Déclaration de Mme Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, sur l'inauguration d'un bâtiment médico-technique du CHIPS, Saint-Germain en Laye le 15 janvier 2018. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de Mme Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, sur l'inauguration d'un bâtiment médico-technique du CHIPS, Saint-Germain en Laye le 15 janvier 2018.

Personnalité, fonction : BUZYN Agnès.

FRANCE. Ministre des solidarités et de la santé

ti :


Monsieur le Président du Sénat, cher Gérard Larcher,
Madame la Présidente de la Région Ile-de-France, chère Valérie Pécresse,
Monsieur le Président du Conseil Départemental, cher Pierre Bédier,
Monsieur le Maire de Poissy, cher Karl Olive,
Monsieur le Maire de Saint-Germain-en-Laye, cher Arnaud Pericard,
Madame la Présidente de la Commission médicale d'établissement (CME), chère Professeure Jacqueline Selva,
Chers collègues,
Mesdames, Messieurs,


Si je suis heureuse d'être ici, parmi vous, aujourd'hui, c'est que je vois, dans ce nouveau bâtiment, un signe d'optimisme pour 2018.

Malgré un contexte financier, budgétaire et humain des plus difficiles, vous avez su porter des projets formidables – et ce, dans un cadre intercommunal tout à fait innovant et, j'ose le mot, courageux.

Cette première pierre que nous posons, elle ne finalise pas seulement ce long processus de fusion intercommunale de vos deux sites hospitaliers.

Ce nouveau bâtiment pose également les fondations d'une nouvelle organisation territoriale de l'offre de soins du Nord des Yvelines.

Alors que nous posons aujourd'hui la première pierre de ce chantier, d'autres chantiers, plus stratégiques, nous attendent pour 2018.

1. Pour bâtir haut, il faut creuser profond : c'est pourquoi le premier de ces chantiers, cela va sans dire, c'est celui de la stratégie nationale de santé (SNS), et de ses 4 priorités.

J'aimerais m'arrêter sur deux d'entre elles, auquel ce nouveau bâtiment répond particulièrement.

2. Je veux parler de la lutte contre les inégalités territoriales, et des innovations en matière d'organisation.

A cet égard, je veux vous affirmer ma détermination à défendre l'offre de soins dans toute sa pluralité, dans le cadre des groupements hospitaliers de territoires (GHT).

Ils luttent contre les inégalités sociales et territoriales, et contribuent ainsi à offrir à tous une santé de qualité. Ils permettent de définir des parcours rationnels aux patients et une gradation des soins.

2.1. Je suis attachée, tout comme vous, à une approche participative et concertée des problèmes de santé publique – en particulier s'agissant des synergies territoriales.

Ainsi, pour une filière sur 4, c'est sur les thématiques des coopérations antérieures que se noue le lien avec l'établissement privé, dans le cadre du projet médical partagé.

Cette continuité atteste de la prise en compte, par les GHT, de la plupart des partenariats déjà existants.

Les groupements hospitaliers de territoires (GHT) n'ont pas remis en cause la grande majorité des liens existants entre le public et le privé.
Surtout, je me réjouis de voir la synergie dont attestent, à ce jour, ces nombreux partenariats.

J'ai, bien entendu, à l'esprit votre démarche, si singulière.

2.2. Le GHT Yvelines-Sud fédère aujourd'hui pas moins de 17 établissements :

dont 6 établissements de santé privés d'intérêt collectif (ESPIC) : les Instituts MGEN La Verrière, Le CERRSY Rambouillet, le Fondation Mallet Richebourg, l'Hôpital la Porte Verte, la Maison de santé Claire Demeure, ainsi que le Centre pédiatrique des Côtes.

2.3. Vos coopérations territoriales, public – privées, déjà amorcées en imagerie, ou en néphrologie, doivent se poursuivre sur d'autres filières.

Je pense par exemple :

à la cardiologie, avec la clinique Evecquemont,

aux soins de suite et de réadaptation (SSR), avec l'Oiseau Blanc,

ou encore à l'hospitalisation à domicile (HAD), avec la fondation Bellan, avec et Santé Service.

2.4. Enfin, les partenariats du GHT Yvelines-Sud réaffirment, avec force, la nécessité de mettre en relation les soins, la recherche et l'enseignement, que ce soit :

avec l'AP-HP HUPIFO (Hôpitaux universitaires Paris Ile-de-France Ouest),

ou encore avec le groupe hospitalier (GH) Necker.

Je pense également à la convention avec la faculté de médecine de l'université de Versailles-Saint-Quentin, qui mettra à disposition de votre centre des services et des personnels hospitalo-universitaires, notamment dans le secteur de la périnatalité.

Tous les chercheurs, quels qu'ils soient, conçoivent des modèles dont ils choisissent les propriétés, et ce pour répondre à une question scientifique précise.

Or, les médecins, au contraire, sont face à un patient dont les paramètres sont incontrôlables.

Ce modèle, celui des centres hospitaliers universitaires, nous apprend sans cesse à redevenir un étudiant, qui ne connaît rien au sujet, et qui doit, pour progresser, travailler avec les autres.


Mesdames, Messieurs,

Seul celui qui n'a pas bâti de maison croit que les murs sortent de terre.

A voir l'ampleur du bâtiment à venir – 19 000 mètres carrés ! –, je sais que vous mesurez l'ampleur des chantiers à mener cette année.

Or, un édifice bâti sur l'inégalité, sur l'injustice, est condamné à s'écrouler.

Précisément, bâtir, c'est sentir, en apportant sa pierre à l'édifice, que l'on contribue à un système de santé plus solidaire.

C'est pourquoi je suis sûre que vos efforts, que nos efforts, pour répondre aux attentes de nos concitoyens, feront de 2018 une année de succès.


Je vous remercie.


Source http://solidarites-sante.gouv.fr, le 16 mars 2018

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