Interview de Mme Brune Poirson, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, avec LCI le 27 juillet 2018, sur l'affaire du chargé de mission de l'Elysée accusé de violences lors des manifestations du 1er mai à Paris, les chiffres de la croissance et du chômage, la canicule et sur les emballages plastiques. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Interview de Mme Brune Poirson, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, avec LCI le 27 juillet 2018, sur l'affaire du chargé de mission de l'Elysée accusé de violences lors des manifestations du 1er mai à Paris, les chiffres de la croissance et du chômage, la canicule et sur les emballages plastiques.

Personnalité, fonction : POIRSON Brune.

FRANCE. Secrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire

ti :

ADRIEN BORNE
L'invitée politique de la Matinale LCI ce matin, Brune POIRSON bonjour.

BRUNE POIRSON
Bonjour.

ADRIEN BORNE
Secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. Une affaire domine l'actualité en ce moment, l'affaire BENALLA, voilà que la commission d'enquête de l'Assemblée semble se vider de sa substance, les Républicains, la France Insoumise, le PS, le PC, le Rassemblement national, tous quittent cette commission d'enquête. Est-ce qu'elle est morte en quelque sorte cette commission d'enquête ?

BRUNE POIRSON
Ce n'est pas à moi je juger très précisément du statut en tant que membre de l'Exécutif, du statut de cette commission d'enquête parlementaire. Moi ce que je vois surtout de la où je me situe, c'est qu'on est dans une nouvelle saison d'une série politique.

ADRIEN BORNE
C'est-à-dire ?

BRUNE POIRSON
Une série qui est coproduite par la France Insoumise, les Républicains, le Rassemblement national…

ADRIEN BORNE
Et elle raconte quoi cette série ?

BRUNE POIRSON
Il s'agit de faire de la fureur et du bruit surtout.

ADRIEN BORNE
Ce qui n'en vaut pas la peine, c'est ça que vous êtes en train de nous dire ?

BRUNE POIRSON
Non, je ne suis pas en train de juger encore une fois l'acte fondateur et le dysfonctionnement. Il y a eu un dysfonctionnement majeur et je crois que l'attitude et les gestes d'Alexandre BENALLA ont été profondément choquants, ils sont intolérables, mais ce à quoi on assiste surtout là c'est une exploitation politique de ce qui se passe et des événements actuels, on le voit très bien. Par exemple, on a quand même des accords opportunistes de circonstance. Vous avez vu hier pendant la conférence de presse la députée OBONO qui appelle à la rescousse la députée LE PEN du Rassemblement…

ADRIEN BORNE
Enfin ! Elle appelle l'opposition plus exactement et là, Marine LE PEN se présente.

BRUNE POIRSON
Ecoutez !

ADRIEN BORNE
Elle n'appelle pas nominativement Marine LE PEN.

BRUNE POIRSON
On peut comme ça analyser et faire du détail et regarder précisément ce qui s'est passé, etc., je veux dire les faits sont que vous avez la France Insoumise et le Rassemblement national qui sont très liés sur cette affaire-là encore une fois. Moi j'étais aux questions au gouvernement à l'Assemblée nationale et je peux vous dire – parce que je l'ai vu – qu'il y avait plein de petits papiers qui passaient par huissiers interposés d'un bout à l'autre de l'Hémicycle, c'est-à-dire de l'échiquier à droite LR, le Rassemblement national jusqu'à l'autre côté la France Insoumise.
ADRIEN BORNE

Mais eux disent tous : l'Elysée cherche à torpiller les travaux de la commission. Pourquoi après tout ne pas… c'est vrai, alors vous allez me dire vous n'êtes pas dans la commission d'enquête, mais autoriser de nouvelles auditions puisqu'on veut jouer la transparence ?

BRUNE POIRSON
Il y a plusieurs choses, déjà il y a une commission d'enquête au Sénat, ensuite il y a une séparation des pouvoirs en France, donc l'Elysée n'a pas à faire interférence, elle n'interfère pas dans la commission parlementaire. Ensuite, on peut convoquer les mêmes personnes une fois, deux fois, trois fois, leur poser les mêmes questions une fois, deux fois, trois fois, enfin ! Qu'est-ce qu'on veut ? On veut les avoir à l'usure, est-ce que ce sont des réponses qu'on cherche ou alors ce sont des têtes qu'on cherche et qu'on veut couper. Je crois que c'est ça surtout, avant même le début des commissions et du travail d'enquête parlementaire, il y avait une liste de têtes à couper, à guillotiner, à abattre, soyons sérieux.

ADRIEN BORNE
Brune POIRSON, j'aimerais vous faire écouter Eric CIOTTI, il était à votre place hier soir face à David PUJADAS, député Les Républicains. Voici ce qu'il disait hier soir sur toute cette affaire.

ERIC CIOTTI
Je crois que les Français garderont longtemps en mémoire et au-delà des Français, les commentateurs, cette phrase : qu'ils viennent me chercher. Cette phrase, je fais le pari devant vous, ce sera une des phrases clés du quinquennat, du tournant du quinquennat et peut-être de la chute d'Emmanuel MACRON, parce que cette phrase elle traduit finalement toute la suffisante, toute l'arrogance, tout le mépris et finalement cette dérive d'un pouvoir de plus en plus personnel, cette surpuissance qu'il veut imposer, qu'il croit pouvoir imposer à tout le monde, à tous les contrepouvoirs, le Parlement, les syndicats, les partis politiques dire : je suis au-dessus de tout le monde, j'impose.

ADRIEN BORNE
Vous étiez au côté du chef de l'Etat à la Maison de l'Amérique latine mardi soir quand il a prononcé cette phrase. Elle va laisser des traces cette phrase, elle a été mal interprétée, elle peut peser dans l'avenir ?

BRUNE POIRSON
Est-ce que ça arrive souvent dans la 5ème République, est-ce que c'est arrivé souvent qu'il y ait un président de la République qui dise : j'assume, je suis responsable. On n'est pas dans une République des fusibles, je ne vais pas aller trouver des têtes à couper pour répondre à des exigences et à de la politique politicienne, c'est moi qui suis responsable, j'étais au courant, j'assume, c'est ça qu'il a dit le président de la République. N'oubliez pas – et je crois que là, il ne faut pas avoir la mémoire courte – les présidents de la République passés il y en a très, très peu qui ont assumé comme ça. On était plutôt habitués à entendre des choses comme « c'est abracadabrantesque », « ça va faire pschitt », c'est souvent ça qu'on entendait…

ADRIEN BORNE
Oui, il y a le « j'assume » mais il y a aussi pour certains le coup de menton du « qu'ils viennent me chercher », il y a aussi cette double lecture.

BRUNE POIRSON
Il y a quelqu'un qui, jusqu'au bout, est dans sa logique en disant : je suis responsable, je suis responsable face à tous les Français, face aux médias, face aux parlementaires, face à tout le monde, j'assume, je n'ai rien à cacher, je ne mentirai pas, je ne me défausserai pas sur d'autres individus. Et ça je vais vous dire, c'est assez remarquable parce que c'est assez facile de couper la tête par exemple d'un haut fonctionnaire qui sont des gens d'une grande probité, qui font vraiment leur travail avec un sens de l'Etat ; et qui se retrouvent parfois les victimes collatérales aussi de manoeuvres politiciennes.

ADRIEN BORNE
Alors il assume le chef de l'Etat, mais il désigne aussi des responsables, la presse par exemple, l'opposition mais la presse par exemple et d'aucun de faire la comparaison avec Donald TRUMP. Il y a une forme de populisme dans tout ça ou pas, populisme qui est un terme que par ailleurs le candidat MACRON avait assumé dans une interview pendant la campagne, le distinguant de la démagogie ?

BRUNE POIRSON
Est-ce que vous pensez sincèrement qu'on peut sérieusement comparer Emmanuel MACRON et Donald TRUMP ?

ADRIEN BORNE
Je compare… cette manière d'attaquer la presse, enfin au-delà, la manière d'attaquer la presse ?

BRUNE POIRSON
Est-ce que vous pensez que c'est la même chose Donald TRUMP et Emmanuel MACRON ?

ADRIEN BORNE
Dans la manière d'attaquer la presse, je vous pose la question ?

BRUNE POIRSON
Est-ce que vous pensez que Viktor ORBAN et Emmanuel MACRON c'est la même chose…

ADRIEN BORNE
Je ne vous parle pas de Viktor ORBAN…

BRUNE POIRSON
Que Matteo SALVANI… non mais ce sont des populistes, ce sont des populistes et au coeur du projet de la République en Marche, au coeur du projet du président de la République, il y a la lutte contre les populismes. Moi, j'ai été élue dans une circonscription qui était avant aux mains de Marion MARECHAL LE PEN…

ADRIEN BORNE
Oui, que vous avez battue.

BRUNE POIRSON
Exactement, et donc je sais… et la preuve, c'est une des raisons pour lesquelles je suis là, que le projet de la République en Marche c'est une alternative crédible, forte contre les populismes. Et c'est ça qui est au coeur du projet présidentiel.

ADRIEN BORNE
Un mot, un chiffre dans l'actualité ce matin, 0,2 %, c'est le chiffre de la croissance, on est dans une phase de trou d'air, c'est un petit peu compliqué sur le front de la croissance, ça manque de… on manque d'un second souffle dans cette année 2018 au début ?

BRUNE POIRSON
Ecoutez ! Il y a aussi au dernier semestre… il y a 1 million de nouveaux CDI qui ont été créés, 1 million, c'est-à-dire…

ADRIEN BORNE
Les derniers chiffres du chômage ne sont pas très bons !

BRUNE POIRSON
En 2018… ce n'était pas arrivé depuis l'an 2000. Alors moi je veux bien qu'on soit responsable de tout ce qui ne va pas, mais je crois qu'il faut aussi parfois souligner ce qui va. Et en l'occurrence, 1 million de CDI en plus, c'est vraiment une avancée majeure et importante.

ADRIEN BORNE
Factuellement, la croissance est en difficulté, il y a un trou d'air !

BRUNE POIRSON
Mais enfin ! Elle est quand même en hausse de 0,2 %.

ADRIEN BORNE
Elle est en hausse au 2ème trimestre de 0,2 %, ce qui était un peu en dessous des prévisions du gouvernement.

BRUNE POIRSON
Non mais regardez aussi les créations d'emploi, 1 million de CDI en plus encore une fois… ben !

ADRIEN BORNE
Oui, oui, très bien, très bien. La canicule Brune POIRSON, 18 départements qui sont toujours… 21 départements qui sont en alerte ce matin d'ailleurs, canicule comme orage. Certains climatologues disent : ça va aller en s'aggravant, c'est en partie irrémédiable. Vous partagez ce constat un peu alarmiste ou pas ?

BRUNE POIRSON
Oui, tout à fait, tout à fait, ça va aller…

ADRIEN BORNE
On va voir des épisodes comparables de plus en plus souvent ?

BRUNE POIRSON
Absolument. L'année 2018 a été une des années… l'année 2017 aura été une des années les plus chaudes. Déjà, il y a eu des records de température enregistrés. Mais vous savez cette canicule, c'est les symptômes, c'est comme la fièvre dans une maladie. Et ce qu'il faut s'attacher à faire, c'est s'attaquer à la maladie elle-même, aux symptômes que sont les hausses de gaz à effet de serre. Donc c'est ce que nous, on s'attache à faire dans ce gouvernement, c'est ce qu'on s'attache à faire avec toute une série de mesures comme par exemple la prime à la conversion pour encourager et aider les Français à changer de véhicule, à acheter et à rouler dans des véhicules qui sont moins polluants, c'est une prime qui peut aller de 1.000 jusqu'à 2.000 euros et 2.500 euros dans le cas de l'achat d'une voiture électrique. Et donc c'est le type de politique publique qu'on met en place de façon très volontariste pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Et puis il y a des choses aussi, des changements plus profonds qu'on veut mettre en oeuvre pour aussi changer peu à peu et le plus rapidement possible de modèle économique.

ADRIEN BORNE
On va en parler, juste sur cette question de la canicule, hier il y a eu un pic de consommation électrique à 12 h 40 précisément, plus de 58.000 mégawatts. ENEDIS qui met en garde contre des risques de coupure de courant d'ici à dimanche, c'est un risque réel, en Ile-de-France notamment dit ENEDIS.

BRUNE POIRSON
Ecoutez ! RTE hier a fait face à un pic de consommation d'électricité qui était d'un peu plus de 58.000 mégawatts, alors qu'en France on produit de l'électricité… 60.000 mégawatts par jour. Ce qu'on voit quand on regarde les choses, pour parler plus concrètement peut-être, ce qu'on voit c'est que par rapport à la moyenne des températures, chaque degré supplémentaire par rapport à cette moyenne correspond à 500 mégawatts supplémentaires, c'est-à-dire l'équivalent de la consommation d'une ville comme Bordeaux. Et notre système, notre réseau d'électricité en France, il est tout à fait capable d'assurer la sécurité de l'approvisionnement dans des situations comme ça. Et donc on ne devrait pas se retrouver dans une situation où les Français seraient coupés de l'électricité, on est encore… malgré ces pics-là on est encore exportateurs d'électricité. Mais il n'empêche – et je crois que c'est important de le rappeler – il y a certains gestes qu'il faut encourager pour limiter sa consommation d'électricité. Je vais vous en citer un pour exemple, notamment pour tous ceux qui travaillent encore aujourd'hui, quand on envoie des emails il faut éviter de mettre une pièce jointe quoi soit trop lourde, parce qu'un email passe par un serveur informatique et ce serveur informatique, il est très énergivore. Et donc plus la pièce jointe est lourde, plus le serveur informatique va consommer d'électricité. Et donc essayer par exemple…

ADRIEN BORNE
Ça, ça peut être un petit geste qui peut faire baisser…

BRUNE POIRSON
C'est un petit geste mais qui…

ADRIEN BORNE
Ce n'est pas très anecdotique ?

BRUNE POIRSON
Non, ce n'est pas du tout anecdotique, si vous regardez les chiffres c'est très frappant. Et ça, ce sont des choses qu'on sait peu, de même que par exemple le frigidaire ou votre congélateur, il faut le laisser ouvert le moins longtemps possible pour éviter de faire rentrer trop de chaleur et qu'après, si vous me permettez l'expression, il mouline derrière pour refroidir à nouveau. Ce sont des gestes comme ça…

ADRIEN BORNE
C'est tout de même un paradoxe de notre société Brune POIRSON, vous en témoignez, la canicule c'est la planète qui nous envoie un signal peut-être et nous, à ce moment-là, on surconsomme. Là, il y a un déséquilibre peut-être ou un paradoxe !

BRUNE POIRSON
Tout à fait, on rentre dans ce paradoxe-là. Et pour éviter cet emballement, cette fuite en avant où plus il fait chaud plus on consomme de l'électricité, il faut changer notre façon de produire de l'énergie et, donc, développer des énergies qui sont renouvelables, c'est-à-dire qui ont un impact sur les gaz à effet de serre qui soient le plus limités possibles, c'est déjà le cas en France, il faut aussi changer nos modes de production et de consommation.

ADRIEN BORNE
Justement, on appelle l'économie circulaire, c'est l'un de vos gros chantiers du quinquennat, pour dire simple, on arrête le côté : on fabrique, on consomme, on jette…

BRUNE POIRSON
Tout à fait.

ADRIEN BORNE
C'est à peu près ça, on réutilise en quelque sorte. Comment on incite les Français à ça, par exemple avec un système de consigne, je sais que c'est une idée que vous défendez, dans quoi ça peut prendre une forme concrète ?

BRUNE POIRSON
Déjà concrètement, il faut faciliter en France le geste de tri, aujourd'hui c'est trop compliqué. Si par exemple vous habitez à Malakoff…

ADRIEN BORNE
En banlieue parisienne !

BRUNE POIRSON
En banlieue parisienne, en région parisienne, les emballages plastiques, les bouteilles en plastique vous les mettez dans la poubelle bleue. Mais si vous travaillez quelques km plus loin, c'est-à-dire à Paris, ce sera dans la poubelle jaune. Donc tout ça envoie des signaux qui sont contradictoires. Donc il faut faciliter, c'est ce qu'on va faire, il faut harmoniser sur l'ensemble du territoire français les consignes de tri. Ensuite ce qu'il faut faire aussi, c'est travailler avec les industriels pour qu'ils fabriquent des produits et qui mettent sur le marché des produits qui sont faits à partir d'autres produits, à partir de produits recyclés. Pour vous donner un exemple très concret, une bouteille en plastique, si elle est fabriquée à partir de plastique recyclé, elle consomme 70 % de CO² en moins qu'une bouteille qui est fabriquée directement à partir des hydrocarbures.

ADRIEN BORNE
J'imagine que ça leur coûte cher peut-être aux industriels, ils sont prêts à jouer le jeu ?

BRUNE POIRSON
Ils sont tout à fait prêts à jouer le jeu et d'ailleurs récemment, il y a quelques semaines avec Delphine GENY STEPHANN, nous avons demandé à 55 entreprises et fédérations de nous présenter des engagements volontaires, c'est-à-dire d'augmenter considérablement la quantité de plastique recyclé qu'ils utilisaient dans les produits qu'ils fabriquent et qu'ils mettent sur le marché…

ADRIEN BORNE
Mais est-ce que demain…

BRUNE POIRSON
Ils vont doubler cette quantité d'ici 2025, ils s'y sont engagés.

ADRIEN BORNE
Est-ce que demain, si j'achète une bouteille en verre au supermarché, qu'importe le contenu, si je la rapporte au supermarché, on peut imaginer que je récupère une certaine somme ?

BRUNE POIRSON
Alors il y a différents types de consigne. La façon dont on va commencer, c'est d'abord avec des expérimentations où on travaille avec toute une série d'acteurs pour que… au départ ce sera plutôt une consigne… ce qu'on appelle solidaire, c'est-à-dire que si vous rapportez une bouteille, ce geste-là participe à nourrir un fonds qui ira servir une grande cause, environnementale ou de santé. En fait au départ, c'est comme ça que les consignes sur les bouteilles en verre ont commencé et ont fonctionné. Au départ…

ADRIEN BORNE
Et ça, c'est à quelle échéance ?

BRUNE POIRSON
Si vous consignez… au départ, pardon ! Juste sur les bouteilles en verre, si vous les consignez, vous participiez à lutter contre le cancer. Et donc on veut au début instaurer un peu le même système sur les bouteilles en plastique ; et on a déjà commencé à travailler avec certaines villes pilotes et on espère lancer des pilotes d'ici la fin de l'année. Et après, on va travailler à partir de ces expérimentations à la généralisation de cette consigne, c'est ce qui se passe ailleurs en Europe, en Allemagne ou encore dans les pays scandinaves et ça fonctionne bien.

ADRIEN BORNE
Merci Brune POIRSON…

BRUNE POIRSON
Merci à vous.

ADRIEN BORNE
D'avoir accepté l'invitation de la Matinale LCI ce matin.

BRUNE POIRSON
Merci.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 30 juillet 2018

Rechercher