Interview de M. Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'action et des comptes publics, avec Sud Radio le 28 août 2018, sur les chasseurs, les pensions de retraite, la baisse des dépenses publiques et sur le Parti socialiste. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'action et des comptes publics, avec Sud Radio le 28 août 2018, sur les chasseurs, les pensions de retraite, la baisse des dépenses publiques et sur le Parti socialiste.

Personnalité, fonction : DUSSOPT Olivier, ROGER Patrick.

FRANCE. Secrétaire d'Etat à l'action et aux comptes publics;

ti :
JOURNALISTE
07h44, « Le grand matin Sud Radio », avec l'invité politique. Patrick ROGER, vous recevez Olivier DUSSOPT, il est secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics.

PATRICK ROGER
Bonjour Olivier DUSSOPT.

OLIVIER DUSSOPT
Bonjour.

PATRICK ROGER
Vous, l'Ardéchois, on va parler chiffres dans un instant puisque vous vous occupez des comptes publics, mais est-ce que vous êtes satisfait par l'annonce d'Emmanuel MACRON hier, le geste envers les chasseurs où il va baisser et le prix du permis de chasse de 400 à 200 €. C'est une bonne nouvelle pour vous ou pas ?

OLIVIER DUSSOPT
C'est une bonne nouvelle pour les chasseurs, effectivement, et il y en a beaucoup en Ardèche, donc je suis heureux pour eux. Ça s'inscrit aussi dans une nouvelle relation, une volonté…

PATRICK ROGER
C'était utile, ça, cette… Oui, c'est ça…

OLIVIER DUSSOPT
Je crois que c'est utile et c'est la volonté aussi de nouer une nouvelle relation avec le monde de la chasse et les impliquer pleinement dans la préservation de la biodiversité, donc dès lors que chacun prend des engagements, c'est engagements sont tenus, c'est bien que ça avance.

PATRICK ROGER
Ça fait du bien aux territoires.

OLIVIER DUSSOPT
Ça fait du bien aux territoires, ça fait surtout du bien aux chasseurs.

PATRICK ROGER
Vous l'avez dit au président, il y a besoin de renouer justement le contact avec les territoires, les gens qui ne comprennent pas toujours toutes les décisions viennent de Paris.

OLIVIER DUSSOPT
Je crois que le président... Le président sait exactement ce qui se passe sur les territoires, et nous sommes nombreux à faire ce travail avec lui.

PATRICK ROGER
Oui, voilà. Alors il y a les retraités qui sont mécontents, et ça ne vous a pas échappé, bon, il y avait déjà eu la hausse de la CSG, là il y a le gel des… pas le gel, mais…

OLIVIER DUSSOPT
Ce n'est pas un gel.

PATRICK ROGER
Ce n'est pas un gel, non mais c'est vrai, c'est une diminution…

OLIVIER DUSSOPT
De la hausse.

PATRICK ROGER
… des pensions de base, voilà.

OLIVIER DUSSOPT
Non non, non non.

PATRICK ROGER
Non mais, de la hausse, de la hausse, soyons clairs.

OLIVIER DUSSOPT
Mais il faut être très précis.

PATRICK ROGER
Mais ça peut représenter une diminution, alors que l'inflation va être beaucoup plus haute.

OLIVIER DUSSOPT
Il n'y a pas de diminution des pensions, il faut être extrêmement précis. Les pensions sont à un niveau aujourd'hui en moyenne de 1 500 €, ça n'est qu'une moyenne, et elles augmenteront de 0,3 %. C'est moins que…

PATRICK ROGER
Pendant que les prix…

OLIVIER DUSSOPT
C'est moins que l'inflation, et c'est un des motifs de mécontentement qui tient aussi au fait que ce n'est pas la première fois, puisque les pensions avaient été déjà gelées ou quasiment gelées de 2014 à 2016, puisqu'en 3 ans, il n'y avait eu une augmentation que de 0,1 %, avant une augmentation de 0,8 en 2017 et 0,3 cette année, et autant l'année prochaine.

PATRICK ROGER
Ah là, c'est un petit tacle à vos amis socialistes, vos anciens amis socialistes ?

OLIVIER DUSSOPT
Non, c'est un…

PATRICK ROGER
Qui oublient un petit peu vite, peut-être ?

OLIVIER DUSSOPT
C'est un rappel des choses. Je pense que quand on fait de la politique, quand on prend des décisions, quand on parle de budget, de pouvoir d'achat, il faut savoir inscrire les choses dans un temps plus long et ne pas prendre les décisions les unes après les autres. Vous évoquiez la question des retraités et notamment de celles et ceux qui ont des retraites autour de 1 200, 1 400, 1 500 €. Systématiquement on oublie de rappeler que dans quelques semaines, les mêmes retraités, comme l'ensemble des Français d'ailleurs, verront leur feuille de taxe d'habitation diminuer d'un tiers. De la même manière, on oublie de rappeler que c'est pour toutes celles et ceux qui sont dans ce niveau de revenus, retraités ou actifs, que nous mettons en place avec Agnès BUZYN, le reste à charge zéro sur les prothèses auditives, sur les prothèses dentaires, sur les lunettes. Et donc il faut toujours toujours remettre les décisions dans leur contexte. Et puis par ailleurs, si vous me permettez d'être un tout petit peu plus long, on parle des retraités, on parle aussi de celles et ceux qui sont les plus fragiles et nous y faisons extrêmement attention, puisqu'au mois d'avril dernier, le minimum vieillesse, qu'on appelle l'allocation de solidarité pour les personnes âgées, a augmenté 35 €, il augmentera encore de 35 € en avril 2019, puisque nous avons promis une augmentation de 100 € en 3 ans, et nous faisons pareil sur l'allocation adulte handicapé qui va augmenter de 50 € en novembre, et autant l'année prochaine.

PATRICK ROGER
Alors, quand on vous écoute, Olivier DUSSOPT, on a l'impression que finalement, ce sont des bonnes mesures qui ont été prises, mais qu'on ne voit que le verre à moitié vide, ça veut dire qu'il y a un petit problème de communication, là, dans l'entourage du président ou d'Edouard PHILIPPE, non ?

OLIVIER DUSSOPT
Moi je ne fais pas partie de ceux qui résument la politique à la communication.

PATRICK ROGER
Non mais c'est important.

OLIVIER DUSSOPT
Il y a à dire ce que nous faisons, et ce que nous faisons de manière globale et cohérente, et nous devons le dire, nous comptons aussi sur celles et ceux qui parfois sont devant un micro pour le dire aussi.

PATRICK ROGER
Oui, mais Olivier DUSSOPT, vous tenez quand même à rassurer les retraités, ce ne sont pas les vaches à lait du Gouvernement.

OLIVIER DUSSOPT
Non, ce ne sont pas les vaches à lait…

PATRICK ROGER
Parce qu'ils se considèrent un peu comme ça.

OLIVIER DUSSOPT
Il y a aussi une réalité, c'est que nous avons des objectifs à tenir, des engagements qui ont été pris devant l'Europe, devant la Commission européenne, depuis des années et des années, qui ont été tenus pour une partie d'entre eux, pour la première fois l'année passée, qu'il faut tenir, donc des efforts sont demandés à tout le monde, et il a été évoqué le fait que nous allons moins augmenter, ce qui aurait pu être intéressant, les retraites, avec une augmentation de 0,3 % et il y a le fait aussi que nous prenons des mesures pour les entreprises ou en tout cas dans le monde des entreprises avec une révision des aides aux entreprises que Bruno LE MAIRE va mettre en oeuvre.

PATRICK ROGER
Oui, alors, Bruno LE MAIRE, Olivier DUSSOPT, vous êtes secrétaire d'Etat auprès de Bruno LE MAIRE, justement…

OLIVIER DUSSOPT
Non, de Gérald DARMANIN.

PATRICK ROGER
De Gérald DARMANIN, c'est-à-dire…

OLIVIER DUSSOPT
J'ai beaucoup d'amitié pour Bruno, mais je suis secrétaire d'Etat uniquement auprès de Gérald DARMANIN, là aussi il faut être précis.

PATRICK ROGER
Oui, mais vous travaillez avec lui sur l'ensemble des comptes…

OLIVIER DUSSOPT
Je travaille avec tous les membres du Gouvernement.

PATRICK ROGER
… sur l'ensemble des comptes publics, sur l'économie. Les patrons du MEDEF, le MEDEF qui se réunit aujourd'hui, vous accusent – le Gouvernement – de « tambouille comptable » - je cite – parce que Bercy vient de reporter à octobre les allégements des charges patronales sur le SMIC. Pourquoi cette décision ?

OLIVIER DUSSOPT
Alors, là aussi remettons les choses dans leur contexte. Les entreprises sont accompagnées par les différents Gouvernements depuis des années. La principale aide apportée aux entreprises depuis maintenant plusieurs années, c'est le crédit impôt compétitivité, cela coûte 30 milliards d'euros. 30 milliards d'euros, cela a été décidé en 2014, avec un engagement en 2014, c'est d'être d'abord dans un mode de crédit d'impôt, c'est-à-dire rembourser l'année suivante, pour passer ensuite vers un allégement pérenne de charges. Cet allègement pérenne de charge, cette transformation du CICE en allègements de charges, nous allons le faire dès 2019. Nous avions prévu de diminuer les charges au niveau du SMIC, de 4 points supplémentaires. Cette baisse de 4 points va intervenir à la rentrée de 2019 et donc au troisième trimestre 2019. Le MEDEF peut considérer que cela aurait été mieux dès le 1er janvier, mais il ne faut pas oublier que le CICE est transformé en allègements de charges, ce qui correspond à ce qu'ils attendaient, à ce qu'ils demandaient, à une forme de contemporanéité de l'aide apportée au maintien de ces emplois et à la création d'emplois, et que l'aide que nous avons prévue, va intervenir avec quelques mois de décalage. Quand on dit qu'il faut mettre tout le monde à contribution et que tout le monde participe de manière juste au redressement des comptes publics, ça passe aussi par des mesures comme celles-ci.

PATRICK ROGER
Oui, et notamment aussi donc des entreprises, des efforts peut-être des entreprises.

OLIVIER DUSSOPT
De tous les secteurs.

PATRICK ROGER
Alors le MEDEF vous demande aussi d'accélérer la baisse des dépenses publiques, quelle est votre réponse ? On parle bien sûr évidemment celui de la Fonction publique.

OLIVIER DUSSOPT
Nous sommes dans une période qui se caractérise par une modération de la dépense publique, puisque nous avons une loi de programmation pluriannuelle, que nous respectons, qui nous a permis de respecter les objectifs européens avec un déficit inférieur à 3 % l'année passée, nous avons le même objectif cette année, nous serrons les dépenses de l'Etat qui n'augmenteront que de 0,8, 0,9 %, ce qui est extrêmement peu, de manière à justement respecter ces objectifs-là. Et donc nous sommes dans un programme pluriannuel que nous tenons, à notre rythme, en tenant compte de la conjoncture économique, en tenant compte d'un certain nombre de phénomènes économiques qui sont aussi des phénomènes internationaux et que nous pouvons subir, en tout cas dont nous connaissons les conséquences, l'influence, et donc nous le faisons à notre rythme et dans le cadre du programme de réformes fixé par le président de la République.

PATRICK ROGER
Oui, alors, Olivier DUSSOPT, « à votre rythme », justement la réduction de postes dans la Fonction publique, Emmanuel MACRON avait promis 120 000 sur 5 ans.

OLIVIER DUSSOPT
50 000 dans l'Etat et 70 000 dans les collectivités.

PATRICK ROGER
Alors là, il y a eu une annonce pour 2019 de 4 500…

OLIVIER DUSSOPT
Pour l'Etat.

PATRICK ROGER
Pour l'Etat, absolument, mais donc ce qui veut dire que pour l'Etat il faudrait 50 000, donc, avec 4 500 en 2019. Est-ce que le Gouvernement va tenir cette promesse ?

OLIVIER DUSSOPT
Nous sommes dans cet objectif-là et le Premier ministre a dit qu'en 2020 ce serait un peu plus. Mais là il y a deux méthodes, pour diminuer le poids de la dépense publique et diminuer le nombre d'équivalents temps plein, puisque nous sommes sur une comptabilisation des équivalents temps plein. Première méthode, c'est la méthode RGPP 2007-2012. Vous arrivez, vous dites : voilà, c'est - 10 000, c'est - 15 000, et vous dites aux services publics, aux administrations : débrouillez-vous avec 10 000 postes en moins. Il y a une méthode qui est la nôtre, qui consiste à dire : réorganisons, modernisons, revoyons l'organisation de nos services publics, mettons à profit la numérisation, et parce que nous réorganisons et parce que nous modernisons l'administration, nous pouvons réaliser des économies et, à terme, diminuer le nombre de postes. Ce n'est pas une politique de rabot, c'est une politique de modernisation.

PATRICK ROGER
Oui, et il faut y aller doucement. C'est ce que vous dites, quoi, non ?

OLIVIER DUSSOPT
Je préfère y aller avec le rythme qui est le nôtre, être efficace et préserver la qualité du service public, plutôt que de procéder à des coupes aveugles, comme ça a été le cas en 2007.

PATRICK ROGER
Oui, mais est-ce qu'il y a quand même trop de fonctionnaires, en France ?

OLIVIER DUSSOPT
La question ne se pose jamais comme ça.

PATRICK ROGER
Ah ben si.

OLIVIER DUSSOPT
Non.

PATRICK ROGER
Mais si ! Elle se pose quand même.

OLIVIER DUSSOPT
La question ne se pose jamais comme ça, pour une raison…

PATRICK ROGER
Elle se pose comment alors ?

OLIVIER DUSSOPT
C'est que, lorsque…
PATRICK ROGER
Elle se pose comment, Olivier DUSSOPT, il y a plus de 5 millions de fonctionnaires, donc comprenant évidement la Fonction publique d'Etat, les collectivités locales et les hôpitaux.

OLIVIER DUSSOPT
Et je vais vous répondre sur le nombre de fonctionnaires. Si à l'arrivée de l'automne et de l'hiver, il y a de la neige, vous serez très heureux d'avoir des fonctionnaires municipaux et départementaux pour déneiger les routes.

PATRICK ROGER
Oui, surtout qu'on a vu, l'hiver dernier, ce n'était pas… ce n'était pas opérationnel immédiatement d'ailleurs.

OLIVIER DUSSOPT
Si demain vous êtes malade, vous serez très heureux d'avoir des services d'urgences, et vous êtes très heureux aussi, lorsque vous avez des enfants, de pouvoir les confier, soit à des crèches, des haltes-garderies ou à des enseignants. Et donc tous les fonctionnaires qui sont employés dans les trois secteurs de la Fonction publique, sont utiles. Ils sont au travail, ils sont engagés, ils sont dévoués et ils ont des valeurs qui sont celles du service public. Par contre, ce que nous disons aussi, c'est que nous pouvons réorganiser, nous pouvons moderniser, nous pouvons réaliser des gains en termes de fonctionnement, de productivité, par des réorganisations et des modernisations et que dans ce cadre-là, nous pouvons aussi économiser un certain nombre de postes. Moi je ne supprime pas de fonctionnaires, parce que ça serait méprisant et insultant pour les agents publics, je regarde comment on fait pour qu'avec un peu moins de postes dans le temps, nous puissions avoir la même qualité de service public, et c'est ça notre objectif.

PATRICK ROGER
L'objectif donc c'est un peu moins de postes quand même quoi.

OLIVIER DUSSOPT
C'est moins de postes…

PATRICK ROGER
Les 120 000, c'est envisageable ou pas ?

OLIVIER DUSSOPT
Oui, nous avons dit que…

PATRICK ROGER
C'est envisageable 120 000.

OLIVIER DUSSOPT
C'est notre cible, c'est l'objectif fixé par le président de la République, et nous avons aussi eu l'occasion de le dire avec le Premier ministre, que ça n'est pas l'Alpha et l'Oméga de notre politique en matière de service public.

PATRICK ROGER
Oui, allons sur la politique, et puis vous êtes un transfuge, Olivier DUSSOPT, du PS…

OLIVIER DUSSOPT
Non, je suis un…

PATRICK ROGER
Non, mais vous venez du PS.

OLIVIER DUSSOPT
Je suis un ancien membre du Parti socialiste et membre de la majorité présidentielle et heureux de l'être.

PATRICK ROGER
Comment vous avez pris ce sondage du JDD, cet été, là, qui disait que 92 % des Français ne vous connaissaient pas ?

OLIVIER DUSSOPT
Alors, CHIRAC disait, Jacques CHIRAC pardon, disait qu'en matière de sondages, il fallait mépriser les baisses, repriser les bas et surtout ne pas s'en inquiéter, et je ne m'en inquiète pas. Ce qui m'intéresse, c'est de faire mon travail. Il y a des tas de ministres, passés, qui étaient très connus, ça n'était pas gage de qualité.

PATRICK ROGER
Quel regard vous portez sur vos anciens amis socialistes aujourd'hui, et un certain François HOLLANDE. Il a sa place encore dans le débat politique ?

OLIVIER DUSSOPT
C'est à lui de le dire, et c'est au Parti socialiste de le dire.

PATRICK ROGER
Non mais vous ?

OLIVIER DUSSOPT
J'ai toujours considéré que quand on a occupé les plus hautes responsabilités et qu'on les quitte, il faut prendre de la distance, il est toujours présent sur la scène politique, c'est son choix et je n'ai pas à le commenter.

PATRICK ROGER
Mais il fait un peu trop d'ombre aux autres, c'est ça ? Au PS qui a…

OLIVIER DUSSOPT
Ce n'est pas à moi de le dire…

PATRICK ROGER
Non mais c'est ce que je comprends à travers ce que vous dites. Il fait un peu trop d'ombre au PS pour se renouveler.

OLIVIER DUSSOPT
Ce n'est pas à moi de le dire. Je considère simplement et je constate simplement que les divisions internes, le manque de visibilité, le manque parfois de cohérence dans l'expression nous sont beaucoup coûté au Parti socialiste, ont beaucoup coûté au Parti socialiste, en 2017, et que ça n'est visiblement pas fini, mais ça n'est pas là le centre de mon intérêt, ce qui m'intéresse c'est l'application du programme du président de la République, c'est le travail, c'est de faire en sorte qu'à la fin de ce quinquennat, les Français aillent mieux et que la France aille mieux.

PATRICK ROGER
Oui. Vous parlez quand même encore à vos anciens amis socialistes.

OLIVIER DUSSOPT
Evidemment.

PATRICK ROGER
Oui.

OLIVIER DUSSOPT
Evidemment. Pourquoi « anciens amis » ?

PATRICK ROGER
Oui, ils sont toujours amis, Olivier DUSSOPT.

OLIVIER DUSSOPT
Exactement, pour beaucoup d'entre eux.

PATRICK ROGER
Et peut-être pour les municipales qui viennent.

OLIVIER DUSSOPT
Pour beaucoup d'entre eux aussi.

PATRICK ROGER
Il peut y avoir des listes, non, qui se rapprochent ?

OLIVIER DUSSOPT
Je considère que quel que soit l'horizon politique, en tout cas le parcours politique des uns et des autres, lorsque des maires ont fait un excellent travail à la tête de leur commune, lorsqu'ils se retrouvent dans les valeurs portées par Emmanuel MACRON, lorsqu'ils se considèrent comme solidaires de la réussite du projet présidentiel et de la réussite de la France, nous devons travailler avec eux.

PATRICK ROGER
Merci Olivier DUSSOPT, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics, était l'invité ce matin de Sud Radio.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 12 septembre 2018

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