Interview de M. Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, avec Radio Classique le 10 juillet 2018, sur la politique gouvernementale. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, avec Radio Classique le 10 juillet 2018, sur la politique gouvernementale.

Personnalité, fonction : LECORNU Sébastien, DURAND Guillaume.

FRANCE. Secrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire;

ti :


GUILLAUME DURAND
D'abord, d'abord, bienvenue Sébastien LECORNU.

SEBASTIEN LECORNU
Merci Guillaume DURAND.

GUILLAUME DURAND
D'abord une question de fond qui me paraît assez bizarre, à chaque fois qu'il a été interviewé depuis qu'il est au pouvoir, Emmanuel MACRON a toujours rejeté la théorie du ruissellement, mais en fait, ce qu'il a expliqué, je parle du fond, là, simplement, quand il dit : il va bien falloir créer de la richesse pour pouvoir la distribuer, qu'est-ce que c'est d'autre que la théorie du ruissellement ?

SEBASTIEN LECORNU
Non, c'est la cohérence aussi du fonctionnement de l'Etat providence justement, il faut créer de la richesse avant de la redistribuer, ça, ce n'est pas du ruissellement, ça s'appelle de la solidarité, c'est le système sur lequel nous fonctionnons depuis l'après-guerre…

GUILLAUME DURAND
Mais quelle est la différence ?

SEBASTIEN LECORNU
Non, parce que le ruissellement, ça voudrait dire que si certains se portent bien, par ruissellement, d'autres se porteront mieux, là, c'est complètement une logique différente, c'est notre capacité à créer de la richesse, d'ailleurs, notamment de l'emploi, qui est la première des richesses, et ensuite, à imaginer les mécanismes sociaux, regardez l'année qui vient de s'écouler. Ordonnances sur le droit du travail, choc sur les charges et la fiscalité pour les entreprises, tout ça mène à un déblocage de l'économie, parce qu'il y a une spécificité malheureusement bien française, c'est que la croissance économique peut revenir sans qu'elle ne crée d'emplois, on a recréé les conditions d'embauches pour les entreprises, ensuite, il faut pouvoir embaucher effectivement, c'est tout ce que fait Muriel PENICAUD sur l'apprentissage, la formation professionnelle, et puis, ensuite, effectivement, hier, le président de la République, au fond, d'ailleurs, n'a pas dit de choses nouvelles, puisque, il y a une cohérence…

GUILLAUME DURAND
C'est d'ailleurs ce qui est noté dans la presse…

SEBASTIEN LECORNU
Et Guillaume TABARD l'a dit avec le mot « cohérence », il y a une cohérence dans ce que nous faisons. Il a repris l'image du gâteau, mais ça veut dire que, évidemment, demain, il faut réfléchir à un nouvel Etat providence. L'Etat providence, il a été imaginé après-guerre avec des carrières et des vies qui étaient différentes qu'aujourd'hui, c'est la question des retraites, bien évidemment, qui est posée, avec la question de la dépendance qui ne trouvait pas forcément de solution et qui ne trouve pas de solution aujourd'hui, et sur laquelle il faudra se pencher, c'est la question bien évidemment de l'accès aux soins, bref, on prend les choses avec méthode, c'est toute la différence sur le ruissellement et un système de l'Etat providence.

GUILLAUME DURAND
Mais vous avez la malchance de tomber sur un vieux journaliste avec un peu d'expérience, vous savez que tous les…

SEBASTIEN LECORNU
Vous êtes tombé sur un jeune secrétaire d'Etat…

GUILLAUME DURAND
Voilà. Vous savez que tous les quinquennats, il y en a eu essentiellement donc deux qui ont marqué, c'est-à-dire François HOLLANDE et Nicolas SARKOZY, tout se joue la première année, on l'a vu deux fois de suite ! Donc qu'est-ce qui peut nous garantir, vous garantir ou convaincre les auditeurs qui vous écoutent que l'inflexion, qui est celle du social, au fond, parce que c'était ça hier…

SEBASTIEN LECORNU
Il n‘y a pas d'inflexion, moi, je ne partage pas cette analyse sur le fait qu'il y a inflexion, il y a une cohérence, c'est libérer, protéger, on n'a pas découvert libérer, protéger hier à Versailles…

GUILLAUME DURAND
Pour l'instant, on a libéré, on n'a rien protégé du tout !

SEBASTIEN LECORNU
Mais bien sûr que si, l'augmentation de l'allocation adulte handicapé, l'augmentation du minimum vieillesse, la création du chèque énergie, 150 euros en moyenne pour 3,6 millions de Français…

GUILLAUME DURAND
Non, mais attendez, je pourrais vous donner, à l'inverse, les feuilles d'impôt qui n'ont pas baissé, la situation des gens…

SEBASTIEN LECORNU
Les feuilles d'impôt qui n'ont pas baissé, taxe d'habitation à l'automne pour 80 % des Français, ça a été voté par le Parlement il y a maintenant quelques mois…

GUILLAUME DURAND
Financée comment pour les 20 % qui restent ?

SEBASTIEN LECORNU
Eh bien, ça, pour le coup, la réponse se trouvera en 2020. Mais pour l'instant, c‘est financé pour 80 % des Français. Pas de pas caricature, là aussi, Guillaume DURAND, la réalité, c'est que bien souvent, et notamment pour les commentateurs ou certains acteurs politiques, ce n'est pas une critique, c'est un jeune secrétaire d'Etat qui vous le dit, gâteau avalé n'a plus de goût. C'est-à-dire que toutes ces augmentations, complément familial, le minimum vieillesse…

GUILLAUME DURAND
Mais non, mais c'est parce que les gens voient…

SEBASTIEN LECORNU
Donc d'un côté, on dit qu'on ne fait rien pour les retraités, et de l'autre côté, quand on dit qu'on augmente le minimum vieillesse, ça ne suffit pas !

GUILLAUME DURAND
Non, mais vous êtes réaliste, là, ce n'est plus un problème de génération, vous savez bien qu'il y a une énorme différence entre ce qui a été donné aux entreprises et entre ce qui a été apporté aux citoyens français, d'autant plus que les feuilles d'impôt…

SEBASTIEN LECORNU
Parce qu'il y a un premier combat, c'est l'emploi…

GUILLAUME DURAND
Pour les classes moyennes sont exactement de même nature…

SEBASTIEN LECORNU
Ce sont les entreprises qui créent l'emploi, tout simplement…

GUILLAUME DURAND
Mais je n'ai jamais dit le contraire !

SEBASTIEN LECORNU
Et donc par définition, tout ce qui a été fait pour les entreprises, et ça a été rappelé par le chef de l'Etat, hier, participe à une relance de l'emploi…

GUILLAUME DURAND
Avec quelles garanties ?

SEBASTIEN LECORNU
La plus belle des promesses républicaines, c‘est l'emploi…

GUILLAUME DURAND
Avec quelles garanties ?

SEBASTIEN LECORNU
La plus belle des solidarités, c'est l'emploi…

GUILLAUME DURAND
Mais avec quelles garanties, avec quelles garanties ? Regardez, François HOLLANDE, il a tout fait pour les entreprises, il n'a pas gagné…

SEBASTIEN LECORNU
Je ne suis pas non plus d'accord avec ça, il y avait des réformes structurelles profondes à faire, elles n'ont pas été faites sous le quinquennat de François HOLLANDE, c'est le cas des ordonnances sur le marché du travail, c'est le cas de la formation professionnelle, c'est le cas de l'apprentissage, c'est le cas également de Parcoursup, puisque le tirage au sort pour aller à l'université n'était pas le système le plus juste qui permettait de bâtir une carrière…

GUILLAUME DURAND
Changer…

SEBASTIEN LECORNU
Mais regardez, on s'est davantage intéressé aux structures, et Dieu sait que ce n'est pas facile, parce qu'il a du conservatisme, parce que, on sait que ce sont par ces structures trop rigides que notre système, notamment d'embauches et d'emplois, était enkysté, et même sur mon domaine lié à l'énergie ou à l'écologie on voit bien, là aussi, qu'il y a des choses à débloquer, les déblocages, c'est profondément le meilleur résumé qu'on peut faire sur la première année, et tout ça s'inscrit dans une cohérence sur 5 ans, puisque le commentaire qui consisterait à dire : un quinquennat se joue en un an, ça, c'est ce que nous…

GUILLAUME DURAND
Non, ce n'est pas un commentaire, c'est une constatation…

SEBASTIEN LECORNU
Pas forcément, je suis désolé. Les Français ont élu un chef de l'Etat…

GUILLAUME DURAND
Non, mais peut-être va-t-il vaincre ce…

SEBASTIEN LECORNU
Et une Assemblée nationale pour 5 ans, et c'est 5 ans d'action, d'un côté, on ne peut pas nous dire : vous allez trop vite et le rythme des réformes est trop accéléré, et ensuite, nous expliquer qu'on ne va rien faire les 4 dernières années du quinquennat…

GUILLAUME DURAND
Non, je n'ai pas dit… non, je n'ai pas dit d'une seule seconde que vous n'allez rien faire…

SEBASTIEN LECORNU
Je sais bien, mais moi, je vous le dis…

GUILLAUME DURAND
Non, je vous dis simplement qu'en général, c'est ce qui s'est passé les deux derniers quinquennats, c'est-à-dire que, au fond, la première année avait été totalement déterminante…

SEBASTIEN LECORNU
On pourra donner acte à Emmanuel MACRON de ne pas complètement ressembler à ses prédécesseurs.

GUILLAUME DURAND
Je vous donne cet acte, mais ce que je voudrais ajouter, c'est que ce qui s'est aussi passé pour les deux prédécesseurs, c'est la situation internationale, Nicolas SARKOZY, ça été les crises économiques, François HOLLANDE, ça a été le terrorisme. Il y a une chose qui change totalement pour Emmanuel MACRON, c'est le contexte international, c'est-à-dire qu'il est un libéral, disons social depuis hier, dans un contexte où les gens sont…

SEBASTIEN LECORNU
Pas depuis hier…

GUILLAUME DURAND
Enfin, on peut avoir un peu d'ironie. Il est un libéral qui est pris dans un monde qui devient profondément nationaliste, tout l'environnement, madame MERKEL est en difficulté, Boris JOHNSON a claqué la porte du gouvernement en Angleterre, ça change totalement. A l'Est, vous avez ORBAN, au sud, vous avez Matteo SALVINI, ce n'est pas du tout ce qui était prévu il y a un an !

SEBASTIEN LECORNU
C'est très juste et c'est bien pour ça que le chantier européen va occuper beaucoup de place et beaucoup de temps dans l'agenda présidentiel et dans l'agenda politique, ne serait-ce que parce qu'il y a les élections européennes bien évidemment l'année prochaine, mais la France va devenir un point de repère en Europe, et là aussi, d'ailleurs…

GUILLAUME DURAND
Un point de repère ou une île ?

SEBASTIEN LECORNU
Non, un point de repère. D'ailleurs, comme la France a toujours…

GUILLAUME DURAND
C'est nous les isolés, toujours…

SEBASTIEN LECORNU
Je ne crois pas ça. Je suis Gaulliste à la base, donc forcément, je ne crois pas à l'isolement de la France, mais je crois plutôt à la France comme poste avancé, et justement, en capacité de réunir les partenaires européens toujours autour du projet européen. Le président de la République, il était clair hier d'ailleurs sur la question européenne, oui, il y a ceux qui ont le progrès chevillé au corps pour le projet européen et celles et ceux qui pensent que le nationalisme est un repli sur soi. J'écoutais Guillaume TABARD, que j'aime beaucoup, comme vous le savez, parce sue nous partageons le département de l'Eure en amitié. Moi, je ne je suis pas d'accord de dire qu'il y aurait une caricature et un clivage européen, on l'a vu sur les questions d'asile, de l'immigration…

GUILLAUME DURAND
Enfin, il est quand même très seul actuellement…

SEBASTIEN LECORNU
Mais attendez, regardez ce qui s'est passé au Conseil européen il y a maintenant quelques jours, il y a celles et ceux qui considéraient que la question des frontières, la question de la lutte contre les flux migratoires que les demandes d'asile, les solutions sont purement nationales, d'ailleurs, c'est ce que dit madame LE PEN, une partie Des Républicains, puis, il y a ceux qui considèrent, comme nous, que les solutions sont européennes, qu'est-ce qui est sorti du Conseil européen ? Une solution européenne, notamment sur notre capacité à faire vivre Frontex, tout ça, évidemment, c'est long, ça prend du temps, il y a de l'impatience, ça, je ne vais pas dire le contraire, mais une fois…

GUILLAUME DURAND
Donc ce matin, vous n'avez pas l'impression que sur le plan justement de la politique internationale, c'est un homme isolé ?

SEBASTIEN LECORNU
Je ne suis pas en train de vous dire que c'est facile, je suis en train de vous dire que je pense que nous avons raison, en toute humilité, là aussi, voilà.

GUILLAUME DURAND
Le 17, il rencontre les syndicats. Est-ce qu'il est important, justement, dans cette conversion, alors, vous allez me dire que ce n'est pas une conversion, c'est une continuité, mais qu'il parle avec les syndicats, on se souvient par exemple de Laurent BERGER, pour la CFDT, qui disait : on discute mais c'est MACRON qui décide de tout, ce qui veut dire que là, il va falloir qu'il change le 17 ?

SEBASTIEN LECORNU
Non, mais la démocratie sociale, c'est d'écouter, mais c'est effectivement de décider…

GUILLAUME DURAND
Il va falloir que BERGER… il va falloir le convaincre, puisqu'il a une vision MACRON qui est, je ne dis pas une vision monarchique, comme un certain nombre d'opposants politiques, mais une vision d'un homme autoritaire qui décide de tout !

SEBASTIEN LECORNU
Il a la vision de quelqu'un qui a été élu par des millions de Français et qui a été élu pour décider de réformer le pays, là aussi, on ne va pas non plus se raconter d'histoires, on a l'impression que, on redécouvre le dialogue social le 17 juillet, on a oublié tout l'été dernier les discussions sur les ordonnances sur le droit du travail avec Edouard PHILIPPE et Muriel PENICAUD à Matignon, on oblige, il y a encore quelques semaines, des heures et des heures sur la SNCF avec Elisabeth…

GUILLAUME DURAND
Ce n'était pas MACRON…

SEBASTIEN LECORNU
Eh bien, oui, c'est son gouvernement qu'il a nommé…

GUILLAUME DURAND
Ce n'était pas MACRON…

SEBASTIEN LECORNU
C'est son gouvernement qu'il a nommé…

GUILLAUME DURAND
Non, mais là, c'est lui ! S'il les rencontre, c'est qu'il sent bien qu'il y a une sorte de nécessité d'assouplissement dans les rapports avec les syndicats…

SEBASTIEN LECORNU
Le dialogue social fait partie de la méthode MACRON. C'est la méthode du président de la République, effectivement, à l'aune du grand chantier sur l'Etat providence, sur les retraites, sur l'assurance chômage, sur la dépendance, comme on l'a dit tout à l'heure, il est bien naturel et bien normal que le président de la République prenne du temps avec la démocratie sociale.

GUILLAUME DURAND
On l'a dit, concernant les centrales nucléaires, récent rapport, qu'elles étaient dangereuses, de plus en plus coûteuses à rénover, et accessible au terrorisme, c'est un des dossiers que vous connaissez bien, vrai ou faux ?

SEBASTIEN LECORNU
Je ne peux pas répondre en une seule phrase…

GUILLAUME DURAND
Il y en a une cinquantaine.

SEBASTIEN LECORNU
La réalité, c'est que notre système français est un des systèmes les plus robustes au monde, donc là aussi, pas de bashing sur nos systèmes de résidence en sûreté et en sécurité…

GUILLAUME DURAND
Alors pourquoi le rapport tient ces conclusions ?

SEBASTIEN LECORNU
Est-ce qu'il y a des choses… pour l'instant, je suis en train de le faire examiner par les services de la Direction générale de l'Energie et du climat, par l'Autorité de Sûreté Nucléaire, qui sont en train de regarder justement les conclusions du rapport de Barbara POMPILI, et s'il y a des choses à améliorer, nous les améliorerons, une fois de plus…

GUILLAUME DURAND
Mais à quel coût ?

SEBASTIEN LECORNU
Non, mais au coût qu'il faudra pour la sécurité et la sûreté des Français. Je crois que là-dessus, il n'y a pas de débat à avoir, et on ne mégotera pas sur le sujet, je rappelle d'ailleurs que j'ai fait voter au Parlement, au projet de Loi Finances, l'année dernière, un renforcement des moyens de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, donc c'est déjà quelque chose que nous faisons depuis plusieurs années, et pour le coup, il y a une continuité…

GUILLAUME DURAND
Les décisions seront prises quand, Sébastien LECORNU ?

SEBASTIEN LECORNU
Par définition, la sûreté et la sécurité nucléaires font l'objet d'une évaluation permanente sur ces sujets-là, voilà, alors, il faut dissocier la question de la sûreté de la sécurité, qui n'est pas la même question d'ailleurs.

GUILLAUME DURAND
Chez Emmanuel MACRON, il y a quelque chose de bizarre qui est qui souligné par la presse, par des journalistes, comme par exemple Nicolas DOMENACH, c'est ce mélange entre Jupiter et « Les Tontons Flingueurs », c'est quoi…

GUILLAUME DURAND
Moi, j'aime les deux…

GUILLAUME DURAND
C'est l'expression d'une jeunesse ou d'une incohérence ?

SEBASTIEN LECORNU
Non, mais, il a sa singularité, il a sa manière de parler aux Français, mais ça, pardon, les journalistes avaient les mêmes commentaires pendant l'élection présidentielle, et les Français y ont répondu en les lisant.

GUILLAUME DURAND
Mais entre pognon dingue et le Louvre, c'est vrai que c‘est assez différent !

SEBASTIEN LECORNU
C'est très français, si je puis me permettre…

GUILLAUME DURAND
Mais c'est très lui !

SEBASTIEN LECORNU
Et c'est très français.

GUILLAUME DURAND
Et c‘est très lui.

SEBASTIEN LECORNU
Ça tombe bien, il est très français, c'est le chef de l'Etat.

GUILLAUME DURAND
Merci beaucoup Sébastien LECORNU.

SEBASTIEN LECORNU
Merci Guillaume DURAND.

GUILLAUME DURAND
Qui est chargé des questions énergétiques donc dans le gouvernement d'Edouard PHILIPPE aux côtés donc de Nicolas HULOT et de Brune POIRSON. Bonne journée à vous. Merci d'être revenu réagir ce matin à l'intervention d'Emmanuel MACRON au Congrès, vous remarquerez qu'ils n'ont pas parlé de foot, car nous allons en parler beaucoup. Je suppose que vous êtes évidemment derrière les Bleus ce soir.

SEBASTIEN LECORNU
Oui, mais je laisserai des gens plus qualifiés que moi pour faire le commentaire.

GUILLAUME DURAND
Merci beaucoup.

SEBASTIEN LECORNU
Merci beaucoup.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 16 juillet 2018

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