Interview de M. Jacques Mézard, ministre de la cohésion des territoires, avec LCI le 22 août 2018, sur la lutte contre les marchands de sommeil, le logement social, le budget consacé à la politique de la ville et sur la président de la République. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Jacques Mézard, ministre de la cohésion des territoires, avec LCI le 22 août 2018, sur la lutte contre les marchands de sommeil, le logement social, le budget consacé à la politique de la ville et sur la président de la République.

Personnalité, fonction : MEZARD Jacques.

FRANCE. Ministre de la cohésion des territoires

ti :

BENJAMIN CRUARD
L'invité politique de la Matinale LCI, Jacques MEZARD. Bonjour.

JACQUES MEZARD, MINISTRE DE LA COHESION DES TERRITOIRES
Bonjour.

BENJAMIN CRUARD
Vous êtes ministre de la Cohésion des territoires et vous allez faire, comme les autres ministres, votre rentrée au Conseil tout à l'heure. Mais vous avez déjà été interpellé en ce début de semaine par la maire d'Aubervilliers après l'incendie grave de dimanche. Elle a accusé le Gouvernement de freiner la rénovation urbaine, d'empêcher la chasse aux vendeurs de sommeil, aux marchands de sommeil. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Vous l'avez reçue ?

JACQUES MEZARD
Je l'ai reçue. Ce n'est pas exactement ce qu'elle m'a dit et nous avons travaillé de manière constructive. Bien sûr, on ne freine pas la rénovation urbaine puisqu'on l'accélère. Nous avons bouclé le doublement du budget de rénovation urbaine qui passera sur le nouveau plan de rénovation urbaine de cinq à dix milliards d'euros. Nous accélérons les procédures pour passer de vingt-quatre mois à moins d'un an et vraiment ce chantier a été pris ces derniers mois à bras-le-corps pour accélérer les choses. Donc je ne pense pas que cette critique soit justifiée. Qu'il y ait des difficultés, oui. Il y avait des retards, nous avons pris les choses en mains pour rattraper les choses.

BENJAMIN CRUARD
Et de ce rendez-vous, il y a des mesures concrètes qui sont ressorties ?

JACQUES MEZARD
D'abord, il était normal que je sois à l'écoute. Aubervilliers est une ville importante avec des problématiques qui sont connues et sur lesquelles il est évident que l'Etat doit donner un coup de main à ces maires qui ont beaucoup de difficultés au quotidien. Je le sais puisque je suis aussi un élu local. Et donc, nous avons fait le tour des difficultés. La question des marchands de sommeil a été abordée, nous allons travailler ensemble pour lutter le plus efficacement possible contre les marchands de sommeil. Il y a la question des copropriétés dégradées, il y a effectivement la question de la rénovation urbaine et, très clairement, nous allons nous revoir pour avancer sur ces dossiers et ensemble.

BENJAMIN CRUARD
Il y avait ce rapport de Jean-Louis BORLOO au printemps qui préconisait vraiment un électrochoc en matière de rénovation urbaine. Il a été mis aux oubliettes.

JACQUES MEZARD
Non.

BENJAMIN CRUARD
Est-ce que ce n'est pas ça que vous payez un peu ?

JACQUES MEZARD
Non. Il n'a pas été mis aux oubliettes. Pour avoir travaillé plusieurs mois avec Jean-Louis BORLOO, nous avons pris un certain nombre de dispositions qui, d'ailleurs, avaient été préconisées dans son rapport, que ce soit sur les questions scolaires, que ce soit sur la petite enfance, que ce soit sur les associations - on est même allé un peu au-delà - et aussi sur la rénovation urbaine puisqu'une de ses préconisations, certes dans son rapport c'était d'accélérer les choses…

BENJAMIN CRUARD
Les associations étaient quand même un peu déçues sur ce niveau-là.

JACQUES MEZARD
Ecoutez, les associations… J'ai fait beaucoup de réunions avec les associations. Nous travaillons ensemble, en particulier nous avons beaucoup travaillé avec Bleu Blanc Zèbre et d'autres associations, et je crois que les choses sont reparties de la bonne manière. Il faut d'abord écouter, il faut faire le point de l'ensemble de ces difficultés pour prendre un certain nombre de décisions. A ce niveau-là pour 2019, nous avons un certain nombre de décisions qui permettront justement aux associations de mieux travailler.

BENJAMIN CRUARD
La loi ELAN va apporter des solutions à ce qui était dénoncé cette semaine ?

JACQUES MEZARD
Oui, bien sûr.

BENJAMIN CRUARD
Quelles solutions ?

JACQUES MEZARD
D'abord la loi ELAN sur la question des marchands de sommeil.

BENJAMIN CRUARD
Qui est votre grande loi sur le logement qui est passée cet été.

JACQUES MEZARD
Oui, voilà. Qui n'est pas tout à fait terminée puisqu'il faut qu'il y ait une commission mixte paritaire entre l'Assemblée nationale et le Sénat. Mais c'est un sujet, les marchands de sommeil et l'habitat indigne, qui a été un des sujets importants de cette loi ELAN et qui a fait l'objet d'un large consensus, non pas la totalité de la loi mais ce sujet, entre les différents groupes parlementaires. J'ai tenu à ce que l'on tienne le plus grand compte, d'ailleurs, des propositions de groupes d'opposition qui étaient parfaitement justifiées en la matière. Ce sont des dispositions d'ordre fiscal, d'ordre administratif, d'ordre pénal qui vont permettre de lutter de manière très efficace contre les marchands de sommeil parce que c'est devenu, dans un certain nombre de communes, un véritable fléau qu'il convient vraiment de combattre fermement. Grâce à cette loi, nous allons beaucoup plus loin qu'il n'a jamais été.

BENJAMIN CRUARD
Les sanctions sont plus dures, mais il faut encore les déceler, ces logements insalubres, ces marchands de sommeil. Il faut plus de moyens pour aller les trouver, non ?

JACQUES MEZARD
Ecoutez, il faut avoir des dispositifs qui permettent de lutter contre ces marchands de sommeil. Ce n'est pas la multiplication des moyens, il faut avoir les armes. Les armes, c'est quoi ? Le repérage, vous savez, ce que me disait hier madame la maire d'Aubervilliers, c'est que sa collectivité, ses services, elle connaît à peu près les principaux cas contre lesquels il convient de lutter. Et puis, il y a des dispositifs qui vont être mis en place, qui avaient été prévus d'ailleurs par le précédent Gouvernement par la loi ALUR sur l'autorisation de louer, sur la déclaration de louer. Par exemple à Aubervilliers, dans le cadre de l'établissement public territorial Plaine Commune, la commune d'Aubervilliers mettra en place pour le 1er janvier 2019 l'autorisation de louer. Alors certes, ça vise les nouvelles locations mais c'est un bon instrument et je pense que ça nous permettra de lutter plus efficacement. De la même manière, la loi ELAN permettra de confisquer les indemnités d'expropriation sur les marchands de sommeil. C'était quand même un comble que les collectivités payent des indemnités d'expropriation à des marchands de sommeil. Ça ne sera plus possible. De la même manière, il ne leur sera plus possible d'acheter par adjudication et je pense que ce sont des progrès importants.

BENJAMIN CRUARD
Sur le logement social, il y a des inquiétudes avec cette loi ELAN. La construction de logements sociaux sur les premiers mois de 2018 recule. Comment vous l'expliquez ? Il y a une pénurie de logements sociaux aujourd'hui.

JACQUES MEZARD
Il y a une pénurie de logements sociaux. Le chiffre de 2017 était le plus haut depuis de très, très nombreuses années.

BENJAMIN CRUARD
Mais 2018, ça baisse.

JACQUES MEZARD
Il y a une très légère diminution, mais ce que nous mettons en place… Vous savez, dans le logement comme dans nombre de dossiers, les conséquences des décisions et en particulier dans le logement prennent un certain nombre de temps. Les mesures que nous prenons sur la rénovation urbaine, le doublement du budget avec bien sûr le partenariat d'action logement des bailleurs sociaux, passer de cinq à dix milliards sur le nouveau plan de rénovation urbaine, ça va permettre de la construction. Le plan « Villes moyennes », le dispositif « Coeur de ville » qui met à disposition des villes moyennes cinq milliards d'euros d'ici la fin du quinquennat, très axé sur le logement, ça va aussi permettre beaucoup de rénovation et de construction dans les villes moyennes. Donc on fera le bilan une fois que ces procédures seront en pleine activité.

BENJAMIN CRUARD
Jacques MEZARD, vous citez des sommes assez importantes. La question des moyens, c'est une vraie question pour votre ministère. Il y a une réunion de cadrage budgétaire aujourd'hui, vous le savez. Vos prérogatives vont-elles être touchées par les coupes budgétaires ?

JACQUES MEZARD
Non.

BENJAMIN CRUARD
On parle d'un milliard d'euros pour le ministère de la Cohésion des territoires. Eclairez-nous.

JACQUES MEZARD
Il faut être précis et j'ai l'habitude d'être précis. Il n'y aura pas de baisse des allocations, il y aura une mesure juste qui n'avait pas pu être mise en place depuis de très nombreuses années et que nous mettons en place. C'est la contemporanéité des allocations logement. Aujourd'hui, enfin depuis des années, elles sont calculées sur les revenus des gens d'il y a deux ans. C'est-à-dire qu'on aboutit à des indus considérables. Ce n'est pas juste parce que des gens qui ont retrouvé une meilleure situation continuent à percevoir des allocations, alors que ceux qui sont dans une situation plus difficile n'en perçoivent pas. Et effectivement, compte tenu par exemple de la diminution du nombre de chômeurs, cela aboutit à une à une économie globale mais sans baisse des allocations.

BENJAMIN CRUARD
Vos moyens ne vont pas baisser ?

JACQUES MEZARD
Non. Quand on parle par exemple de la politique de la ville, nous avons sur le budget des années à venir sanctuarisé le fonctionnement, le budget de la politique de la ville.

BENJAMIN CRUARD
Vous avez des garanties de Bercy sur ce sujet ?

JACQUES MEZARD
Oui, oui. D'ailleurs, ç'a été annoncé dès le budget 2018. Donc là-dessus, sur la politique de la ville, bien sûr que ç'a été annoncé dès l'année dernière. Sur, par exemple, le budget 2019 sur les associations concernant la politique de la ville, et je sais que vous êtes particulièrement intéressé par les quartiers et c'est une très bonne chose, il y aura quinze millions d'euros sur le mouvement associatif dans ces quartiers. Il y a aussi une série d'actions concernant la politique de la ville qui découle d'autres ministères comme le dédoublement des classes, comme la sécurité au quotidien. Donc je vous assure que c'est un sujet sur lequel nous ne sommes pas à l'économie et nous sommes dans l'action.

BENJAMIN CRUARD
Vous ne craignez pas cette réunion de cadrage budgétaire. Pas de mauvaise surprise pour vous.

JACQUES MEZARD
Ecoutez, non, parce que les choses ont été…

BENJAMIN CRUARD
Demain, vous tiendrez le même discours et vous aurez les mêmes certitudes ?

JACQUES MEZARD
Oui, bien sûr. Vous savez, on me reproche de ne pas être très, très présent dans les médias. Je dis souvent : « grand diseur, petit faiseur », mais par contre quand je dis quelque chose, j'entends que ça soit tenu.

BENJAMIN CRUARD
85 % des Français ne connaissent pas Jacques MEZARD - c'était ce sondage, je pense, que vous avez vu dans le Journal du Dimanche ce week-end - alors que vous êtes sixième dans l'ordre protocolaire. Est-ce qu'avoir un poids médiatique, ça ne sert pas justement pour aller négocier des budgets, des crédits ?

JACQUES MEZARD
Ecoutez, je crois que dans la négociation, je sais négocier. Je suis un élu local, je suis un parlementaire. Je ne crois pas que… Je viens de vous le dire, il y a une expression, vous savez, le bon sens populaire : « grand diseur, petit faiseur ». Moi, je ne pense pas que l'action politique ce soit l'accumulation des matinales. Encore que je sois très heureux d'être avec vous ce matin. Je pense que ce qui compte, c'est d'arriver à faire avancer un certain nombre de sujets et, très clairement, c'est ce que je fais.

BENJAMIN CRUARD
Quand on dit que vous êtes la caution rurale du président MACRON qui est vu comme le président des villes, qu'est-ce que vous dites ?

JACQUES MEZARD
Ecoutez, je ne sais pas si je suis une caution. En tout cas, c'est un sujet que je connais bien. Je suis un élu local, je suis un parlementaire du département du Cantal et j'en suis fier, vous savez. Je n'aime pas cette connotation un peu boboïste parisienne méprisant le monde rural. Nous avons besoin du monde rural ; nous avons besoin des agriculteurs ; nous avons besoin, au niveau de l'aménagement du territoire, de villes moyennes qui vont bien ; nous avons besoin de territoires ruraux ; nous avons aussi besoin de métropoles.

BENJAMIN CRUARD
Un mot sur Emmanuel MACRON. Franchement Jacques MEZARD, avez-vous eu un doute au moment de l'affaire Benalla sur la façon de gouverner d'Emmanuel MACRON ? Sur sa méthode, sur le pouvoir solitaire ?

JACQUES MEZARD
Ecoutez, nous sommes dans la Vème République. La Vème République, effectivement le pouvoir du président est important et le président MACRON incarne justement cette capacité à exercer ce pouvoir. Je pense que c'est indispensable et on le voit bien au niveau international, le poids qu'il a su prendre. Donc il y a eu cette affaire qui a défrayé la chronique, mais ce n'est pas une affaire d'Etat. C'est une faute, c'est une faute personnelle d'un jeune qui a – vous me passerez l'expression - un peu pété les plombs dans la proximité du pouvoir. Ce n'est pas autre chose.

BENJAMIN CRUARD
Pas de changement de méthode pour les prochaines semaines ?

JACQUES MEZARD
Non, mais par contre, il faut toujours tirer les leçons de ce qui arrive et de ce qui est arrivé et je pense… Vous savez, ce qui est important c'est que le président de la République a dit : « Il n'y aura pas de fusible. J'assume la responsabilité ». Ça, c'est nouveau. C'est une nouvelle façon de gouverner, c'est-à-dire de ne pas essayer de repousser les responsabilités sur les autres. Il est le président de la République, il assume cette charge. Il y a eu une erreur, une erreur commise dans sa proximité. Il en tire les conséquences, il va réorganiser le fonctionnement.

BENJAMIN CRUARD
On lui reproche d'être trop centralisateur, trop jacobin. Vous qui êtes proche des collectivités locales, vous ne lui demandez pas de déléguer un peu, de tempérer un peu plus ?

JACQUES MEZARD
Mais vous savez, c'est ce que l'on fait. Nous venons de parler de rénovation urbaine.

BENJAMIN CRUARD
Vous lui dites ?

JACQUES MEZARD
Mais bien sûr que je lui dis. Je lui dis mais je n'ai pas à le convaincre, il en est convaincu. On parle de rénovation urbaine : ce que nous faisons, c'est d'accélérer les procédures et de déconcentrer. Et vous savez, dans les orientations qui sont données au niveau des services de l'Etat, on va vers de la déconcentration, c'est-à-dire plus de responsabilités à l'échelon local des services de l'Etat.

BENJAMIN CRUARD
On vous sent parfois agacé quand même du manque de considération des campagnes. Quant au mois de juillet vous critiquez le ministère de l'Intérieur qui veut passer en force, ce sont vos mots, vis-à-vis des collectivités locales.

JACQUES MEZARD
Non, je ne crois pas avoir critiqué le ministère de l'Intérieur.

BENJAMIN CRUARD
Matignon vous a un peu remonté les bretelles.

JACQUES MEZARD
Ce n'est pas par rapport au ministère de l'Intérieur, non. Je crois qu'il est… Vous savez, on le dit, je suis un homme libre. Je dis ce que je pense mais dans le cadre d'une solidarité Gouvernementale. Les choses sont tout à fait claires. Je représente une sensibilité, je suis radical, je représente aussi très clairement des territoires qui ont leur particularité mais aussi, vous savez, je suis très sensible aux questions de la politique de la ville, des banlieues. J'ai présidé une agglomération pendant seize ans. Je sais ce que c'est que de gérer une collectivité.

BENJAMIN CRUARD
Sur les 80 kilomètres/heure, on a entendu votre point de vue ces dernières semaines. Ç'a provoqué quelques frictions avec Matignon. Quand vous voyez le vandalisme qui augmente sur les radars en ce mois de juillet depuis le passage de cette mesure, est-ce que vous dites : « Je vous avais prévenus » ?

JACQUES MEZARD
Je ne vais pas épiloguer là-dessus. Ma position, elle est connue, mais il faut aussi entendre la position globale de l'exécutif de sauver des vies humaines. Ce n'est pas neutre. Moi ce que je souhaite, c'est que justement cela permette d'en sauver.

BENJAMIN CRUARD
Votre liberté de ton, comme vous dites. Quand certains disent que vous la jouez solo, que vous n'avez pas l'esprit collectif, qu'est-ce que vous répondez ?

JACQUES MEZARD
Vous savez, qu'on le démontre. Je crois que, vraiment, dans l'action que je fais et que je mène, je la mène en tout cas dans une totale solidarité par rapport aux orientations définies par le président de la République. J'ai décidé de rejoindre Emmanuel MACRON très tôt et je considère que c'était et c'est une chance pour la France que nous ayons pu, grâce à sa candidature, éviter le pire.

BENJAMIN CRUARD
Un mot sur la réforme de la santé portée par Agnès BUZYN. Pas de fermetures d'hôpitaux de proximité, vous avez des garanties sur ça ?

JACQUES MEZARD
Ecoutez, des garanties. Je sais que c'est, en tout cas, ce que souhaite faire la ministre de la Santé. Nous avons dans ce pays effectivement la nécessité d'avoir une couverture du territoire qui permette à chaque citoyen d'être proche d'établissements hospitaliers. On a des difficultés parce que nous avons un nombre quand même assez conséquent médecin mais qui sont très mal répartis sur le territoire. Ça, c'est un véritable sujet. Nous avons besoin de construire de nouvelles maisons de santé. Nous avons besoin effectivement d'avoir une meilleure répartition mais il ne s'agit pas…

BENJAMIN CRUARD
Vous, votre avis, c'est de l'incitation ou c'est carrément de l'obligation ?

JACQUES MEZARD
Je ne suis pas ministre de la Santé.

BENJAMIN CRUARD
Mais ça vous touche en tant que ministre de la Cohésion des territoires.

JACQUES MEZARD
Mon avis personnel, c'est que je pense qu'il est nécessaire de pousser - les mesures sont à définir - mais d'aller vers une meilleure répartition sur le territoire.

BENJAMIN CRUARD
Merci Jacques MEZARD d'être venu sur ce plateau, ministre de la Cohésion des territoires. Donc, vous serez au conseil des ministres tout à l'heure.

JACQUES MEZARD
Effectivement.

BENJAMIN CRUARD
On suivra ça évidemment sur LCI.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 22 août 2018

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