Entretien de M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, dans "Sud-Ouest" du 16 octobre 2018, sur les efforts du gouvernement en faveur de l'oenotourisme. | vie-publique.fr | Discours publics

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Entretien de M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, dans "Sud-Ouest" du 16 octobre 2018, sur les efforts du gouvernement en faveur de l'oenotourisme.

Personnalité, fonction : LEMOYNE Jean-Baptiste.

FRANCE. Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Europe et des affaires étrangères

ti :

Q - Pourquoi venez-vous à Bordeaux inaugurer le salon Destination Vignobles ?

R - Parce que le tourisme viticole est un atout pour la France. C'est la deuxième fois que Destination Vignobles - rendez-vous qui tourne dans nos régions - se tient en Gironde. L'oenotourisme est une priorité au regard de nos ambitions pour attirer les visiteurs étrangers. Quand on demande leurs motivations, nos terroirs et notre gastronomie arrivent parmi les raisons principales.

Q - Quelles sont vos ambitions en termes de tourisme international ?

R - Notre objectif est fixé à 100 millions de visiteurs en 2020, et nous en prenons le chemin. En 2017, nous étions à 87 millions. 2018 n'est pas terminée mais les projections sont à 90 millions. On estime qu'en 2017, 10 millions de visiteurs ont fait, d'une manière ou d'une autre, de l'oenotourisme chez nous. En une décennie, la progression est spectaculaire. Le vin français, nos propriétés et nos paysages sont connus dans le monde, mais il ne faut pas s'endormir. Nous savons que d'autres pays comme l'Espagne et l'Italie sont en train de structurer leur offre. Atout France, bras armé de notre pays pour attirer les visiteurs, a un département dédié au vin.

Q - Il existe pléthore de labels, comment le visiteur peut-il s'y retrouver ?

R - Nous souhaitons mettre en avant le label national Vignobles & Découvertes. Pour assurer son essor, nous réfléchissons à lever des freins réglementaires, comme l'accessibilité aux caveaux. Il faut fédérer les structures existantes sur le territoire et travailler dans le même sens : celui de faire de la France une destination incontournable en matière d'oenotourisme, mais aussi de spiritourisme, un atout que l'on oublie parfois. Les eaux-de-vie, comme le cognac, sont concernées. La Nouvelle-Aquitaine est en pointe sur le sujet. Il reste du travail, à tous les niveaux. C'est ce que je viens dire.

Q - Il existe un Conseil supérieur de l'oenotourisme dont on ne peut pas dire que l'activité est débordante...

R - Présidé par Hervé Novelli, ancien secrétaire d'Etat au tourisme, ce Conseil connaît un nouveau départ. Il organisera le 20 novembre, à Paris, les Assises nationales de l'oenotourisme. Opération que nous aimerions décliner au plan local.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 17 octobre 2018

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