Interview de M. Gérard Collomb, ministre de l'intérieur, avec RTL le 16 mai 2018, sur la lutte contre le terrorisme. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Gérard Collomb, ministre de l'intérieur, avec RTL le 16 mai 2018, sur la lutte contre le terrorisme.

Personnalité, fonction : COLLOMB Gérard, MARTICHOUX Elizabeth .

FRANCE. Ministre de l'intérieur;

ti :


YVES CALVI
Elizabeth MARTICHOUX, vous recevez donc aujourd'hui le ministre de l'intérieur, Gérard COLLOMB.

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci beaucoup d'être avec nous dans ce studio de RTL. Bonjour Gérard COLLOMB.

GERARD COLLOMB
Bonjour.

ELIZABETH MARTICHOUX
Nous sommes quatre jours après l'attentat au couteau à Paris. Beaucoup de questions relatives évidemment à cet acte terroriste. D'abord, est-ce que vous avez des nouvelles des quatre blessés ? Ils sont hors de danger, on le sait, mais ils sont toujours hospitalisés, en l'occurrence ?

GERARD COLLOMB
L'un d'entre eux est toujours hospitalisé. Moi je suis allé le voir à deux reprises, il s'agit d'un touriste étranger, luxembourgeois, d'origine chinoise. Il venait attendre à Paris, deux de ses amis chinois, ils étaient arrivés à 04h00 de l'après midi, et donc il m'a raconté son histoire. Ils s'étaient en fait perdus dans le quartier, et hélas pour eux, ils ont fait la rencontre du terroriste.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et il est blessé gravement, toujours hospitalisé, lui ?

GERARD COLLOMB
Non non, il a été opéré deux fois, et aujourd'hui il va bien et donc il va pouvoir sortir d'ici une huitaine de jours, de l'hôpital.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et les trois autres ont quitté l'hôpital, donc, c'est ce que vous nous dites.

GERARD COLLOMB
Et les trois autres ont quitté l'hôpital, il y avait ces deux touristes chinois et une femme qui avait été légèrement blessée.

ELIZABETH MARTICHOUX
On a entendu dès hier soir, Gérard COLLOMB, sur RTL, le témoignage d'un des policiers membres de Police secours, qui s'est retrouvé 5 minutes après l'appel d'un témoin, face à un terroriste agressif. C'est une mission, maintenant, capitale, qui attend la police à tout instant, toute la police, quelle que soit la police.

GERARD COLLOMB
Oui, bien sûr, qui attend à la fois la police, mais en même temps la gendarmerie. Voyez, on est dans des territoires urbains avec cet attentat, mais on peut être à Trèbes, par exemple, dans des territoires qui sont des territoires ruraux, gérés par la gendarmerie nationale, donc ça veut dire qu'il n'y a plus d'endroit où on puisse dire : il n'y aura pas d'attentat.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et au passage, est-ce que vous allez distinguer, d'une façon, ou d'une autre, ces trois policiers, qui encore une fois, appelés dans le cadre d'une mission Police secours, ont fait en sorte, en quelques minutes, de neutraliser le terroriste ?

GERARD COLLOMB
Bien sûr, je pense qu'ils seront distingués. Moi je les ai vus, donc, le soir de l'attentat, je les ai vus à l'hôpital, j'ai discuté en particulier avec le jeune qui était un ancien ADS et qui était gardien de la paix, simplement…

ELIZABETH MARTICHOUX
ADS ?

GERARD COLLOMB
C'est un Agent De Sécurité, et qui était gardien de la paix depuis un an seulement, et qui a eu le bon geste, face à un terroriste qui allait le tuer lui-aussi.

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc distinguer, une promotion…

GERARD COLLOMB
Absolument.

ELIZABETH MARTICHOUX
... une cérémonie, c'est ce que vous allez préparer pour les remercier bien sûr de leur action. Le terroriste, Gérard COLLOMB, jamais condamné, jamais fait parler de lui, sauf qu'il était fiché S depuis sa terminale en 2016. La polémique est repartie, ce jeune type a donc été repéré, mais comme on dit dans ces cas-là « rien ne présageait le passage à l'acte ». Qu'est-ce qu'il fallait attendre pour qu'il soit davantage surveillé, comme disent ceux qui réclament justement une surveillance accrue, ou même une privation de liberté de ces fichés S ? Il vous fallait quoi, un faire-part ?

GERARD COLLOMB
Alors, si vous voulez, d'abord il faut bien comprendre ce qu'est un fiché S. Un fiché S, c'est un fichier qui permet de signaler la conduite qu'un agent de police, ou bien qu'un agent au contrôle des frontières, doit pouvoir effectuer. Alors, des fiches S il y en a beaucoup, je vais vous en lire deux, comme ça on comprendra ce que sont les fiches S. Par exemple, je prends la fiche S2. Qu'est-ce que c'est qu'une fiche S2 ? C'est donc conduite à tenir, ne pas attirer l'attention, signaler passage, relevé provenance, destination, moyen de transport et signaler accompagnant.

ELIZABETH MARTICHOUX
Je ne comprends pas. Qu'est-ce que vous nous lisez en fait ?

GERARD COLLOMB
Ce sont les conduites à tenir. Ce ne sont pas effectivement ce qui caractérise la dangerosité d'un individu, mais ça sert à signaler aux agents des forces publiques, quelle conduite on doit tenir lorsqu'on les rencontre.

ELIZABETH MARTICHOUX
Par rapport à un profil qui a été... Voilà, alors, vous pouvez nous redire par exemple cette fiche S2 ?

GERARD COLLOMB
Celle-ci c'est donc : ne pas attirer l'attention…

ELIZABETH MARTICHOUX
Sur ce type, non ?

GERARD COLLOMB
Signaler passage.

ELIZABETH MARTICHOUX
Oui.

GERARD COLLOMB
Relevé provenance, destination, moyens de transport et signaler accompagnant. C'est tout. Point. J'en avais une autre, un peu plus élaborée. Fiche S 13. Vérifier la situation de l'intéressé et les personnes l'accompagnant, signaler le passage en douane en vue d'une éventuelle visite des personnes, des bagages et des véhicules. C'est-à-dire que…

ELIZABETH MARTICHOUX
Chaque numéro correspond à une personne qui a été repérée. C'est ça ?

GERARD COLLOMB
Elle correspond au classement de la personne, et ce qu'il faut pratiquer comme type de contrôle, lorsqu'on le contrôle. Et donc des fiches S…

ELIZABETH MARTICHOUX
Qu'est-ce que vous voulez dire par là ?

GERARD COLLOMB
... vous en avez 26 000. Donc, évidemment, pour celles et ceux qui pensent qu'on peut mettre 26 000 personnes dans une prison, c'est un peu difficile à pouvoir organiser.

ELIZABETH MARTICHOUX
A organiser, d'accord, mais ça veut dire, Gérard COLLOMB, que tant que la personne fichée S, alors, vous avez dit il y a différents types de signalements et de surveillance, mais tant qu'une personne fichée S pour radicalisation, ne se distingue par aucun comportement anormal, on ne peut pas réellement l'empêcher de passer à l'acte.

GERARD COLLOMB
Alors, d'abord toutes les fiches S ne sont pas…

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est un constat d'impuissance.

GERARD COLLOMB
... radicalisation.

ELIZABETH MARTICHOUX
Non mais, là, en l'occurrence, ça l'était.

GERARD COLLOMB
Ce qui est radicalisation c'est FSPRT, et vous en avez 20 000, dont environ 16 000 qui sont pris en compte, c'est-à-dire qui sont suivis réellement.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et alors ? Et donc ?

GERARD COLLOMB
Et alors, effectivement, nous les suivons, mais souvent, voyez le véritable problème dans la menace à laquelle on a à faire face aujourd'hui, c'est que avant, du temps de Daesh, vous aviez un certain nombre de réseaux qui étaient structurés, et donc c'était plus facile de suivre. Aujourd'hui ce n'est plus ce qu'on appelait par le passé le haut du spectre, qui passe à l'action, c'est-à-dire celles et ceux qu'on suivait de plus près, c'est souvent le bas du spectre, un certain nombre d'individus qui, parce qu'ils ont entendu la propagande de Daesh, se mettent finalement à passer à l'acte, avec des moyens très minimes.

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais on l'a bien compris ça, c'est toujours…

GERARD COLLOMB
Voyez, celui-là, par exemple, il passe à l'acte avec le couteau de cuisine de sa mère.

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais, est-ce que vous dites que d'une certaine façon, voilà c'est grandeur et servitude de la démocratie, le droit doit primer sur la prévention des risques, en l'occurrence, on est assez désarmé face à ces passages à l'acte, dans la mesure où on ne peut pas les surveiller davantage, faute de moyens ?

GERARD COLLOMB
Non, on essaie, si vous voulez, de réarmer. D'abord on a augmenté considérablement, donc, le nombre des personnes qui travaillent dans les services de renseignements. Je vous rappelle que sur cette année, le budget de la DGSI a augmenté de 17 %, et puis en plus maintenant, on élabore un certain nombre de méthodes nouvelles pour pouvoir mieux suivre un certain nombre de personnes.

ELIZABETH MARTICHOUX
Bon, question pratique, Gérard COLLOMB. Abdoul Hakim, il a 20 ans, il est Strasbourgeois, c'est l'ami du terroriste qui est en garde à vue depuis dimanche soir, pour savoir s'il est complice. Si sa complicité n'est pas établie, si rien de prouve qu'il est potentiellement dangereux, jeudi soir, c'est le maximum de la garde à vue, il ressort.

GERARD COLLOMB
Oui, mais cela veut dire, si vous voulez, que ce n'est pas parce que vous ressortez à un moment donné que vous ne continuez pas être suivi. Voyez, à partir…

ELIZABETH MARTICHOUX
Eh bien c'est le minimum.

GERARD COLLOMB
Voyez, à partir à partir de cette affaire, on est en train de suivre l'entourage. Pour vous donner le profil par exemple du terroriste, c'était un profil finalement relativement simple, parce par c'était quelqu'un d'assez seul, on a compté 9 amis autour de lui. C'est quelqu'un qui n'avait pas de relations avec des jeunes femmes, qui était d'une vie extrêmement fruste, replié sur lui-même, mais on va essayer de remonter, à partir si vous voulez des renseignements qu'on avait par le passé et qu'on a gardés, à partir des renseignements de son ami, on est en train de remonter. Par exemple, sur la génération d'avant, on a déjà vu par exemple que le père c'était quelqu'un qui s'était battu à Grozny, lors des batailles entre Russes et Tchétchènes.

ELIZABETH MARTICHOUX
Oui, et alors, du coup vous remontez, et pour l'enquête, ça signifie quoi ?

GERARD COLLOMB
Eh bien l'enquête, ça permet, si vous voulez, de démanteler un certain nombre de réseaux qui sont autour effectivement de cette affaire.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous n'avez aucun élément particulier sur Abdoul Hakim, sur sa complicité aujourd'hui.

GERARD COLLOMB
On ne sait pas s'il est complice, on le saura peut-être parce qu'on va essayer de voir s'ils se sont passé des coups de téléphone. Lors de son…

ELIZABETH MARTICHOUX
Il y a sept téléphones portables qui ont été retrouvés chez lui, il en manquait un, le plus utilisé.

GERARD COLLOMB
Voilà.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous l'avez retrouvé ?

GERARD COLLOMB
Ce téléphone portable, vraisemblablement, il l'a jeté, il a indiqué lui-même aux enquêteurs qu'il était allé en salle des sports et que c'était là qu'il l'avait perdu, en fait, il l'a jeté, sans doute le matin, mais aujourd'hui on n'a pas besoin d'avoir un téléphone, pour forcément le faire parler.

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc on verra si jeudi soir, il ressort et s'il bénéficie…

YVES CALVI
Donc vous verrez qu'il y aura une coopération qui sera faite entre les services et que vraisemblablement on pourra trouver un certain nombre d'indications.

ELIZABETH MARTICHOUX
Qui l'empêcheront de sortir.

GERARD COLLOMB
Qui l'empêcheront de sortir ou en tout cas qui feront que l'on sache exactement les connexions qu'il y avait entre les deux hommes.

ELIZABETH MARTICHOUX
Les degrés de complicité entre les deux hommes. L'islamisme radical, Gérard COLLOMB, nourrit la violence des terroristes. Le JDD dimanche soir, dimanche, pardon, fait sa Une sur l'expansionnisme salafiste et parlait d'un quartier à La Verrière dans les Yvelines, mis en coupe réglée par l'islamisme salafiste. Vous confirmer, ça existe ?

GERARD COLLOMB
Oui, c'est vrai que dans nos villes aujourd'hui, il y a un certain nombre de quartier…

ELIZABETH MARTICHOUX
Enfin, je veux dire, ça existe…

GERARD COLLOMB
... qui parce qu'ils se sont paupérisés, qu'ils se sont ghettoïsés, ont été pris en main par un certain nombre de groupes extrémistes, et donc, d'un salafisme radical.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et alors, qu'est-ce que vous faites, que fait la police ?

GERARD COLLOMB
Alors, pour moi, il faut mener une action de fond. D'abord faire en sorte qu'au sein de la communauté musulmane, celles et ceux qui représentent un islam compatible avec la République, puissent progresser et finalement l'emporter, c'est un véritable de choc culturel qu'il doit y avoir, et puis faire en sorte que l'on ferme un certain nombre de mosquées, on en a fermé une il y a 15 jours à Marseille par exemple, où on a envoyé l'imam en Algérie, donc c'est ce travail qu'il faut continuer.

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est la dernière mosquée que vous avez fait fermer, c'est celle de Marseille il y a 15 jours…

GERARD COLLOMB
Absolument.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et il n'y en a pas de nouvelles.

GERARD COLLOMB
Absolument.

ELIZABETH MARTICHOUX
Ça fait combien depuis la fin de l'état d'urgence, que vous avez fermées ?

GERARD COLLOMB
Eh bien il y en a eu quand même quelques-unes, sans doute moins de cinq, parce qu'il faut beaucoup de précautions pour fermer une mosquée. Mais croyez-moi, par exemple, il y a toute une série de librairies qui vendaient du salafisme, des livres salafistes, sur lesquelles nous sommes en train de travailler, et certaines que nous avons fait fermer.

ELIZABETH MARTICHOUX
Gérard COLLOMB, il nous reste très peu de temps. Vous serez à Lyon tout à l'heure ?

GERARD COLLOMB
Oui, je serai à Lyon.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous allez voir, faire une revue des troupes et vous serez, vous restez pour le match…

GERARD COLLOMB
J'y resterai pour le match, parce que les violences elles peuvent se produire avant, mais elles peuvent se produire après.

ELIZABETH MARTICHOUX
... OM – Atlético de Madrid. En un mot, quelle est la principale menace pour ce match, en termes de sécurité ?

GERARD COLLOMB
Eh bien, si vous voulez, c'est qu'on avait vu un certain nombre de vidéos qui montraient que ce match pouvait être extrêmement tendu. Bon, depuis, moi j'ai appelé donc le président de Marseille, essayé de faire passer des messages, et il semble que l'on puisse faire en sorte que ce soir que les choses soient appréhendées de la bonne manière, parce qu'à mon avis il y a moins de tensions chez les supporters, et puis ensuite ils ne vont pas aller au centre-ville, ils vont aller directement au stade.

ELIZABETH MARTICHOUX
Encore deux questions, très vite. Une information que les automobilistes vont avoir à l'esprit : selon Le Canard enchaîné, la légalité des voitures radar banalisées, confiées à des boîtes privées, serait mise en cause par une note du ministère de l'Intérieur, il y a un an, et pourtant, l'expérience a commencé en Normandie il y a quelques semaines. Vous avez connaissance de cette note ?

GERARD COLLOMB
Non, alors, si vous voulez parler…

ELIZABETH MARTICHOUX
Service juridique du ministère de l'Intérieur.

GERARD COLLOMB
... de l'expérimentation qu'on a faite, on a fait effectivement une expérimentation, après il faut voir si effectivement elle est généralisable à tout le territoire.

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est une autre question. Elle est jugée illégale cette expérimentation.

GERARD COLLOMB
Mais, si vous voulez, nous avons…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous l'avez faite, malgré l'illégalité ?

GERARD COLLOMB
Non non, l'expérimentation était possible. Ensuite c'est de savoir si effectivement l'extension est possible. Vous savez, au ministère de l'Intérieur…

ELIZABETH MARTICHOUX
La généralisation.

GERARD COLLOMB
... il y a plusieurs services et il y a un service en particulier qui est le service des lois, qui nous dit : chaque fois que nous menons une action, si nous sommes dans la légalité ou pas. Par exemple c'est le service qui nous aide à pouvoir rédiger les textes de loi pour que, effectivement, ce soit des textes de loi qui n'enfreignent pas la législation actuelle.

ELIZABETH MARTICHOUX
Bon, on n'a pas tout compris, mais en tout cas, dernière question, une rumeur…

GERARD COLLOMB
Ah mais c'est d'une clarté parfaite.

ELIZABETH MARTICHOUX
Une rumeur a couru, Gérard COLLOMB, c'est ma dernière question, la semaine dernière, selon laquelle vous auriez présenté votre démission. Vous l'avez fait ?

GERARD COLLOMB
Non.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous ne l'avez jamais fait d'ailleurs depuis que vous êtes Place Beauvau, comme on dit ?

GERARD COLLOMB
Non, j'avais dit, si vous voulez, lors de la loi SILT, vous savez, c'est la première loi que j'ai fait passer, sur le terrorisme, que c'était pour moi une loi qu'on devait faire passer de manière absolue, et j'avais dit à l'époque, aux députés, que s'ils ne voulaient pas voter cette loi, moi je ne pouvais plus être ministre de l'intérieur, parce qu'alors pour le coup, nos concitoyens n'auraient plus de protection face au terrorisme.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous êtes place Beauvau, ministre de l'Intérieur, pour longtemps ? Votre horizon c'est quoi ? La réélection d'Emmanuel MACRON en 2022 ?

GERARD COLLOMB
Oui, c'est les 10 ans qui viennent.

ELIZABETH MARTICHOUX
Les 10 ans qui viennent, donc, Gérard COLLOMB qui est prêt à refaire campagne pour Emmanuel MACRON en 2022. Merci à vous d'avoir été ce matin sur RTL, en attendant.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 18 mai 2018

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