Interview de M. François de Rugy, ministre de la transition écologique et solidaire, avec Radio Classique le 10 octobre 2018, sur le remaniement ministériel et sur la politique de l'environnement. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. François de Rugy, ministre de la transition écologique et solidaire, avec Radio Classique le 10 octobre 2018, sur le remaniement ministériel et sur la politique de l'environnement.

Personnalité, fonction : RUGY François de, DURAND Guillaume.

FRANCE. Ministre de la transition écologique et solidaire;

ti :

GUILLAUME DURAND
D'abord, bonjour et bienvenue François de RUGY.

FRANÇOIS DE RUGY
Bonjour.

GUILLAUME DURAND
Merci venir ce matin après une décision importante de l'Union européenne, on va en parler dans un instant, mais le passage obligatoire par cette affaire de remaniement, est-ce qu'il y a une tension entre le président de la République et le Premier ministre sur des noms, sur une stratégie ?

FRANÇOIS DE RUGY
Non, après, vous savez, moi, je suis ministre de la Transition écologique et solidaire, je ne suis ni président de la République ni Premier ministre, donc je respecte les prérogatives constitutionnelles de l'un et de l'autre, c'est le Premier ministre qui propose des noms et c'est le président de la République qui nomme les ministres…

GUILLAUME DURAND
D'accord, mais comme il s'agit de rétablir, comment peut-on dire, une sorte de relation avec les Français, parce que c'est ça le fond du problème entre le président et les Français, est-ce que vous ne craignez pas que cette attente, qui soulève beaucoup d'interrogations à caractère politique, ne fasse que troubler la situation de ce matin ?

FRANÇOIS DE RUGY
Enfin, l'enjeu que vous dites, c'est vous qui le dites, moi, je crois que l'enjeu, c'est d'avoir une équipe gouvernementale qui soit aussi efficace que possible, et si elle peut être plus efficace avec des nouvelles personnalités renforcées aussi, eh bien, tant mieux, c'est ça le but d'un remaniement, sachant que quelqu'un a démissionné, moi-même, je suis bien placé pour le savoir, et je suis rentré au gouvernement il y a cinq semaines exactement parce que Nicolas HULOT avait démissionné, et à l'époque, il a fallu une semaine, le gouvernement s'était donné une semaine pour procéder au remplacement, et d'ailleurs, moi, je pense que, il faut un peu en finir avec ce mythe français, que vous rappeliez, des remaniements faits en 24 heures ou en 48 heures, plus c'est court, mieux c'est, on a vu par le passé que ça n'amenait pas toujours au meilleur choix, et que pour faire des bons choix sécurisés aussi, parce qu'en effet, il y a des vérifications, aujourd'hui, c'est une différence avec la période dont vous parliez, qui était…

GUILLAUME DURAND
Il y avait 25 ans…

FRANÇOIS DE RUGY
Eh bien, aujourd'hui, on fait un certain nombre de vérifications avant de nommer un certain nombre de…

GUILLAUME DURAND
... Interrogations politiques, ce qu'on lit dans les journaux ce matin, c'est, au fond, un certain nombre de gens seraient poussés par le Premier ministre qui sont plutôt à droite, DARMANIN, peut-être PECHENARD, on a parlé de CASTEX et des autres, et puis, il y a cette volonté quand même d'un acte 2 du quinquennat qui serait de protéger après avoir libéré l'économie, donc plutôt à gauche. Est-ce que c'est une équation qui, d'après vous, sans que vous sachiez forcément ce qui se passe, est en cause dans cette affaire ?

FRANÇOIS DE RUGY
Ah, ce que je sais, ça, c'est clair et net, c'est que nous ne sommes pas en train d'organiser un virage politique, nous ne sommes pas en train d'organiser un changement de politique, le président de la République a toujours été très clair avec nous, dans les réunions du Conseil des ministres, mais moi, je l'ai accompagné aussi lors d'un déplacement à New-York, à l'Assemblée générale des Nations unies, puis, dans les Antilles, aux rencontres de nos compatriotes d'Outre-mer, eh bien, il dit toujours au contraire, il trouve que ça ne va pas assez vite, que des décisions qui ont été prises il y a un an n'ont pas toujours encore été mises en oeuvre, etc., donc nous sommes vraiment dans l'idée de continuer l'oeuvre de transformation, c'est particulièrement vrai d'ailleurs pour l'écologie. On ne peut pas faire de l'écologie dans notre pays si on ne transforme pas un certain nombre de nos politiques.

GUILLAUME DURAND
Alors justement, ça a été le cas de la motivation de la démission d'HULOT, au fond, ce qu'il expliquait, j'essaie de simplifier parce que c'est quand même... tout ça est extrêmement complexe, il y a des affaires humaines, personnelles dans cette démission, il était ministre d'Etat, comme COLLOMB, mais son constat, c'est-à-dire, en gros de dire que l'économie d'aujourd'hui est incompatible avec une évolution, une transition écologique, c'était ça, donc il est parti sur des bases politiques, or, hier, on obtient, et c'est l'Union européenne, un accord donc sur le CO2, d'abord, est-ce que cet accord à moins 35 % horizon 2030, malgré la réticence des Allemands et malgré le fait que les Hollandais en voulaient plus, est-ce que c'est d'après vous ce matin un bon accord, et pourquoi ?

FRANÇOIS DE RUGY
Eh bien, vous savez, au niveau européen, tout fonctionne par des négociations, il y a 28, encore, pour l'instant, 28 Etats autour de la table, y compris donc le Royaume-Uni, nous avions un constat simple : les constructeurs automobiles, qui sont parmi les premiers concernés, avaient dit : pas plus d'une réduction de pas plus de 20 % des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030, ça va être très difficile, on va avoir du mal dans nos usines à transformer les lignes de production…

GUILLAUME DURAND
Ce qui n'était pas dans l'accord de Paris, vous êtes d'accord avec moi ?

FRANÇOIS DE RUGY
Voilà, parce que, il faut être clair, pour atteindre des objectifs aussi importants, il faut basculer vers beaucoup plus de voitures électriques, pas le tout-électrique, mais basculer vers beaucoup de voitures électriques. Aujourd'hui, c'est 1,5 % du marché, on vise d'avoir 25, 30 % du marché d'ici une dizaine d'années. La Commission européenne, donc qui avait travaillé à un compromis avec l'appui de l'Allemagne, disait moins 30 %, beaucoup de pays de l'Est de l'Europe notamment disaient : oh, là, là, c'est déjà beaucoup, et puis, certains pays, dont la France, disaient : moins 40 %, et nous avons fini à moins 35. Je trouve que c'est un accord qui en effet est assez ambitieux par rapport à ce que nous aurions pu avoir si on avait écouté les constructeurs automobiles…

GUILLAUME DURAND
Malgré les critiques des ONG, malgré les critiques des Hollandais…

FRANÇOIS DE RUGY
Par ailleurs, nous avons fixé une clause de révision, et pourquoi une clause de révision ? Eh bien, parce que si d'ici cinq ans, en 2023, nous avons de meilleurs résultats par exemple sur la voiture électrique, que le coût baisse plus vite que prévu, que l'équipement, pas simplement de la France, de nos pays en Europe, en bornes de recharge, en prises de recharge va plus vite, eh bien, on pourra accélérer et avoir de meilleurs résultats, car c'est l'intérêt de tout le monde, et là, évidemment, ce n'est pas quelque chose de toujours évident, par exemple pour les pays d'Europe de l'Est de se dire que l'intérêt de tout le monde, c'est de lutter contre le dérèglement climatique et c'est d'avoir demain une voiture y compris qui consomme moins, vous avez vu peut-être dans le journal Le Parisien une étude UFC Que Choisir, qui vient d'être publiée, qui dit : c'est la voiture électrique qui coûte le moins cher en fonctionnement, elle coûte plus cher à l'achat, mais elle coûte moins cher ensuite à l'usage.

GUILLAUME DURAND
Voilà. Questions, d'abord, elles sont très nombreuses, dans les journaux hier, évidemment, il y avait toute cette idée du changement de comportement individuel, est-ce que vous pensez, vous, qui êtes ministre de la Transition écologique, qu'il faut effectivement qu'on soit responsable le matin et qu'on choisisse entre la douche et le bain, qu'on choisisse entre la viande et autre chose, qu'on choisisse entre les voyages et moins de voyages, est-ce que tout ça, ça joue un rôle ou est-ce que c'est une farce complète par rapport à ce qui se passe en Chine et dans beaucoup de pays…

FRANÇOIS DE RUGY
Moi, je pourrais dire qu'en effet, je suis le ministre des comportements écologiques, parce que la transformation écologique, elle passe par des décisions politiques, évidemment, fixer le cadre, c'est ce que nous avons fait sur les voitures, pourquoi fixer le cadre, c'est fixer la trajectoire et dire aux constructeurs automobiles, maintenant, on va dans cette direction-là, et on y va fort, mais c'est aussi bien sûr le comportement de tout un chacun, et je vais vous dire une chose, les exemples que vous avez donnés, la douche plutôt que le bain par exemple, des gestes comme ça, trier ses déchets…

GUILLAUME DURAND
Moins de chauffage…

FRANÇOIS DE RUGY
Voilà, mieux régler son chauffage…

GUILLAUME DURAND
HULOT, moins de voitures, il en a six…

FRANÇOIS DE RUGY
Isoler davantage son logement, mais aussi prendre les transports en commun pour aller au travail le matin ou le vélo plutôt que la voiture, c'est déjà en partie le cas, les comportements sont... les changements de comportement sont déjà à l'oeuvre, la question, aujourd'hui, c'est d'avoir un mouvement beaucoup plus large, d'avoir un mouvement beaucoup plus grand public qui touche beaucoup plus de monde, et c'est le but de mon action…

GUILLAUME DURAND
Nous sommes en direct avec François de RUGY, donc qui est ministre de la Transition écologique. Question, est-ce qu'il est vrai que 15 villes sont engagées ou sont en train de s'engager en France pour justement restreindre le centre-ville aux voitures ?

FRANÇOIS DE RUGY
Oui, avec Elisabeth BORNE, la ministre des Transports, qui a préparé ce dossier…

GUILLAUME DURAND
Lesquelles ?

FRANÇOIS DE RUGY
Il y a une série de villes, et le critère, c'est celles qui étaient le plus touchées par la pollution de l'air, celles pour lesquelles, et vous savez que la Commission européenne d'ailleurs avait pointé un certain nombre de villes en Europe où la santé des habitants pouvait être mise en cause par la pollution de l'air. En France, vous avez des villes comme Strasbourg, vous avez Paris, bien sûr, vous avez Lyon, Marseille, et des villes aussi parfois de moins grande taille, comme Reims par exemple, et là, nous avons fait une démarche de partenariat entre l'Etat et ces villes…

GUILLAUME DURAND
Et c'est pour quand ?

FRANÇOIS DE RUGY
Pour mettre en oeuvre…

GUILLAUME DURAND
C ‘est pour quand ?

FRANÇOIS DE RUGY
Ah, mais c'est pour l'année prochaine et l'année suivante, où on va avoir en effet des mesures pour définir ce qu'on appelle des zones à faible émission, donc des zones où on va avoir moins de circulation pour avoir moins de pollution.

GUILLAUME DURAND
Est-ce qu'il est important, comme le souhaite Matthieu ORPHELIN, par exemple, un des députés, que la taxation sur le gasoil soit, comment dirais-je, pondérée en fonction de la situation sociale des gens ?

FRANÇOIS DE RUGY
Matthieu ORPHELIN, d'abord, je veux saluer son initiative, il a réuni des députés de toutes tendances de l'Assemblée nationale autour de l'idée : « poussons pour que les transformations écologique aillent plus vite. » Et c'est aussi une réponse aux inquiétudes qui avaient pu être exprimées, y compris par Nicolas HULOT, dont Matthieu ORPHELIN était proche d'ailleurs. Sur la question évidemment de comment on accompagne les Français dans cette transition, moi, je suis ministre de la Transition écologique et solidaire, et nous tenons au fait qu'elle soit écologique et solidaire, exemple, aujourd'hui…

GUILLAUME DURAND
Mais est-ce qu'on aide les plus faibles dans ce cas-là ?

FRANÇOIS DE RUGY
Oui, on le fait déjà. Et on va le faire plus. Je vais vous donner un exemple simple, sur la voiture, c'est un peu théorique parfois de dire : ah, vous pourriez acheter une voiture électrique, ah oui, mais elle coûte plus cher, ah vous pourriez acheter une voiture hybride, ah oui, mais elle coûte plus cher, nous, nous avons mis en place une mesure depuis le 1er janvier qui est de donner une prime de 1.000 ou 2.000 euros selon le niveau de revenus, si vous non-imposable, c'est 2.000 euros, pour acheter un véhicule propre, neuf ou d'occasion, pourquoi d'occasion, parce que ça permet d'accéder à un véhicule propre à moins cher, et cela a un grand succès, puisqu'on va dépasser les 200.000 d'ici la fin de l'année, alors qu'on s'était fixé un objectif de 100.000.

GUILLAUME DURAND
Le rapport du GIEC est évidemment totalement inquiétant. Et ce qui nous pose un problème à nous, Français, c'est que vous le savez, vous connaissez les chiffres, au fond, on est responsable de 1 % de la pollution mondiale, alors qu'il y a des pays, comme la Chine, les Etats-Unis, etc., qui continuent dans les centrales à charbon, et qui sont responsables de proportions beaucoup plus importantes. Donc on se demande si finalement tout ce débat français, le départ d'HULOT, les portes qui claquent, etc., n'est pas disproportionné par rapport à notre propre responsabilité dans cette affaire, qui est quand même assez faible…

FRANÇOIS DE RUGY
Oui, mais au Conseil des ministres de l'Environnement de l'Union européenne d'hier, nous avons aussi adopté un texte pour dire : l'Union européenne se présentera à la fin de l'année à la COP24, trois ans après la COP21, cette conférence mondiale pour la lutte contre le dérèglement climatique, nous allons nous présenter avec un affichage de rehaussement de notre ambition pour 2020, c'est-à-dire, on va dire, dès maintenant, nous travaillons à ce qu'en 2020, on soit plus ambitieux qu'on ne l'était ou que les engagements que nous avions pris il y a cinq ans…

GUILLAUME DURAND
Vous voulez être les leaders symboliques de ce qui se passe…

FRANÇOIS DE RUGY
Oui, mais pour jouer un rôle d'entraînement, pour répondre à l'enjeu que vous dites, c'est-à-dire…

GUILLAUME DURAND
Ça n'empêchera pas les Chinois de construire des centrales à charbon…

FRANÇOIS DE RUGY
Oui, non, mais aujourd'hui, la Chine est un partenaire très dynamique pour l'Union européenne sur cette question du climat, vous savez que la Chine prend des mesures beaucoup plus drastiques que nous sur la circulation en ville, sur les voitures électriques, aujourd'hui, c'est la Chine qui a les objectifs les plus ambitieux sur les voitures électriques…

GUILLAUME DURAND
Ils construisent des centrales à charbon, et MACRON a échoué avec TRUMP…

FRANÇOIS DE RUGY
Oui, mais ils sont en train de commencer à fermer des centrales à charbon, et surtout, d'aller vers les énergies renouvelables. En revanche, la préoccupation, ce sont les Etats-Unis, on verra aussi ce que fait le Brésil après l'élection présidentielle en cours, et donc il faut absolument garder cette dynamique, parce que si nous, les pays de l'Union européenne, nous ne le faisons pas, et si, nous, la France, au sein de l'Union européenne, nous ne le faisions pas, eh bien, bien sûr, beaucoup de pays prétexteraient de cela pour ne rien faire.

GUILLAUME DURAND
Est-ce que, HULOT, finalement n'a pas été une sorte d'idéologue de l'écologie et pas un pragmatique empêchant justement... ?

FRANÇOIS DE RUGY
Non, enfin, moi, je crois que…

GUILLAUME DURAND
Ne soyez pas prudent !

FRANÇOIS DE RUGY
Non, mais, moi, je crois que chacun a son approche, les idées, enfin, l'analyse de la situation, elle est assez proche, moi, je crois, comme Nicolas HULOT, qu'il y a une urgence à agir. Mais je le vois surtout comme un appel à l'action, je crois que le temps n'est plus tellement à développer des analyses qui peuvent en effet parfois être un peu théoriques, presque philosophiques qui sont utiles…

GUILLAUME DURAND
C'est-à-dire qu'il agissait peu…

FRANÇOIS DE RUGY
Oh, si, si, il a fait des choses dans bien des domaines, vous savez que par exemple, décision difficile que la France a prise, et que je vais mettre en oeuvre, la fermeture des centrales à charbon en France…

GUILLAUME DURAND
C'est la question que je voulais vous poser…

FRANÇOIS DE RUGY
Et quatre, quatre sites différents, Cordemais, en Loire-Atlantique, Le Havre, en Normandie, Saint-Avold, en Moselle, en Lorraine, et Gardanne en Provence, vous voyez que ce sont des…

GUILLAUME DURAND
Et le nucléaire…

FRANÇOIS DE RUGY
Vous voyez que ce sont des sujets qui ne sont pas faciles, donc vous imaginez, là aussi, si on veut dire à la Pologne, par exemple, en Europe, ou à l'Allemagne : fermez des centrales à charbon, et que nous, nous ne le faisions pas, et qu'on dise : ah ben, non, c‘est trop compliqué, on ne le fait pas chez nous, on ne serait pas crédible vis-à-vis de nos voisins.

GUILLAUME DURAND
Est-ce qu'on ferme des centrales nucléaires en dehors de Fessenheim, lesquelles et quand ?

FRANÇOIS DE RUGY
Nous fermons Fessenheim pendant ce mandat, ça, c'est notre engagement. Tout est prévu pour qu'elle soit fermée en 2019. La seule chose qui était encore en question, c'était de savoir si on attendait l'ouverture de la nouvelle centrale nucléaire de Flamanville pour fermer Fessenheim, et moi, j'ai dit qu'aujourd'hui, on étudiait, parce qu'il semblerait que la capacité de production électrique le permette, que même si cette nouvelle centrale de Flamanville n'est pas ouverte, on fermera Fessenheim.

GUILLAUME DURAND
Voilà, c'était la dernière question, on aurait pu parler donc de cette opération qui a eu lieu ce matin place de la République, avec des personnalités de l'Ecologie qui se mettent en cage pour protester contre la manière dont sont élevés des animaux en France, ce qui n'est pas le cas par exemple en Angleterre ou dans Nord, c'est important…

FRANÇOIS DE RUGY
C'est un vrai sujet, oui, oui, la question de la souffrance animale…

GUILLAUME DURAND
Yannick JADOT, Pamela ANDERSON, tout le monde dans des cages place de la République…

FRANÇOIS DE RUGY
Oui, après ça, c'est symbolique, mais il y a aussi Rémi GAILLARD qui est un humoriste qui a demandé à me voir, et je vais le recevoir sur la question des animaux, qui sont les delphinariums notamment, les animaux qui sont les zoos. Ces questions-là, ce sont des vraies questions, beaucoup, beaucoup de Français, et partout d‘ailleurs en Europe et dans le monde, ont cette volonté, et moi, je la partage, de lutter contre la maltraitance animale.

GUILLAUME DURAND
Ça va être curieux le Conseil des ministres ce matin quand même avec tous ceux qui vont être virés qui seront là face à ceux qui vont rester.

FRANÇOIS DE RUGY
Moi, je crois que c‘est aussi le signe que les ministres, quels qu'ils soient, eh bien, ils vont au bout de leur tâche, et vous savez, moi, pendant qu'il y avait toute ces discussions sur le remaniement, lundi, j'ai passé toute la matinée au Salon de l'automobile, parce que c'est très important de voir quels sont les nouvelles solutions, les nouveaux produits qui vont être sur le marché, et puis, de discuter avec les industriels, et puis j'étais l'après-midi en Corse parce qu'il y a une pollution, suite à deux navires qui se sont encastrés…

GUILLAUME DURAND
On vous a vu…

FRANÇOIS DE RUGY
Et je suis allé ensuite au Conseil des ministres. J'ai passé toute ma journée de mardi au Conseil des ministres européens de l'Environnement, nous sommes au travail, et c'est normal.

GUILLAUME DURAND
Il est 08h30. François de RUGY était l'invité politique de la matinale, ministre de la Transition écologique, merci. Passez la meilleure journée possible !

FRANÇOIS DE RUGY
Merci. Bonne journée.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 11 octobre 2018

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