Interview de M. Julien Denormandie, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la cohéssion des territoires, avec Radio Classique le 10 septembre 2018, sur l'élection du nouveau président de l'Assemblée nationale et sur la politique gouvernementale. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Julien Denormandie, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la cohéssion des territoires, avec Radio Classique le 10 septembre 2018, sur l'élection du nouveau président de l'Assemblée nationale et sur la politique gouvernementale.

Personnalité, fonction : DENORMANDIE Julien, DURAND Guillaume.

FRANCE. Secrétaire d'Etat;

ti :
GUILLAUME DURAND
Première question, elle est extrêmement simple, est-ce que vous pensez donc que le vote pour la Présidence de l'Assemblée nationale va se passer comme le souhaite le Président de la République, c'est-à-dire avec l'arrivée donc de monsieur FERRAND à la tête ?

JULIEN DENORMANDIE
Moi ce que je retiens déjà c'est qu'il y a quatre candidats, vous savez pendant deux mois on a dit : « est-ce que les députés de La République En Marche étaient des députés godillots, est-ce que tout le monde suivait la même ligne ? » eh bien force est de constater que cette élection des députés de La République En Marche pour savoir qui va représenter leurs couleurs à la Présidence de l'Assemblée nationale est une vraie élection, on l'a vu.

GUILLAUME DURAND
Barbara POMPILI, Sandra MOTTA donc qui représente l'Isère et Philippe FOLLIOT.

JULIEN DENORMANDIE
Et Philippe FOLLIOT, exactement.

GUILLAUME DURAND
Oui, mais vous allez me dire quand même qu'il y a du côté de Richard FERRAND une sorte de désamour, autrement s'il était archi-soutenu par l'ensemble des parlementaires, s'il n'avait pas un problème à l'intérieur de La République En Marche, ça se passerait sans la moindre interrogation ? Vous lisez la presse ce matin et, là, on se pose des questions ?

JULIEN DENORMANDIE
Mais vous savez La République En Marche c'est plus de 300 députés, il est tout à fait logique lorsque vous avez un groupe avec autant de députés qu'il y ait des sensibilités, que ces sensibilités ne soient pas exactement les mêmes, et c'est ça la vie démocratique et c'est très bien que la vie démocratique elle s'exprime au sein même d'un mouvement politique. Moi j'ai fondé le mouvement La République En Marche avec d'autres il y a maintenant plus de deux ans, au premier jour on avait mis une valeur au centre de tout c'est la valeur d'ouverture, au premier jour – vous pouvez reprendre tous nos propos de l'époque – c'est normal qu'il y ait différentes sensibilités qui s'expriment au moment d'une élection aussi importante, mais en rien, en rien, cela ne veut dire qu'il y a soit, des oppositions frontales, soit qu'il y ait des divergences de fond, il y a une ligne, un projet politique - celui du président de la République – mais il y a différentes sensibilités pour l'exprimer. Donc, moi, je rejoindrai les députés puisqu'il y a aujourd'hui les élections…

GUILLAUME DURAND
Et donc vous soutenez FERRAND ?

JULIEN DENORMANDIE
Vous savez très bien quand vous êtes membre d'un Exécutif que vous ne pouvez vous prononcer sur le choix de parlementaires, c'est une évidence même, après à titre personnel ça fait très longtemps que je connais Richard FERRAND, très longtemps, on était aux premières heures de la constitution de ce mouvement politique - donc moi j'ai une amitié profonde pour Richard FERRAND que tout le monde connait – je suis persuadé, si les députés votaient pour lui, qu'il ferait un très bon président de l'Assemblée nationale, c'est mes convictions personnelles du fait de cette amitié longue et ancienne avec Richard FERRAND.

GUILLAUME DURAND
Beaucoup de questions, donc si possible des réponses plus courtes. D'abord Xavier BERTRAND dit : « ce Gouvernement ne comprend rien au pouvoir d'achat », il parle de la hausse de la CSG, du prix du carburant, des timbres, etc., etc. - on parlera du logement tout à l'heure – ça va aussi avec les attaques de Laurent WAUQUIEZ sur au fond : « c'est un Gouvernement qui ne comprend rien aux territoires », vous portez ce titre secrétaire d‘Etat chargé de la Cohésion des territoires et du Logement, ils ont raison, ils ont tort et comment vous leur répondriez ce matin ?

JULIEN DENORMANDIE
Moi, je leur réponds tout simplement en les renvoyant face à leurs contradictions. Il y a dans les deux propos que vous venez de mentionner un point commun, d'un côté on vous parle de pouvoir d'achat et de l‘autre côté on vous parle de ces inégalités territoriales, vous savez il y a un impôt massif qu'on supprime qui est la taxe d'habitation, c'et impôt local qu'on supprime, c'est : 1) un gain de pouvoir d'achat net pour tous les Français – et je dis bien pour tous les Français parce qu'à partir de 2020 ce sera l'ensemble des Français qui verront leur taxe d'habitation arrêtée – et, deuxièmement, cette taxe d'habitation c'était l‘impôt local le plus injuste, quand vous habitez par exemple une métropole très riche le plus souvent vous payez une taxe d'habitation inférieure à celle que vous pouvez voir dans un territoire plus rural, les mêmes qui aujourd'hui critiquent, les mêmes, leurs forces politiques n'ont pas voté cette suppression de la taxe d'habitation.

GUILLAUME DURAND
Oui, mais eux ils mettent en avant…

JULIEN DENORMANDIE
Mais là vous êtes vraiment dans de la posture politique, mais uniquement dans cette posture politique…

GUILLAUME DURAND
C'est d'abord les petites retraites, ils mettent avant le niveau qui reste record de la fiscalité en France, le nombre faible de fonctionnaires qui…

JULIEN DENORMANDIE
Mais les petites retraites c'est un très bon exemple également, vous savez cette semaine on va annoncer un plan qui est très important qui s'appelle le Plan Pauvreté, aujourd'hui en France le minimum vieillesse il est en dessous du seuil de pauvreté - et ça ne fait pas un an que c'est comme ça, ça fait 10 ans que c'est comme ça – donc les mêmes qui étaient aux responsabilités, qui aujourd'hui nous font ce procès en intention, en disant : « nous n'écoutons pas les petites retraites »…

GUILLAUME DURAND
... il aura quoi sur le minimum vieillesse ?

JULIEN DENORMANDIE
C'est nous, c'est nous, c'est nous qui augmentons le minimum vieillesse. Concrètement aujourd'hui le minimum vieillesse il est aux alentours de 800 euros, il augmente de 30 euros par an pendant trois ans et donc il va arriver au-dessus de la barre des 900 euros…

GUILLAUME DURAND
Donc c'est une annonce, on apprend ça ce matin ?

JULIEN DENORMANDIE
C'est dans les documents budgétaires que vous pouvez d'ores et déjà le voir, c'était des engagements de campagne du Président de la République dès la campagne présidentielle, on l'avait dit, on le fait actuellement, c'est sortir les retraités – les petites retraites – de ce seuil de pauvreté. Donc là aussi... Moi j'adore quand on nous fait des procès d'intention, j'adore, j'adore quand les mêmes pendant 10 ans ont accepté que les petites retraites soient sous le seuil de pauvreté et qui en même temps ne votent pas ces budgets qui visent à améliorer la situation des plus fragiles.

GUILLAUME DURAND
Je lis L'Opinion sur le trou d'air dans les sondages d'Emmanuel MACRON impatient de constater les résultats - et L'Opinion parle souvent évidemment du niveau de la fiscalité en France – « les Français jugent de plus en plus sévèrement les traits de personnalité du Président, l'audace devient l'arrogance et l'expertise une totale déconnexion », vous répondriez quoi ? On ne répond pas à un journal mais je veux dire que cette ambiance que vous connaissez, vous la lisez tous les matins : « c'est des technocrates, ils ne comprennent rien à ce qui se passe dans le pays ».

JULIEN DENORMANDIE
Oui. Vous savez cette déconnexion moi je prends la critique, je suis toutes les semaines sur le terrain, j'étais à Metz vendredi, à Rennes juste avant, à Rouen juste avant, cette déconnexion que les responsables politiques essaient de coller à l'image de La République En Marche et du Président de la République, cette déconnexion... mais cette déconnexion moi je la vis au quotidien et je peux vous dire que travailler avec les élus locaux je le fais tous les jours, travailler pour apporter des solutions concrètes – par exemple à Metz vendredi dernier j'allais inaugurer l'ouverture d'une nouvelle école en milieu rural, d'une nouvelle école - qui vous parle de ça ? A chaque fois toutes ces oppositions politiques vous mettent en avant qu'il y aurait des fermetures de classes et uniquement des fermetures de classes, vendredi j'allais ouvrir une classe dans un milieu rural, j'étais du matin au soir avec tous les élus locaux et les citoyens. Donc, cette déconnexion moi je la vis au jour le jour et je peux vous dire que je suis uniquement tourné vers les Français.

GUILLAUME DURAND
Mais, Julien DENORMANDIE, il est tout à fait normal qu'un jeune Président de la République ait pulvérisé la société politique dans une élection que lui-même a qualifié de réfraction, il est évident - car quand un moment avant que nous ne parlions de logement - les résultats ne viennent pas très vite, c'est normal je veux qu'ils se vengent, vous voyez les propos de MELENCHON…

JULIEN DENORMANDIE
C'est normal, mais…

GUILLAUME DURAND
Vous voyez les propos de WAUQUIEZ, à un moment ils ne vont pas rester totalement inertes et applaudir tous les matins les résultats qui n'arrivent pas, c'est la politique ?

JULIEN DENORMANDIE
Les propos de MELENCHON c'est compliqué parce qu'il vous dit : « Ah, un jour... » et puis, quand il devant l'intéressé, à savoir le Président de la République, il oublie qu'il l'a dit ... je parle des propos de…

GUILLAUME DURAND
Le plus xénophobe, a-t-il dit.

JULIEN DENORMANDIE
Le plus xénophobe et, quand il voit le Président de la République, il n'y a plus personne. Mais après elle est normale cette frustration, moi je l'entends, elle est là, les sondages que vous indiquez ils sont là, la perception, encore une fois je suis tous les jours sur le terrain, je la ressens. Mais c'est quoi ? C'est quoi ? Eh bien c'est une impatience, une impatience parce que vous êtes dans un pays où il y a…

GUILLAUME DURAND
Donc, c'est l'absence de résultats qui indique ça…

JULIEN DENORMANDIE
Mais il y a neuf millions…

GUILLAUME DURAND
C'est ce que dit l'économiste Daniel COHEN ?

JULIEN DENORMANDIE
Et il y a trois millions de chômeurs et, donc, il n'y a qu'une seule solution vis-à-vis de ça, une seule, pas deux, une seule, c'est de faire en sorte que toutes les politiques qu'on a ouvertes depuis un an aujourd'hui elles donnent des résultats.

GUILLAUME DURAND
Alors ?

JULIEN DENORMANDIE
C'est normal que ça mette du temps, c'est normal. Moi je suis en charge du Logement…

GUILLAUME DURAND
Justement je vais vous en parler.

JULIEN DENORMANDIE
Evidemment le logement vous avez, en dépit des mesures fortes qu'on prend, vous avez forcément un temps entre le moment où les mesures sont votées et où elles donnent des résultats.

GUILLAUME DURAND
Très brièvement sur Ian BROSSAT, donc qui est à la mairie de Paris, donc un élu communiste qui veut interdire Airbnb, lui répondez quoi ?

JULIEN DENORMANDIE
C'est du dogmatisme purement, il a écrit un livre et c'est une façon de faire de la pub pour son livre. Ça ne fait pas sens d'interdire Airbnb ou les plateformes, Airbnb ou les plateformes ça a apporté beaucoup de plus pour beaucoup de nos concitoyens : 1) pour pouvoir visiter nos villes ; 2) pour pouvoir mettre du beurre dans ses épinards et augmenter son pouvoir d'achat, il y a un problème avec Airbnb et les plateformes - un seul - c'est qu'aujourd'hui vous avez des individus qui en ont fait un pur business, c'est-à-dire que ce ne sont pas comme vous et moi des personnes qui pouvaient louer leur résidence principale, là où ils habitent, quelques jours par an - et ça c'est très bien - c'est des personnes qui achètent des biens pour ne faire que du Airbnb, que ça et quand ils font ces achats de biens ils sortent ces logements du marché de la location et le problème il est là.

GUILLAUME DURAND
Et le problème…

JULIEN DENORMANDIE
Pour lutter contre ça – et il est là le combat, il n'aide pas les plateformes, il est là le combat de ces professionnels de Airbnb et autres - pour faire ça dans la loi Logement que je porte en ce moment, on a pris des sanctions, des sanctions drastiques pour faire en sorte que ces individus qui font un abus du système ils puissent être tapés au portefeuille parce qu'il faut absolument éviter que ces professionnels abusent de ces plateformes. Mais voyez ça c'est une position qui est équilibrée, juste, efficace.

GUILLAUME DURAND
Droit au logement, passer la nuit à côté de l'Elysée considérant que la politique du logement n'est pas encore c'est efficace et qu'il y a trop de pauvres qui n'ont pas assez de logements, ça concerne évidemment la pauvreté, ça concerne les étudiants aussi, dans ce domaine qu'est ce qui est fait exactement ?

JULIEN DENORMANDIE
Il faut gérer d'abord l'urgence et l'urgence elle est très compliqué à gérer parce qu'aujourd'hui en question…

GUILLAUME DURAND
C'était ma dernière question.

JULIEN DENORMANDIE
Aujourd'hui vous avez de plus en plus de pression sur l'hébergement d'urgence. On ouvre - et on ne le dit pas suffisamment - chaque jour en ce moment où on se parle plus de 130.000 places d'hébergement d'urgence, 130.000, c'est la taille d'une très grande ville ; et puis il faut donc maintenir les solutions face à cette urgence mais surtout il faut prendre là aussi le problème à la racine, en fait le problème de fond dans cet hébergement c'est qu'on a laissé les gens pendant des années dans des chambres d'hôtel – mais réellement pendant des années - moi j'en ai rencontré des familles, femmes et enfants, qui étaient là dans cette chambre depuis cinq ans, six ans, voire 10 ans, sans aucun accompagnement et la politique qu'on mène c'est à la fois gérer l'urgence mais c'est surtout de faire sortir les gens de ces hébergements pour leur donner des vrais logements. Un point tout simple, imaginer quand vous êtes dans un centre d'hébergement d'urgence vous n'avez pas d'adresse, comment vous pouvez vous insérer dans une société sans adresse, et, donc, on prend là aussi avec les associations que je salue des mesures très fortes pour sortir les gens de l'hébergement d'urgence vers du Logement d'abord, mais là aussi ça ne se fait pas du jour au lendemain.

GUILLAUME DURAND
Et alors le Gouvernement dit que finalement tout ça n'a pas été fait depuis 30 ans et que... parce que c'est ça le grand argument d'Emmanuel MACRON, c'est de dire : « au fond la France a été gouvernée n'importe comment depuis 30 ans, personne n'a rien fait, heureusement je suis arrivé », ce n'est pas un peu présomptueux ?

JULIEN DENORMANDIE
Non, sur l'hébergement d'urgence je ne dirais pas ça parce que c'est une solution, c'est une situation très compliquée et nos prédécesseurs ont essayé de faire des choses. Sur le modèle social économique, en revanche, je dirais ça, le modèle social économique pendant 30 ans on l'a fondé sur un principe qui était... il suffisait de donner des allocations et tout allait mieux se passer, ça c'était une erreur, le modèle social économique il faut le rénover pour donner plus de formation, plus d'insertion, plus de travail et c'est ça notamment le coeur du Plan Pauvreté qu'on présente cette semaine.

GUILLAUME DURAND
Chez nos confères de RTL – et on va en parler ce matin sur l'antenne de Radio Classique, donc on apprend qu'il y a une diminution de 15 % des recours devant les Prud'hommes, ce serait l'un des premiers résultats de la loi Travail, j'ai un mot à vous demander parce que nous sommes arrivés au terme, est-ce qu'il faut rassurer Stéphane BERN car il considère que votre ministre de tutelle monsieur MEZARD ne fait pas exactement tout ce qu'il faudrait pour protéger le patrimoine ?

JULIEN DENORMANDIE
Moi je pense qu'il y a eu une incompréhension, donc effectivement il faut le rassurer. Vous savez on défend avec Jacques MEZARD par exemple le patrimoine de ce qu'on appelle les villes moyennes, ces villes de quelques dizaines de milliers d'habitants...

GUILLAUME DURAND
Mais est-ce que vous êtes en train de, pardonnez-vous l'expression, de foutre en l'air le Loto du patrimoine de BERN ?

JULIEN DENORMANDIE
Non, pas du tout. Vous savez j'ai entendu ici ou là que par exemple on dégraderait les bâtiments, les églises et les musées ou autres joyaux de…

GUILLAUME DURAND
Vous trouvez qu'il a tort ?

JULIEN DENORMANDIE
Mais il y a une incompréhension, très clairement il y a une incompréhension et je crois que les précisions ont été apportées sur effectivement quelle était notre action.

GUILLAUME DURAND
Mais est-ce que vous voyez ?

JULIEN DENORMANDIE
Bien sûr, mais il y a même eu des déplacements en commun entre messieurs BERN et Jacques MEZARD, donc évidemment on se voit. Mais vraiment un seul exemple, on a mis quelque chose que jamais n'avait été fait jusqu'à présent c'est beaucoup d'argent pour rénover ce qu'on appelle les villes moyennes, les villes de quelques dizaines de milliers d'habitants que beaucoup de personnes qui nous écoutent aujourd'hui ont en tête, ces villes elles ont été les parents pauvres de l'aménagement du territoire, on met cinq milliards d'euros - je dis bien cinq milliards d'euros - entre aujourd'hui et la fin du quinquennat pour rénover ces villes moyennes, chose qui n'avait jamais été faite, preuve en est qu'on partage les mêmes objectifs avec monsieur BERN.

GUILLAUME DURAND
Julien DENORMANDIE était l'invité politique de la matinale sur la politique du logement, évidemment les grands dossiers politiques comme l'élection du président de l'Assemblée nationale, les députés de La République En Marche sont réunis donc à Tours ce matin, le vote officiel aura lieu donc mercredi prochain. Il est 8h29, vous êtes sur l'antenne de Radio Classique, à 8h40 c'est Luc FERRY pour balayer toute l'actualité politique, merci d'être venu…

JULIEN DENORMANDIE
Merci à vous.

GUILLAUME DURAND
Bonne journée à vous.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 20 septembre 2018

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