Interview de Mme Frédérique Vidal, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation à LCI le 30 juillet 2018, sur les difficultés du système Parcoursup et la prochaine rentrée universitaire. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de Mme Frédérique Vidal, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation à LCI le 30 juillet 2018, sur les difficultés du système Parcoursup et la prochaine rentrée universitaire.

Personnalité, fonction : VIDAL Frédérique.

FRANCE. Ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation

ti :


ADRIEN BORNE
L'Invitée Politique de la matinale LCI ce matin, Frédérique VIDAL bonjour.

FREDERIQUE VIDAL
Bonjour.

ADRIEN BORNE
Ministre de l'Enseignement supérieur. Soyons concret, nous parlons de Parcoursup si vous voulez bien, est-ce qu'on peut faire un point ce matin sur le nombre de bacheliers qui restent à ce jour sans réponse pour la rentrée prochaine ?

FREDERIQUE VIDAL
Alors c'est 17.000 candidats dont 10.000 bacheliers qui sont accompagnés actuellement par les commissions rectorales ; ou qui sont sur la procédure complémentaire pour la rentrée. Donc c'est… il y a 60.000 bacheliers de plus que l'an dernier qui ont déjà trouvé leur formation pour la rentrée…

ADRIEN BORNE
A même date, vous voulez dire…

FREDERIQUE VIDAL
A même date !

ADRIEN BORNE
Si on compare avec APB qui était le système jusque-là ?

FREDERIQUE VIDAL
Absolument. Et donc là, on termine d'accompagner ces 17.000 candidats qui sont toujours à la recherche de formations. Pour certains ils vont avoir à se déplacer, donc on a mis en place des soutiens financiers pour leur permettre éventuellement de se déplacer pour aller suivre la formation de leur choix ; d'autres ne souhaitent absolument pas se déplacer, donc on travaille avec eux pour leur trouver quelque chose qui leur convienne.

ADRIEN BORNE
Et combien ont définitivement accepté, validé leur voeu, on sait où ils seront l'année prochaine, ils sont combien à cette heure ?

FREDERIQUE VIDAL
Alors ils sont 593.000 à avoir eu un oui définitif et 80 % à l'avoir accepté. Donc on a encore 20 % qui ont d'autres choix et qui attendent pour voir. Donc c'est un peu plus de 420.000 qui ont définitivement accepté.

ADRIEN BORNE
420.000 qui ont définitivement validé. Alors il y a effectivement ce problème avec ceux qui sont dans l'attente de choisir, c'est-à-dire qu'ils ont la possibilité de choisir. Ils ont eu plusieurs oui ou un seul, ils en attendent peut-être d'autres et ceux-là, ils bloquent un peu le système, c'est comme ça que vous définiriez les choses ?

FREDERIQUE VIDAL
Non parce qu'à chaque fois, chaque candidat n'occupe qu'une place, donc ils ne bloquent pas le système. Mais le choix du gouvernement, c'était vraiment de remettre le jeune au coeur du système. Alors évidemment, c'est moins confortable pour les établissements qui attendent ces décisions prises par les jeunes, mais ce dont nous sommes convaincus c'est que tant que quelqu'un ne considère pas qu'il a la meilleure opportunité possible, il va être moins investi dans ses études. Donc c'est très important et c'est exactement pour ça qu'on a changé complètement la logique d'affectation parce que l'été dernier, nous avions énormément de jeunes qui avaient une proposition mais qui finalement n'en voulaient plus et voulaient changer. Et donc nous avons autorisé ce choix longtemps, c'est vrai, ça explique pourquoi pour certains c'est plus compliqué cette année. C'est vrai que c'est moins confortable pour les établissements, on les entend, qui disent que…

ADRIEN BORNE
Oui, les établissements disent : nous, pour prévoir le nombre de travaux dirigés, pour recruter les intervenants, pour peut-être donner des livres à lire cet été, on ne peut pas le faire puisqu'on n'a pas le chiffre définitif.

FREDERIQUE VIDAL
Alors donner des livres à lire, ce n'est pas très compliqué de mettre la liste des livres sur les plateformes.

ADRIEN BORNE
Non mais vous voyez bien ce que ça cache tout de même Frédérique VIDAL…

FREDERIQUE VIDAL
Bien sûr, bien sûr, absolument.

ADRIEN BORNE
Finalement, on est là presqu'en août et qu'il n'y a rien de fixé, c'est tard.

FREDERIQUE VIDAL
Alors ce qui est fixé, c'est le nombre de lycéens qui seront inscrits, il faut faire attention à ce qu'on dit. Dans toutes les filières sélectives, les places sont actuellement occupées par des lycéens, c'est-à-dire que même s'ils n'ont pas encore répondu oui définitivement, ils sont bien pour le moment affectés sur ces filières-là. Par rapport aux autres années ce qui se passait, c'est que le lycéen recevait une proposition et une seule, il devait accepter ou démissionner. Et donc évidemment, il acceptait parce qu'il avait peur de n'avoir rien d'autre. Cette année le système est différent, il a des propositions au fur et à mesure. Et donc oui je reconnais, c'est moins confortable pour les établissements mais tout le monde doit se roder à ce nouveau système qui met le jeune au coeur de ses choix.

ADRIEN BORNE
Moins confortable aussi pour certaines familles puisqu'une fois que les uns et les autres auront accepté leur voeu, des places vont se libérer et pour certains, ils auront des réponses assez tard finalement sur leur avenir. Donc par exemple pour trouver un logement, tout ça se décidera là encore très tard !

FREDERIQUE VIDAL
Oui, bien sûr mais une fois de plus, il faut penser que c'est 60.000 jeunes de plus que l'an dernier qui sont fixés été qui savent aujourd'hui où ils vont aller. Donc le système est perfectible bien sûr, j'ai mis en place une commission de suivi de la loi à la fin du mois de juin, on fera un bilan à la fin de la procédure fin septembre, on regardera s'il y a des choses à améliorer, notamment en termes de calendrier.

ADRIEN BORNE
Faut-il envisager, mais à la lumière de ce que vous me dites j'entends que non, de hiérarchiser à nouveau les voeux, finalement ce que vous me disiez ce n'est pas la bonne solution !

FREDERIQUE VIDAL
Mais hiérarchiser les voeux ça revient finalement…

ADRIEN BORNE
C'était le cas avec APB.

FREDERIQUE VIDAL
Absolument. Mais ça revient à figer le choix. Or ce que souhaitent les jeunes au mois de mars, au moment où ils commencent à réfléchir et à inscrire leurs choix sur la plateforme, ce n'est pas vraiment la même chose que ce qu'ils veulent après le bac. Donc c'est très important de laisser ce choix et c'est parce qu'on laisse ce choix aussi qu'aujourd'hui, on a plus de 593.000 jeunes qui sont heureux de ce qu'ils ont obtenu. L'an dernier, beaucoup avaient démissionné parce que ce qu'on leur proposait ne leur convenait pas.

ADRIEN BORNE
Alors ce chiffre de 17.000 que vous nous donniez au début de notre échange, il est tombé assez brutalement. Alors certains disent : il y a eu des petits arrangements derrière tout ça. Par exemple combien ont quitté complètement la procédure, parce qu'il y en a un certain nombre qui ont quitté la procédure !

FREDERIQUE VIDAL
Absolument, environ 150.000 qui ont quitté la procédure…

ADRIEN BORNE
Ça, c'est un constat d'échec pour vous de voir qu'il y a 150.000 élèves qui ont quitté…

FREDERIQUE VIDAL
Non dans le sens où…

ADRIEN BORNE
Cette plateforme ?

FREDERIQUE VIDAL
Parcoursup ne représente pas la totalité de l'offre de formations dans le supérieur. Donc ça c'est quelque chose qui va changer, puisque les parlementaires ont souhaité que dans la loi soit inscrit l'obligation pour toutes les formations d'être sur Parcoursup. Mais aujourd'hui, 15 % des places ne sont pas sur Parcoursup…

ADRIEN BORNE
Les places du privé notamment !

FREDERIQUE VIDAL
Je pense à… je pense aussi à toutes les écoles en sciences infirmière qui ne sont pas sur Parcoursup, à Sciences-Po qui n'est pas sur Parcoursup, toutes les classes préparatoires aux écoles d'ingénieurs intégrés ne sont pas sur Parcoursup. Et donc le travail que nous avons commencé, c'est de faire en sorte que toutes ces formations soient sur Parcoursup, puisqu'une grande partie des jeunes qui ont quitté la plateforme l'ont quittée après les résultats des différents concours et examens d'admission pour ces différentes formations.

ADRIEN BORNE
Est-ce que vous avez demandé à des universités d'Ile-de-France notamment d'accepter une sorte de surbooking, c'est-à-dire 10 % d'étudiants en plus ?

FREDERIQUE VIDAL
Alors là encore ce qui s'est passé l'an dernier, c'est qu'à la rentrée on a constaté qu'il restait 130.000 places dans l'enseignement supérieur, y compris dans des filières sélectives comme des BTS ou des IUT. Sauf que comme on s'en est rendu compte au moment où les jeunes ne sont pas venus, c'est-à-dire mi-septembre, quand on a recontacté des candidats ils avaient trouvé d'autres solutions, renoncé à faire des études, étaient partis à l'étranger ou étaient en emploi. Et donc l'idée, c'est de faire en sorte qu'il n'y ait pas ces places vides à la rentrée. Nous avons – et c'était un choix vraiment très fort du gouvernement – ouvert 30.000 places supplémentaires dans les établissements d'enseignement supérieur. Pour cela, nous avons financé à hauteur de 35 millions d'euros des créations d'emploi. Donc ça nous paraît normal de faire en sorte qu'à la rentrée, l'ensemble des places qui ont été financées puissent être occupées par des lycéens.

ADRIEN BORNE
D'où ce système comme ça de surbooking, puisque c'est un terme qu'on emploie, avec là encore l'inquiétude de certains présidents d'université.

FREDERIQUE VIDAL
Oui, alors là encore ça a été fait évidemment en regardant ce qui se passe les autres années. On a chaque année entre 10 et 15 % des étudiants qui ne se présentent pas le jour de la rentrée.

ADRIEN BORNE
Et là, il ne faudrait pas qu'ils se présentent, parce que ça créerait un problème de place, mais vous n'y croyez pas…

FREDERIQUE VIDAL
Non.

ADRIEN BORNE
C'est impossible !

FREDERIQUE VIDAL
Non parce qu'on voit bien au niveau des chiffres qu'on est loin d'avoir rempli les capacités d'accueil.

ADRIEN BORNE
Plusieurs organisations – l'UNEF, la FCPE, l'UNL – ont saisi le Défenseur des droits pour demander la publication des algorithmes locaux. Alors pour être clair, vous fixez un algorithme national et puis après localement, il y a des ajustements en fonction des situations de telle et telle université.

FREDERIQUE VIDAL
Oui.

ADRIEN BORNE
Pourquoi ne pas rendre tout ça public tout simplement par souci de clarté ; et peut-être que ça lèverait un certain nombre de malentendus ?

FREDERIQUE VIDAL
Alors d'abord parce que moi, j'écoute ce que me disent les établissements et là, on est dans le cadre de l'autonomie des universités. Et ce que me disent les établissements, c'est qu'ils ont travaillé sur la base de fichiers Excel et ils ont travaillé comme des jurys d'admission. Ça veut dire que lorsque vous récupérez des informations des bacheliers de l'année, vous avez un certain nombre d'informations que vous n'avez pas sur les réorientés ; ou que vous n'avez pas sur les candidats qui viennent d'autres pays et qui utilisent aussi la plateforme Parcoursup. Donc moi ce que me disent les présidents d'université, c'est que c'est un travail qui s'est fait en mode jury et où effectivement, il y a eu des utilisations de fichiers Excel, mais il y a eu aussi des interclassements avec tous les autres candidats. Bref ! Lorsque les choses seront mises en place, c'est-à-dire qu'on aura un peu d'expérience sur le processus, probablement que tout le monde aura aussi mis en place des formes de classement qui pourront être communiqués et rendus publics. Et là-dessus il n'y a pas de sujet. Mais cette année, moi ce que me disent les présidents d'universités c'est que ça a été fait, à la fois sur la base de fichiers Excel mais aussi à la main et interclassant des candidats. Donc voilà ! Moi je les crois et je leur fais confiance. Ce qui est très clair c'est qu'on a remis de l'humain dans la décision, parce que je peux vraiment témoigner que des milliers de personnes se sont penchées cette année sur les dossiers des candidats, parce que l'intérêt de la loi orientation réussite c'est surtout de mettre en place les parcours personnalisés qui vont permettre de limiter le taux d'échec et le taux d'abandon.

ADRIEN BORNE
Pour ceux qui n'ont pas encore de réponse ou qui ont subi des échecs, la part d'humain elle peut paraître difficilement lisible, au contraire, ils ont eu un résultat un peu brut et brutal peut-être pour eux à être ainsi rejetés, si je puis dire, même si l'issue sera peut-être positive pour eux…

FREDERIQUE VIDAL
Bien entendu, à la fin de la procédure il y a toujours la possibilité – qu'on ait été accepté ou pas d'ailleurs – de demander quelles sont les raisons qui ont conduit à ce qu'on soit mis sur liste d'attente. Donc ça évidemment, c'est un droit individuel qui est parfaitement respecté, qui est prévu par la loi. Maintenant la publication d'algorithmes locaux, comme je vous le disais, moi si les présidents d'universités en ont, en général ils l'ont dit ; et s'ils ont fait les choses sous forme de jurys ils le disent aussi et je n'ai pas de raison de ne pas les croire.

ADRIEN BORNE
Qu'est-ce qu'on dit aux 17.000 jeunes, alors vous êtes en contact avec eux, enfin pas vous directement évidemment, qu'est-ce qu'on leur dit aux 17.000 qui n'ont pas de réponse, qu'est-ce qu'il faut faire ?

FREDERIQUE VIDAL
On leur dit que… ce que je dis depuis toujours, chacun aura eu une proposition à la rentrée…

ADRIEN BORNE
C'est sûr ?

FREDERIQUE VIDAL
Ça c'est sûr, et on continue à les accompagner puisque les Numéros verts, les contacts au travers d'Internet fonctionneront tout l'été.

ADRIEN BORNE
J'aimerais qu'on parle – on laisse Parcoursup un instant de côté – d'une affaire qui agite le monde politique en ce moment, l'affaire BENALLA. C'est encore une semaine importante qui s'ouvre avec de nouvelles auditions de proches de Gérard COLLOMB aujourd'hui, l'audition demain de Christophe CASTANER, deux motions de censure débattues à l'Assemblée nationale, est-ce que ce dossier pourrait se transformer – pour l'Elysée et pour votre gouvernement, le gouvernement dont vous faites partie – en un sparadrap dont on aurait du mal à se défaire ?

FREDERIQUE VIDAL
Non, je ne pense pas, en tout cas ce qui est très clair c'est qu'évidemment, ce qu'on a vu sur les vidéos est totalement condamnable. Et d'ailleurs, je crois qu'il n'y a pas d'ambiguïté là-dessus sur la position du gouvernement. Ensuite c'est une affaire individuelle dont les oppositions – et j'emploie volontairement le mot les oppositions – ont décidé de s'emparer. C'est la seule fois et la première fois en tout cas depuis maintenant presque plus d'un an que les oppositions se mettent d'accord, et elles se mettent d'accord finalement pour empêcher le gouvernement de travailler. Donc voilà ! Dont acte…

ADRIEN BORNE
Pour vous, il n'y a pas eu d'erreur de communication à un moment dans ce dossier, on se souvient de la première déclaration du porte-parole de l'Elysée qui était pour le moins approximative ?

FREDERIQUE VIDAL
Disons que je crois qu'étant donné que c'est une affaire individuelle, personne n'imaginait que le gouvernement allait être questionné sur ce sujet. Evidemment c'est le droit le plus strict de l'Assemblée de déposer ces motions de censure, nous y répondrons demain. Mais c'est très politicien.

ADRIEN BORNE
La députée de votre majorité Aïna KURIC est menacée d'expulsion pour s'être opposée à la loi asile immigration, c'est la seule qui a voté contre, c'est une sanction légitime pour vous que d'exclure d'un groupe – et de votre groupe majoritaire en l'occurrence – quelqu'un qui vote contre un texte ?

FREDERIQUE VIDAL
Alors je ne connais pas le détail mais ce qui est clair, c'est que si elle ne se sent pas à l'aise avec les textes qui sont proposés par le gouvernement et qui sont soutenus par la majorité, je pense que c'est normal qu'elle se mette dans un groupe ou qu'elle sorte du groupe pour…

ADRIEN BORNE
En l'occurrence elle vote contre un texte, ce n'est pas elle qui décide de s'exclure d'elle-même pour l'instant en l'état, mais vous pensez qu'il relève de la responsabilité de la majorité que de l'exclure ?

FREDERIQUE VIDAL
Je crois qu'une fois de plus, il faut que les gens se sentent à l'aise avec l'ensemble du programme qui a été présenté pour l'élection du président de la République. Et l'ensemble des textes qui ont été votés aujourd'hui sont des textes qui avaient été débattus et validés.

ADRIEN BORNE
Encore un mot, vous étiez en Guyane il y a quelques jours notamment pour le lancement d'ARIANE V, qui à son bord transportait 4 nouveaux satellites qui sont en orbite désormais, est venu renforcer le système…

FREDERIQUE VIDAL
Galileo.

ADRIEN BORNE
Galileo qui est le concurrent du GPS auquel on se réfère beaucoup nous en France…

FREDERIQUE VIDAL
Qui est bien meilleur que le GPS d'ailleurs.

ADRIEN BORNE
Il paraît qu'il est beaucoup plus fiable, beaucoup plus précis à 1 mètre près. A quand une mise en service intégrale, vous savez, on a un peu de visibilité là-dessus ?

FREDERIQUE VIDAL
Alors en fait, il y a 26 satellites qui sont maintenant en orbite sur un programme de 30 au total. Donc d'ici la fin de l'année, tout devrait être fonctionnel. On a déjà une utilisation de Galileo, même si tous les satellites n'ont pas été lancés, avec plusieurs centaines de millions déjà d'utilisateurs, ce qui permet encore de fiabiliser le système…

ADRIEN BORNE
Alors qu'il est paradoxalement peu connu en France, comparé encore une fois au GPS, c'est encore un travail de pédagogie…

FREDERIQUE VIDAL
Je pense que le GPS est…

ADRIEN BORNE
A faire ?

FREDERIQUE VIDAL
Devenu comme frigidaire, si je peux me permettre… voilà ! C'est devenu quasiment un nom commun. Mais le GPS Galileo, appelons-le comme ça, est en fait aujourd'hui le seul système de précision qui permet par exemple d'envisager des véhicules autonomes.

ADRIEN BORNE
Voilà ! C'est pour… notamment cette technologie-là permettra d'être développée à travers Galileo !

FREDERIQUE VIDAL
Par exemple puisque-là évidemment, c'est très important qu'on soit capable d'être localisé au mètre près. Le GPS vous donne la rue dans laquelle vous êtes et Galileo vous indique le trottoir sur lequel vous êtes. C'est quand même mieux si on veut faire usage du satellite, notamment pour les véhicules autonomes.

ADRIEN BORNE
Merci beaucoup…

FREDERIQUE VIDAL
Merci à vous.

ADRIEN BORNE
Frédérique VIDAL d'avoir accepté ce matin l'invitation de la matinale LCI.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 31 juillet 2018

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