Déclaration de M. Edouard Philippe, Premier ministre, sur la possibilité pour le président de la République de débattre avec les parlementaires réunis en Congrès à Versailles et l'objectif de l'équilibre des finances publiques pour 2022. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Edouard Philippe, Premier ministre, sur la possibilité pour le président de la République de débattre avec les parlementaires réunis en Congrès à Versailles et l'objectif de l'équilibre des finances publiques pour 2022.

Personnalité, fonction : PHILIPPE Edouard, ROUX Caroline.

FRANCE. Premier ministre;

ti : CAROLINE ROUX
Bonjour Monsieur le Premier ministre.

EDOUARD PHILIPPE, PREMIER MINISTRE
Bonjour Caroline ROUX.

CAROLINE ROUX
Nous allons parler des missions que vous a attribuées le président de la République hier, mais d'abord un mot. Le Président, l'an prochain, pourra débattre devant le Parlement réuni en Congrès moyennant une réforme constitutionnelle. C'est une étape de plus considèrent certains vers l'effacement du rôle du Premier ministre. Est-ce que vous avez été prévenu ?

EDOUARD PHILIPPE
Vous savez, avec le président de la République on échange beaucoup, donc il m'avait indiqué l'initiative qu'il allait annoncer pendant le Congrès. Il y a quelque chose d'assez curieux, je dirais, dans cette polémique. Que l'opposition s'oppose, après tout c'est normal.

CAROLINE ROUX
Là, ce sont des constitutionnalistes qui considèrent que c'est un changement des fondamentaux de la Vème.

EDOUARD PHILIPPE
Je ne crois pas. Ce que je trouve amusant si j'ose dire, c'est que lorsque le président respecte scrupuleusement la Constitution, c'est-à-dire qu'il s'exprime devant le Congrès, et après qu'il a parlé, il doit sortir et évidemment il ne peut ni écouter, ni répondre aux parlementaires qui s'expriment. On le critique parce qu'il respecte la constitution. Il propose de la modifier, non pas du tout pour changer la nature des institutions mais pour faire en sorte que lorsque le Congrès est convoqué à Versailles, il puisse écouter les parlementaires dans la salle et leur répondre à la fin dans une forme de conclusion qui… (geste de la main) Et quand il propose cela, on dit : « Oh là là ! » Donc on ne peut pas tout avoir. Moi, ce que je trouve intéressant, c'est qu'il a montré à la fois son souci d'avoir un dialogue avec les parlementaires sans changer les institutions, sans changer le fonctionnement institutionnel qui fait que le Premier ministre est là pour mettre en oeuvre la politique qui est définie par le président de la République.

CAROLINE ROUX
Ça veut dire que vous le prenez bien.

EDOUARD PHILIPPE
Je le prends évidemment très bien.

CAROLINE ROUX
Vous avez répondu à la question. C'est aujourd'hui le début du débat public sur le projet de loi de révision constitutionnelle. Près de quatre-vingts députés Les Républicains ont publié une tribune dans laquelle ils dénoncent la démolition de l'Assemblée nationale. Ils parlent d'une attaque au bazooka. Vous voulez un Parlement moins puissant et aux ordres : c'est ce qu'ils disent.

EDOUARD PHILIPPE
Pas du tout. Encore une fois, que les députés d'opposition s'opposent, c'est parfaitement naturel et c'est parfaitement légitime. Ce qu'on peut regretter, c'est peut-être qu'ils le fassent avec un sens de la caricature et de l'outrance qui me paraît, à moi, assez largement excessif, mais ça n'est pas du tout ce que souhaite le président de la République. Le président de la République tient les engagements qu'il a pris pendant sa campagne. On peut trouver cela curieux, moi je trouve cela remarquable. Il tient les engagements qu'il a pris dans sa campagne. Il veut un Parlement qui soit plus efficace, c'est-à-dire qui consacre plus de temps à la discussion des éléments les plus importants.

CAROLINE ROUX
Mais qui aille plus vite sur le reste.

EDOUARD PHILIPPE
Qui consacre le temps de débat disponible aux éléments essentiels d'une discussion et pas aux arguties les plus techniques sur des sujets qui pourraient être réglés en commission ; c'est le premier élément. Il veut un meilleur contrôle par les parlementaires de l'action du gouvernement. Il veut faire en sorte- et je comprends très bien que les députés de l'opposition y soient sensibles et en soient agacés – il veut qu'il y ait moins de parlementaire. Il veut qu'il y ait moins de parlementaires parce qu'il considère qu'avec un peu moins de parlementaires, en l'occurrence 30 % de moins, on aura des débats de meilleure qualité et une capacité de contrôle par chaque parlementaire bien supérieure. Moi, je m'inscris parfaitement dans cette révision constitutionnelle et je sais qu'à chaque révision constitutionnelle – ce n'est pas la première et c'est peut-être probablement pas la dernière – on a ces débats sur le thème : « Vous voulez remettre en cause les institutions. »

CAROLINE ROUX
Ce texte doit être accepté en l'état ou est-ce qu'il peut évoluer ?

EDOUARD PHILIPPE
Mais il va forcément évoluer. Le président de la République l'a dit hier, il a fixé les objectifs : la révision constitutionnelle et puis deux lois qui vont venir introduire une dose de proportionnelle et baisser le nombre de parlementaires. Il ne s'agit pas de revenir à la IVème République et il ne s'agit certainement pas de passer à la VIème. Les Français sont attachés à la Vème République. Il s'agit de corriger… Et vous savez, madame ROUX, ce qui est très étonnant c'est qu'il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de parlementaires qui sont d'accord sur un certain nombre de points de cette révision constitutionnelle. Donc on va avoir des prises de position parfois un peu caricaturales sur certains sujets. Il va y avoir un travail parlementaire à l'Assemblée et au Sénat, et moi j'ai bon espoir qu'à la fin, les parlementaires s'entendent sur le texte de la révision constitutionnelle.

CAROLINE ROUX
Vous avez l'espoir d'arracher un consensus sur ce sujet-là ?

EDOUARD PHILIPPE
Mais parce qu'à la différence d'un certain nombre d'autres, manifestement je fais confiance au Parlement.

CAROLINE ROUX
Alors on en vient aux sujets compliqués.

EDOUARD PHILIPPE
C'est déjà…

CAROLINE ROUX
Vous allez voir ! Le président a expliqué qu'il vous reviendra d'annoncer un plan de baisse des dépenses publiques dans les semaines qui viennent, vous le savez mieux que personne. Est-ce que vous confirmez déjà pour commencer que votre objectif ne sera non plus un excédent des finances publiques pour 2022 mais tout juste, j'ai envie de vous dire, un équilibre des finances publiques ? Ça sous-entendrait que vous revoyez un brin vos ambitions à la baisse sur ce sujet.

EDOUARD PHILIPPE
En aucune façon. J'ai quarante-sept ans et ça fait quarante-trois ans, madame ROUX, que la France vote des budgets en déficit. Quarante-trois ans que jamais la France n'a équilibré ses comptes. Je ne sais pas si vous vous rendez compte mais c'est vrai. Moi, je trouve ça extrêmement inquiétant parce que les déficits s'accumulent et créent une dette qui elle-même s'accumule et qui doit payer la dette ? Nous, nos enfants, ceux qui viennent après.

CAROLINE ROUX
Ça fait à peu près quarante-sept ans, en effet, qu'on entend ça.

EDOUARD PHILIPPE
Oui. Ça fait quarante-sept ans que c'est vrai. Nous, notre objectif c'est de faire en sorte que les finances publiques reviennent à l'équilibre. D'ailleurs, vous le savez parfaitement…

CAROLINE ROUX
L'objectif, c'était l'excédent en 2022.

EDOUARD PHILIPPE
Attendez, attendez. Je termine parce que c'est vraiment très important. Nous avons comme objectif de revenir à l'équilibre. Cette année, en 2017, nous avons terminé l'exécution du budget 2017 avec un déficit de 2,6 % du PIB. Le meilleur score depuis dix ans et de loin, et de très loin. Ce qui nous a permis de sortir de la procédure de déficit excessif lancée par l'Union européenne. Notre objectif, c'est de ramener d'ici 2022 les comptes à l'équilibre. Alors, vous savez, si on est à zéro…

CAROLINE ROUX
L'objectif, c'était l'excédent.

EDOUARD PHILIPPE
Si on est à zéro plutôt qu'à 0,2 en excédent, on aura quand même fait quelque chose qu'aucun gouvernement n'a réussi à faire depuis quarante-cinq ans, en l'occurrence depuis cinquante ans si on se place en 2022.

CAROLINE ROUX
On continue sur les objectifs. On va revenir sur les économies mais est-ce que votre objectif reste la réduction de cent vingt mille postes de fonctionnaires et de soixante milliards d'euros d'économies sur le quinquennat ? Est-ce que l'objectif là reste le même ou est-ce que, parce qu'il faudrait peut-être une forme de réalisme, vous changeriez de braquet ? Pardonnez-moi de vous le dire comme ça.

EDOUARD PHILIPPE
Mon objectif, c'est l'efficacité de la dépense publique. Mon objectif, c'est qu'un euro d'argent public pris dans la poche des Français soit bien utilisé. Mon objectif, c'est de faire en sorte que lorsqu'il y a des politiques publiques qui fonctionnent bien, elles soient préservées et développées et lorsqu'il y a des politiques publiques même si on y est attaché, même si l'objectif qu'elles essayent d'atteindre est un objectif légitime auquel on est attaché et qu'elles ne marchent pas bien, on les corrige. Et mon objectif, c'est de faire ça dans tous les domaines en essayant, c'est vrai, de privilégier l'économie de moyens. Pourquoi ? Parce que chaque euro public qui est dépensé, et les Français le savent parfaitement, chaque euro public qui est dépensé est pris dans la poche des Français.

CAROLINE ROUX
L'objectif reste le même ou pas ?

EDOUARD PHILIPPE
Donc en toute matière, efficacité de la dépense publique et évidemment respect des objectifs. Mais je ne me pose pas la question tous les matins de savoir si ça doit être cent vingt mille emplois publics en moins dans l'ensemble des trois fonctions publiques.

CAROLINE ROUX
Pourtant c'est le sujet, non ?

EDOUARD PHILIPPE
Mais qu'il faille diminuer l'emploi public dans certains domaines, ça me semble évident. Mais vous voyez bien que dans certains autres, nous, nous faisons des choix. Nous avons dit que nous allions augmenter le budget de la défense, du ministère de l'Intérieur, de la justice, et nous allons recruter des emplois publics dans ces domaines et nous l'assumons parce que le monde est dangereux et parce qu'il faut faire un effort important. Et dans d'autres, nous pouvons nous organiser autrement pour faire en sorte de dépenser moins d'argent.

CAROLINE ROUX
Dans d'autres, est-ce que ça concerne Bercy par exemple ? Puisqu'on va passer au prélèvement à la source, on évoque vingt mille postes d'agents du fisc supprimés d'ici à 2020.

EDOUARD PHILIPPE
Ce que je conteste, ce n'est pas du tout de se fixer des objectifs ambitieux. Ce que je trouve curieux, et je pense que vous en conviendrez avec moi, c'est de commencer par un objectif quantitatif en termes d'emplois plutôt que de se poser la question des politiques publiques.

CAROLINE ROUX
C'est la campagne du président de la République, pardonnez-moi.

EDOUARD PHILIPPE
Pas du tout. Moi ce que je veux, c'est transformer l'action publique ; c'est faire en sorte d'avoir un service public plus efficace et ce service public plus efficace peut nous permettre d'employer moins d'agents publics.

CAROLINE ROUX
Alors justement, dans ce contexte-là il y a une phrase qui paraissait un peu énigmatique hier dans le discours du président de la République, lorsqu'il a évoqué la nécessité de repenser la présence des services publics sur l'ensemble du territoire. Donc là, on se dit : il faut faire mieux avec moins, il faut faire des économies et, dans en même temps, on va redéployer des services publics sur le territoire.

EDOUARD PHILIPPE
Je vais vous l'expliquer et de façon très simple. Ça fait des années, lorsqu'on demande à l'administration de mieux gérer ses effectifs voire de les diminuer, qu'elle procède de façon insensible mais systématique à une recentralisation au niveau régional. On enlève peu de fonctionnaires au niveau national et on regroupe les fonctionnaires qui sont niveau départemental ou en dessous du département dans les arrondissements, et on les met au niveau régional. On crée donc des échelons régionaux qui sont finalement très concentrés. Notre objectif n'est pas celui-là. Notre objectif est de faire en sorte que les agents publics restent au niveau le plus proche possible, et ça exige des efforts de réorganisation de l'ensemble de ce qu'on appelle l'organisation territoriale de l'Etat.

CAROLINE ROUX
Un mot sur la Conférence des territoires. Les associations des maires des départements des régions boycotteront la Conférence des territoires en raison d'une politique de réformes hors-sol ; c'est ce qu'ils disent. Ils réclament que le gouvernement – ce sont les mots qu'ils utilisent - mette quelque chose sur la table. Est-ce que vous avez quelque chose à mettre sur la table pour les territoires, Edouard PHILIPPE ?

EDOUARD PHILIPPE
D'abord, une observation. Les trois associations que vous mentionnez : l'Association des maires, l'Association des présidents de département, l'Association des présidents de région ne viennent pas. Mais beaucoup d'autres associations d'élus locales viennent : les maires des grandes villes, les maires des villes moyennes, les maires des petites villes.

CAROLINE ROUX
D'accord.

EDOUARD PHILIPPE
Vous dites d'accord, mais ça compte parce qu'on travaille très bien avec elles. Contrairement à ce que dit ce qui ressemble parfois à des syndicats d'élus, nous travaillons très bien et j'en veux pour preuve un élément. Nous avons proposé des contrats à trois cent vingt-deux collectivités territoriales. L'AMF, l'Association des départements, l'Association des régions ont tonné contre ce système de contractualisation prévu avec les collectivités territoriales. Plus de deux cent trente - plus de deux cent trente - collectivités sur les trois cent vingt-deux l'ont signé dont beaucoup de départements, quelques régions et 90 % des communes et des collectivités, des communautés de communes ou communautés d'agglomération concernées. Ça veut dire quoi ?

CAROLINE ROUX
Donc ça veut dire qu'il n'y a pas de sujet.

EDOUARD PHILIPPE
Ça veut dire que derrière les grands discours et derrière la chaise vide, il y a une vraie discussion, y compris avec ceux-là mêmes qui aujourd'hui font mine de ne pas vouloir venir à la Conférence des territoires. La politique de la chaise vide, ça n'a jamais constitué la base d'un dialogue. Moi je parle, je tiens mes engagements que je prends vis-à-vis des collectivités territoriales et je continuerai à le faire.

CAROLINE ROUX
Alors une autre mission, pas compliquée aussi : réinventer l'Etat-providence du XXIème siècle. Bon courage ! Donc sans moyens, avec quelle logique ? Là aussi, ça fait des années qu'on en parle.

EDOUARD PHILIPPE
Mais madame ROUX, avec des moyens considérables.

CAROLINE ROUX
Les mots qui ont été utilisés par le président, c'est émancipation, progrès social, solidarité, égalité des chances. Tout le monde est d'accord.

EDOUARD PHILIPPE
Bien sûr, mais avec des moyens considérables contrairement à ce que vous dites. Là encore, on a créé après la Seconde Guerre mondiale le modèle de l'Etat providence dans une société où il y avait le plein emploi et où on n'avait pas de problème de financement des retraites pour une raison assez simple : c'est qu'il y avait énormément d'actifs et, finalement, assez peu de personnes qui avaient bénéficié des retraites. Bref, on a créé un système parfaitement adapté auquel les Français sont légitimement, et moi le premier, extrêmement attachés. Très bien. Sauf que le monde a changé. Sauf qu'aujourd'hui les carrières professionnelles ne sont pas du tout linéaire comme elles l'étaient avant. Sauf qu'elles sont interrompues par le chômage. Sauf qu'on vit beaucoup plus vieux. Et donc notre objectif, c'est de créer un Etat et un Etat social, bien entendu, qui ne fonctionne pas simplement sur la redistribution monétaire et sur les déclarations de droit, qui fonctionne sur l'accompagnement individualisé des personnes et qui permet effectivement d'apporter des réponses aux questions d'aujourd'hui. La dépendance, madame ROUX. On vit dans un monde où nous aurons à gérer la dépendance de nos parents, parfois de nos grands-parents – c'est mon cas - parfois de nos grands-parents et la nôtre. On n'a pas aujourd'hui les instruments, les financements qui nous permettent d'être à la hauteur de cet enjeu de société. Et donc notre sujet, ce n'est pas du tout de mettre en cause, de supprimer, de fragiliser la Sécurité sociale, c'est de faire en sorte que justement elle serve à ce à quoi elle doit servir : c'est-à-dire à la société de confiance et à la société de solidarité. Et bien sûr c'est ambitieux, évidemment que c'est ambitieux, mais c'est indispensable.

CAROLINE ROUX
Pension de réversion, rien ne changera pour les retraités d'aujourd'hui. « D'aujourd'hui » a dit hier le président de la République, donc il y avait une petite agitation dans l'Hémicycle. « De demain », vous rajouteriez également ?

EDOUARD PHILIPPE
Mais j'ai observé que beaucoup, beaucoup de gens souhaitaient soit se faire peur, soit faire peur aux autres sur le sujet. Le président de la République a dit les choses de façon la plus claire.

CAROLINE ROUX
Non, il a dit…

EDOUARD PHILIPPE
Pendant la campagne électorale, il a indiqué que nous ferions à partir de 2019 une grande réforme des retraites qui a pour objectif, justement, de garantir son financement et de faire en sorte que le système soit plus juste. Quand un système est plus juste, il y a rarement des perdants. Quand un système est plus juste, il y a rarement des perdants. Et la mise en oeuvre de cette réforme, elle se fera sur de très longues années. Pourquoi ? Justement pour ne pas impacter la situation de ceux qui sont aujourd'hui à la retraite quelle que soit leur situation et pour ne pas impacter non plus la situation de ceux qui vont passer à la retraite. C'est une réforme qui va s'inscrire dans la profondeur, mais qui doit permettre plus de justice et plus d'efficacité.

CAROLINE ROUX
C'est un changement de méthode le fait de tendre la main davantage aux syndicats dans ce qui ressemble à une conférence sociale pour déterminer un agenda social ? Ce ne serait pas grave de reconnaître que c'est un changement de méthode.

EDOUARD PHILIPPE
Ecoutez, je ne sais pas si c'est un changement de méthode. Moi j'ai toujours eu le sentiment, en dépit de ce que disent certains d'avoir avec les syndicats des discussions fécondes, directes et utiles. Je vous le dis comme je le pense, comme je le vis. Peut-être qu'eux ne le partagent pas comme ça mais c'est comme ça que moi je le vis. L'idée de leur faire confiance en leur disant : « Vous allez travailler sur l'assurance chômage et sur la santé au travail dans le cadre d'une transformation là aussi du dispositif » me semble une excellente idée. Ça aura lieu le 17 juillet et je m'en réjouis beaucoup.

CAROLINE ROUX
France-Belgique, vous avez un message pour les Bleus ? Je suis obligée de finir par ça.

EDOUARD PHILIPPE
J'ai surtout un message d'espoir, de soutien inconditionnel et de grand enthousiasme.

CAROLINE ROUX
Merci beaucoup Edouard PHILIPPE.

EDOUARD PHILIPPE
Merci à vous.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 13 juillet 2018

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