moi je suis favorable aux statuts de la Fonction publique, par contre je suis aussi favorable aux plans de départs. Quand on a décidé qu'on arrêtait une politique, ou qu'on fusionne deux services, on ne va pas garder les mêmes agents publics, si on fusionne deux services, ou qu'on arrête une politique, on va dire aux agents qui s'occupaient jusqu'à présent de ça…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Mais vous voulez aussi privilégier le recours aux contractuels.

GERALD DARMANIN
Mais tout se regarde, tout se regarde.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Il y en a 1 million aujourd'hui.

GERALD DARMANIN
Il y en a à peu près 1 million, oui.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Et il y en aura combien à la fin du quinquennat ?

GERALD DARMANIN
Mais ce n'est pas une politique comptable

JEAN-JACQUES BOURDIN
Ah bon ?

GERALD DARMANIN
Mais non. Mais quand je suis devenu maire, il y avait des gens, pour être extrêmement précis aussi, qui enchainaient des contrats d'une journée. Ce n'est pas acceptable ça. La Fonction publique, l'Etat est parfois un très mauvais employeur, donc il faut arrêter de penser qu'on ne doit rien changer, parce qu'il y avait un statut qui a été décidé en 1945. Il y a des moments où l'Etat doit être plus proche de ses agents publics, je l'ai dit aux syndicats, et il est vrai qu'il faut mettre fin à une certaine précarisation. C'est vrai. Des gens qui ont des contrats, que l'on renouvelle chaque jour pendant 7 ans, il faut les titulariser ou les CDIser, ce que j'ai fait dans ma commune. Et puis il y a des moments où il faut expliquer aussi à certains syndicats, qu'on ne peut pas rester comme en 1945 et que la société évolue. D‘ailleurs, c'est tellement vrai que, je prends l'exemple de la CGT, elle a évolué. Vous savez que le statut de la Fonction publique c'est une idée de la Monarchie de juillet, et pendant toute la troisième république, les syndicats, notamment la CGT, s'y sont opposés, et c'est en 1944 que le Général de GAULLE, refusant de nommer un ministre communiste dans un pouvoir régalien, a nommé Maurice THOREZ, et c'est Maurice THOREZ qui a fait le statut de la Fonction publique, comme quoi même la CGT a pu évoluer, entre les années 30 et le années 50. Eh bien tant mieux, aujourd'hui on n'est plus dans les années 50, on est en 2018. Regardons ensemble, on a un an, a dit le Premier ministre, pour discuter avec les syndicats, c'est tout à fait passionnant, moi j'aime le service public et je suis très heureux qu'on va le transformer.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Est-ce que vous allez aussi accroitre la part de rémunération individuelle d'un fonctionnaire ?

GERALD DARMANIN
Individuelle, je ne sais pas, en tout cas...

JEAN-JACQUES BOURDIN
Au mérite, dans tous les cas ?

GERALD DARMANIN
Le mérite, il peut se regarder soit de façon individuelle, soit de façon collective, vous pouvez dire que c'est un service qui est performant, par exemple. Bon. Oui, on va essayer, on l'a dit, de travailler à une nouvelle rémunération des agents publics, fondée sur le mérite.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Comme ça existe dans certaines mairies, par exemple, où on récompense certains employés, parce que...

GERALD DARMANIN
Vous avez raison, c'est une piste.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Parce qu'ils sont là, parce qu'ils travaillent bien...

GERALD DARMANIN
Il faudrait que l'on définisse ensemble ce qu'est le mérite, ce qui va nous prendre un petit peu de temps.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Vous le ferez ?

GERALD DARMANIN
Oui, bien sûr, avec les syndicats. Est-ce que c'est le présentéisme, est-ce que c'est des indicateurs de performance, est-ce que les citoyens peuvent juger l'efficacité de leur service public ? En tout cas, moi je sais que le service public n'est pas l'intérêt privé. Je respecte l'entreprise, mais ils ne poursuivent pas le même but, donc il ne faut pas que ça soit les mêmes mesures, mais oui je suis d'accord pour qu'on mesure et qu'on rémunère au mérite, bien sûr.

JEAN-JACQUES BOURDIN
L'indice, gelé jusqu'à quand ?

GERALD DARMANIN
De quoi, l'indice de la Fonction publique ?

JEAN-JACQUES BOURDIN
Oui, de la Fonction publique.

GERALD DARMANIN
Non mais ce n'est pas une question d'indice gelé, monsieur BOURDIN, moi je veux bien qu'on rentre dans cette histoire, mais si on augmente d'un point le point d'indice, puisque c'est votre question, c'est deux milliards de dépenses publiques, je vous rappelle qu'on a 2 200 milliards de dettes. Bon....

JEAN-JACQUES BOURDIN
Mais ce n'est pas la question, mais pour...

GERALD DARMANIN
Attendez, et c'est quelques euros de plus, vous avez vu que le point d'indice il a été augmenté par le quinquennat précédent, il a d'ailleurs été payé par les collectivités locales en grande partie, donc ils sont généreux avec l'argent des autres, il n'a pas réglé le problème de la pénitentiaire, il n'a pas réglé le problème dans les EHPAD, il n'a pas réglé le problème dans l'hôpital public, donc ii vaut mieux faire de la dentelle que de la Grosse Bertha, si vous me permettez cette expression. Il vaut mieux regarder là où effectivement les agents publics sont mal rémunérés, c'est le cas de l'administration pénitentiaire, c'est le cas de l'hôpital public, et de faire, pour le coup, de la dentelle, voir ce que l'on peut faire pour améliorer leur rémunération, que d'être généreux avec l'argent des autres, faire de la bonne politique, au sens démagogique du terme, dépenser des milliards dans résoudre les problèmes.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Deux questions pour terminer. La revalorisation des pensions de retraite, pas avant janvier prochain, on est bien d'accord ?

GERALD DARMANIN
Nous discutons avec le Premier ministre et la ministre des Solidarités et de la Santé...

JEAN-JACQUES BOURDIN
Ah, ça pourrait être avancé ?

GERALD DARMANIN
Eh bien nous discutons, vous savez...

JEAN-JACQUES BOURDIN
Octobre, c'était prévu en octobre, ça a été retardé en janvier.

GERALD DARMANIN
Il me semble que le président de la République va annoncer dans quelques semaines une réforme des retraites, et la méthode, pour aujourd'hui et pour demain, on a quelques semaines de patience.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Donc il est possible que les pensions soient revalorisées avant la fin de l'année 2018.

GERALD DARMANIN
J'entends bien. Vous ne trouvez pas qu'il y a beaucoup d'annonces déjà ?

JEAN-JACQUES BOURDIN
Non non mais...

GERALD DARMANIN
La SNCF, la Fonction publique...

JEAN-JACQUES BOURDIN
Non, mais je vous dis ça...

GERALD DARMANIN
Attendons quelques semaines.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Non, parce que je pense aux retraités qui nous écoutent.

GERALD DARMANIN
Oui, moi je pense à eux aussi, bien évidemment.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Oui, et qui parfois ont des difficultés à finir la fin du mois.

GERALD DARMANIN
Je pense aussi à tous ceux qui ont votre âge ou le mien, monsieur BOURDIN, et qui se demandent quand est-ce qu'ils vont partir en retraite, selon quelle rémunération. Les gens qui aujourd'hui...

JEAN-JACQUES BOURDIN
Je partirai avant vous, je vous le dis tout de suite.

GERALD DARMANIN
Oui, mais si on écoute monsieur WAUQUIEZ, ça n'est pas vrai. Mais si jamais on a la rémunération, quand vous rentrez à la fac aujourd'hui, je suis sûr que les étudiants à la fac ne se disent pas qu'ils auront une retraite par répartition, il faut sans doute les rassurer.

JEAN-JACQUES BOURDIN
J'ai une dernière question, là, d'un auditeur qui a combattu en Algérie, du 3 juillet 1962 à juillet 1964, est-ce que vous allez accorder la carte d'ancien combattant à ces...

GERALD DARMANIN
Mais il se trouve que quand j'étais parlementaire, moi j'ai fait une proposition de loi...

JEAN-JACQUES BOURDIN
Mais je sais, et Emmanuel MACRON a fait la promesse, lui.

GERALD DARMANIN
Mais je vous dis ce que moi j'ai fait.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Oui.

GERALD DARMANIN
Quand je suis rentré au gouvernement, j'ai discuté avec les associations d'anciens combattants, et je leur ai dit que je porterai, avec la ministre madame DARRIEUSSECQ, qui est une très bonne ministre des Anciens combattants, le combat pour la mémoire, pour les veuves...

JEAN-JACQUES BOURDIN
Vous allez le faire, donc.

GERALD DARMANIN
Alors, nous avons revalorisé cette année les veuves, et les harkis. Il y a une grande injustice pour les veuves, et une grande injustice pour les harkis et nous travaillons dans le quinquennat puis qu'il y a une augmentation du budget de l'Armée, à ce que les anciens combattants, y compris dans cette date compliquée...

JEAN-JACQUES BOURDIN
Ça sera fait avant la fin du quinquennat ?

GERALD DARMANIN
Je ne vais pas prendre la décision à la place de la ministre des Armées, mais nous y travaillons.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Merci Gérald DARMANIN.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 20 février 2018

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