Interview de Mme Annick Girardin, ministre des Outre-mer, avec Cnews le 19 mars 2018, sur l'immigration illégale à Mayotte. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de Mme Annick Girardin, ministre des Outre-mer, avec Cnews le 19 mars 2018, sur l'immigration illégale à Mayotte.

Personnalité, fonction : GIRARDIN Annick, ELKABBACH Jean-Pierre.

FRANCE. Ministre des Outre-mer;

ti :
JEAN-PIERRE ELKABBACH
D'abord Mayotte parce qu'il y a vraiment urgence, bienvenue Annick GIRARDIN, merci d'être avec nous. Les Mahorais ont peu voté, il faut dire qu'on peut comprendre pourquoi, il y avait des barrages, peu voté et on s'est rendu compte que ce n'est pas l'élection qui comptait le plus. On est dans une situation, disent ceux qui sont les témoins et les experts, de climats de guerre civile. Est-ce que c'est vrai, vous l'avez constaté puisque vous y étiez la semaine dernière et que vous êtes en permanence en contact avec eux ?

ANNICK GIRARDIN
Il y a à Mayotte une grande colère, en même temps un grand désespoir et un besoin de réponse de l'Etat. Un besoin de réponses à la hauteur, avec du mieux Etat, pourquoi ? Parce que l'Etat n'est pas suffisamment organisé, suffisamment présent pour répondre aux défis de Mayotte.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Donc vous commencez par un mea culpa, mais il y a une situation…

ANNICK GIRARDIN
Ce n'est pas un mea culpa, c'est de dire : prenons les choses pour la première fois et regardons comment les choses se passent et affrontons les difficultés.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Il y en des risques d'affrontement…

ANNICK GIRARDIN
Et ne répondons pas par un simple chèque comme certains veulent faire ou certaines demandes. Il y a aujourd'hui un état tel sur Mayotte qu'il y a des risques d'affrontement entre les communautés. Et ça, vous savez que c'est inadmissible, on est dans un état de droit, l'état de droit doit revenir…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais il n'est pas respecté !

ANNICK GIRARDIN
Mayotte veut être département, il l'est, c'est le 101ème département et il le restera. Il y a aussi sur ce territoire aujourd'hui à retrouver cet état de droit. Il faut accompagner Mayotte de 3 manières, 1) répondre à la sécurité, besoin de sécurité en travaillant sur la question de l'immigration comme sur la question de la sécurité au quotidien. Il y a deuxième réponse qui est plus sociale, avec le retard structurel du territoire de Mayotte ; et puis il y a la réorganisation des services de l'Etat pour relever le défi avec les Mahoraises et les Mahorais.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Alors maintenant, on va illustrer ce que vous dites. D'abord vous y étiez la semaine dernière, vous avez proposé des mesures, à peine eu le dos tourné les bandes sur place et les collectifs sont intervenus pour le rejeter, ne pas en tenir compte. C'est des banques qui sont incontrôlées, qui sont presque armées et qui sont violentes.

ANNICK GIRARDIN
Rappelons que sur ce territoire, la moitié de la population est étrangère et dans cette moitié de population étrangère, 70 % est là en toute illégalité. Donc on voit bien que la première des réponses c'est aussi de davantage contrôler l'immigration illégale…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Justement.

ANNICK GIRARDIN
C'est le premier des défis pour ramener la démographie à un chiffre qui est soutenable, ce qui ne l'est plus. Vous savez, c'est la plus grande maternité de France avec 10.000 naissances ; et sur ces 10.000 naissances là encore 70 % des naissances sans des enfants de mères étrangères.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Il n'y a pas d'hôpital aux Comores, il y a un hôpital qui a été donné par les Chinois, il ne fonctionne pas. C'est-à-dire que les mamans enceintes viennent des Comores se faire soigner, elles viennent accoucher et à partir de là, les enfants qui naissent sont automatiquement français.

ANNICK GIRARDIN
Alors la question, c'est effectivement comment on peut dans ce bassin qui a besoin de soutien en matière de…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Non mais vous le confirmez déjà !

ANNICK GIRARDIN
Mais bien sûr, je vous l'ai dit, 10.000 naissances, c'est la plus grande maternité de France, dont 70 % sont de mamans étrangères. Madagascar, Comores, quelquefois du Mozambique mais essentiellement effectivement des Comores. Donc on a ce besoin aussi d'accompagner à côté, parce que la réponse de Mayotte va avec les réponses qu'on peut apporter dans les pays voisins qui sont des pays en développement, notamment aux Comores il y a un hôpital, il n'est pas géré aujourd'hui, il faut aussi pouvoir donner…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Et on ne peut pas construire un hôpital aux Comores ?

ANNICK GIRARDIN
Alors aux Comores il y a un hôpital qui a été construit…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Nous, Français ?

ANNICK GIRARDIN
Il y a un hôpital qui a été construit…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Il ne fonctionne pas.

ANNICK GIRARDIN
Il faut maintenant le faire fonctionner. Mais la première des réponses, on ne peut pas attendre comme on a attendu en faisant des débats nationaux sur l'immigration ou le droit de sol, il faut apporter des réponses précises à Mayotte. Et donc nous travaillons…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Donc vous voulez dire qu'il y a une urgence et il y a du retard !

ANNICK GIRARDIN
Tout à fait.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Il faut rappeler que Mayotte est rattachée à la France depuis 42 ans, en 1976 et que les Comores sont indépendants et qu'il y a des relations anciennes de racisme, de haine raciale, de xénophobie qui se manifestent tous les jours aussi bien aux Comores que surtout à Mayotte !

ANNICK GIRARDIN
Il y a des affrontements communautaires sur le territoire et pas depuis aujourd'hui, depuis…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Les gamins ne peuvent plus aller à l'école…

ANNICK GIRARDIN
A Mayotte depuis de nombreuses années…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Ou alors ils ont des poignards dans leur cartable, il faut nous dire ce que c'est.

ANNICK GIRARDIN
Il faudrait, pour être à la hauteur, construire une école par jour, compte tenu de la démographie, ce n'est juste pas possible. Et donc on a besoin que ce territoire retrouve de la cohésion sociale. Et pour ça, il faut travailler sur la question de la violence, mais surtout travailler sur la question de l'immigration. Les dix dernières années c'est le doublement d'une… c'est 30 % de la population qui a été prise ces dernières années, qui ne peut accepter ça ?

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Alors vous avez écrit…

ANNICK GIRARDIN
En France, ça ferait 30 millions étrangers.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous avez écrit aux élus, la lettre on est en train de la montrer, je l'ai là, avec plusieurs recommandations qui tiennent compte de ce qu'ils ont demandé eux-mêmes. Un escadron de gendarmes mobiles en renfort, il va rester ou il s'en va ?

ANNICK GIRARDIN
Il va rester.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Il va rester longtemps longtemps ou…

ANNICK GIRARDIN
Il restera tout le temps qui sera nécessaire.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous dites : les moyens de la marine nationale seront davantage mobilisés dans la lutte contre l'immigration clandestine…

ANNICK GIRARDIN
Oui, il fallait.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Davantage, c'est-à-dire ça ne se faisait pas assez !

ANNICK GIRARDIN
Il faut être conscient qu'aujourd'hui, les moyens n'étaient pas suffisamment à la hauteur, même si sur ces 4-5 dernières années ils ont été renforcés.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Pendant un mois, dit la lettre que vous leur avez adressée, pour des raisons d'ordre public le bureau des étrangers de la préfecture sera fermé pendant un mois ; et la délivrance des titres de séjour se fera sur rendez-vous. Pourquoi un mois ?

ANNICK GIRARDIN
Parce que pendant ce même mois…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Ce n'est pas comme ça que vous allez arrêter l'immigration irrégulière !

ANNICK GIRARDIN
Et en même temps… non, pendant ce même mois et en même temps, on souhaite apporter plusieurs réponses sociales. Je parlais de la question des écoles, la question de l'hôpital qui aujourd'hui est aussi véritablement une problématique, parce que nous avons des pénuries de médicaments. Donc on voit bien qu'on est arrivé à une situation à Mayotte qui nécessite qu'à nouveau, je rappelle, qu'il serait utile de laisser passer tous les véhicules d'urgence à Mayotte, même si aujourd'hui encore le mouvement se durcit. Alors ils sont de moins en moins nombreux à tenir les barrages, mais ça se durcit énormément.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Est-ce qu'il est vrai…

ANNICK GIRARDIN
C'est ceux qui n'ont pas souhaité participer à la négociation, c'est ceux qui n'ont pas souhaité échanger avec la ministre.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Est-ce qu'il est vrai Annick GIRARDIN que rien n'est possible sans l'accord de 3 imams qui font prêter serment sur le coran ?

ANNICK GIRARDIN
Je ne sais pas, je ne crois pas. Je crois que…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
C'est ce qui se dit.

ANNICK GIRARDIN
Peut-être mais…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
C'est ce qu'on écrit.

ANNICK GIRARDIN
Peut-être mais moi, je travaille avec des élus qui sont aujourd'hui en face de nous et à côté de nous…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Dépassés.

ANNICK GIRARDIN
Et qui veulent reprendre leur terrain et qui veulent réaffirmer leur soutien à leur population avec l'Etat.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Alors vous voulez stopper ou réduire le flux migratoire. Et en attendant, parce que c'est une oeuvre de longue haleine je suppose, en attendant vous voulez – d'après ce qu'on entend – créer un statut d'exterritorialité à l'hôpital du chef-lieu de Mayotte, d'exterritorialité, c'est-à-dire que les mères qui viendraient accoucher auraient des enfants qui ne seraient plus Français ?

ANNICK GIRARDIN
Ça fait partie des réponses pragmatiques qu'il faut réussir à porter. Je ne sais pas si nous y arriverons parce qu'on a aujourd'hui un travail sur ce cadre légal…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais c'est ce que vous proposez…

ANNICK GIRARDIN
De cet hôpital extraterritorial.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Dans une deuxième phase !

ANNICK GIRARDIN
Tout à fait, c'est de se dire qu'autant… aujourd'hui compte tenu des difficultés aux Comores et du nombre de mamans qui viennent accoucher sur ce territoire, je l'ai redit, 10.000 naissances, il faut apporter une réponse pragmatique. Comment on permet effectivement aux mamans de venir accoucher à Mayotte…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Donc les enfants…

ANNICK GIRARDIN
Sans que ce soit effectivement systématiquement des Français…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais vous savez ce que dit Le Figaro ce matin…

ANNICK GIRARDIN
Donc la question c'est…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
C'est une idée loufoque !

ANNICK GIRARDIN
Non mais il y a peut-être plein d'idées loufoques vu de Paris, mais en attendant il y a des gens qui meurent sur le territoire, en attendant il y a des femmes qui risquent leur vie pour traverser, en attendant il y a des affrontements communautaires, en attendant on a 80 % de la population qui vit en dessous du seuil…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais pourquoi ne pas supprimer le droit du sol ?

ANNICK GIRARDIN
Parce que moi le temps qu'il y ait tous les débats nationaux, on n'apportera pas la réponse à Mayotte. Je veux des réponses pragmatiques, je veux que les citoyens…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous dites ça parce que c'est l'opposition, que c'est Laurent WAUQUIEZ, que c'est Marine LE PEN qui vous disent…

ANNICK GIRARDIN
Absolument pas !

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Supprimez le droit du sol, ce n'est pas pour ça ?

ANNICK GIRARDIN
Non, je le dis parce que Mayotte en a besoin, je le dis parce que je suis la ministre des Outre-mer, je le dis parce que moi aussi je suis une Ultramarine et je voudrais bien qu'on arrête de regarder les Ultramarins avec la lorgnette métropolitaine ou nationale ; et qu'on apporte des réponses qui soient différenciées, comme le président de la République le veut, territoire par territoire selon les défis que chacun a à relever. Et Mayotte, c'est le territoire de tous les défis.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Très bien. Si on totalise les mesures et les besoins, Mayotte c'est quel chèque, c'est quelle somme qu'il faudrait pour les sauver, rattraper les retards de la République ?

ANNICK GIRARDIN
Tout ça ne veut rien dire en termes d'argent, vous savez dans d'autres territoires on a annoncé des grosses sommes, ce n'est pas la question, ce n'est pas la question. La question c'est comment…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais il faudrait combien ?

ANNICK GIRARDIN
On construit…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Parce que vous construisez des écoles, vous construisez des logements…

ANNICK GIRARDIN
Si vous aimez les chiffres, il y a 1,8 milliard…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Moi je n'aime pas les chiffres mais la réalité…

ANNICK GIRARDIN
Aujourd'hui qui est revendiqué par le collectif, quand on travaille avec les maires on est autour de ce même chiffre, on travaille avec les socioprofessionnels ils sont à 3, il y a un vrai retard à Mayotte, acceptons de dire qu'on est en retard tous les jours d'une classe. Donc il faut lutter contre l'immigration et en même temps récupérer le retard structurel. Les routes ne sont pas au niveau, on n'arrive pas effectivement sur le territoire à circuler normalement, d'où les barrages…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Est-ce qu'il est vrai que la France accordait beaucoup de visas et de permis de séjour facilement et que désormais, ce ne sera plus contrôlé ?

ANNICK GIRARDIN
Je crois honnêtement que les fonctionnaires sur place faisaient leur travail, ils n'étaient pas suffisamment nombreux avec une ingénierie insuffisante pour aider les élus de ce territoire à penser l'avenir de Mayotte, à récupérer le retard et à penser l'avenir de Mayotte, à redonner de l'espoir à ce territoire, à faire que lui aussi puisse bouger dans son bassin maritime. Ça c'est extrêmement important, le quotidien des Mahoraises et des Mahorais aujourd'hui est insupportable, il faut y répondre.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Dans un département communautarisé, raciste, xénophobe et armé, qu'est-ce que la République fait là-bas, à Mayotte ?

ANNICK GIRARDIN
Elle doit reprendre tout le territoire, elle doit être suffisamment présente…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Elle n'y renonce pas ?

ANNICK GIRARDIN
Jamais et surtout pas moi.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Oui. Donc vous confirmez, il y aura peut-être… vous y retournerez, d'autres ministres vont y aller…

ANNICK GIRARDIN
J'y retournerai, bien sûr que j'y retournerai, j'ai annoncé ma visite dans plusieurs semaines…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Et vous voulez montrer…

ANNICK GIRARDIN
J'ai pris des engagements, j'ai pris des engagements, ils seront tenus sur le territoire. Depuis que je suis passée, depuis que j'ai pris des engagements même si d'autres ne veulent pas tenir leur part des engagements pris, je tiendrai ma part et le travail sur le terrain en matière de lutte contre l'immigration et de lutte contre la violence, notamment effectivement vous avez parlé de ces bandes de jeunes qui polluent au quotidien la vie des Mahoraises et des Mahorais…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Et qui sont vrais.

ANNICK GIRARDIN
Bien sûr, qui sont vrai, seront combattues dans les jours qui viennent. Et plus vite on lèvera les barrages et pour moi il n'y a pas de conditions, plus vite on les lèvera mieux on travaillera.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous vous dites…

ANNICK GIRARDIN
Moi, je demande qu'on me fasse confiance, qu'on fasse confiance à ce gouvernement qui met en place une nouvelle méthode, qui travaille dans la transparence et qui veut apporter des réponses vraies et durables.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Dernière… vous n'êtes pas un peu seule, parce qu'on n'entend ni le président de la République ni le Premier ministre !

ANNICK GIRARDIN
Vous savez, quand il s'agit…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Alors qu'il va y avoir du sang si on ne fait rien !

ANNICK GIRARDIN
Un gouvernement c'est un ministre des Outre-mer, c'est un Premier ministre et un président de la République qui travaillent sur ce dossier en permanence et leurs équipes avec moi. Et je suis la voix de ce gouvernement, il y en aura d'autres, le Premier ministre s'est exprimé, je travaille avec mes collègues…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Très bien, ok…

ANNICK GIRARDIN
Pour apporter des réponses, c'est interministériel la réponse.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Très bien, mais vous voulez montrer ce matin et dire ce matin aux Mahorais de Mayotte que la France ne les abandonne pas, qu'elle se préoccupe de leur avenir et qu'elle fera ce qu'il faut…

ANNICK GIRARDIN
1) La France n'abandonne pas, 2) la France les a entendus, 3) se préoccupe de leur avenir, 4) on est déjà au rendez-vous de l'action qui est en route. Il reste un travail ensemble sur quelles sont les meilleures réponses en termes de retard, notamment en terme social et nous allons construire ensemble.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
D'accord. Mais vous dites « il y a urgence », sinon…

ANNICK GIRARDIN
Il y a urgence, il y a urgence.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Merci d'être venue.

ANNICK GIRARDIN
Merci de votre invitation et merci de parler enfin des territoires d'Outre-mer…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Parce que c'est vrai qu'on ne vous entend pas, ailleurs on ne vous entend pas.

ANNICK GIRARDIN
En même temps vous savez, quand sur la présentation météo il n'y a pas les Outre-mer, on voit bien ce qu'aujourd'hui – y compris les chaînes de télé – consacrent à l'Outre-mer qui est une vraie richesse…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Et là, nous avons… à Cnews nous avons compris qu'il y avait…

ANNICK GIRARDIN
Avec des gros problèmes.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Pas seulement des gros problèmes, des risques de guerre civile et ce moment-là, on en parlerait tous les jours. Merci d'être venue.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 20 mars 2018

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