Interview de M. Christophe Castaner, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, à France Info le 15 mars 2018, sur le projet de réforme de la SNCF, les manifestations contre la hausse de la CSG et l'avenir des écoles en zone rurale. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Christophe Castaner, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, à France Info le 15 mars 2018, sur le projet de réforme de la SNCF, les manifestations contre la hausse de la CSG et l'avenir des écoles en zone rurale.

Personnalité, fonction : CASTANER Christophe, APHATIE Jean-Michel.

FRANCE. Secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement;

ti : BRUCE TOUSSAINT
L'invité politique de Franceinfo ce matin et Christophe CASTANER, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé des Relations avec le Parlement et délégué général de La République En Marche.

JEAN-MICHEL APHATIE
Bonjour Christophe CASTANER.

CHRISTOPHE CASTANER
Bonjour.

JEAN-MICHEL APHATIE
Les syndicats, ce n'est pas une surprise, ont mal reçu le projet de réforme de la SNCF qui a été présenté hier en conseil des ministres, ils déplorent la méthode, ils déplorent le fond, ils annoncent des actions importantes - tous les syndicats sont pratiquement unanimes pour le dénoncer -et certains pointent cette incompréhension. Qu'est-ce qui reste à négocier ? On nous dit on va vous recevoir 70 fois d'ici à la discussion parlementaire mais pour négocier quoi ? Et celui qui a synthétiser cette critique c'est l'un de vos adversaires politiques, il s'agit d'Olivier FAURE, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

OLIVIER FAURE, PRESIDENT DU GROUPE SOCIALISTE A L'ASSEMBLEE NATIONALE
Passage en force, ordonnances, on fait semblant de se concerter mais en réalité tout est déjà écrit.

JEAN-MICHEL APHATIE
Tout est djà écrit, c'est vrai qu'est-ce qui reste à négocier ?

CHRISTOPHE CASTANER
Tout justement.

JEAN-MICHEL APHATIE
Pas tout !

CHRISTOPHE CASTANER
Non, mais tout...

JEAN-MICHEL APHATIE
Pas le statut des fonctionnaires, pas le statut juridique de l'entreprise...

CHRISTOPHE CASTANER
Mais attendez, vous savez très bien que dans une négociation il faut que chacun ait envie d'avancer, de toute façon avant même que le texte soit présenté, document qu'on avait fait avec le diagnostic, le diagnostic de la situation extrêmement grave de la SNCF, dès lors qu'on a dit on veut sauver la SNCF en faisant bouger les lignes, les syndicats avaient déjà annoncé qu'ils voulaient bloquer la SNCF et qu'ils voulaient faire grève. Maintenant il y a un texte, un texte dont on va parler, les modalités par exemple de la concurrence et de l'entrée en concurrence avec d'autres acteurs sur le ferroviaire - ce qui est demandé par toutes les régions de France qui seront autorités organisatrices, par exemple elles sont différentes en Ile-de-France qu'elles devront l'être dans d'autres régions...

JEAN-MICHEL APHATIE
Oui, mais on ne négocie rien sur le statut ?

CHRISTOPHE CASTANER
Ça, ça fait partie des sujets dont on peut parler.

JEAN-MICHEL APHATIE
Le statut on ne négocie pas ?

CHRISTOPHE CASTANER
Mais vous voulez qu'on négocie quoi, on a dit que ceux qui ont un statut aujourd'hui...

JEAN-MICHEL APHATIE
La forme juridique de l'entreprise on ne négocie pas ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non, mais Jean-Michel APHATIE on a dit ceux qui aujourd'hui ont un statut de cheminots...

JEAN-MICHEL APHATIE
Le gardent.

CHRISTOPHE CASTANER
Vont le garder, donc effectivement on pourrait négocier avec les partenaires sociaux de le retirer, mais je ne suis pas sûr qu'ils en soient favorables et qui le proposent, nous on a proposé le conserver. Par contre on propose pour celles et ceux qui vont être embauchés demain à la SNCF qu'on leur applique le droit du travail, celui qui prend en compte la pénibilité...

JEAN-MICHEL APHATIE
Oui, bien sûr.

CHRISTOPHE CASTANER
Celui qui s'applique à tous les salariés de France et qui va s'appliquer aux entreprises concurrentes qui feront rouler des trains sur les mêmes rails que ceux de la SNCF, donc effectivement si l'idée de la négociation s'est de dire : « on veut que rien ne change, que rien ne bouge, qu'on continue à mettre 14 milliards d'euros d'argent public chaque année dans la SNCF, c'est-à-dire que plus que dans la police et dans la gendarmerie en France » ou, si on veut faire comme Olivier FAURE, dire - parce qu'Olivier était président du groupe socialiste dans la mandature d'avant et ça a été mon président – et donc de faire comme on a toujours fait, c'est-à-dire rien et continuer la fuite en avant avec 50 milliards d'euros de dettes, au fond mener nos trains dans une impasse, je pense qu'il faut en sortir.

JEAN-MICHEL APHATIE
Vous redoutez le conflit ?

CHRISTOPHE CASTANER
On redoute toujours les conflits, surtout pour les usagers, pour celles et ceux qui utilisent le train pour aller travailler et pour celles et ceux qui voient déjà la dégradation du service et qui vont être empêchés dans de bonnes conditions...

JEAN-MICHEL APHATIE
Quelle est votre ambition ?

CHRISTOPHE CASTANER
Moi je souhaite qu'elle ne soit pas longue, parce que l'objectif il est commun avec les cheminots, il est de sauver la SNCF et donc on doit se retrouver sérieusement autour de la table pour cela, mais, s'ils ne veulent rien négocier...

BRUCE TOUSSAINT
Mais, vous, vous vous préparez à l'idée d'un conflit quoi qu'il arrive, d'une grève, enfin quelque chose d'un peu inéluctable selon vous ?

CHRISTOPHE CASTANER
De toute façon du moment qu'on touche à la SNCF, alors qu'on sait tous depuis des dizaines d'années qu'il faut traiter ce problème parce que sinon on amène la SNCF dans le mur, on a toujours reculé par peur justement des manifestations parce que tout le monde a en tête ce qui était arrivé à Alain JUPPE quand il a tenté de le faire à l'époque et, parce qu'il y aurait ce risque-là, on ne doit rien faire, c'est injuste, c'est fondamentalement injuste pour les Français, pour l'usager. Moi je suis de la région Provence-Alpes - Côte-d'Azur, un train qui allait de Marseille  Nice en 1970 allait 25 minutes plus vite qu'un train aujourd'hui, on a quand même une vraie anomalie dans le fonctionnement de notre système, donc oui il faut avoir un peu de courage politique, mais surtout de la responsabilité pour les salariés de la SNCF, pour ces cheminots qui font passionnément leur travail et qui ne doivent pas voir dans la volonté du gouvernement la volonté de casser, on a dit tout et n'importe quoi : privatiser la réponse est non, supprimer les petites lignes la réponse est non, donc on voit bien qu'aujourd'hui on a une base de discussions, on a deux de discussions possibles et on a la volonté d'aller vite sur ce texte, le texte devrait si tout va bien aboutir d'ici le début de l'été...

JEAN-MICHEL APHATIE
Oui, oui.

CHRISTOPHE CASTANER
En matière de temps législatif...

JEAN-MICHEL APHATIE
C'est-à-dire voté définitivement au Parlement

CHRISTOPHE CASTANER
Voilà !

JEAN-MICHEL APHATIE
Il y aura des ordonnances et ce n'est pas cool les ordonnances, vous êtes d'accord...

CHRISTOPHE CASTANER
Non, non, mais...

JEAN-MICHEL APHATIE
Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Edouard PHILIPPE qui le disait - alors l'époque il était député de Seine-Maritime et c'était en 2015 - mais il disait : « les ordonnances ce n'est pas cool », on l'écoute.

EDOUARD PHILIPPE, DEPUTE DE SEINE-MARITIME – EN 2015
Dans cette loi il y a la réorganisation complète des compétences de l'inspection du travail par ordonnance, vous trouvez ça cool vous, vous trouvez ça bien ?

JEAN-MICHEL APHATIE
Vous trouvez ça cool les ordonnances ? Vous trouvez ça cool vous, ce n'est pas cool ?

CHRISTOPHE CASTANER
Ah ! C‘est terrible les archives. Mais vous savez très bien pourquoi on utilise cela, parce qu'on a la volonté d'aller vite et on a la volonté d'empêcher aussi le blocage de la France pendant trop longtemps, donc on a un cadre de discussions - elles sont déjà ouvertes, le texte n'est pas encore sur le bureau de l'Assemblée mais les discussions sont déjà ouvertes avec les partenaires sociaux - et on va faire durer la discussion le plus longtemps possible avec une fin, l'objectif est que ce texte soit adopté au mois de juillet, à la fin, donc ça veut dire qu'on aura quand même passé cinq – six mois de discussions sur ce sujet-là, je pense que c'est une bonne façon de gouverner.

JEAN-MICHEL APHATIE
Vous discutez, vous concertez, mais pas avec tout le monde, par exemple les retraités qui sont dans la rue aujourd'hui, qui ne sont pas contents parce que leur CSG pour beaucoup est en voie d'augmentation, eh bien ces retraités-là ils se plaignent notamment - c'était tout à l'heure à votre micro Bruce - ils se plaignent de ne pas être reçus. Annie PETIT, du Syndicat des retraités.

ANNIE PETIT, SYNDICAT DES RETRAITES
Nous espérons au moins pouvoir rencontrer sinon le président de la République qui refuse de rencontrer les retraités depuis déjà quatre demandes et qui les renvoie vers la ministre de la Santé Agnès BUZYN, donc nous espérons malgré tout être reçus par un ministre qui nous écoutent et nous entendent.

JEAN-MICHEL APHATIE
Voilà ! Etre reçus, quelquefois ça...

CHRISTOPHE CASTANER
Par Agnès BUZYN.

JEAN-MICHEL APHATIE
Même ça ils ne l'ont pas.

CHRISTOPHE CASTANER
Non, mais la dame qui évoquait là disait qu'elle avait été reçue par Agnès BUZYN, qui est quand même ministre de...

JEAN-MICHEL APHATIE
Non, on la renvoie vers Agnès BUZYN, mais visiblement elle n'a pas rencontré Agnès BUZYN.

CHRISTOPHE CASTANER
Mais non, mais parce qu'elle veut voir que le président de la République...

JEAN-MICHEL APHATIE
Mais oui, vous savez...

CHRISTOPHE CASTANER
Mais le président de la République il les voit les retraités....

JEAN-MICHEL APHATIE
On veut tous le voir.

CHRISTOPHE CASTANER
Vous n'avez pas vu hier, il y a une vidéo qui circule sur le net...

JEAN-MICHEL APHATIE
Je l'ai vue

CHRISTOPHE CASTANER
Qui est très intéressante, Emmanuel MACRON va au contact avec les retraités et tente de faire de la pédagogie sur une mesure...

BRUCE TOUSSAINT
« Vous nous pompez tout » voilà ce que disent ces deux retraités au président de la République...

CHRISTOPHE CASTANER
Oui, mais Emmanuel MACRON lui rappelle la réalité, la réalité c'est que cette décision qui a comme vocation de faire augmenter les salaires de tous les salariés du privé de France - 21 millions de Français qui vont connaître une augmentation de leur pouvoir d'achat – cette décision elle n'était pas cachée, elle était annoncée par le président de la réplique pendant la campagne électorale, nous l'avons portée et nous savions qu'elle était impopulaire, mais elle juste parce qu'elle fait porter l'effort notamment sur les questions de santé et sur l'ensemble des revenus ; et une petite partie des Français sont retraités et sont dans la grosse moitié qui ont connu cette augmentation, mais peut-être qu'on parlera plus le mois prochain aussi des 30 euros d'augmentation du minimum vieillesse, ça fait des années qu'il n'avait pas augmenté.

BRUCE TOUSSAINT
Donc, puisqu'il les a annoncées, il ne les rencontre pas ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non, mais ce n'est pas... le président de la Réplique n'a pas vocation à rencontrer tous les gens qui descendent dans la rue, il y a des ministres pour cela, il y a un gouvernement qui est en responsabilité, les partenaires sont reçus, sur la SNCF y a deux jours c'était le président de la CGT qui était reçu par le – le patron de la CGT, pas le...

JEAN-MICHEL APHATIE
Oui, le secrétaire général de la CGT.

CHRISTOPHE CASTANER
Qui était reçu par le Premier ministre, nous savions qu'il n'était pas tout à fait d'accord avec nous, il a été reçu, c'est normal qu'on le reçoive ; ensuite les représentants d'une fraction des retraités, parce que vous savez que ce ne sont pas des organisations syndicales qui demandent à être reçues, il n'est pas illogique qu'ils le soient par la ministre en charge de ce dossier-là. Mais c'est important qu'on prenne ce dialogue, mais c'est important qu'on rappelle aussi des vérités, les vérités c'est une grosse moitié des retraités vont connaître cette augmentation de CSG, 21 millions des Français vont connaître une augmentation de leur salaire net - l'ont connu au mois de janvier et la connaîtront encore d'ici la fin de l'année - et puis le minimum vieillesse augmente de 30 euros le mois prochain, ça n'est pas arrivé depuis cinq ans - et à ce niveau-là ça n'est pas arrivé depuis très longtemps - c'est aussi ça la réalité.

BRUCE TOUSSAIN
Vous restez avec nous Christophe CASTANER, il est 8h40, voici l'essentiel de l'info, Edwige COUPEZ.

BRUCE TOUSSAINT
Christophe CASTANER, secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, délégué général de La République En marche, est l'invité de France Info, ce matin. Jean-Michel APHATIE.

JEAN-MICHEL APHATIE
Emmanuel MACRON et Jean-Michel BLANQUER, le ministre de l'Education, seront à partir de cet après-midi en Indre-et-Loire, ils seront auprès de ces élus locaux, de ces populations rurales qui ont le sentiment parfois qu'on les oublie, le thème du voyage, c'est l'école en milieu rural, des écoles vont être fermées, 250 a dit Jean-Michel BLANQUER, la semaine dernière, beaucoup plus disent les syndicats d'enseignants, qui disent que : on ferme notamment des écoles pour récupérer des postes pour le dédoublement des classes, il faut faire des économies quelque part, quand on met plus d'enseignants devant moins d'élèves, et ceci contrarie une promesse d'Emmanuel MACRON, celle qu'il avait faite le 17 juillet au Sénat, lors de la conférence des territoires, aucune école, avait-il dit, en milieu rural ne sera fermée. On l'écoute.

EMMANUEL MACRON, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, 17 JUILLET 2017 AU SENAT
Ce qui est sûr, c'est que les territoires, en particulier les plus ruraux, ne peuvent plus être la variable d'ajustement d'économie, c'est pourquoi d'ici là, en particulier, il n'y aura plus de fermetures de classes dans les écoles primaires.

JEAN-MICHEL APHATIE
La promesse ne sera pas tenue ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non, d'ici-là, il parlait de la rentrée, nous étions en juillet, il parlait de la rentrée de septembre et la promesse a été tenue.

JEAN-MICHEL APHATIE
Ah non…

CHRISTOPHE CASTANER
Si, si…

JEAN-MICHEL APHATIE
Alors, ça n'a pas été entendu comme ça…

CHRISTOPHE CASTANER
Non, non, Monsieur APHATIE, oui, mais Monsieur APHATIE, alors ce serait… imaginez que le président de la République pose un principe, celui que même là où il n'y a plus d'enfants…

JEAN-MICHEL APHATIE
En juillet…

CHRISTOPHE CASTANER
Parce que, il y a des variations dans les communes, même là où il n'y a plus d'enfants, on maintiendrait des classes ouvertes, je pense que le président de la République n'est pas un imbécile, nous, non plus, et donc personne ne peut imaginer cela…

JEAN-MICHEL APHATIE
Ça, personne ne le pense, mais…

CHRISTOPHE CASTANER
Non, mais je vais aller jusqu'au bout du raisonnement…

JEAN-MICHEL APHATIE
Du 17 juillet au début de septembre, il était impossible de fermer les classes, puisque…

CHRISTOPHE CASTANER
Mais d'ici-là, il parlait vis-à-vis de la prochaine…

JEAN-MICHEL APHATIE
La rentrée était déjà faite par la précédente équipe…

CHRISTOPHE CASTANER
Mais il parlait de la prochaine conférence nationale des territoires, et donc il évoquait cette rentrée-là, qui n'a pas été préparée par la précédente équipe…

JEAN-MICHEL APHATIE
C'est quand la prochaine ?

CHRISTOPHE CASTANER
Notamment parce que dès le mois de septembre, nous avons commencé à dédoubler les classes dans tous les quartiers REP et REP+, mais qu'il y ait des classes qui ferment et des classes qui ouvrent, c'est normal, il y a des variations dans les villages, dans les villes, dans les quartiers, et donc il faut prendre en compte cela, mais ce que je sais, c'est que nous allons atteindre un taux d'encadrement, c'est-à-dire le nombre de professeurs par élève dans les écoles rurales, et je suis un élu de la ruralité, qui est le plus intéressant, le plus puissant possible qu'on ait connu depuis de longues années, c'est-à-dire qu'il y aura moins d'élèves devant les professeurs dans toutes les classes rurales de France.

JEAN-MICHEL APHATIE
Combien ? Vous savez, non ?

CHRISTOPHE CASTANER
Alors, ça dépend des départements, dans le Cantal, c'est un professeur pour 17 élèves, par exemple, et donc…

JEAN-MICHEL APHATIE
250 classes fermées, le chiffre est controversé…

CHRISTOPHE CASTANER
Mais parce que, il est normal que nous fermions…

JEAN-MICHEL APHATIE
C'est marrant, il n'y a pas de transparence, c'est marrant, on n'arrive pas à savoir des fois…

CHRISTOPHE CASTANER
Mais non, non, non, Monsieur APHATIE, les choses sont très claires, les inspecteurs d'Académie rencontrent même les parlementaires, les maires, avant de décider d'une carte, il y a même une conférence départementale où on annonce les ouvertures et les fermetures, mais ce que je sais, c'est que, alors même qu'on a une baisse significative du nombre d'élèves, nous créerons plus de 3.500 postes de professeurs, à la fois pour dédoubler les classes, mais aussi pour maintenir un très faible niveau d'enfants par classe, notamment dans la ruralité, c'est une réalité, et quand je vois les pétitions qui sont lancées, notamment par Les Républicains, par monsieur WAUQUIEZ, qui était ministre d'un gouvernement qui a supprimé 80.000 postes d'enseignants en cinq ans, je me dis qu'effectivement, la mémoire ne manque pas de produire quelques effets.

BRUCE TOUSSAINT
Toujours à propos d'école, le député La République En Marche, Olivier VERAN, fait une proposition ce matin, des petits-déjeuners à l'école dans les zones d'éducation prioritaire, c'est pour lutter notamment contre la pauvreté ; on sait que de nombreux enfants ne mangent pas suffisamment, en tout cas, le matin avant d'aller en cours, ça coûterait dix millions d'euros, c'est une bonne idée ?

CHRISTOPHE CASTANER
Ecoutez, tout ce qui touche à la qualité de la restauration dans nos écoles est essentiel, parce qu'effectivement, on est sur ces sujets sur une vraie discrimination, une discrimination sociale, certains sont exclus de la qualité, moi, j'étais maire dans une commune qui, depuis de longues années, fait que dès la crèche jusqu'aux écoles, on mange bio 100 % des repas, parce que c'est essentiel d'apprendre cela. Et donc toutes les mesures qui y contribuent qui permettent de faire la promotion de nos produits agricoles locaux, en filière courte, et je le souhaite, bio, permettront effectivement d'améliorer les conditions d'alimentation de nos enfants.

JEAN-MICHEL APHATIE
Décidément, rien ne va facilement ces jours-ci, tout a l'air un petit…

CHRISTOPHE CASTANER
Vous êtes de mauvaise humeur…

JEAN-MICHEL APHATIE
Ah, non, pas du tout, ah non…

CHRISTOPHE CASTANER
Non, mais si, parce que…

JEAN-MICHEL APHATIE
Ah, non…

CHRISTOPHE CASTANER
Eh bien, si, parce que, il y a plein de choses positives, vous voulez que je vous en raconte quelques-unes ?

JEAN-MICHEL APHATIE
Non, non, moi, je ne suis pas du tout de mauvaise humeur, non, non, j'essayais de dire que gouverner, ce n'était pas facile, voilà, et on a noté dans la liste des mécontentements celle des parlementaires, qui ne sont pas de la majorité, qui ne veulent pas de la réforme constitutionnelle que vous proposez, et pour contourner la difficulté de l'opposition de droite, notamment au Sénat, on agite, je ne sais pas si vous, vous le ferez tout à l'heure, mais, la possibilité de consulter les Français par référendum pour réformer la Constitution. Et le vice-président des Républicains, Damien ABAD, vous dis : chiche, le référendum !

DAVID ABAD, HIER SUR LCP
Aujourd'hui, nous ne prenons plus le référendum comme une menace, la vérité aujourd'hui, c'est que si le président de la République veut utiliser le référendum, eh bien, nous lui disons : chiche !

JEAN-MICHEL APHATIE
Alors ?

CHRISTOPHE CASTANER
Eh bien, la question est de savoir si le premier des référendums qui a eu lieu, c'est-à-dire celui de l'élection présidentielle où Emmanuel MACRON a pris des engagements, celui de baisser de 30 % environ le nombre de parlementaires, celui de faire en sorte que, on ne puisse pas cumuler plus de trois mandats dans le temps, et puis, l'introduction d'une dose de proportionnelle, c'est quelque chose que nous avions au coeur du projet présidentiel, sur lequel Emmanuel MACRON a été élu…

JEAN-MICHEL APHATIE
Ça ne vaut pas référendum ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non, mais, si notamment le Sénat décide de bloquer cela, si d'un côté, ces démarches, qui me semblent aller dans le bon sens, dans un sens progressiste, sont bloquées par les conservateurs, il n'est pas exclu que ce soit les Français qui puissent le trancher de nouveau.

JEAN-MICHEL APHATIE
Ça ne vous fait pas peur ?

CHRISTOPHE CASTANER
Mais, vous savez, si chaque fois qu'on avait peur de quelque chose, on devait ne rien faire, eh bien, en fait, je serais resté dans la majorité précédente.

JEAN-MICHEL APHATIE
Parce que, on ne faisait rien ?

CHRISTOPHE CASTANER
Parce que c'était la ligne politique…

JEAN-MICHEL APHATIE
Et que c'était très bien ?

CHRISTOPHE CASTANER
Eh bien, oui, parce que c'était la ligne politique qu'on a pratiquée depuis…

JEAN-MICHEL APHATIE
Bon, je ne sais pas si François HOLLANDE nous écoute, mais…

CHRISTOPHE CASTANER
Mais oui, mais c'était la ligne politique qu'on pratique depuis de longues années, dès qu'il y a une crispation, on ne fait pas, c'est le problème de la SNCF, c'est le problème de nos institutions…

JEAN-MICHEL APHATIE
Donc le référendum, pourquoi pas…

CHRISTOPHE CASTANER
Mais vous savez, je vais aller un peu plus loin, si les seuls…

JEAN-MICHEL APHATIE
Le référendum, pourquoi pas, directement article 11 ?

CHRISTOPHE CASTANER
Pas directement, on ouvre la discussion, un texte sera présenté. Le Premier ministre reçoit beaucoup de monde en ce moment, mais si les seuls…

BRUCE TOUSSAINT
Une décision sera prise quand, on a une idée ?

CHRISTOPHE CASTANER
Dans les semaines qui viennent, au terme des consultations, mais si les seuls qui refusent de se transformer eux-mêmes, de mettre en cause un certain nombre de situations acquises, ce sont les parlementaires, je pense que les Français ne le comprendraient pas. Et moi, j'en appelle aux parlementaires, que ce soit monsieur ABAD, mais quelles que soient nos opposition, on ne peut pas donner l'impression que, on demande à chacun de contribuer à la transformation, à l'amélioration de la situation de la France, mais pour ce qui nous concerne, on ne touche rien, ça ne serait pas acceptable.

JEAN-MICHEL APHATIE
Alors, dans le projet de révision constitutionnelle, l'ensemble des acteurs, c'est-à-dire les parlementaires – et là, pour le coup, vous êtes le ministre ou secrétaire d'Etat, non…

CHRISTOPHE CASTANER
Secrétaire d'Etat…

JEAN-MICHEL APHATIE
Secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement – ont été surpris de voir apparaître des dispositions limitant le droit d'amendement, et notamment conditionnant le nombre d'amendements que pourraient déposer les députés au nombre de députés qu'ils sont dans un groupe. Et Roger KAROUTCHI, qui est sénateur des Hauts-de-Seine Les Républicains, explique la surprise que cette mesure envisagée a provoqué chez lui, et il le fait avec des arguments qui méritent d'être entendus, on l'écoute.

ROGER KAROUTCHI, HIER SUR PUBLIC SENAT
La vision du gouvernement, et d'Edouard PHILIPPE, s'il la maintient, sur il n'y a plus de droits individuels, en réalité, d'amendements, mais c'est un droit collectif de groupe, c'est une vision totalement inacceptable, totalement inacceptable, parce que ça veut dire, en gros, que le parlementaire lui-même n'existe pas, vous revenez au système des partis, vous n'êtes pas dans un grand parti, vous ne pouvez pas influer sur le débat parlementaire, c'est une aberration.

JEAN-MICHEL APHATIE
Plus de droits individuels à l'amendement ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non, ça n'est pas la proposition évidemment du gouvernement, les discussions…

JEAN-MICHEL APHATIE
Si, puisque vous le limitez au nombre de parlementaires dans un groupe…

CHRISTOPHE CASTANER
Non, non, non, d'abord, parce que vous pouvez être non-inscrit et aussi avoir des droits d'amendement possibles, et ensuite, la vraie difficulté, c'est que, des fois, il faut deux ans pour qu'un texte, entre le début de la discussion et son entrée en vigueur…

JEAN-MICHEL APHATIE
C'est la vie parlementaire, c'est la démocratie, c'est : on parle, on écoute, on…

CHRISTOPHE CASTANER
Oui, ok, Monsieur APHATIE, mais est-ce que la vraie vie prend deux ans pour prendre une décision, moi, je ne crois pas, et je pense qu'il faut effectivement fluidifier le fonctionnement de l'Assemblée…

JEAN-MICHEL APHATIE
Vous avez le droit de bloquer, il y a plein de moyens de contraindre les parlementaires…

CHRISTOPHE CASTANER
Ah oui, mais alors dès que vous les utilisez…

JEAN-MICHEL APHATIE
Vous les connaissez…

CHRISTOPHE CASTANER
Dès que vous les utilisez, les mêmes crient au scandale parce qu'on utilise la Constitution…

JEAN-MICHEL APHATIE
Vous êtes d'accord avec ça ? Limiter le droit d'amendement ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non, mais la discussion est ouverte…

JEAN-MICHEL APHATIE
Vous êtes ministre chargé des Relations avec le Parlement !

CHRISTOPHE CASTANER
Non, mais vous savez, la logique qui consiste à déposer 2.000 fois le même amendement, simplement parce que vous déplacer une virgule, ou vous met un seuil, je vous dis le truc classique, vous mettez : les personnes qui gagnent plus de 2.000 euros, et puis, ensuite, les personnes qui gagnent plus de 2.001 un euros, puis, 2002, et à chaque fois, ça vous ouvre 2 minutes de temps de parole, et vous faites de l'obstruction, je pense que si on veut être efficace, et c'est une des volontés de ce texte, il faut aussi plus de fluidité, mais la discussion….

JEAN-MICHEL APHATIE
Pas d'état d'âme pour vous ?

JEAN-MICHEL APHATIE
Mais la discussion va s'ouvrir et s'il y a des sujets sur lesquels les parlementaires disent ok sur l'essentiel, on est prêt à avancer, notamment, les trois points que je vous ai rappelés, mais sur l'accessoire, on demande au gouvernement d'évoluer, le gouvernement l'entendra, mais ce que nous ne voulons pas, ce que nous ne voulons pas…

JEAN-MICHEL APHATIE
Il y a de l'accessoire…

CHRISTOPHE CASTANER
C'est revenir sur les fondamentaux qui sont la base de l'engagement pris par Emmanuel MACRON devant les Français. 08:51:23.

BRUCE TOUSSAINT
Christophe CASTANER, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, délégué général de La République en marche, est l'invité de Franceinfo ce matin.

JEAN-MICHEL APHATIE
L'élection de Bertrand DELAIS, un documentariste, à la présidence de La Chaîne parlementaire-Assemblée nationale fait polémique. Il a été élu par les seuls députés de La République en marche. Tous ceux qui dans la commission ad'hoc étaient dans l'opposition ont voté contre lui. Pourquoi ? Parce qu'ils trouvent qu'il est un peu trop macroniste. Il a écrit dans un blog publié sur le Huff Post des choses toujours très sympathiques pour le chef de l'Etat : « Un parler vrai face aux surenchères démagogiques », « il a réhabilité l'offre politique ». Les gens se disent : « Il est un peu militant ». Qu'est-ce que vous répondez à ces critiques ?

CHRISTOPHE CASTANER
D'abord, deux remarques. On n'est pas forcément de qualité parce qu'on est critique négatif contre le président de la République ; l'inverse est vrai aussi et ça n'est pas lié.

JEAN-MICHEL APHATIE
Pour diriger une chaîne parlementaire, on pense qu'il vaut mieux être indépendant, un peu éloigné des pouvoirs quels qu'ils soient.

CHRISTOPHE CASTANER
Ce que je sais, c'est que ceux qui n'ont pas voté pour lui quand ils l'ont vu en faciès, quand il a présenté son projet par écrit de façon anonyme lui ont accordé les meilleures notes. Et donc, vous voyez bien que la subjectivité est quand même présente. Quand il présente son projet stratégique pour LCP et qu'il le fait sur un document écrit anonyme, il a les meilleures notes de tous les candidats. Je pense que c'est ça l'essentiel plutôt que le délit de faciès qui fait que certains, quand ils le voient, à ce moment lui mettent de mauvaises notes et dénoncent in fine le choix qu'ils avaient fait sur le projet stratégique par écrit.

JEAN-MICHEL APHATIE
Les gens qui le critiquent disent aussi, mais je crois que ça a été écrit dans la presse, qu'il a pu participer à la confection de discours pendant la campagne, donner des conseils politiques et donc vous le retrouvez à la tête d'une chaîne parlementaire.

CHRISTOPHE CASTANER
Non mais pendant la campagne, j'étais assez proche du coeur de la campagne. Je l'ai rencontré comme journaliste parce qu'il avait fait un documentaire, qu'il a fait un second documentaire sur la campagne et je ne l'ai jamais vu comme plume ou militant ou quoi que ce soit dans la campagne. Je pense qu'il ne faut pas faire de mauvais procès aux uns et aux autres. Je crois qu'il faut rester sur l'essentiel. L'essentiel, c'est la feuille stratégique qu'il a présenté et qui a eu la plus large adhésion de tous les groupes, y compris ceux de l'opposition.

JEAN-MICHEL APHATIE
On a entendu Nicolas HULOT mardi à France Inter. Il a dit ceci.

NICOLAS HULOT, MINISTRE DE LA TRANSITION ECOLOGIQUE ET SOLIDAIRE - DOCUMENT FRANCE INTER
Je ne pardonnerai jamais, voilà. Je ne pardonnerai jamais parce qu'on a touché à mon honneur, à ma famille. Ça n'est pas du journalisme et, pour l'instant, ma seule expression et ma seule réponse, elle sera judiciaire.

JEAN-MICHEL APHATIE
Quand vous entendez ça, qu'est-ce que vous entendez en fait ?

CHRISTOPHE CASTANER
J'entends d'abord l'émotion personnelle d'un homme. D'un homme qui a été meurtri par les attaques, par une mise en scène d'un journal en particulier et qui s'exprime comme homme et je respecte parfaitement cela.

JEAN-MICHEL APHATIE
On entend de la souffrance peut-être chez Nicolas HULOT.

CHRISTOPHE CASTANER
Oui, oui, mais j'évoquais cela. Il y a évidemment de la souffrance. Il a été meurtri, ç'a été un choc. Je l'ai vu à plusieurs reprises à ce moment-là. Ce n'est pas un homme politique qui est habitué aux joutes et au mauvais jeu politique, donc ça a été d'une grande violence. Je souhaite effectivement qu'il puisse, sur son volet personnel, se reconstruire pour être ce ministre efficace dont nous avons besoin ; c'est le cas aujourd'hui.

JEAN-MICHEL APHATIE
Est-ce qu'il y a une souffrance ou pas chez la femme qui a porté plainte ?

CHRISTOPHE CASTANER
Mais je ne doute pas de cela et j'ai eu l'occasion de m'exprimer. Quand il y a une plainte, il y a deux personnes concernées et celle qui porte plainte se sent victime. Dans le cas présent, la justice a considéré qu'il n'y avait pas matière à donner suite à sa plainte, à la fois pour des questions de prescription mais aussi sur des questions de fond. Mais moi, il ne m'appartient pas de commenter cette décision de justice, mais surtout je ne vais pas encore…

JEAN-MICHEL APHATIE
Non, non, non, non, non. On parle de la souffrance.

CHRISTOPHE CASTANER
Non mais je ne mets pas en cause la plaignante dans quelle que soit la plainte. Jamais.

JEAN-MICHEL APHATIE
Vous connaissiez l'existence de cette plainte ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non.

JEAN-MICHEL APHATIE
Est-ce qu'Emmanuel MACRON quand il nomme Nicolas HULOT connaît cette plainte ?

CHRISTOPHE CASTANER
Je ne sais pas.

JEAN-MICHEL APHATIE
Vous en avez parlé avec Emmanuel MACRON ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non.

JEAN-MICHEL APHATIE
Pas de curiosité à ce propos ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non, parce que ça, ça relève… Puis, je connais Emmanuel MACRON. Les discussions qu'il a avec tel ou tel, il n'en fait pas état avec d'autres.

JEAN-MICHEL APHATIE
Ça aurait pu conditionner la nomination ? C'est un élément important quand même. Pour le coup, on critique beaucoup l'enquête qui est mise en cause par Nicolas HULOT mais il y avait cette information dedans.

CHRISTOPHE CASTANER
Non mais, ce qui aurait conditionné la nomination, c'est une procédure en cours et on nous a tous précisément demandé cela. Est-ce qu'il n'y a pas des sujets qui pourraient éventuellement vous mettre en difficulté ? Là, il n'y a pas de procédure en cours et donc c'est une affaire qui avait plus de vingt ans Je pense qu'elle était close dans l'esprit de Nicolas HULOT.

JEAN-MICHEL APHATIE
Mais c'est Nicolas HULOT qui lui-même en reparle.

CHRISTOPHE CASTANER
Je pense qu'il a été interrogé sur le sujet.

JEAN-MICHEL APHATIE
Bien sûr.

CHRISTOPHE CASTANER
Mais c'est normal. De toute façon, nous devons la transparence et nous devons nous, les hommes et les femmes politiques, l'exemplarité.

BRUCE TOUSSAINT
Gérald DARMANIN est l'invité ce soir de L'Emission politique de France 2. Il va s'expliquer pendant deux heures sur tout un tas de sujets, notamment sur la politique du gouvernement et son travail en tant que ministre, mais il sera probablement interrogé aussi sur les affaires qui le concernent. Vous souhaitez là aussi qu'il fasse une mise au point, qu'il s'exprime avec clarté ?

CHRISTOPHE CASTANER
D'abord sans être désagréable, je ne voudrais pas parler de « les affaires » comme vous venez de le faire. Il y a une plainte, l'autre plainte a fait l'objet de deux classements sans suite par un juge. Donc, on peut toujours vouloir poursuivre, poursuivre, poursuivre…

BRUCE TOUSSAINT
Il y a une plainte, vous avez raison.

CHRISTOPHE CASTANER
Ensuite, il y a une instruction sur un dossier. Les choses sont claires dans le gouvernement : si Gérald DARMANIN ou Christophe CASTANER étaient mis en examen dans une affaire, à ce moment-là ils devraient démissionner immédiatement. Tenons-nous-en là. Ne faisons pas de procès d'anticipation, ne jugeons pas à la place des juges. Vous ne connaissez pas le dossier, moi non plus et nous n'avons pas à l'apprécier. La règle, elle est claire, elle a été posée par Edouard PHILIPPE : tout ministre mis en examen devra quitter le gouvernement.

BRUCE TOUSSAINT
Merci beaucoup Christophe CASTANER. Bonne journée à vous.

CHRISTOPHE CASTANER
Merci à vous.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 19 mars 2018

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