Interview de M. Gérard Collomb, ministre de l'intérieur, avec Radio Classique le 16 avril 2018, sur l'interview du président de la République à BFMTV, l'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la loi asile et immigration, l'islamisme et sur le blocage des universités. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Gérard Collomb, ministre de l'intérieur, avec Radio Classique le 16 avril 2018, sur l'interview du président de la République à BFMTV, l'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la loi asile et immigration, l'islamisme et sur le blocage des universités.

Personnalité, fonction : COLLOMB Gérard, BLANC Renaud .

FRANCE. Ministre de l'intérieur;

ti :

RENAUD BLANC
Bonjour Gérard COLLOMB...

GERARD COLLOMB
Merci d'être notre invité ce matin, il y a énormément de sujets qui m'intéressent et qui vous concernent, on va commencer d'ailleurs avec vous Marion - un sujet qui va intéresser le ministre de l'Intérieur - vous nous parlez de cette interview musclé du chef de l'Etat hier soir.

//Diffusion « Les coulisses du pouvoir » par Marion MOURGUE//

RENAUD BLANC
Tout de suite l'invité de Radio Classique et de Paris Première. Gérard COLLOMB, c'était assez rock and roll quand même hier soir ?

GERARD COLLOMB
On peut le dire comme ça !

RENAUD BLANC
Mais c'était attendu, quand on prend BOURDIN et PLENEL ?

GERARD COLLOMB
Oui. Si vous voulez lorsque vous mettez face à face un certain nombre de journalistes qui sont totalement opposés, qui finalement ne sont pas d'accord sur la vision de la société, dont l'un a l'habitude sur le fond des questions courtes, l'autre de faire des plaidoyers sans fin, ça ne peut pas donner quelque chose qui soit fluide.

RENAUD BLANC
Mais pourquoi Emmanuel MACRON voulait justement ce type d'interview, Gérard COLLOMB ?

GERARD COLLOMB
Quelqu'un me disait hier : « chaque fois le président de la République regarde est-ce qu'il y a une face nord encore à faire », là il en avait deux à pouvoir gravir, il a vu qu'il pouvait les grimper aisément.

RENAUD BLANC
Le président assure dit la presse mais rassure-t-il se pose aussi cette presse avec cette prestation ?

GERARD COLLOMB
Rassurer, on voit bien que les questions qui sont pendantes dans notre pays ne seront pas résolues en un jour, il est clair par exemple que sur des points aussi divers que les hôpitaux, que la dépendance, les choses ne viendront pas comme ça toutes seules, il faut beaucoup de travail, il est dans ce travail, ce qu'il a montré hier c'est que d'abord il connaissait les dossiers parfaitement, ensuite qu'il était dans la transformation et qu'il essayait d'apporter des réponses aux problématiques de notre société quelle qu'elle soit.

RENAUD BLANC
Avant de revenir sur certains dossiers chauds, pas mal de journalistes estiment que la fonction présidentielle a été dégradée hier, est-ce que c'est aussi votre sentiment ou pas ?

GERARD COLLOMB
Elle aurait pu l'être si effectivement on était restés dans les questions, elle ne l'a pas été justement parce que lorsqu'il répondait chaque fois on reprenait de la stature, on se trouvait à un niveau élevé de la pensée et de l'analyse et donc c'est ce qui permettait que la fonction présidentielle reprenne de la hauteur.

RENAUD BLANC
Pourquoi deux émissions finalement en très peu de temps, avec d'abord TF1 et puis ensuite BFM, on a le sentiment peut être qu'Emmanuel MACRON s'est fait un petit plaisir en affrontant effectivement BOURDIN et PLENEL parce qu'on n'a pas eu d'annonce particulière hier ?

GERARD COLLOMB
Il y a peut-être de ça, il est un peu taquin le président, c'est-à-dire qu'il s'est dit : « je leur ai promis que je viendrai, eh bien voilà pour les un an je vais venir, je les connais, je sais ce qu'ils vont donner, comment ils vont m'interroger, mais je vais quand même y aller ».

RENAUD BLANC
Vous y étiez hier soir ?

GERARD COLLOMB
Oui, bien sûr.

RENAUD BLANC
Et donc le débriefe d'après, il était satisfait le chef de l'Etat de sa prestation ou pas ?

GERARD COLLOMB
Oui, il était assez satisfait de la façon dont les choses s'étaient passées, enfin pour ce qui le concerne, il voyait bien, il disait : « finalement, le débat il ne va porter autour de ce que moi j'ai dit mais autour de ce que les journalistes ont dit », donc il en riait un peu.

RENAUD BLANC
Plusieurs dossiers évoqués par le chef de l'Etat, qui vous concernent directement Gérard COLLOMB, Notre-Dames-des-Landes une semaine après le début des expulsions c'est un échec ou pas ?

GERARD COLLOMB
Non.

RENAUD BLANC
Il y a plus de zadistes aujourd'hui qu'il y a une semaine ?

GERARD COLLOMB
Non. Si vous voulez ce n‘est pas un échec, nous voulions donc faire 36 cabanes qui seraient démolies, nous en avons fait 35 puisque nous avons dit que l'une de ces cabanes nous la garderions, nous avons décidé simplement un premier objectif – et il y en a d'autres – mais avant de faire les autres nous voulons laisser la chance au dialogue. Contrairement à ce qui a été dit hier, la façon dont s'est passé Notre-Dame-des-Landes, tout au long de la semaine vous avez eu à la fois de la confrontation dans lesquelles les forces de l'ordre montraient effectivement ce dont ils étaient capables - ils repoussaient les zadistes – et, en même temps, vous aviez avec la préfète une discussion qui essayait de s'entamer avec les plus raisonnables et donc, voilà, c‘est à eux maintenant de choisir s'ils veulent tomber dans la violence ou s'ils veulent comme le disait hier le président un véritable projet.

RENAUD BLANC
2.500 gendarmes, lundi on parlait de 250 zadistes, aujourd'hui les journalistes qui sont sur place estiment qu'il y en 500 à 700, c'est quand même un échec, vous avez plus de zadistes aujourd'hui qu'il y a une semaine ?

GERARD COLLOMB
Oui. Mais on peut dire qu'ils libèrent des places ailleurs, vous voyez un certain nombre de gens qui étaient aujourd'hui dans les universités, qui étaient à Bure, qui étaient à...

RENAUD BLANC
C'est comme ça que vous voyez les choses ?

GERARD COLLOMB
Oui bien sûr, c'est les mêmes qui circulent à travers la France, on les reconnaît de lieu en lieu, ce n‘est pas des gens qui tout d'un coup viennent de manière spontanée, non ce sont des professionnels de – comment dirais-je – de la confrontation qui ont envie de se confronter avec les forces de l'ordre et donc ils tournent de lieu en lieu là où ça leur semble le plus existant.

RENAUD BLANC
Vous étiez sur place en fin de semaine dernière, on a eu une espèce de pique-nique géant dimanche et on voyait cette image assez incroyable de zadistes qui transportaient des charpentes alors qu'on veut détruire un certain nombre de lieux, ce n'est pas un peu contradictoire ?

GERARD COLLOMB
Ah ! Pas du tout, ils transportaient des charpentes et nous les remportions, donc voilà à la fin de la nuit il n'y avait pas de charpente du tout.

RENAUD BLANC
Quand est-ce que l'ordre républicain sera véritablement effectif dans...

GERARD COLLOMB
Mais l'ordre républicain si vous voulez commence à être rétabli, lorsqu'on voit par exemple la RD81 on peut effectivement y circuler, il n'y a plus...

RENAUD BLANC
Il y a une autre départementale qui est occupée, Gérard COLLOMB ?

GERARD COLLOMB
Il n'y a plus de barricade, nous rétablissons chaque jour l'ordre républicain parce que la force doit rester à la loi.

RENAUD BLANC
2.500 gendarmes pour 250 ou 500 zadistes c'est le nombre qu'il faut, c'est aussi compliqué que ça ou pas, Gérard COLLOMB ?

GERARD COLLOMB
Oui, oui, oui. Pourquoi nous avons beaucoup de forces ? Justement pour être extrêmement vigilants par rapport aux personnes ! Vous voyez ce qui a fait que par le passé un certain nombre d'opérations ont abouti à des résultats avec des blessés graves, voire des morts, c'est qu'il n'y avait pas une disproportion assez importante entre les gendarmes et puis ceux qui étaient là. Nous, nous mettons des forces en nombre suffisant de manière justement à pouvoir retenir la force et moi je dis chaque matin au Général LIZUREY : « vous faites attention, nous devons agir avec mesure ».

RENAUD BLANC
Et ça va durer encore combien de temps pour vous justement ces évacuations, puisqu'on...

GERARD COLLOMB
Nous savons que la semaine qui s'ouvre va être capitale puisque les historiques auront à dire s'ils ont un projet agricole ou bien s'ils n'en ont pas, c'était très intéressant la façon dont le président hier interrogeait, en disant : c'est quoi votre projet agricole ? Mis à part énumérer quelques termes fumeux, on ne voyait pas bien en quoi ça consistait, donc c'est des gens qui veulent être là pour être là, donc cela ça ne fait pas un projet.

RENAUD BLANC
Et les images en début de semaine, où on voyait les images qui nous venaient du ministère de l'Intérieur, c'est quand même mieux que ce soit les journalistes qui filment eux-mêmes aujourd'hui, c'est peut-être quand même mieux pour l'information, Gérard COLLOMB ?

GERARD COLLOMB
Oui. D'ailleurs si vous voulez c'est pour ça que nous déployons les vidéos caméras et qu'à la fin de l'année tous les policiers seront équipés de ces vidéos caméras, comme cela on peut voir ce qui se passe en temps réel et on peut voir où est véritablement la violence.

RENAUD BLANC
Loi Asile et immigration, elle sera examinée Gérard COLLOMB à partir d'aujourd'hui au Palais Bourbon, vous évoquez un texte équilibré, certains parlent d'un texte répressif, d'autres d'un texte laxiste, c'est divisé y compris parmi les députés de La République En Marche. Attention danger à partir de cet après-midi au Palais Bourbon ou pas, Gérard COLLOMB ?

GERARD COLLOMB
Non, ça veut dire que c'est équilibré, s'il y en a qui trouvent que c'est trop excessif, répressif et que de l'autre côté on pense que c'est une bluette qu'on est en train de se raconter ça prouve effectivement qu'on a trouvé la bonne voie. Mais vous savez j'avais déjà eu le même problème sur la loi passée, la loi Silt - donc sur l'ordre et le terrorisme – et on s'est aperçus qu'à l'usage ça marchait fort bien, vous voyez sur les Champs Elysées quand on fait la Nuit de la Saint-Sylvestre si on n'avait pas utilisé ce qu'on a créé évidemment cela n'aurait pu avoir lieu parce que mettre 200.000 personnes sur les Champs-Elysées pour faire la fête dans des moments qui peuvent être difficiles effectivement il faut des outils comme ceux-là.

RENAUD BLANC
Pourquoi une quinzaine et peut-être plus de députés de La République En Marche veulent s'abstenir, voire voter contre le texte ?

GERARD COLLOMB
Parce que sans doute ils entendent autour d'eux un certain nombre de gens qui leur disent : « mais regardez tel et tel problème ». Bien sûr qu'on est...

RENAUD BLANC
... de 45 à 90 jours, c'est ça qui fait surtout débat, la durée de rétention administrative...

GERARD COLLOMB
Mais elle est de 180 en Allemagne, elle est encore plus dans les autres pays, je veux dire qu'on s'effraie, on passe effectivement aujourd'hui à 90 jours et tout le monde est effrayé alors que la Directive Retour dit : « il faut faire aux alentours de 160 à 180 jours », si évidemment on désarme de manière unilatérale c'est évidemment dans notre pays que viendront un certain nombre de migrants et on ne pourra plus faire face ; et on a les mantras, les xénophobies, les peurs, les haines, moi je ne veux de ça, je veux prendre le problème en compte, carrément regardons les choses en face et essayons d'apporter des solutions.

RENAUD BLANC
Les députés qui voteraient peut-être contre il faut les expulser ou pas, les députés de La République En Marche, Gérard COLLOMB, Richard FERRAND – pardon - s'arrache un peu les cheveux en ce moment ?

GERARD COLLOMB
Oui, moi je ne suis pas... j'ai la chance pour le moment de ne pas être chef de groupe, je comprends les problèmes de Richard FERRAND, mais je pense que tout simplement eux-mêmes sont en responsabilité, ils savent maintenant qu'Emmanuel MACRON est pour cette réforme, pendant très longtemps ils ont fait semblant de croire qu'Emmanuel MACRON finalement ce n'était pas tout à fait cela sa pensée, aujourd'hui ils savent que sa pensée c'est celle-là, ils se sont fait élire non pas sur leur nom mais sur le nom d'Emmanuel MACRON, est-ce que dès le premier texte de loi ils vont dire : « mais, dans le fond, nous on est indépendants, on a été élus tous seuls dans notre coin », personne n'y penserait, ils ont été élus parce qu'il y avait un grand mouvement autour d'Emmanuel MACRON.

RENAUD BLANC
On a le droit de ne pas être forcément toujours d'accord avec Emmanuel MACRON quand on est député ?

GERARD COLLOMB
Ah ! On peut ne pas être d'accord tout le temps, mais sur les textes excusez-moi un peu emblématiques et je crois qu'il y a peu de textes qui soient aussi emblématiques que la sécurité ou bien que l'asile et l'immigration.

RENAUD BLANC
Le mot submersion vous le signez, vous persistez et vous signez ou pas ?

GERARD COLLOMB
Sur quoi l'ai-je utilisé précisément ? Sur des cartes qui montraient qu'un certain nombre de lieux c'était la façade Est, c'était le couloir rhodanien, c'était un peu le sud, oui il y avait un certain nombre de difficultés.

RENAUD BLANC
Le problème de l'immigration c'est un problème européen, Gérard COLLOMB, quand on voit justement les difficultés, quand on voit les derniers scores dans les élections par exemple en Italie, est-ce qu'un jour on pourra avoir une Europe qui parle d'une même voix sur cette question centrale de l'immigration ?

GERARD COLLOMB
D'abord si vous voulez ce que je voudrais souligner c'est qu'en Europe la demande d'asile a baissé l'année dernière de moitié, on est passés de 1.200.000 à 600.0000 et ce n'est qu'en France que nous avons augmenté, donc nous avons un problème spécifique français. Mais oui vous avez raison c''est un problème que nous devons gérer ensemble et d'ailleurs la loi que nous proposons vise à faire converger la loi française vers ce que sont aujourd'hui la loi des Pays-Bas, la loi de l'Allemagne, la loi de l'Italie, donc il faut de la convergence, plus nous aurons de convergence et plus effectivement nous pourrons venir à bout de ces problèmes.

RENAUD BLANC
La laïcité Emmanuel MACRON en a un petit peu parlé hier mais on a quand même le sentiment qu'il est mal à l'aise sur cette question, quand il a évoqué la question du voile il a parlé de civilité, Gérard COLLOMB vous quand vous voyez, quand vous croisez une femme voilée dans la rue qu'est-ce que ça vous fait ?

GERARD COLLOMB
Si vous voulez ça dépend où je la rencontre, si je la rencontre rue de la République ou je trouve une femme voilée tous les 100 femmes je me dis qu'il n'y a pas de problème, si je le rencontre dans un quartier où 100 % des femmes sont voilées ça me pose un problème parce que je me dis que là c'est de l'imposition, c'est de la force, c'est petit à petit une autre culture qui est en train de s'instiller au sein de la République française.

RENAUD BLANC
8 h 30 sur Radio Classique et sur Paris Première. J'ai une question encore sur le terrorisme, Gérard COLLOMB, combien avez-vous expulsé d'imams après les attentats de Trèbes, on parle de trois ?

GERARD COLLOMB
Oui.

RENAUD BLANC
Est-ce que vous pouvez aujourd'hui dire qu'il n'y a plus d'imams qui prêchent la haine de la France aujourd'hui dans des mosquées en France ?

GERARD COLLOMB
Pas du tout, pas du tout. Les mosquées sont toutes suivies et nous regardons effectivement ce qui est dit et un certain nombre demain de fermeture pourront être effectué.

RENAUD BLANC
Parce qu'on a toujours le sentiment qu'après malheureusement un attentat on expulse, mais jamais avant ?

GERARD COLLOMB
Non on expulse avant, un certain nombre de personnes sont expulsées tous les jours, parce qu'effectivement nos services font leur travail, ils nous signalent les éléments les plus radicalisés, ceux-là dès qu'ils sont étrangers nous les éloignons et nous avons discuté très fort ces derniers temps avec des pays comme l'Algérie, comme le Maroc, pour qu'effectivement ils prennent un certain nombre de leurs ressortissants, pour ceux qui sont Français nous mettons tout de suite un peu des services derrière qui suivent effectivement et qui nous permettent ensuite de les judiciariser.

RENAUD BLANC
Les Français veulent plus de fermeté sur ces questions, ce sont des majorités écrasantes, 8 Français sur 10, 9 Français sur 10 justement pour expulser les fichés S étranger ou mettre en rétention les fichés S Français les plus dangereux, est-ce que vous entendez justement ce que vous disent les français sur cette question ?

GERARD COLLOMB
Mais je l'entends, je l'entends, c'est pour cela que je vous dis si nous nous n'arrivons pas à résoudre le problème de l'immigration d'autres très radicaux, xénophobes, surferont sur cette crainte des Français et, donc, c'est indispensable que nous puissions apporter une réponse qui soit une réponse démocratique.

RENAUD BLANC
Sur les étudiants, le président de Tolbiac a demandé finalement que les étudiants qui bloquaient la fac soient expulsés, on sent que la police n'ose pas trop entrer dans la faculté, qu'en est-il Gérard COLLOMB, qu'est-ce qui peut se passer dans les jours qui viennent, et ça sera ma dernière question ?

GERARD COLLOMB
Si vous voulez j'ai vu il a quelque temps le président des présidents d'université, je crois que leur doctrine est assez partagée aujourd'hui, chaque fois qu'il y a une intrusion on expulse, Tolbiac qui est un cas à part parce que comme l'a dit le président hier c'est un bâtiment qui est construit en hauteur et nous on ne veut surtout pas qu'à l'occasion d'une bousculade 1, 2, 3, 4 personnes puissent effectivement tomber dans le vide et donc mourir de ce fait là - donc nous y faisons attention - vous voyez c'est l'honneur de la police à la fois d'être dans la force mais en même temps de savoir retenir ses forces pour qu'il n'y ait jamais de mort.

RENAUD BLANC
Merci Jean COLLOMB d'avoir été ce matin l'invité de Radio Classique et de Paris Première, le ministre de l'Intérieur mon invité, très bonne journée à vous.

GERARD COLLOMB
Merci.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 20 avril 2018

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