Interview de M. Christophe Castaner, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, à France Inter le 1er octobre 2018, sur les liens du président avec les Français, la baisse des charges et la dégressivité des indemnités du chômage. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Christophe Castaner, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, à France Inter le 1er octobre 2018, sur les liens du président avec les Français, la baisse des charges et la dégressivité des indemnités du chômage.

Personnalité, fonction : CASTANER Christophe, DEMORAND Nicolas, SALAME Léa.

FRANCE. Secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement; ;

ti : NICOLAS DEMORAND
Avec Léa SALAME, nous recevons ce matin le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, patron du parti La République en Marche. Vos questions au 01 45 24 7000, les réseaux sociaux et d'application France Inter. Bonjour Christophe CASTANER.

CHRISTOPHE CASTANER, SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT
Bonjour Nicolas DEMORAND.

NICOLAS DEMORAND
Et partons de ce qui est une évolution désormais claire semble-t-il, évolution du Président de la République : volonté de casser l'image qui lui collait jusque-là à la peau, l'image d'un homme distant, condescendant, souvent polémique liée à un certain nombre d'interventions vidéo. Il y avait urgence d'après vous à faire ces retouches de style pour inverser la pente glissante de l'impopularité ? Mea maxima culpa ?

CHRISTOPHE CASTANER
Moi j'écoute, je vois vos commentaires depuis 24 heures, mais j'ai un peu de mémoire : j'ai le souvenir de la visite du Président de la République au lendemain de ce terrible ouragan à Saint-Martin et je n'ai pas l'impression que son comportement ait changé. J'ai le souvenir des mots qu'il disait devant le Parlement, c'était début juillet lors du la réunion du Congrès à Versailles où il disait qu'un Président de la République ne pouvait pas tout. Il disait : « Je ne peux pas tout, je ne réussis pas tout », donc je pense qu'il n'y a pas d'inflexion sur cela.

NICOLAS DEMORAND
Ni sur le fond ni sur la forme. Sur le fond non, mais sur la forme non plus.

CHRISTOPHE CASTANER
Mais la forme, c'est quoi ? C'est les objectifs, c'est la volonté de continuer à réformer, à réparer.

NICOLAS DEMORAND
C'est une faon d'être, c'est une façon d'être, la forme. De dire, de parler, d'intervenir.

CHRISTOPHE CASTANER
Je ne crois pas, je ne crois pas. Alors je ne suis peut-être pas le meilleur observateur, je connais Emmanuel MACRON depuis longtemps. Je sais son empathie, je sais son besoin d'entendre les gens, de les rencontrer, de les écouter. Vous savez, je vais prendre deux exemples : il va très souvent à l'Elysée au bureau où on reçoit les appels téléphoniques et il veut savoir ce qui remonte de la part des Français. Je fais la même chose au sein du mouvement La République en Marche. Très régulièrement, toutes les semaines, je fais une remontée de tous les appels, tous les mails pour comprendre et analyser cela. Régulièrement, je lui en fais part. On a besoin d'être en lien avec les Français parce que nos fonctions peuvent nous séparer un peu. Mais en même temps, j'étais samedi matin sur un marché à Rennes accompagné par de nombreux journalistes, ça s'est très bien passé. Les journalistes étaient d'ailleurs surpris parce que les gens qui venaient me voir, ce n'était pas pour m'enguirlander, c'était plutôt pour nous dire : « Continuez, ne lâchez rien. »

LEA SALAME
Donc votre message de ce matin, ce que vous nous dites ce matin, c'est qu'il n'y a pas de changement, il n'y a pas une prise de conscience ? Il n'y a rien qui a changé ces derniers jours, ces dernières semaines du côté du Président de la République ?

CHRISTOPHE CASTANER
Je ne répondais pas à ce qu'il faut faire. Je répondais aux commentaires du comportement du Président.

LEA SALAME
Mais lui-même l'a dit. Il a pris pas mal la parole dans sa séquence étranger aux Etats-Unis – pas à l'étranger d'ailleurs puisque Saint-Martin, c'est en France, on fait très attention – mais enfin dans les îles. Il a pris beaucoup la parole en expliquant qu'il avait compris, qu'il n'était pas parfait, qu'il avait entendu des choses. Nous, on essaye de comprendre s'il y a un changement ou non, pas du tout, « tout va bien, Madame la marquise ».

CHRISTOPHE CASTANER
Non. Ce que je vous dis, c'est que ce discours-là, il l'a tenu. Il l'a tenu devant les Français et peut-être avec moins d'écho. Il y a plus d'écho aujourd'hui parce qu'il y a une tension. Je ne vais surtout pas nier la tension qui existe, vous la commentez et vous ne l'inventez pas, cette tension. Moi, je l'entends.

LEA SALAME
Est-ce que vous la ressentez, vous, Christophe CASTANER, cette tension ?

CHRISTOPHE CASTANER
Ce que je vous disais sur un marché encore - j'ai passé la journée de samedi en Bretagne - je ne la ressens pas forcément. Mais je suis un observateur aussi, je vous lis, je vous écoute, je regarde les sondages et je vois, même si ça n'est pas ma religion, qu'il y a aussi des messages à faire passer, de la pédagogie nécessaire, des mesures à accélérer et c'est aussi ce que nous faisons.

NICOLAS DEMORAND
Mais les Français n'ont pas compris ce que vous avez fait, c'est pour ça qu'il faut de la pédagogie. Peut-être qu'ils ont parfaitement compris et qu'ils ont décidé en conscience que ça ne leur plaisait pas. Pourquoi juste de la pédagogie ?

CHRISTOPHE CASTANER
Alors ça, c'est une affirmation de votre part.

NICOLAS DEMORAND
Non, c'est une question. Il y avait un point d'interrogation.

CHRISTOPHE CASTANER
Mais les Français ont compris que ça ne leur plaisait.

NICOLAS DEMORAND
Peut-être.

CHRISTOPHE CASTANER
Alors du coup, moi ce que je note aussi, c'est la réalité du terrain, de ce que je vis sur le terrain. Sur le fait qu'aujourd'hui 24 %, n'oublions pas, des Français ont voté pour Emmanuel MACRON au premier tour de l'élection présidentielle. C'est ça la réalité politique d'une France qui était totalement fracturée. Aujourd'hui en moyenne, 34 % des Français disent se reconnaître dans la politique portée par le gouvernement.

NICOLAS DEMORAND
Donc il n'y a pas lieu de s'inquiéter. C'est le même étiage.

CHRISTOPHE CASTANER
Mais pourquoi voulez-vous que je réponde à la question : « Faut-il s'inquiéter ou pas ? » Faire de la politique, c'est s'inquiéter tout le temps. Je vous le dis du fond du coeur. Ce n'est pas un engagement facile, il faut entendre les signaux quand ils sont faibles, quand ils sont puissants. Et oui, il y a des tensions et notre responsabilité, c'est d'apaiser la société. C'est d'apporter des réponses et donc quelquefois, c'est d'accélérer. Ce que je répondais à l'instant à Léa SALAME : ce que nous avons fait sur les heures supplémentaires, nous l'inscrivons pour le budget de l'année prochaine parce que c'était une mesure qui était prévue pour l'année suivante, pour 2020, et on a décidé d'accélérer et de mettre en oeuvre la désocialisation des charges des heures supplémentaires dès 2019. Ce n'est qu'un exemple.

LEA SALAME
Mais pour vous, ce qui s'est passé cet été, cette rentrée difficile que même le Premier ministre a reconnu comme étant difficile, pour vous c'est un problème de forme ou c'est un problème de fond ? Les Français quand les sondages baissent, c'est parce qu'ils sanctionnent une forme d'arrogance du Président de la République ou c'est votre politique qui est pointée ? C'est le modèle choisi, c'est les réformes choisies qui sont pointées selon vous ?

CHRISTOPHE CASTANER
Je pense que si c'était la méthode et si c'était le choix stratégique que nous avons fait, les Français n'auraient pas compris l'élection présidentielle. Or, l'élection présidentielle s'est faite sur des engagements précis du Président de la République que nous tenons. Par exemple, la nécessité d'accélérer la production de richesses pour mieux la distribuer plutôt que de distribuer de la richesse qu'on ne produit pas et qui s'entasse sous forme de dette qui sera payée un jour par d'autres. Donc sur cela, nous sommes dans notre calendrier, dans notre méthode et nous allons continuer. Ensuite, il y a des questions d'équilibre, il y a des questions d'impatience, des questions de rapidité d'exécution. Ce sont des combats qu'il faut avec le Président, le Premier ministre, mener à chaque instant. Ça ne va pas assez vite et les Français nous le disent et ils ont raison. C'est aussi le sentiment que j'ai comme patron du mouvement politique La République en Marche et je vous assure que c'est aussi le sentiment du Premier ministre et du Président. Il nous faut maintenir la pression pour que la réparation du pays, notamment à travers les chiffres du chômage, se poursuive et s'accélère.

LEA SALAME
Alors justement sur les chiffres du chômage. Vous avez fait beaucoup de cadeaux aux entreprises, encore 18 milliards de baisses de charges dans le prochain budget. Est-ce que vous trouvez que les chefs d'entreprise en font assez ?

CHRISTOPHE CASTANER
Vous savez, moi ce que je sais c'est que l'emploi se crée dans l'entreprise. C'est quelque chose de fondamental qu'on a un peu oublié. Certains pensaient que c'était avec des emplois aidés par exemple qu'on pouvait régler le problème du chômage ; en réalité, ce n'était qu'un règlement électoral en période électorale. Donc je pense qu'il faut faire confiance dans nos entreprises. Quand on baisse les charges des entreprises, on ne leur fait pas de cadeau, je reprends votre mot. On fait en sorte que le travail en France coûte un prix comparable à celui qu'on connaît en Allemagne. C'est le cas aujourd'hui.

LEA SALAME
Mais est-ce que vous leur demandez…

CHRISTOPHE CASTANER
Tout le temps.

LEA SALAME
Est-ce que vous leur dites : « C'est du donnant-donnant » ? Et maintenant, est-ce qu'il faut en faire plus ?

CHRISTOPHE CASTANER
Mais bien sûr qu'il faut que les entreprises répondent. On fait des efforts pour baisser le prix du travail, elles doivent privilégier d'abord l'investissement, et donc il y aura des mesures dans le budget de cette année qui favoriseraient cela. Vous savez, l'année prochaine il y a la transformation du CICE qui est une baisse de charges en crédits directs plutôt qu'en crédits indirects. Ça veut dire que sur l'année prochaine, les entreprises vont toucher 20 milliards de dettes sur l'année précédente mais 20 milliards nouveaux. Moi, je souhaite, on les enjoint, à faire en sorte que ces 20 milliards soient investis dans l'entreprise parce que derrière c'est de l'emploi qui est créé.

NICOLAS DEMORAND
Il y a un débat qui est ouvert sur la dégressivité des indemnités chômage pour les cadres et les hauts revenus. Que des cadres qui contribuent à la hauteur de leurs revenus à la solidarité, ce qui est le principe de base, et ne bénéficient peut-être plus dans les mêmes proportions des indemnités chômage, n'est-ce pas tout simplement injuste Christophe CASTANER ?

CHRISTOPHE CASTANER
J'entends votre question donc, du coup, je peux penser que l'impôt est injuste. Parce qu'il se trouve que les gens qui gagnent plus payent plus, et je pense que ça s'appelle la solidarité nationale et qu'on peut aussi - et je rebondis vraiment sur votre question et je ne réponds pas à la question de la dégressivité - je pense qu'on peut considérer que ceux qui gagnent plus peuvent effectivement cotiser plus pour alimenter un système qui profite à l'ensemble de ceux qui, à un moment donné, sont au chômage. Mais ce n'est pas une question d'argent sur la question de la dégressivité.

NICOLAS DEMORAND
C'est une question de justice que je vous pose.

CHRISTOPHE CASTANER
Oui, mais je vous réponds en justice et je conteste votre analyse parce que je pense que la justice n'est pas de tous payer la même chose : c'est de payer plus quand on gagne plus, notamment pour assurer la solidarité nationale. Mais ensuite, je crois qu'aujourd'hui on a un système qui pose un principe d'égalité : tout le monde a les mêmes droits. Mais la réalité, c'est que tout le monde n'a pas les mêmes droits. Que quelqu'un qui n'a pas de formation, par exemple, a beaucoup moins de chances de retourner sur le marché du travail que quelqu'un qui a une formation dans les métiers du numérique, qui est en banlieue parisienne ou à Paris a plus de chances de trouver un emploi. Donc je pense qu'il nous faudrait un système qui effectivement accompagne beaucoup plus encore, notamment par la formation, les plus fragiles et quelque part que nous accompagnions différemment - différemment - celles et ceux dont on sait que l'accès à l'emploi est plus facile.

LEA SALAME
Différemment, ça veut dire donc la dégressivité qui a été assumée…

CHRISTOPHE CASTANER
Non.

LEA SALAME
Elle a été assumée par le Premier ministre.

CHRISTOPHE CASTANER
Ça, je ne vous dis pas non sur ça, mais je pense qu'il ne faut pas tout réduire à une question de comptabilité. Je pense que le droit à la formation fondamental, celui qui fait qu'aujourd'hui quand vous êtes chômeur vous avez quand même dix fois moins de chances d'avoir accès à la formation que si vous êtes dans une entreprise, dans une grande entreprise, et si vous êtes cadre supérieur. C'est cette injustice-là contre laquelle nous devons nous battre.

LEA SALAME
Laurent BERGER de la CFDT a dit que c'était une ligne rouge, la dégressivité de l'assurance-chômage. Est-ce que vous êtes prêts à passer en force si ça bloquait ?

CHRISTOPHE CASTANER
Attendez, la discussion elle se fait chez les partenaires sociaux donc moi, je ne vais pas vous annoncer des arbitrages alors même que la discussion n'a pas lieu. Moi je fais confiance aux partenaires sociaux pour chercher le système le plus juste et le plus efficace.

LEA SALAME
Et si vous ne le trouvez pas, est-ce que vous passez en force ?

CHRISTOPHE CASTANER
Je ne vous répondrai pas tout simplement parce que…

LEA SALAME
Vous êtes passé en force sur d'autres choses.

CHRISTOPHE CASTANER
Bien sûr mais le principe de la confiance, c'est de laisser les partenaires sociaux travailler et pas leur dire ce qu'ils doivent faire.

NICOLAS DEMORAND
Est-ce que c'est aussi de manière très prosaïque une façon de casser l'image du Président des riches en disant : « Je ne serai pas le Président des chômeurs riches » ?

CHRISTOPHE CASTANER
Mais vous savez, peut-être que quand on a dédoublé les classes dans les quartiers les plus difficiles de France, on voulait casser cette image mais l'image n'existait pas encore. Peut-être que quand on augmente le minimum vieillesse, l'allocation adulte handicapé, on veut casser cette image, la réponse est non. On veut faire en sorte que les plus fragiles soient mieux accompagnés.

NICOLAS DEMORAND
Le torchon continue à brûler, Christophe CASTANER, entre Paris et les élus locaux. Gérard COLLOMB qui dit désormais tout haut ce que beaucoup pensent tout bas et peut-être n'osent pas dire a pointé le caractère arrogant du pouvoir parisien. C'était la semaine dernière dans la presse. Certains élus dénoncent une recentralisation, le terme est fort. N'est-ce pas terriblement ancien monde le jacobinisme ?

CHRISTOPHE CASTANER
Ce qui est terriblement ancien monde, c'est quand l'appel de Marseille porté par trois associations, par trois présidents d'associations, refusent que le Premier ministre vienne discuter avec eux au moment où il lance l'appel mais invitent le président du Sénat, Gérard LARCHER, parce qu'au fond ils sont dans une posture politique. Moi ce que je sais, et j'ai été maire pendant pas mal d'années, ce que je sais c'est que depuis 2010, les dotations aux collectivités ont systématiquement baissé. Depuis deux ans, nous avons fait en sorte qu'elles soient légèrement augmentées. C'est la confiance dans les territoires. Par contre, quand il y a des politiques qui ne marchent pas, on peut continuer à dire : « Ce n'est pas grave, c'est les régions qui s'en occupent » - je prends l'apprentissage – où on peut dire non. L'enjeu de l'apprentissage, il est majeur dans ce pays. Ce n'est pas normal qu'on ait deux fois moins d'apprentis qu'en Allemagne et donc on va mettre un coup de pouce et l'Etat va s'en mêler. Partout où ça marche, il faut faire confiance aux territoires et plus encore, je suis partisan justement d'une approche différenciée territoire par territoire - c'est ce que nous avons proposé d'ailleurs dans la réforme de la Constitution qui est en discussion et dont la discussion reprendra – et partout…

LEA SALAME
Quand ?

CHRISTOPHE CASTANER
Je pense en début d'année mais dans cette session, le Premier ministre l'a dit, dans cette session parlementaire. Et quand ça ne marche pas, l'Etat doit prendre sa responsabilité et qu'on arrête de s'opposer les uns aux autres.

LEA SALAME
Mais là, on ne parle pas de François BAROIN ou de Xavier BERTRAND qui a dit : « On est traités comme des ploucs de province par le gouvernement », là on parle des maires, des petits maires ruraux. Il y a eu une vague de démissions de maires depuis l'élection d'Emmanuel MACRON. Ça n'avait pas commencé, pour être très juste, sous l'élection d'Emmanuel MACRON, ç'avait commencé sous François HOLLANDE, mais elle augmente cette vague de maires. Il y a quasiment quatre cents maires qui ont démissionné depuis l'élection en disant : « On n'y arrive plus. On n'y arrive plus, on n'a pas assez les moyens. La suppression de la taxe d'habitation, les emplois aidés, on n'y arrive plus. »

CHRISTOPHE CASTANER
Il y la suppression de la taxe d'habitation pour ceux qui la payent mais pas pour les collectivités locales. Elle est compensée à l'euro près, elle est même augmentée de 1,2 % alors que ça n'était pas le cas les années précédentes sur l'augmentation.

LEA SALAME
Mais pourquoi ils démissionnent alors ? Pourquoi ce malaise alors ?

CHRISTOPHE CASTANER
Là, je nous invite à regarder les chiffres précisément et Gérard COLLOMB a eu l'occasion de le préciser. Il n'y a pas de vague de démissions nouvelles. Par contre, être maire est de plus en plus difficile. Les normes qui vous contraignent, des administrations qui ne sont pas assez à l'écoute. Vous savez, je connais bien la ruralité. Dans ma communauté de communes, j'avais des communes d'une centaine d'habitants. Dans ma circonscription, la plus petite commune, Saint-Martin-lès-Seyne compte quatorze habitants. C'est dur d'être maire et donc il faut être accompagné. C'est ce que nous voulons faire mais déjà aujourd'hui, on leur garantit que dès l'année prochaine ils auront un budget en légère augmentation alors qu'ils ont connu des baisses systématiques de la part de l'Etat.

NICOLAS DEMORAND
L'invité de France Inter ce matin est Christophe CASTANER.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 2 octobre 2018

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