Interview de M. Christophe Castaner, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, à RMC BFMTV le 23 juillet 2018, sur la gestion de la communication dans l'affaire Benalla. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Christophe Castaner, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, à RMC BFMTV le 23 juillet 2018, sur la gestion de la communication dans l'affaire Benalla.

Personnalité, fonction : CASTANER Christophe, Malherbe Apolline (de).

FRANCE. Secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement;

ti : APOLLINE DE MALHERBE
Bonjour Christophe CASTANER…

CHRISTOPHE CASTANER
Bonjour.

APOLLINE DE MALHERBE
Merci d'être avec nous, vous êtes à la tête du parti La République En Marche, vous êtes secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement et vous êtes proche parmi les proches d'Emmanuel Macron - vous étiez d'ailleurs hier soir à l'Elysée pour cette réunion de crise dans laquelle Emmanuel MACRON nous dit-on a décidé d'une sorte de remaniement à l'Elysée - il aura donc fallu cinq jours, le travail d'enquête d'un journal, les révélations des médias sur les avantages et le statut d'Alexandre BENALLA, il aura fallu les mensonges d'un porte-parole, une obstruction au Parlement, cinq mises en examen pour qu'Emmanuel MACRON reconnaisse que le comportement de son chef adjoint de cabinet était - je cite – inacceptable. Pourquoi cinq jours, pourquoi un tel aveuglement ?

CHRISTOPHE CASTANER
Mais vous vous trompez, parce que dès la connaissance des faits il y a eu une procédure de licenciement contre monsieur BENALLA, donc ce n'est pas cinq jours, donc la première prise de conscience…

APOLLINE DE MALHERBE
Ce n'est pas ce que dit le porte-parole, je vous demande pardon.

CHRISTOPHE CASTANER
Non, non, mais, dès la connaissance des faits - y compris la question de la vidéo - immédiatement il y a eu une procédure qui a été lancée de licenciement contre monsieur BENALLA.

APOLLINE DE MALHERBE
Attendez, il faut qu'on s'arrête tout de suite là parce que ce qu'avait dit le porte-parole jeudi matin…

CHRISTOPHE CASTANER
Mais pour le président de la République…

APOLLINE DE MALHERBE
Etait qu'il avait été sanctionné pendant deux semaines et à aucun moment le mot de licenciement n'a été donné.

CHRISTOPHE CASTANER
Non, madame DE MALHERBE, vous me parliez des... Non, madame DE MALHERBE, vous ne m'avez pas compris, vous avez commencé votre question en disant : « il a fallu cinq jours », nous sommes d'accord, donc je vous dis que dès le début de ces cinq jours la procédure de licenciement a été engagée, donc le président de la République…

APOLLINE DE MALHERBE
Je vous parle de ce qu'a dit le porte-parole jeudi matin.

CHRISTOPHE CASTANER
Vous m'interrogez…

APOLLINE DE MALHERBE
Jeudi matin le mot de licenciement n'est pas donné.

CHRISTOPHE CASTANER
Madame DE MALHERBE vous m'interrogez sur le président de la République, en me disant qu'il a fallu cinq jours pour qu'il y ait une réunion, non, évidemment dès la connaissance des faits et le président la République a engagé vendredi matin une procédure de licenciement…

APOLLINE DE MALHERBE
Donc, ce n'est pas dès la connaissance des faits ?

CHRISTOPHE CASTANER
Cinq jours, non mais ce n'est pas vendredi matin, mais cinq jours, dès la connaissance des faits graves…

APOLLINE DE MALHERBE
C'était très important en fait Christophe CASTANER…

CHRISTOPHE CASTANER
Mais vous avez raison madame, mais je réponds à votre question, donc je réponds à votre question, vous me demandez il a fallu cinq jours…

APOLLINE DE MALHERBE
La révélation arrive mercredi soir, jeudi matin le porte-parole de l'Elysée dit que les sanctions ont été prises et qu'elles étaient proportionnelles à la faute commise par Alexandre BENALLA - en l'occurrence deux semaines de suspension…

CHRISTOPHE CASTANER
Dans la foulée, madame DE MALHERBE, il y a la connaissance d'une récupération dans un cadre... qui a valu la mise en examen de trois policiers de la préfecture de police…

APOLLINE DE MALHERBE
Tout à fait !

CHRISTOPHE CASTANER
Des vidéos et, dès la connaissance de ces faits, la procédure de licenciement a été engagée et, donc, ce que je veux dire - mais ce n'est pas forcément le sujet - c'est que le président de la République n'est pas resté inactif, dès qu'il a eu connaissance de cela effectivement il a demandé que le dossier soit ouvert et que des sanctions soient prises.

APOLLINE DE MALHERBE
Donc, vous nous dites dès qu'il a eu connaissance…

CHRISTOPHE CASTANER
Et donc certes nous avons parlé hier soir, mais ce n'est pas la première fois que nous parlons…

APOLLINE DE MALHERBE
Des vidéos, mais non pas du fait qu'il y a eu des vidéos de surveillance ont été données à Alexandre BENALLA…

CHRISTOPHE CASTANER
Je vous le confirme, dès que nous avons eu connaissance de cela.…

APOLLINE DE MALHERBE
Mais ce ne sont pas les mêmes faits, pardon, je voudrais juste qu'on soit précis...

CHRISTOPHE CASTANER
Bien sûr... rien n'est fait

APOLLINE DE MALHERBE
Vous m'avez dit le licenciement a été engagé immédiatement dès qu'il a eu connaissance des faits, mais il y a eu connaissance de la vidéo dès le 2 mai ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non, le président de la République n'a sûrement pas vu la vidéo le 2 mai…

APOLLINE DE MALHERBE
Il a été informé le 2 mai par Alexis KOHLER me dit-on.

CHRISTOPHE CASTANER
Bien sûr. Non, je crois par son directeur de cabinet et son directeur de cabinet a pris une première sanction administrative sur des faits que le président de la République a lui-même jugé scandaleux et que je juge moi-même scandaleux, là-dessus il n'y a pas de débat.

APOLLINE DE MALHERBE
Mais vous comprenez la conclusion, je vous demande pardon, mais vous me dites dès les faits, les faits c'est le 1er mai.

CHRISTOPHE CASTANER
Non, non, je réponds à votre question. Si vous voulez on va débattre une heure de votre question qui disait cinq jours, il a fallu cinq jours pour réagir et je vous ai répondu non il n'a pas fallu cinq jours pour réagir parce que dès le début de ces cinq jours, à l'aube du premier jour, le président de la République est intervenu et je pense que c'est un détail par rapport au fait que…

APOLLINE DE MALHERBE
On va revenir sur toutes ces questions, je pense que c'est quand même très important justement…

CHRISTOPHE CASTANER
Il y a eu le comportement d'un homme totalement scandaleux qui mérite une sanction, plusieurs procédures judiciaires, parlementaires sont engagées et c'est une excellente chose. Vous avez été choquée, j'ai été choqué par ces images.

APOLLINE DE MALHERBE
C'est un détail la réaction de l'Elysée ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non.

APOLLINE DE MALHERBE
Vous venez de dire c'est un détail au regard des faits, c'est un détail la réaction de l'Elysée ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non.

APOLLINE DE MALHERBE
Est-ce que l'affaire Benalla ce n'est pas justement la question de la réaction de l'Elysée ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non.

APOLLINE DE MALHERBE
Non.

CHRISTOPHE CASTANER
Non. L'affaire Benalla c'est l'affaire d'un homme qui a un comportement inacceptable, qui est accompagné dans son comportement de façon anormale et il faut que toute la vérité soit faite ; ensuite, sur la base de ces informations, l'Elysée a pris un première sanction administrative, l'Elysée accepte que toute la transparence soit faite et vous aurez une réorganisation globale du système, notamment de protection et de sécurité du président de la République - dont je rappelle qu'il n'a jamais été confié à monsieur BENALLA c'est qu'il a toujours été à un service spécialisé qui s'appelle le GSPR, le président de la République a toute confiance dans les hommes et les femmes qui sont en charge de la sécurité des Français.

APOLLINE DE MALHERBE
Mais vous comprenez que là-dessus le doute se soit installé, puisqu'on apprend qu'Alexandre BENALLA avait notamment en charge de la réorganisation de ce système de protection ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non, ça je ne crois pas, moi je ne commente pas les commentaires, il n'y avait aucune mission particulière qui a été confiée à monsieur BENALLA sur ce sujet.

APOLLINE DE MALHERBE
Emmanuel MACRON a demandé au secrétaire général de l'Elysée de réorganiser l'ensemble des services de l'Elysée pour éviter des futurs dysfonctionnements, donc c'est un problème global de fonctionnement de l'Elysée ?

CHRISTOPHE CASTANER
Oui, on voit bien qu'aujourd'hui il n'est pas normal qu'un homme puisse parce qu'il a un rôle de chargé de mission dans une entreprise de 1.000 personnes, qu'un homme puisse dysfonctionné ainsi et jeter l'opprobre à la fois sur les forces de sécurité mais aussi sur l'Elysée.

APOLLINE DE MALHERBE
Vous le connaissez Alexandre BENALLA ?

CHRISTOPHE CASTANER
Je l'ai croisé très régulièrement, je n'ai pas de relation particulière avec lui, je crois n'avoir jamais vraiment échangé avec lui, mais moi je ne suis pas là pour faire le procès d'un homme, mais son comportement est inacceptable.

APOLLINE DE MALHERBE
Est-ce que vous pouvez d'ailleurs nous dire vous qu'elle était là la fonction précise d'Alexandre BENALLA, puisque là je vous dis que visiblement il était en charge de la réorganisation, vous dites je ne le crois pas, on a parlé d'un chargé de mission, on a parlé ensuite d'un adjoint au chef de cabinet, d'un gorille, d'un garde du corps, d'un responsable de la sécurité du président, quel était le rôle d'Alexandre BENALLA qui n'apparaît en réalité Nulle part sur l'organigramme alors qu'il était omniprésent ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non, il n'est pas au cabinet, il est chargé de mission auprès du chef de cabinet, et ce que j'ai compris, ce que j'ai pu observer c'est qu'il était toujours dans le lien logistique entre le déplacement du président avec la logistique du déplacement et la sécurité, la sécurité étant totalement indépendante et placée sous une autorité militaire policière.

APOLLINE DE MALHERBE
Vous nous dites aujourd'hui qu'il y a effectivement cette lucidité visiblement sur un dysfonctionnement plus global à l'Elysée qui entraîne cette volonté de remaniement de l'équipe autour d'Emmanuel MACRON, mais globalement la question que tout le monde se pose depuis quelques jours c'est qu'est ce qui s'est passé, qu'est-ce qui fait qu'à aucun moment depuis le 1er mai - s'il n'y avait pas eu ces révélations de presse – vous, l'Elysée, le ministère de l'Intérieur ne se soit dit il faut mettre immédiatement fin aux fonctions d'Alexandre BENALLA ?

CHRISTOPHE CASTANER
Remettez les choses dans leur contexte. Le 1er mais moi j'ai plusieurs images en tête, j'ai aussi celle des violences qu'on a connues contre les policiers, contre les commerçants, n'oublions pas ces saccages de rue qu'on a connus et, à ce moment-là, vous avez une image, vous avez un observateur qui est là dans des conditions qu'il faudra définir et que l'enquête notamment de l'IGPN permettra de définir qui avec des forces de l'ordre assiste là encore à des tentatives d'émeutes et intervient, et a un comportement totalement inacceptable d'autant plus qu'il ne peut pas l'avoir. Mais ce que je sais c'est que monsieur BENALLA est un gendarme réserviste, il est lieutenant-colonel, donc…

APOLLINE DE MALHERBE
Lieutenant-colonel !

CHRISTOPHE CASTANER
Oui lieutenant-colonel.

APOLLINE DE MALHERBE
26 ans, le même grade que le colonel BELTRAME ?

CHRISTOPHE CASTANER
Il y a une petite différence entre…

APOLLINE DE MALHERBE
C'est normal ?

CHRISTOPHE CASTANER
Oui, il y a une vraie différence entre la réserve dans la gendarmerie au niveau de la promotion de carrière et celle que vous connaissez quand vous êtes engagé.

APOLLINE DE MALHERBE
Mais précisément sur Alexandre BENALLA vous nous dites au fond qu'il est chargé de mission…

CHRISTOPHE CASTANER
Non, mais je ne connais pas…

APOLLINE DE MALHERBE
Non, mais attendez, on a les faits précis…

CHRISTOPHE CASTANER
Non, ni vous ni moi ne…

APOLLINE DE MALHERBE
Un badge H, vous êtes ministre des Relations avec le Parlement vous savez que c'est extrêmement rare pour des collaborateurs non politiques…

CHRISTOPHE CASTANER
Non, non, non, il y a toujours eu cinq – six badges…

APOLLINE DE MALHERBE
Non politiques, c'est normal ?

CHRISTOPHE CASTANER
Il y a toujours cinq - six badges pour l'Elysée, pour la…

APOLLINE DE MALHERBE
Cinq – six badges pour l'Elysée, vous entendez, et Alexandre BENALLA chargé de mission dont vous avez même vous du mal à savoir quelle était sa fonction avait cet accès ?

CHRISTOPHE CASTANER
Madame DE MALHERBE, auprès de... vous avez toujours traditionnellement le pôle politique parlementaire de l'Elysée et puis vous avez la chefferie de cabinet, il était chargé de mission auprès du chef de cabinet, donc dans ce cadre-là…

APOLLINE DE MALHERBE
Mais il n'a donc pas de rôle politique, si il avait un rôle politique ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non, je ne crois pas, mais dans ce cadre-là…

APOLLINE DE MALHERBE
Mais l'hémicycle c'est très politique.

CHRISTOPHE CASTANER
Bien sûr que l'hémicycle est très politique, mais ça fait partie aussi du travail du cabinet que de suivre l'actualité parlementaire.

APOLLINE DE MALHERBE
Donc, tout est normal.

CHRISTOPHE CASTANER
Non, il est venu une dizaine de fois je crois.

APOLLINE DE MALHERBE
C'est normal ?

CHRISTOPHE CASTANER
Mais est-ce que je vous ai dit ça, madame DE MALHERBE, vous vous amusez…

APOLLINE DE MALHERBE
Non, mais vous avez une justification pour chaque point…

CHRISTOPHE CASTANER
Non, mais vous vous amusez à jouer les procureurs.

APOLLINE DE MALHERBE
Ce qui parait quand même étonnant.

APOLLINE DE MALHERBE
Madame DE MALHERBE, je ne suis pas ni coupable ni procureur, j'essaie d'apporter un certain nombre de réponses, donc vous avez raison il y a un scandale d'Etat, l'Elysée a des badges pour aller à l'Assemblée nationale -comme sous François HOLLANDE et comme sous Nicolas SARKOZY…

APOLLINE DE MALHERBE
Mais vous pouvez ironiser…

CHRISTOPHE CASTANER
Non je n'ironise pas, je pense que chacun doit être dans son rôle et que ce que vos auditeurs ont envie d'entendre…

APOLLINE DE MALHERBE
Moi je n'ironise pas, je pose des questions très précises.

CHRISTOPHE CASTANER
Ce qu'ils ont envie d'entendre c'est des faits précis, les faits précis c'est effectivement qu'il y a eu un comportement totalement inacceptable d'un homme qui doit faire l'objet de sanctions, il a été mis en examen et c'est une bonne chose.

APOLLINE DE MALHERBE
On en a parlé, il y a une enquête sur son comportement, là je vous demande des questions très précises sur l'organisation autour et le statut même d'Alexandre BENALLA.

CHRISTOPHE CASTANER
Je vous ai répondu, il est chargé de mission auprès du chef de cabinet en charge de la logistique…

APOLLINE DE MALHERBE
Donc, ça justifie qu'il ait un accès à l'espace le plus politique…

CHRISTOPHE CASTANER
La chefferie de cabinet a l'accès à la fois au Sénat, à la fois à l'Assemblée nationale, c'est assez traditionnel, je crois qu'il est venu une dizaine de fois - moi je n'ai jamais vu à l'Assemblée nationale - on a même dit qu'il arrivait aussi... parce qu'il y a certainement des amis d'ailleurs pas seulement à La République En Marche et donc il rendait des visites amicales à des gens, ça fait partie aussi du lien qui peut exister entre les collaborateurs du chef de cabinet et des parlementaires, je ne connais pas le niveau ou la qualité de ses relations-là, je vous le dis je ne l'ai jamais vu à l'Assemblée nationale. Je ne crois pas que ce soit un problème, le problème c'est son comportement qui est inacceptable à la fois le 1er mai et plus globalement dans cette attitude qu'il avait à se prendre pour un policier, or je respecte trop les policiers pour laisser penser que quelqu'un qui ne l'est pas doit laisser penser qu'il l'est.

APOLLINE DE MALHERBE
Mais si le problème c'est Alexandre BENALLA, pourquoi est-ce que vous l'avez protégé comme ça pendant quelques jours et ce qui a donné presque le sentiment aux Français qu'un simple chargé de mission avait des moyens de pression pratiquement sur Emmanuel MACRON, sur l'Elysée, pourquoi ne pas avoir été clair tout de suite ?

CHRISTOPHE CASTANER
Attendez, tout à l'heure vous aviez comme invité un sénateur, un ancien sénateur socialiste, actuel député socialiste, moi j'ai le souvenir que pour l'affaire Cahuzac il a fallu presque six mois pour que la commission d'enquête se mette en place, pour le sujet dont on parle il a fallu 24 heures, donc je crois qu'il n'y a pas eu de volonté de laisser traîner ou de laisser passer du temps, il y a aujourd'hui trois instructions à des niveaux différents – une judiciaire, une de l'IGPN et deux liées aux commissions des lois qui se transforment en commissions d'enquête entre le Sénat et l'Assemblée - c'est une très bonne chose et, donc, nous ne cachons rien et nous laissons la justice faire. La République exemplaire elle n'est pas de laisser penser que d'un claquement de doigt tous les hommes et les femmes de la République auront des comportements exemplaires, mais elle est de faire en sorte que chaque mois qu'il y a un dérapage il y ait des sanctions et il y aura des sanctions, et il y aura une réorganisation de l'Elysée, voilà ce que je peux vous dire.

APOLLINE DE MALHERBE
Justement sur la question des sanctions et de leur immédiateté, je voudrais qu'on revienne sur ces paroles prononcées, qui sont censés être des paroles du président portées par le porte-parole de l'Elysée, c'était jeudi matin, Bruno ROGER-PETIT - dont personne jusqu'à présent ne connaissait véritablement dans le grand public la voix ou le visage - s'exprime depuis l'Elysée, on est jeudi matin, il déclare alors qu'Alexandre BENALLA a eu un comportement inapproprié - aujourd'hui vous dites inacceptable mais à l'époque le mot c'était inapproprié - qu'il a été sanctionné et que depuis dit-il il a été rétrogradé dans ses fonctions et n'a plus la charge de la sécurité extérieure du président, ce que plusieurs photos ont démontré être faux. Est-ce que ça veut dire que le porte-parole de l'Elysée jeudi matin ne sait pas, est-ce que ça veut dire qu'il est incompétent ou est-ce que ça veut dire qu'il ment sciemment ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non, mais moi je ne suis pas là pour commenter les propos du porte-parole de l'Elysée.

APOLLINE DE MALHERBE
Mais c'est les propos du président, pardonnez-moi, la parole du président.

CHRISTOPHE CASTANER
Mais moi je vais commenter les miens, vous jouez sur la... mais moi le jeudi midi je parlais du comportement scandaleux, donc vous pouvez reprendre mes propos à moi vu que vous m'avez invité et vous verrez que je suis dans la fermeté sur ce sujet. Ensuite, le porte-parole à utiliser un mot... vous savez jouer sur la graduation des mots inappropriée, scandaleuse, c'est effectivement différent, quand vous êtes dans la tension du moment où vous vous exprimez face à un journaliste - c'est ce que je vis là à l'instant présent…

APOLLINE DE MALHERBE
Il ne s'exprimait pas face à un journaliste, il était absolument seul. Il était absolument seul, une caméra allumée, aucun journaliste.…

CHRISTOPHE CASTANER
Si, non mais face à la caméra.

APOLLINE DE MALHERBE
Aucune question n'a été posée, il a... tout seul

CHRISTOPHE CASTANER
Bien sûr. Vous pensez qu'il n'y a pas de tension à ce moment-là, moi je pense qu'il y a de la tension ?

APOLLINE DE MALHERBE
Non, non, simplement je précise les choses, il n'était pas dans le cadre d'une interview.

APOLLINE DE MALHERBE
Oui, vous vous adressez, c'était derrière des journalistes, c'était FRANCETELEVISIONS je crois.

APOLLINE DE MALHERBE
C'était un enregistrement qui vous a été envoyé.

CHRISTOPHE CASTANER
Voilà ! Et je crois que c'est FRANCETELEVISIONS et je pense qu'il y a des journalistes à FRANCETELEVISIONS, mais ce n'est pas le sujet vraiment, et donc du coup il s'exprime avec une graduation de mots.
(…)


CHRISTOPHE CASTANER
Mais si vous voulez, mais je réponds à tout. Je suis là, vous avez bien noté, nous avions rendez-vous en dehors de l'actualité, j'ai maintenu ce rendez-vous et je ne regrette pas d'être présent devant vous, n'oubliez pas que pour ce qui me concerne, dès jeudi midi…

APOLLINE DE MALHERBE
Vous avez dit et vous le dites, que c'était…

CHRISTOPHE CASTANER
J'ai été sur un plateau télé, moi je n'ai fuit rien, et je ne fuis rien.

APOLLINE DE MALHERBE
Christophe CASTANER, je vous repose la question, parce que porte-parole de l'Elysée ce n'est pas un individu autonome, libre, c'est qu'il porte la parole de l'Elysée. Lorsqu'il dit qu'Alexandre n'assure plus la sécurité des opérations extérieures au Palais de l'Elysée et que l'on voit par la suite que ce n'est absolument pas le cas et qu'on le voit le 14 juillet, et qu'on le voit au Panthéon, et qu'on le voit à Giverny…

CHRISTOPHE CASTANER
Mais il n'assurait pas la sécurité. Moi, ce qu'on m'a…

APOLLINE DE MALHERBE
… et qu'on le voit dans le bus des Bleus.

CHRISTOPHE CASTANER
Il n'assurait pas la sécurité, enfin moi, toutes les informations que j'ai… APOLLINE DE MALHERBE

Le porte-parole de l'Elysée a menti.

CHRISTOPHE CASTANER
Non, vous affirmez à la fois qu'il ment…

APOLLINE DE MALHERBE
Il a dit la vérité ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non, attendez madame de MALHERBE, vous affirmez deux choses. Un, que le porte-parole ment, parce que monsieur BENALLA était en charge de la sécurité. Moi, de toutes les informations que j'ai, vous en avez sûrement d'autres que moi, il n'assurait pas la sécurité.

APOLLINE DE MALHERBE
Il faisait quoi alors ?

CHRISTOPHE CASTANER
Il était notamment sur le Panthéon, sur la gestion du protocole pour les VIP qui sont placés, etc., pour les autres évènements, je n'en sais rien.

APOLLINE DE MALHERBE
Quand il est à Giverny…

CHRISTOPHE CASTANER
Mais donc, moi on me dit…

APOLLINE DE MALHERBE
…pour une visite privée du président et de sa femme.

CHRISTOPHE CASTANER
Il y a de la logistique aussi, donc c'est une vraie différence entre la sécurité. Et je vous le dis, la sécurité du président de la République relève exclusivement du GSPR, qui est un service de police et de gendarmerie et seulement du GSPR. Ne faites pas d'amalgame…

APOLLINE DE MALHERBE
Donc le porte-parole de l'Elysée, soyons très clairs, pour vous, il a dit la vérité.

CHRISTOPHE CASTANER
Avec les informations que j'ai et qu'il a certainement, il a dit la vérité, Monsieur BENALLA n'était pas en charge de la sécurité du transfert des Bleus, de la cérémonie d'organisation d'entrée et du corps de Simone VEIL au Panthéon…

APOLLINE DE MALHERBE
Mais vous comprenez que pour les Français, il y a quand même quelque chose d'étrange, on nous dit que cet homme a été…

CHRISTOPHE CASTANER
Mais il y a une vraie différence entre…

APOLLINE DE MALHERBE
Non non, mais on nous dit que cet homme a été sanctionné, on nous dit qu'il a été rétrogradé dans ses fonctions, et ce bus, que la France entière a attendu, qui a d'ailleurs suscité un certain nombre de frustrations, eh bien dans ce bus, au coeur du coeur de l'endroit où tous les Français rêveraient d'être, celui qui est censé avoir été sanctionné, avoir été rétrogradé dans ses fonctions, y est.

CHRISTOPHE CASTANER
Il a des fonctions de logistique sur lesquelles il travaille. Vous savez, moi aussi j'aurais rêvé être dans le bus…

APOLLINE DE MALHERBE
Moi aussi.

CHRISTOPHE CASTANER
Ensuite, ce n'est juste pas ma place…

APOLLINE DE MALHERBE
Moi aussi.

CHRISTOPHE CASTANER
Et c'était peut-être un peu plus là-bas…

APOLLINE DE MALHERBE
Non non, non plus.

CHRISTOPHE CASTANER
Non mais d'un point de vue journalistique.

APOLLINE DE MALHERBE
Moi non plus, mais était-ce la sienne ?

CHRISTOPHE CASTANER
Ce n'était pas ma place.

APOLLINE DE MALHERBE
Mais était-ce la sienne ?

CHRISTOPHE CASTANER
Moi, écoutez, je ne suis pas l'employeur de cette personne et je ne sais pas quelles étaient ses missions.

APOLLINE DE MALHERBE
C'est Emmanuel MACRON son employeur.

CHRISTOPHE CASTANER
J'ai entendu dire qu'il était en charge de la logistique, notamment des bagages. Donc vous savez, ça peut faire rêver, on peut fantasmer tout cela, mettons les choses à leur place, sur la réalité leur place. Les questions de sécurité sont trop sérieuses, et faites bien la différence. Moi vous savez, au quotidien, je suis accompagné par des forces de sécurité, les forces de sécurité qui sont armées et ça n'est pas facile à vivre, et en même temps j'ai une chef de cabinet qui s'occupe de la logistique. Ne mettons pas tout au même niveau.

APOLLINE DE MALHERBE
Puisque vous parlez d'armes, une question. Il y a un autre individu qui étaient présent le 1er mai, qui s'appelle Vincent CRASE, qui était salarié de La République en marche, qui avait été l'une des personnes avec qui Emmanuel MACRON avait d'ailleurs travaillé durant de sa campagne, il n'a pas d'autorisation de port d'arme, or le 1er mai il semble qu'il était armé, il est pour le coup l'un de vos salariés.

CHRISTOPHE CASTANER
Oui, alors d'abord, il est chef d'escadron dans la gendarmerie nationale, je sais que vous aller trouver que c'est un grade trop élevé, moi j'ai aucun avis sur ce sujet-là et donc il m'a précisé que c'était dans ce cadre-là qu'il était détaché au titre de la réserve de la gendarmerie, et qu'il était intervenu dans ce cadre là aux côtés de monsieur BENALLA.

APOLLINE DE MALHERBE
La question de son port d'arme.

CHRISTOPHE CASTANER
Ah mais moi je ne suis pas au courant de ce sujet-là, je sais qu'il est autorisé à avoir une arme. Là manifestement il n'a pas le droit de l'utiliser sur un lieu où il n'avait pas à être. Donc lui aussi a fait l'objet d'une procédure, il est licencié, et donc je vous le dis, ce comportement-là est au moins aussi inacceptable que celui du Monsieur BENALLA. Mais n'oublions pas que juger, y compris la mobilisation de nos forces de l'ordre, y compris de ceux qui s'engagent dans la réserve de la gendarmerie, avec notre propre connaissance, qui n'est que partielle, est toujours une mauvaise façon de faire.

APOLLINE DE MALHERBE
C'est pourquoi je vous interroge principalement sur les questions d'organisation politique et de gestion de cette crise, il y a une enquête qui jugera de tout le reste. L'image d'ailleurs d'Emmanuel MACRON, globalement, elle a fait le tour du monde, cette affaire, je vous cite, ne serait-ce que quelques mots, l'éditorial du temps l'un des plus grands journaux suisses, qui dit : « Un an après le début du quinquennat, la génération MACRON se retrouve soudain happée par une réalité éternelle de la vie politique, la tentation de l'abus de pouvoir ». Est-ce que vous pourrez continuer à vous prétendre le nouveau monde ?

CHRISTOPHE CASTANER
Je vous ai dit, si on devait penser que tous les faits qui relèvent de la République, par une personne, faisaient tomber la République, généraient une affaire d'Etat du niveau du Watergate, si j'entends certains, je pense qu'effectivement il n'y aurait plus de République, il n'y aurait plus d'institutions. Pour moi l'essentiel c'est le niveau de sanction, c'est le fait que l'on puisse dans ce pays, ne pas attendre 6 mois pour mettre en place une commission d'enquête ; mais la mettre en 24 heures, parce que toute la vérité doit être faite.

APOLLINE DE MALHERBE
Mais vous avouerez là-dessus…

CHRISTOPHE CASTANER
C'est de ça dont je vous parle, mais vous avez raison, l'image est mauvaise. Mais attendez, je ne suis surtout pas en train de minorer les faits, il y a eu un choc, le choc que vous avez ressenti, que j'ai ressenti, que les Français ont ressenti, je ne veux pas le contester. Ce qu'a fait ce groupe est totalement scandaleux et inacceptable, et d'autant plus que justement ils agissaient en laissant penser que c'était au nom de la présidence de la République. Or, nous avons ce devoir d'exemplarité qui est plus fort encore. Donc la sanction doit être plus forte encore.

APOLLINE DE MALHERBE
Christophe CASTANER, j'ai le sentiment que vous revenez finalement à l'origine mais vous oubliez qu'il y a eu 5 jours dans lesquels on s'est rendu compte que le problème n'était peut-être pas seulement le comportement d'Alexandre BENALLA, mais le sentiment que finalement ses agissements étaient couverts, protégés, voire acceptés finalement par le président de la République.

CHRISTOPHE CASTANER
Ça n'est pas le cas.

APOLLINE DE MALHERBE
Ça n'est pas le cas, mais vous comprenez que le doute ait pu s'installer.

CHRISTOPHE CASTANER
Vous pouvez avoir ce sentiment. Bien sûr. Vous pouvez avoir ce sentiment, et je ne dis pas que vous avez tort.

APOLLINE DE MALHERBE
Vous regrettez la façon dont la crise a été gérée ?

CHRISTOPHE CASTANER
La crise a été gérée, je vous dis, au bout de 24 heures, avec la connaissance de faits nouveaux, par une procédure de licenciement immédiat et par le fait que moi-même dès le jeudi midi, je dis : nous ferons toute la transparence et la justice peut agir de la façon la plus libre qu'elle souhaite agir. Je pense que c'était la seule réponse possible : une sanction immédiate, le licenciement quand on a connaissance des faits nouveaux et ensuite confier la responsabilité à la justice, sous toutes ses formes, qu'elle soit parlementaire, dans le cadre des commissions d'enquête, qu'elle soit interne avec une mission de l'IGPN et l'engagement du Premier ministre de rendre public, il l'a fait immédiatement aussi, de rendre public le rapport de l'IGPN à l'Assemblée nationale et aux membres de la commission des lois. Et aussi évidemment une enquête judiciaire qui agit avec une vraie célérité.

APOLLINE DE MALHERBE
Est-ce que le président de la République va s'exprimer ?

CHRISTOPHE CASTANER
Hier il l'a dit, il nous l'a dit, il veut une vision globale, parce qu'il ne veut pas commenter des faits, il veut une vision globale pour organiser une révision totale du process de contrôle justement de ces comportements individuels, qui pourraient être déviants, et il s'exprimera à ce moment-là.

APOLLINE DE MALHERBE
Vous faites comme si, et il fait comme si, tout cela était extérieur à lui. Mais le chef c'est lui.

CHRISTOPHE CASTANER
Mais ça ne l'est pas, c'est, on n'est pas en train de fuir nos responsabilités, à commencer par la mienne…

APOLLINE DE MALHERBE
Ce que je veux dire, c'est que cette organisation c'est lui-même qui l'a souhaitée.

CHRISTOPHE CASTANER
Oui, et elle a montré une faiblesse ; et donc il faut réorganiser le système pour qu'il soit le plus infaillible possible. Mais je ne vous dirai pas qu'il serait infaillible parce que dans tout système il y a une femme, il y a un homme, et qu'on a tous nos propres faiblesses, à commencer par moi.

APOLLINE DE MALHERBE
Mais n'est-ce pas précisément le problème ? C'est que vous avez tant dit depuis un an que vous étiez un nouveau monde, que toutes ces pratiques allaient être différentes, est-ce que ce n'est pas pour ça que la déception est d'autant plus grande ?

CHRISTOPHE CASTANER
Mais c'est possible, mais la pratique elle est très différente. Là où il fallait 6 mois pour faire une commission d'enquête sur une affaire grave, il faut 24 heures aujourd'hui.

APOLLINE DE MALHERBE
C'est aussi sous la pression de l'opposition vous le reconnaîtrez.

CHRISTOPHE CASTANER
C'est aussi en lien avec l'opposition qui a toute sa place dans la commission d'enquête, à condition qu'elle ne fasse pas de cette commission d'enquête, un procès politique.

APOLLINE DE MALHERBE
Est-ce que vous avez pêché par arrogance ?

CHRISTOPHE CASTANER
Ça je vous laisse juge, moi je ne crois pas.

APOLLINE DE MALHERBE
Vous ne pensez pas.

CHRISTOPHE CASTANER
Moi je ne crois pas avoir pêché par arrogance, et pourtant il peut m'arriver de dire : « Je me suis planté, j'ai été mauvais », faire mon mea culpa, je n'appartiens pas à cette catégorie de femmes et d'hommes qui pensent qu'ils ont la science infuse, ça n'est pas mon cas, mais je ne crois pas avoir pêché par arrogance, je vous le dis, jeudi midi j'ai été faire un plateau télé, je suis devant chez vous et j'honore le risque de me faire enguirlander…

APOLLINE DE MALHERBE
Tout à fait, vous honorez ce rendez-vous qui était pris de longue date.

CHRISTOPHE CASTANER
Et donc je le fais sans difficultés, et j'essaie de le faire sans arrogance. Je suis peut-être plus troublé encore que vous. Imaginez, j'ai un salarié que je n'ai pas embauché, qui est embauché avant que je sois en responsabilités…

APOLLINE DE MALHERBE
Vincent CRASE.

CHRISTOPHE CASTANER
Quelqu'un que je croise tous les jours, que je salue en rentrant dès qu'il est agent d'accueil à l'endroit où je me rends quasiment tous les jours, et je découvre que cet homme, ce jour-là, a eu ce comportement-là. Imaginez la violence personnelle que c'est pour moi. Mon engagement il n'est pas fait pour ça.

APOLLINE DE MALHERBE
Guillaume LARRIVE, le rapporteur de la commission d'enquête, demande à ce que vous-même vous soyez auditionné. Est-ce que vous irez ?

CHRISTOPHE CASTANER
Ah mais moi, si je suis de sollicité, même pas convoqué…

APOLLINE DE MALHERBE
Et vous savez bien que c'est vos troupes qui doivent vous solliciter, donc est-ce que vous allez leur suggérer d'être sollicité ?

CHRISTOPHE CASTANER
Madame de MALHERBE, j'ai dit dès la semaine dernière, je n'ai pas à la suggérer, je respecte leur choix et j'ai dit que je répondrai sans aucune difficulté. Mais regardez quand même…

APOLLINE DE MALHERBE
Vous pourriez y aller de vous-même d'ailleurs, vous pourriez y aller de vous-même.

CHRISTOPHE CASTANER
Ça je ne crois pas, je pense qu'il faut que je sois invité, mais je suis prêt à y aller à n'importe quel moment, je n'ai pas de difficulté de ce côté-là. Par contre, le procès politique de monsieur LARRIVE, qui d'ailleurs pour l'anecdote, ne demande pas à auditionner le collaborateur en question, qui a été mis en examen, mais moi, donc vous voyez bien en fait ce qu'il veut faire, c'est un procès politique.

APOLLINE DE MALHERBE
D'autres le demandent.

CHRISTOPHE CASTANER
Non mais c'est un procès politique qu'il veut faire. Ce matin même, alors qu'à 10h00 il est en audition, il commence à évoquer des milices, une organisation et donc à dénoncer des choses, alors qu'il est censé avoir le recul d'être le co-rapporteur.

APOLLINE DE MALHERBE
Vous dites que vous répondez.

CHRISTOPHE CASTANER
Donc évitons le procès politique.

APOLLINE DE MALHERBE
Vous pourrez lui répondre.

CHRISTOPHE CASTANER
Mais pour ce qui me concerne, évidemment je me tiens à la disposition à la fois de la justice, à la fois de la commission d'enquête et à la fois des journalistes, parce que je pense que la transparence est une exigence totale.

APOLLINE DE MALHERBE
Christophe CASTANER, merci d'avoir été notre invité ce matin sur BFM TV et RMC.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 24 juillet 2018

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