Déclaration de M. Edouard Philippe, Premier ministre, sur le déroulé de la première année de la législature, à l'Assemblée nationale le 26 juin 2018. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Edouard Philippe, Premier ministre, sur le déroulé de la première année de la législature, à l'Assemblée nationale le 26 juin 2018.

Personnalité, fonction : PHILIPPE Edouard.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Fin de la session parlementaire ordinaire, à l'Assemblée nationale le 26 juin 2018

ti : M. le président. La parole est à M. le Premier ministre.

M. Edouard Philippe, Premier ministre. Merci, monsieur le président, de me permettre de répondre au discours que vous venez de prononcer. Je ne sais pas, d'ailleurs, si le verbe « répondre » est le plus approprié, tant je partage la quasi-totalité de vos propos. D'abord, nous avons tous conscience ici que la première année de cette législature a été intense, qu'il s'agisse du travail parlementaire ou des discussions qui ont nourri l'action publique dans ce pays. Jamais une assemblée nationale n'avait été aussi féminine. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)

Jamais les députés n'avaient été aussi présents en séance, pendant tous les débats. Je voudrais, au nom du Gouvernement, remercier l'ensemble des députés qui concourent à l'élaboration de la loi, qui, à l'occasion de séances parfois toniques, questionnent le Gouvernement, mais qui renforcent notre conviction profonde de participer à une grande et belle démocratie en contribuant à la vitalité de notre République. Merci à l'ensemble des députés.

Merci, évidemment, aux députés de la majorité, qui…

Un député du groupe LR. …sont obéissants ! (Exclamations sur les bancs du groupe LaREM.)

M. Edouard Philippe, Premier ministre. …enrichissent l'action du Gouvernement. Merci à eux pour leur soutien. Je le dis d'autant plus volontiers que c'est le sens des institutions de la Ve République que le Gouvernement soit responsable devant l'Assemblée nationale. Grâce au soutien de la majorité, nous continuons l'action dans la perspective exacte de ce qui a été tracé par le Président de la République.

M. Aurélien Pradié. N'oubliez pas les députés de l'opposition, qui attendent leurs remerciements !

M. Edouard Philippe, Premier ministre. Merci également aux députés de l'opposition (« Ah ! » sur les bancs du groupe LR.)

Un député du groupe LR. Ne vous adressez pas seulement à nous, nous ne sommes pas la seule opposition !

M. Edouard Philippe, Premier ministre. Les autres groupes d'opposition ne sont pas très présents aujourd'hui ! (Sourires et applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.)

Il y a beaucoup d'opposition : on se sait où tourner de la tête ! Merci beaucoup aux députés de l'opposition qui, par leur passion et l'intensité de leur participation, nourrissent, eux aussi, le débat parlementaire et font valoir leurs convictions légitimes : il faut qu'elles soient défendues et je les en remercie.

Je voudrais m'associer, monsieur le président, aux remerciements que vous avez adressé à l'ensemble de ceux qui concourent à notre travail collectif : les fonctionnaires de l'Assemblée et les collaborateurs parlementaires (Applaudissements sur tous les bancs), qui, souvent dans l'ombre, font que notre travail est meilleur. Ils ne sont pas élus, mais ils concourent, eux aussi, d'une certaine façon, à l'élaboration de la loi, et ils concourent certainement à la vitalité de notre démocratie.

Enfin, monsieur le président, vous avez évoqué la perspective d'une révision constitutionnelle. Je crois qu'elle sera discutée à partir de cet après-midi en commission, et je m'en félicite. Elle donnera lieu à des échanges nourris, car tous ne partagent pas toujours les mêmes convictions : certains se rattachent à différents courants de pensée qui ont tous, à un moment ou à un autre, prévalu dans l'histoire de la République – sous la IIIe, la IVe ou la Ve République. Ce débat est essentiel pour que notre démocratie soit plus vivante, que notre République soit plus forte, plus efficace, et que notre représentation nationale soit peut-être encore plus à l'image de notre société. Ainsi, nous ferons en sorte que, collectivement, nous puissions légiférer dans de bonnes conditions – tel est l'enjeu –, que le Gouvernement soit effectivement contrôlé par la représentation nationale – c'est indispensable –, que la République française soit toujours plus forte, plus fière d'elle-même, plus confiante, au service de nos concitoyens. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et MODEM, ainsi que sur plusieurs bancs du groupe UDI-Agir.)


source http://www.assemblee-nationale.fr, le 28 juin 2018

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