Interview de M. Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat, porte-parole du Gouvernement, à Radio Classique le 18 septembre 2018, sur le départ annoncé du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, et la commission d'enquête du Sénat sur l'affaire Benalla. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Interview de M. Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat, porte-parole du Gouvernement, à Radio Classique le 18 septembre 2018, sur le départ annoncé du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, et la commission d'enquête du Sénat sur l'affaire Benalla.

Personnalité, fonction : GRIVEAUX Benjamin, DURAND Guillaume.

FRANCE. Porte-parole du Gouvernement;

ti : GUILLAUME DURAND
Je reprends la phrase que j'évoquais tout à l'heure d'ailleurs, bonjour et bienvenue, Benjamin GRIVEAUX. Merci d'être sur l'antenne de Radio Classique…

BENJAMIN GRIVEAUX
Bonjour Guillaume DURAND.

GUILLAUME DURAND
Ça a un côté logique ce départ de COLLOMB ou ça a un côté « courage, fuyons », parce que c‘est quand même très, très loin du terme ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ça a un côté logique, écoutez, vous savez, Gérard COLLOMB a été un grand maire de Lyon, il a transformé cette ville, il a poursuivi l'oeuvre qui avait été engagée par Raymond BARRE, et il a su, je crois, en cela, montrer que, un maire, ce n'est pas une idéologie politique, c'est, au fond, l'amour d'un territoire, et il le dit depuis son engagement en politique…

GUILLAUME DURAND
Mais il est ministre de l'Intérieur, il est ministre d'Etat, ça secoue considérablement actuellement, HULOT est parti, François BAYROU est parti, il annonce qu'il va partir…

BENJAMIN GRIVEAUX
Ecoutez, ne faites pas une première mondiale de quelque chose qui se passait, des ministres importants qui s'engagent dans les municipales, on est heureux, on ne peut pas critiquer le gouvernement en disant : ce sont des ministres technos qui ne mettent jamais les pieds dans les territoires, et quand on a des ministres qui ont transformé des territoires et qui ont envie d'aller porter la transformation que nous faisons au niveau national dans les territoires, dire que c'est un problème. Moi, je ne suis pas surpris de cette démarche, je connais bien Gérard COLLOMB, je le connais depuis longtemps, je sais la passion qu'il a pour cette ville de Lyon, je sais aussi l'amour que les Lyonnais lui ont donné et la confiance qu'ils ont en lui. Et donc il portera cette candidature après les européennes.

GUILLAUME DURAND
Je comprends la logique que vous développez, mais est-ce que ce n‘est pas curieux dans la séquence politique qui est très défavorable au président de la République ? Ça a un côté un peu « je prends mon canoë et je m'en vais » ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais non, on dit simplement les choses, « canoë », il s'en va, c'est s'il part demain matin. Il a dit : voilà, je le ferai après les européennes, j'ai du travail, il a accompli énormément cette première année, pour le projet de loi Asile, Immigration, et les différents chantiers qui ont été lancés, il y a la question de l'islam et de l'organisation de l'islam de France, qui va se poser, et puis, il y a encore d'autres sujets. Moi, je sais qu'il est vaillant, à son poste, et qu'il y consacre la totalité de son énergie.

GUILLAUME DURAND
Alors, attention, il est 08h18, c'est la question, et évidemment, c'est la réponse que tout le monde attend. Est-ce que vous serez candidat à la Mairie de Paris ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Il va falloir attendre, parce que j'ai déjà dit à maintes reprises que je donnerai ma réponse au printemps. C'est formidable de vouloir être candidat, moi, je pense que les Parisiens n'ont pas besoin d'une multitude de candidats, ils veulent un nouveau maire. Et donc la question, c'est de savoir ce que c‘est qu'un maire. Et un maire, c'est deux choses, c'est un projet et une équipe. Et on le voit dans le départ hier du premier adjoint…

GUILLAUME DURAND
Mais ça vous intéresse !

BENJAMIN GRIVEAUX
C'est la capacité pour quelqu'un d'animer une équipe et un collectif, de mettre au poste de l'adjoint aux transports, à l'éducation, à la culture les meilleures compétences, c'est ça, mon obsession, ma seule obsession…

GUILLAUME DURAND
Donc c'est ce que vous êtes en train de construire ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ma seule obsession, c'est ça, c'est un projet qui réponde…

GUILLAUME DURAND
En dehors de votre rôle de porte-parole, c'est ce que vous êtes en train de construire ?

BENJAMIN GRIVEAUX
C'est ce qu'on construit collectivement. On a mis en place un petit…

GUILLAUME DURAND
Ben non, écoutez, Mounir MAHJOUBI, il dit : moi, je suis très bien…

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais, c'est très bien, mais il y a plein d'autres personnalités qui sans s'exprimer construisent le Paris de demain, et c'est ça qui est heureux. On ne parle jamais de ce que fait Pacôme RUPIN, Stanislas GUERINI, Olivia GREGOIRE, Marie-Laure HAREL, Alain DJEBALI, Fanta BERENTE. Il y a beaucoup de gens qui sont engagés à Paris et qui veulent bâtir un Paris nouveau, un Paris différent, et avec deux obsessions, 1° : comment on répond aux questions de proximité des Parisien, la sécurité, les transports, la propreté, et 2°) : qu'est-ce qu'on fait de cette ville dans vingt ou dans trente ans. C'est la seule chose à laquelle il faut répondre avant de savoir quel va être celui ou celle sur l'affiche…

GUILLAUME DURAND
Si vous citez toute une équipe, ça veut dire qu'elle a un chef, et ce chef, c‘est vous ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ça veut dire que cette équipe, elle est au service d'un collectif…

GUILLAUME DURAND
Pardonnez-moi d'insister, mais…

BENJAMIN GRIVEAUX
Et j'engage chacun à être au service du collectif, on n'a pas besoin d'avoir beaucoup de candidats, on a besoin d'un nouveau maire.…

GUILLAUME DURAND
Est-ce que vous avez l'impression que, ce matin, madame HIDALGO est morte ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Non. En rien. Nous nous connaissons, elle a des qualités de combattante, c'est en tout cas ses proches qui le disent…

GUILLAUME DURAND
Quand je dis « elle est morte », c'est symboliquement, bien sûr, et politiquement…

BENJAMIN GRIVEAUX
Et évidemment pas, c'est une campagne qui sera éminemment difficile, et c'est normal, c'est pour présider aux destinées de la première ville de France, probablement de la plus belle ville du monde, il est normal de se préparer à un combat qu'il sera très difficile et qui se gagnera à nouveau sur les idées, comme à Paris ça s'est toujours fait, toujours.

GUILLAUME DURAND
Question, est-ce que, il faut que VALLS, qui est candidat ou qui pourrait être candidat à Barcelone, quitte la République En Marche ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Eh bien, il faut d'abord qu'il dise s'il est candidat ou non à Barcelone, et on répondra…

GUILLAUME DURAND
Il le dit plus ou moins partout…

BENJAMIN GRIVEAUX
On répondra à la question…

GUILLAUME DURAND
Mais vous, votre sentiment ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais on répondra à la question une fois qu'il aura donné sa réponse de savoir s'il est candidat…

GUILLAUME DURAND
Mais je vous la donne, il est candidat !

BENJAMIN GRIVEAUX
Eh bien, s'il est candidat, je ne crois pas que La République En Marche sera un parti qui existe en Espagne, et s'il est candidat à Barcelone, eh bien, qu'il s'engage pleinement dans cette campagne à Barcelone, dans cette campagne municipale. Et je lui souhaite bonne chance…

GUILLAUME DURAND
Avant qu'on parle du numerus clausus, c'est important parce que les réformes continuent, un dernier mot sur l'affaire BENALLA, parce que c'est quand même une histoire curieuse, comment se fait-il que votre équipe, ce pouvoir, fasse une fixation aussi considérable autour d'un personnage qui lui-même reconnaît qu'il a fait – pardonnez-moi l'expression – une énorme connerie, et là, on voit les sénateurs de La République En Marche qui ne vont pas demain à l'audition, donc…

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais je pourrais vous retourner la question…

GUILLAUME DURAND
... Sénat, mais.…

BENJAMIN GRIVEAUX
On passe un temps invraisemblable sur Alexandre BENALLA, j'aurais aimé qu'on passe autant de temps, je vous dis pas vous, pas vous, mais j'aurais aimé que les responsables politiques passent autant de temps sur le Plan pauvreté qui, croyez-moi, va changer un peu plus la vie des Français qu'Alexandre BENALLA…

GUILLAUME DURAND
Mais on va y arriver ! Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire…

BENJAMIN GRIVEAUX
Eh bien, non, c‘était la semaine dernière, on en a parlé pendant la journée, et puis, ensuite, on est passé à autre chose, alors que BENALLA, ça fait des mois qu'on en parle, et croyez-moi, BENALLA, ça ne change pas la vie des Français, le Plan pauvreté, et ce qu'on va faire pour les gens, pour les sortir de la pauvreté…

GUILLAUME DURAND
Mais pourquoi boycotter ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ce qu'on va faire pour les gamins qui sont dans la pauvreté, c'est autrement plus important pour les Français que l'affaire BENALLA.

GUILLAUME DURAND
Je vous l'accorde donc, à partir du moment où on est d'accord sur ce principe, comment se fait-il que les élus.…

BENJAMIN GRIVEAUX
Alors, appliquons-le…

GUILLAUME DURAND
Voilà, d'accord, non, mais moi, je ne suis pas sénateur de La République En Marche, il y a une audition qui est banale, qui a déjà eu lieu…

BENJAMIN GRIVEAUX
Il y a une audition dont je considère, moi, que…

GUILLAUME DURAND
Qui a lieu demain.…

BENJAMIN GRIVEAUX
Elle est un exercice de style de la part de la Commission d'enquête. Vous avez une Commission d'enquête sur les événements du 1er mai, vous ne pouvez pas l'interroger sur les événements du 1er mai, parce que c'est sous le coup d'une enquête judiciaire. Donc vous allez l'interroger sur des sujets qui ne sont pas ceux de la Commission, c'est quand même assez étonnant comme pratique, vous ne croyez pas, l'objectif de Cette commission d'enquête, c'est de faire la lumière sur les évènements du 1er mai, vous n'allez pouvoir poser aucune question sur les événements du 1er mai. Donc quel est l'intérêt ?

GUILLAUME DURAND
Eh bien, l'intérêt, c'est que vous avez eu connaissance…

BENJAMIN GRIVEAUX
C'est que…

GUILLAUME DURAND
Mais attendez, je vais vous répondre !

BENJAMIN GRIVEAUX
Vous faites un peu une instrumentalisation politique du moment, mais c‘est ce que fait Philippe BAS depuis le premier jour dans cette Commission d'enquête…

GUILLAUME DURAND
Mais c'est ce qu'a fait la gauche, et le Parti socialiste, auquel vous avez appartenu, avec le Fouquet's, on a l'impression…

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais…

GUILLAUME DURAND
Mais attendez, laissez-moi terminer, vous allez répondre…

BENJAMIN GRIVEAUX
On n'a pas fait de Commission d'enquête parlementaire sur le Fouquet's, Guillaume DURAND…

GUILLAUME DURAND
Non, mais laissez-moi poser la question, et comme ça, vous allez pouvoir y répondre. On a l'impression, de la même manière que le Fouquet's qui n'était pas quelque chose d'important, c'est une sorte de scotch du capitaine Haddock qui a duré pendant tout le quinquennat de SARKOZY, le livre de madame TRIERWEILER, tout le quinquennat de François HOLLANDE et on a l'impression que BENALLA, c'est encore une fois le scotch du capitaine Haddock d'Emmanuel MACRON !

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais je vous dis, le Fouquet's, ça n'a rien à voir avec BENALLA…

GUILLAUME DURAND
Non, c'est une sorte de demi fait divers…

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais ce n'est pas un demi fait divers. Nous avons dit que les faits étaient graves, les faits étaient graves, on l'a dit, dès le premier jour, que les faits étaient inadmissibles. Que c'était inconcevable d'avoir quelqu'un qui se comporte comme ça…

GUILLAUME DURAND
Alors, il ne fallait pas le protéger et le garder…

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais il n'a pas été protégé, il a été sanctionné immédiatement…

GUILLAUME DURAND
Il est resté…

BENJAMIN GRIVEAUX
Il a été sorti. Donc depuis le premier jour, on le dit, que vont chercher de plus que ce qui a déjà été dit, on a auditionné le ministre de l'Intérieur, le directeur de cabinet du président de la République, le secrétaire général de l'Elysée, je veux dire, on va chercher quoi de plus ? Il y a une enquête judiciaire…

GUILLAUME DURAND
Donc c'est normal que les sénateurs de La République en Marche n'y aillent pas ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Non. Moi ce que je dis simplement, c'est que j'observe qu'à l'Assemblée nationale, la Commission était présidée par quelqu'un d'En Marche et par quelqu'un l'opposition, Guillaume LARRIVE, que là au Sénat ce n'est présidé que par des gens de l'opposition. Donc au moins à minima, le parallélisme des formes aurait voulu que peut-être on ait quelqu'un d'En Marche aussi qui copréside cette commission sénatoriale. Ce n'est pas le choix de Philippe BAS qui est dans une bataille personnelle, dans une bataille politique. Vous n'avez qu'à lire ses interviews notamment de l'été dans le journal Le Monde, vous comprenez que c'est une stratégie politique. Moi, je crois que les Français s'intéressent plus au plan pauvreté, à ce qu'on va faire dans le domaine de la santé, de qu'on a fait dans l'école qu'à Alexandre BENALLA. Ça ne change pas leur vie.

GUILLAUME DURAND
Le numerus clausus est effectivement dans le domaine de la santé puisqu'il s'agit de la réforme dont on parle ce matin, une véritable révolution. On sait très bien que l'accession à la deuxième année de la profession de médecine et des études de médecine, c'est extrêmement compliqué. Or, il manque des médecins en France, il y a des déserts médicaux donc c'est un événement, la fin de ce numerus clausus. La question que je vous pose, c'est quelle forme ça va prendre ? Est-ce que ça veut dire qu'on va prendre plus d'élèves en deuxième année où est-ce qu'on va instaurer une sorte de système universitaire avec pas de sélection ?

BENJAMIN GRIVEAUX
D'abord, le Président de la République s'exprimera à 10 heures. Je n'ai pas pour habitude de griller la politesse au Président de la République.

GUILLAUME DURAND
Vous avez une petite idée.

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais pourquoi est-ce qu'on fait ça ? Parce qu'il y a un gâchis invraisemblable en première année de médecine. On a des lycéens qui arrivent à l'université et qui ont eu des mentions bien, des mentions très bien et qui se font taper à la fin de la première année. Et on a, chose complètement aberrante de l'autre côté, un manque de médecins criant dans certains territoires. Et donc, c'est l'un des éléments pour répondre à la désertification médicale mais ce n'est pas le seul. Il y a l'annonce ce matin de la création d'un nouveau métier de 4 000 assistants médicaux parce qu'on veut libérer pour les médecins du temps de médecin. On en a marre d'avoir des médecins qui font de l'administratif et, d'ailleurs, ils n'ont pas signé pour ça, ils n'ont pas été formés pour ça. Et ce nouveau métier va permettre d'alléger ce temps administratif qui fait que quand vous allez voir votre médecin, vous serez accueilli par un assistant médical qui va faire le dossier médical et ce ne sera pas le médecin qui le tapera, qui va faire la partie administrative pour que le médecin se consacre à ce pour quoi il a été formé, ce pour quoi il se lève le matin : l'exercice de la médecine.

GUILLAUME DURAND
D'accord mais ça prend quelle forme ? C'est un concours élargi ou c'est des études classiques ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Les assistants médicaux, c'est un nouveau métier à part.

GUILLAUME DURAND
Je sais mais je parle du numerus clausus.

BENJAMIN GRIVEAUX
A nouveau, le Président de la République s'exprimera à 10 heures. Nous l'écouterons attentivement.

GUILLAUME DURAND
J'ai une dernière petite question. Ils se parlent avec CASTANER ou ils ne sont au courant de rien, ils ne savent pas qu'ils existent ? Parce que sur l'histoire du droit d'héritage, on n'a rien compris là. « Nous réfléchissons » dit CASTANER, le Président dit : « Il n'en est pas question, on ne réfléchit pas ».

BENJAMIN GRIVEAUX
D'abord, c'est quelque chose qui est engagé depuis longtemps.

GUILLAUME DURAND
Il y en a plein les journaux.

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais je sais qu'il y en a plein les journaux. Il n'y a que ça qui intéresse - je suis désolé de le dire - la classe politique, c'est le couac. Un parti politique a une vocation : mettre des sujets dans l'atmosphère. C'est un sujet auquel le mouvement réfléchit depuis plusieurs semaines et Christophe CASTANER, Monsieur le Président de la République c'est aussi parfaitement son rôle de dire que ça n'est pas le moment et que ça n'est pas le sujet du moment. Voilà. Alors quand le parti met des idées dans l'atmosphère, on estime que c'est problématique parce que ce n'est pas parfaitement en ligne avec le Président et quand il est en ligne avec le Président il est godillot à nouveau. Il est parfaitement dans son rôle, le patron d'un mouvement politique, de mettre des choses dans l'atmosphère. Le Président de la République tranche : on ne touchera pas aux droits de succession. Le Président de la République a été extrêmement clair sur le sujet.

GUILLAUME DURAND
Merci beaucoup. Benjamin GRIVEAUX était donc l'invité politique de la matinale. Est-ce que vous savez ce que c'est qu'un empereur Porphyrogénète ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Vous me l'avez soufflé avant la prise d'antenne et donc je ne ferai pas semblant d'être savant, Guillaume DURAND.

GUILLAUME DURAND
Voilà. C'est l'empereur Commode. Nous allons en parler avec Franck FERRAND dans un instant. Merci, bonne journée.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 5 octobre 2018

Rechercher