Déclaration de M. François de Rugy, ministre de la transition écologique et solidaire, en réponse à une question sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à l'Assemblée nationale le 10 octobre 2018. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. François de Rugy, ministre de la transition écologique et solidaire, en réponse à une question sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à l'Assemblée nationale le 10 octobre 2018.

Personnalité, fonction : RUGY François de.

FRANCE. Ministre de la transition écologique et solidaire

Circonstances : Question au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 10 octobre 2018

ti :

Madame la Députée, vous avez raison : hier s'est tenue une réunion du conseil des ministres européens de l'environnement, centrée sur deux enjeux.

Le premier concernait la position de l'Union européenne à la prochaine conférence mondiale, la COP24, qui aura lieu en Pologne à la fin de l'année. Il s'agissait avant tout de savoir si nous pouvions trouver une position européenne et le cas échéant si celle-ci allait être ambitieuse. Nous avons réussi. Pourtant ce n'était pas facile car beaucoup de pays ne voulaient pas afficher de position européenne commune, préférant que chacun vienne à la conférence avec son point de vue. Nous avons réussi à imposer l'idée d'un rehaussement de nos engagements sur les émissions de gaz à effet de serre.

Le deuxième gros enjeu portait sur les émissions de CO2 des voitures neuves en 2030. C'est un exercice concret car quand on parle de l'objectif, tout le monde est d'accord, mais dès qu'on passe à la déclinaison, il devient beaucoup plus compliqué et plus long de trouver un accord. Au départ, il y avait trois positions très éloignées : les constructeurs automobiles défendaient un taux très modeste de moins 20% ; la Commission européenne, soutenue par plusieurs grands pays, notamment l'Allemagne, était favorable à moins 30% ; la France, avec de nombreux autres pays ambitieux, portait un objectif de moins 40%. Et nous avons réussi.

Nous avons cherché, j'ai cherché à rassembler des pays de l'est et de l'ouest de l'Europe car je ne voudrais pas que l'on oppose les deux sur ce sujet ; des pays - disons-le - producteurs de voitures, qui ont une industrie automobile forte, et d'autres qui n'en ont pas ; des pays ayant une ambition plus ou moins affirmée sur le climat. Nous avons donc réussi à nous accorder sur une réduction de moins 35%, option plus ambitieuse que ce que proposait la Commission au départ.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 15 octobre 2018

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