Interview de M. Edouard Philippe, Premier ministre, à France Bleu Berry le 4 mai 2018, sur la limitation de la vitesse à 80 kilomètres par heure sur les routes secondaires, la démographie et la désertification médicales et la grève à la SNCF. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Edouard Philippe, Premier ministre, à France Bleu Berry le 4 mai 2018, sur la limitation de la vitesse à 80 kilomètres par heure sur les routes secondaires, la démographie et la désertification médicales et la grève à la SNCF.

Personnalité, fonction : PHILIPPE Edouard.

FRANCE. Premier ministre

ti : STEPHANIE BARRIER
Notre invité exceptionnel ce matin sur France Bleu Berry, c'est le Premier ministre, Edouard PHILIPPE, Sarah !

SARAH NEDJAR
Oui, c'est aujourd'hui, le troisième jour du séminaire de Matignon dans le Cher, le chef du gouvernement est interrogé par Régis HERVE.

REGIS HERVE
Bonjour Monsieur le Premier ministre !

EDOUARD PHILIPPE
Bonjour !

REGIS HERVE
Merci d'avoir accepté l'invitation de France Bleu Berry. Aujourd'hui, c'est votre troisième journée dans le Cher dans le cadre de ce séminaire gouvernemental délocalisé. Alors parmi les nombreux sujets évoqués, il y a bien sûr celui de la démographie, la désertification médicale dans le Cher, c'est aussi le cas dans l'Indre. On va y revenir mais j'aimerais qu'on commence avec un autre sujet qui fait beaucoup de bruit dans le Landerneau et bien au-delà d'ailleurs, c'est l'abaissement de la vitesse maxi sur les routes secondaire sans séparateur central de 90 à 80. La quasi-totalité des routes du Cher et de l'Indre seront concernés par cette mesure qui doit rentrer en vigueur en juillet prochain, pourquoi, Monsieur le Premier ministre, ne pas laisser les départements, les élus locaux qui connaissent bien leur territoire de décider eux-mêmes en lien bien sûr avec l'Etat des routes qui peuvent passer à 80 puisque ce sont ces mêmes départements qui assurent la gestion et l'entretien de ces routes ?

EDOUARD PHILIPPE
Alors, vous posez beaucoup de questions en une. D'abord pourquoi on a décidé de faire passer cette vitesse de 90 à 90 et puis, ensuite, comment est-ce qu'on peut procéder ? Est-ce qu'il faut procéder partout sur tout le territoire national ou est-ce qu'il faudrait laisser une marge d'appréciation, peut-être aux présidents de conseils départementaux ou peut-être à d'autres ? Je voudrais vous expliquer clairement mes motivations parce que c'est une question que les journalistes me posent souvent. Je me permets d'ailleurs de vous dire que dans ce moment que j'ai passé dans le Cher dans ces trois jours, j'ai rencontré des agriculteurs, j'ai rencontré des chefs d'entreprise, j'ai rencontré des médecins, j'ai rencontré des élus bien sûr, beaucoup de journalistes, beaucoup de gens dans les rues, beaucoup de gens au hasard de mes déambulations soit à Bourges soit à Vierzon. Les seuls qui m'ont parlé de ce sujet, ce sont les journalistes et les élus, les seuls. Les autres m'ont parlé de désertification médicale, ils m'ont parlé des difficultés du monde agricole. Ils m'ont parlé de plein de choses qui sont des sujets compliqués mais alors, j'en viens au fait. 3 600 morts, 3 600 morts tous les ans sur les routes françaises, 72 000 blessés, dont 25 000 blessés graves tous les ans, tous les ans ! Je veux qu'on comprenne bien ce que ça veut dire, ça veut dire, quand je parle de blessés graves, ça veut dire des gens qui auront des lésions permanentes, un handicap, une amputation, une lésion cérébrale forte, des gens qui vont être marqués toute leur vie, tout leur entourage va être marqué toute leur vie. On a réussi à faire baisser le nombre de morts et le nombre de blessés graves sur les routes françaises depuis quinze ans ou vingt ans. On l'a fait à chaque fois avec des mesures qui venaient, c'est vrai, contraindre un peu la liberté des Français en les obligeant à porter une ceinture, ce qui a été très impopulaire au début, en les obligeant à rouler moins vite soit sur les autoroutes soit sur les routes nationales, en les obligeant à rouler moins vite en ville. Vous vous souvenez peut-être parce que ça n'était pas si lointain que lorsqu'on est passé à 50km/h en ville, ce n'était pas une mesure contre les urbains et vous voyez bien où je veux en venir, ça a produit son effet même si ça a suscité beaucoup de questionnements, eh bien nous considérons que si nous voulons faire baisser significativement, significativement le nombre de morts ou le nombre de blessés graves, il faut baisser cette vitesse. Alors, au début, tout le monde et notamment tous les élus ont été très contre et puis, ensuite, il y a eu une espèce de deuxième position, c'est celle à laquelle vous faites référence. Pourquoi est-ce que vous ne donneriez pas aux présidents des conseils départementaux le soin …

REGIS HERVE
Puisque ce sont eux qui gèrent les routes …

EDOUARD PHILIPPE
…il se trouve que depuis plusieurs semaines, à chaque fois que je vois un président de conseil départemental, pas en public, en tête à tête, les yeux dans les yeux, je lui dis : est-ce que vous voulez vraiment que l'Etat dise « la vitesse, c'est 80 mais si vous voulez, vous pouvez passer à 90 et je vous expliquerai pourquoi. A chaque fois, quand ils m'en parlent, les yeux dans les yeux, ils me disent « prenez votre décision, peut-être on la critiquera mais prenez la. » Et c'est normal car il s'agit d'une politique de sécurité publique, de sécurité routière et donc il faut que l'Etat assume ses responsabilités. Je les assume et j'assume l'impopularité qui va avec mais permettez moi de vous dire que si dans deux ans, au 1er juillet 2020, on constate une baisse significative du nombre de morts et du nombre de blessés graves, je serai très heureux d'avoir accepté cette impopularité.

REGIS HERVE
Si ce n'est pas le cas, on remet les panneaux à 90 …

EDOUARD PHILIPPE
Si ce n'est pas le cas, on verra ce qu'il en est et puisque vous dites « on remet les panneaux à 90 », on peut imaginer que derrière, il y a une question sur combien ça coûte, le prix, l'intégral du prix des changements des panneaux sera assumé par l'Etat et l'intégralité, entendez moi bien, l'intégralité des amendes qui pourraient être constatées et qui pourraient être perçues dans le cadre des dépassements de vitesse autorisée, sera versée aux établissements hospitaliers, aux établissements médico-sociaux, qui s'occupent de ceux qui ont été victimes d'accident.

REGIS HERVE
Monsieur le Premier ministre, parmi les dossiers abordés au cours de ce séminaire, il y a donc la démographie médicale, la désertification médicale. Dans l'Indre, 15 000 personnes par exemple n'ont pas de médecin référent aujourd'hui et le Cher a perdu 23% de ses médecins généralistes entre 2010 et 2017. La situation ne va pas s'arranger avec les départs en retraite. Alors, est-ce que dans ce contexte ultra-tendu, il ne faudra pas revenir un jour sur la liberté d'installation, contraindre les jeunes praticiens à la fin de leurs études à s'installer dans des zones sous-dotées pendant un certain temps.

EDOUARD PHILIPPE
J'entends cette question posée régulièrement et je comprends très bien qu'elle soit posée régulièrement parce que la question de la désertification médicale est terrible, elle constitue à la fois une injustice, une inégalité c'est sûr, une injustice souvent, une limite de développement pour els territoires qui sans quoi pourraient se développer. Donc c'est un vrai sujet, un vrai sujet très légitime, très sérieux. On a en France une médecine libérale et les Français sont attachés aux choix de leurs médecins. La question que vous posez qui est souvent posée par des élus, c'est de dire : pourquoi est-ce que alors que les jeunes étudiants ont leurs études qui sont financées en partie par l'Etat, ils ne pourraient pas être contraints à s'installer à tel endroit là où on a effectivement besoin de médecins ? Il y a un problème à ce système, c'est que si on entrait dans ce système, on changerait très largement plein d'autres aspects du système de santé français mais surtout, c'est que cette règle serait facilement contournée parce que le problème n'est pas tellement dans le fait qu'on ne formerait pas assez de médecins, on n'en a pas formé assez pendant longtemps, on en forme plus aujourd'hui et on va continuer à en former plus. Le problème, c'est qu'ils s'installent beaucoup plus tard. Le problème, c'est qu'un grand nombre d'entre eux ne s'installent pas, ils préfèrent effectuer des remplacements et donc moi, ce que je préfère, c'est le plan que sur lequel nous travaillons que nous allons mettre en oeuvre, c'est d'essayer de faire en sorte d'abord de libérer le temps des médecins pour exercer la médecine, de les débarrasser au maximum des tâches administratives pour faire en sorte qu'ils puissent se consacrer à leur…, c'est de faire en sorte de développer la télémédecine. C'est de faire en sorte de développer ces maisons de santé telles que celles que j'ai vues dans le village de Sancoin, remarquable exemple qui a tout ce qu'il faut pour qu'une maison réussisse …

REGIS HERVE
Maison de santé pluridisciplinaire …

EDOUARD PHILIPPE
Maison de santé pluridisciplinaire avec accueil des petites urgences, avec recours à la télémédecine, avec formation des internes et des stagiaires.

REGIS HERVE
C'est la solution ça ? C'est la solution, une des solutions ?

EDOUARD PHILIPPE
Ce n'est pas « la » solution, mais c'est une des solutions, et c'est une solution qui marche simplement, il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs, il ne faut pas faire la maison avant d'avoir un projet de soins. La pire des choses pour les élus, ce serait de dire : « On va faire une maison de santé, on trouvera bien les médecins pour venir dedans, et tout sera réglé ». Ce n'est pas comme ça que ça se passe. Il faut partir du terrain, il faut partir des médecins, des professionnels de santé, de leurs projets, et là on peut créer quelque chose. Quand on fait dans ce sens-là, ça marche très bien.

REGIS HERVE
Alors on le sait, un médecin, vous le savez aussi, un médecin qui quitte la commune, ça n'est jamais bon signe, à cela il faut ajouter les services publics qui quittent ces communes. Tout ça fait dire à certains élus locaux qu'on abandonne les campagnes. On entend de plus en plus ça. Ce sentiment d'abandon, vous l'entendez aussi, vous le comprenez ?

EDOUARD PHILIPPE
Je l'entends, puisqu'il est formulé. Il peut être parfois formulé par les élus, il est parfois formulé par ceux qui s'intéressent au développement de la ruralité et aux équilibres dans notre territoire. Donc je l'entends parfaitement. J'observe une chose, c'est que d'abord ce phénomène il est très ancien. J'observe une deuxième chose, c'est que l'on dit souvent « L'Etat délaisserait les territoires », mais les premiers qui délaissent les territoires, c'est ceux qui s'en vont, ce n'est pas l'Etat.

REGIS HERVE
Parce que les services publics sont partis, notamment.

EDOUARD PHILIPPE
Oui, enfin, il y a aussi une question de la poule et l'oeuf. Quand vous avez beaucoup moins de gens sur un territoire, vous ne pouvez pas espérer qu'il n'y ait pas de modifications dans l'organisation des services de l'Etat. On est obligé aussi d'en tirer les conséquences. Alors, évidemment, il faut créer, et d'ailleurs c'est difficile, conserver un équilibre entre la nécessaire égalité des citoyens, quels qu'ils soient, et en même temps, la nécessité de transformer ces organisations au fur et à mesure des transformations de territoires. Parce que ceux qui s'en vont d'un territoire, ils vont ailleurs, et dans cet ailleurs où ils vont, il faut pouvoir créer de nouvelles choses, parce qu'ils arrivent, donc il y a un équilibre qui est délicat, je le reconnais, et depuis très longtemps il a été mal pensé et souvent pensé sur le mode trop défensif.

REGIS HERVE
On va évoquer maintenant la grève à la SNCF. Avant de parler de la réforme, un mot sur les petites lignes, rapidement, s'il vous plaît. Beaucoup d'usagers, d'élus, encore, pensent qu'à terme, eh bien certaines de ces lignes, comme par exemple Bourges – Montluçon, vont disparaître, remplacées de toute façon par des bus, à terme. Vous vous engagez à les maintenir, coûte que coûte ?

EDOUARD PHILIPPE
D'abord, je ne crois pas du tout que Bourges – Montluçon soit concernée par une transformation de la nature de celle que vous évoquez, donc je crois que ce n'est absolument pas le cas. Ensuite, sur cette question des petites lignes, j'ai essayé d'être très clair, mais je pense qu'il faut répéter, toujours et encore, et donc je suis heureux que vous puissiez m'offrir cette occasion de le dire. La pire façon d'aborder le sujet des petites lignes, ce serait que quelqu'un dans un bureau à Paris, un fonctionnaire, un ministre, un Premier ministre, décident de l'avenir de telle ou telle petite ligne. Je veux dire, c'est la plus bête façon de poser le problème, et d'ailleurs c'est pour ça que j'ai évacué, d'entrée de jeu, toute la question des petites lignes, de la réforme ferroviaire. Les petites lignes, elles peuvent être extrêmement importantes, même si elles sont petites, et parfois elles peuvent être moins importantes, et ce n'est pas moi, depuis mon bureau de Paris, ou depuis la préfecture du Cher, que je vais décider ça ou ça. Ce qui est intéressant, c'est de demander à ceux qui gèrent le développement des mobilités sur un territoire, les régions, de parler avec l'Etat, de parler avec la SNCF, en tout cas le propriétaire du réseau ferroviaire, pour voir là où c'est nécessaire, de développer, d'investir, là où c'est nécessaire, éventuellement de transformer. Et c'est cette discussion qui est importante à avoir, et donc ça ne sera pas une décision gouvernement et nous avons dit clairement que dans la réforme de la SNCF, il n'y avait rien, rien sur la fermeture des petites lignes.

REGIS HERVE
Alors, vous allez recevoir lundi prochain les organisations syndicales de la SNCF, est-ce que vous allez mettre de nouveaux éléments sur la table, pour désamorcer une fois pour toutes, ce conflit, ou c'est une nouvelle explication de texte, en espérant que ça suffira ?

EDOUARD PHILIPPE
Eh bien écoutez, il y a des choses qui sont à la fois très claires et qui ne sont pas négociables. On l'a dit au début de la réforme, et je ne vois pas pourquoi on ne le dirait plus maintenant, alors même que l'Assemblée nationale s'est prononcée et a voté à une écrasante majorité, le projet de loi qu'on lui proposait. Donc nous ne reviendrons pas sur l'ouverture à la concurrence, nous ne reviendrons pas sur la réorganisation de l'infrastructure.

REGIS HERVE
Donc, nouvelle explication de texte lundi.

EDOUARD PHILIPPE
Nous ne reviendrons pas sur la fin du recrutement au statut. Nous l'avons dit, je le répète, voilà. En même temps, si vous me passez cette expression désormais bien connue, en même temps il y a encore des sujets à discuter.

REGIS HERVE
Comme ?

EDOUARD PHILIPPE
Les questions, les modalités de reprise de la dette. La question de la dette de la SNCF, qui est une question extrêmement importante, près de 50 milliards de dette.

REGIS HERVE
Pas d'arbitrage pour l'instant, là-dessus.

EDOUARD PHILIPPE
Si vous voulez avoir une discussion, c'est que par définition vous êtes ouvert. Si vous avez déjà décidé, ce n'est pas la peine de discuter. En l'occurrence, il y a une discussion à avoir. Pas simplement avec les organisations syndicales : elles ne sont pas propriétaires de la dette et les Français sont directement intéressés par cette question de la dette. Il faut donc en discuter avec les organisations syndicales, il faut en discuter avec la direction de la SNCF, il faut en discuter avec les associations d'usagers et il faudra en discuter au Parlement, à l'Assemblée nationale et au Sénat. Donc il y a des sujets sur lesquels il y a des éléments à discuter ; il y en a d'autres sur lesquels on ne discutera pas. Et mon état d'esprit avant cette réunion de lundi est comme au début de la réforme, à la fois très ouvert et en même temps très ferme. Cette réforme est nécessaire pour améliorer la qualité de service ferroviaire. Et revenons à ça parce qu'on se perd dans la technique, la reprise de la dette, l'ouverture à la concurrence. A la fin de la fin, l'essentiel c'est la façon dont les Français peuvent utiliser le fer, la façon dont les Français peuvent utiliser le chemin de fer. Ce système ne fonctionne pas comme il devrait fonctionner, la qualité de service se dégrade et c'est ça qu'il faut corriger.

REGIS HERVE
Mais il faut que la grève s'arrête rapidement.

EDOUARD PHILIPPE
Il faut chacun prenne ses responsabilités.

REGIS HERVE
Un mot sur l'agriculture. La Commission européenne plaide pour une baisse de 5 % des fonds alloués à la PAC. Est-ce que finalement ce ne sont pas les agriculteurs français qui vont financer le Brexit puisque la Grande-Bretagne était un gros contributeur ?

EDOUARD PHILIPPE
La Commission a fait un certain nombre de propositions sur les perspectives financières, c'est-à-dire sur le budget des années 2021-2027. Dans ces propositions, il y en a quelques-unes qui sont intéressantes. Je ne jette pas le bébé avec l'eau du bain, il y a quelques propositions qui sont intéressantes. Et puis, il y a la proposition sur la PAC, la baisse de 5 %, et celle-là n'est pas acceptable. Elle n'est pas saine. On ne peut pas dire que nous sommes extrêmement ambitieux sur la sécurité alimentaire, sur l'autonomie alimentaire, sur la transformation des modes de production qui est indispensable. L'alimentation, c'est un des grands sujets du siècle qui vient. Et dans le même dire que finalement on va faire baisser les dépenses en matière de transformation et d'accompagnement à la transformation du modèle agricole. Sur ce sujet, nous sommes déterminés à nous battre, à nous battre pacifiquement mais à nous battre vigoureusement pour évoquer avec l'ensemble de nos partenaires et avec la Commission européenne des perspectives plus acceptables pour la France.

REGIS HERVE
Merci beaucoup Monsieur le Premier ministre.

EDOUARD PHILIPPE
Merci à vous.

REGIS HERVE
Troisième journée donc dans le Cher, le Cher que vous connaissez un peu quand même.

EDOUARD PHILIPPE
Un peu, un peu. Mes parents, qui sont pour l'essentiel normands et flamands, ont travaillé tous les deux dans le Cher pendant quelques années dans la deuxième moitié des années 90. Mon père était principal d'un collège à Sancerre et ma mère était professeure de français au collège d'Aubigny. Donc il m'est arrivé évidemment d'aller les voir et donc de découvrir ce département que je retrouve en effet avec plaisir.

REGIS HERVE
Merci beaucoup Monsieur le Premier ministre.

EDOUARD PHILIPPE
Merci à vous.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 4 mai 2018

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