Interview de M. Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat, porte-parole du Gouvernement, à RTL le 17 octobre 2018, sur le remaniement gouvernemental, l'indépendance de la justice et l'hébergement des femmes SDF à Paris. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat, porte-parole du Gouvernement, à RTL le 17 octobre 2018, sur le remaniement gouvernemental, l'indépendance de la justice et l'hébergement des femmes SDF à Paris.

Personnalité, fonction : GRIVEAUX Benjamin, MARTICHOUX Elizabeth .

FRANCE. Porte-parole du Gouvernement;

ti : ELIZABETH MARTICHOUX
Bonjour Benjamin GRIVEAUX.

BENJAMIN GRIVEAUX
Bonjour Elizabeth MARTICHOUX.

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci d'être sur RTL ce matin, au lendemain d'une journée qui a contenu, qui a connu à la fois un remaniement et une allocution présidentielle, ça n'est pas banal, je ne sais même pas si c'est du déjà vu, d'ailleurs, sous la Vème République, mais dans le fond on se pose une question ce matin : comment le pouvoir peut-il retrouver un second souffle quand rien ne change ? Surtout pas le cap et à peine d'équipe.

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais d'abord, c'est heureux que le cap ne change pas tous les 18 mois. On n'a pas l'habitude, en tout cas c'est la nouvelle pratique à laquelle nous, nous croyons, c'est que le cap qui a été fixé depuis le premier jour de ce quinquennat, sera le cap tenu pendant tout le quinquennat, et que c'est un cap qui repose sur des choses assez simples, mais qui n'ont jamais été vraiment traitées en France. La question que la mobilité sociale, la question de l'Europe…

ELIZABETH MARTICHOUX
On y reviendra, si vous voulez bien. Comment…

BENJAMIN GRIVEAUX
...la question du travail.

ELIZABETH MARTICHOUX
Comment est-ce qu'on peut trouver un nouveau souffle, un second souffle, pour employer l'expression que le gouvernement a lui-même utilisée, quand rien ne change ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais, à nouveau, le souffle, je ne suis pas certain d'ailleurs que c'était tant essoufflé que ça. Il y a un remaniement qui était nécessaire, puisqu'il y a eu le départ d'un ministre, ministre de l'Intérieur, et ce remaniement il vient acter une architecture gouvernementale, avec des priorités politiques qui ont été réaffirmées, sur les questions de sécurité et autres, et puis des choses comme par exemple la question des territoires qui sont centrales pour nous dans la transformation du pays. Le président de la République l'a dit lors de ses voeux aux Français, souvenez-vous l'an dernier, en disant : je ne pourrai pas transformer le pays seul, les collectivités locales ont un rôle important, je vois que vous receviez hier Jacqueline GOURAULT, et donc.…

ELIZABETH MARTICHOUX
Benjamin GRIVEAUX, vous souhaitez bien tourner une page, sinon le président ne serait pas venu à la télévision hier soir.

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais le président est venu dire quoi hier à la télévision ?

ELIZABETH MARTICHOUX
Eh bien on se le demande.

BENJAMIN GRIVEAUX
Il n'a pas parlé du remaniement, ça ne vous aura pas échappé. Il est venu dire…

ELIZABETH MARTICHOUX
Pourquoi ? Pourquoi il n'en a pas parlé ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Si je peux simplement terminer une seule de mes phrases, Elizabeth MARTICHOUX…

ELIZABETH MARTICHOUX
Et si vous pouviez répondre à mes questions ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais avec grand plaisir, mais prenons 20 minutes la prochaine fois au lieu de 8, parce que c'est difficile de ne pas répondre aux questions que vous posez, quand vous les coupez.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous en avez plus que ça. Mais…

BENJAMIN GRIVEAUX
Il entend, il est venu dire hier soir quoi le président de la République ? Un, qu'il entendait les critiques qui sont liées à son parler-vrai, il l'a dit, parfois à sa détermination, mais il est aussi venu rappeler le cap, l'horizon qu'il a fixé, depuis le premier jour, rappeler les priorités du gouvernement depuis le premier jour, l'éducation et le travail pour remettre de la mobilité sociale, la question des nouvelles sécurité, c'est l'assurance chômage, c'est le débat sur les retraites, c'est la question des formations, de la compétence et la question de l'Europe, qui est centrale et dans lesquels il prendra toute sa responsabilité dans les semaines et les mois qui viennent. Il y a un Conseil européen qui débute cet après-midi qui se tiendra demain à cette fin de semaine, et puis c'est cela qu'il est venu dire, et donc il n'y a pas de question de savoir est-ce qu'il y a un changement de cap, d'un changement de priorité. Non, ces priorités-là nous les avons depuis le premier jour, nous continuerons à les avoir pendant la totalité du quinquennat.

ELIZABETH MARTICHOUX
Effectivement, il est venu hier parler aux Français les yeux dans les yeux, et il a davantage parlé d'Europe, en évoquant des élections compliquées, en donnant une certaine gravité à son discours, qu'en parlant des difficultés réelles des Français. C'était son choix.

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais l'Europe, elle est au coeur de la vie des Français. Mais enfin, qui peut penser sérieusement que l'Europe est un sujet secondaire pour les Français ? Dans l'ensemble des politiques publiques que nous conduisons, il y a un morceau d'Europe, que ça aille du monde agricole à la question de nos filières industrielles, à la question environnementale, énergétique, l'Europe est partout. Celui qui aujourd'hui mettrait l'Europe de côté, considérait que parce que c'est au-delà de nos frontières, ça ne regarde pas le quotidien des Français, celui-là mentirait aux Français, ça n'est pas vrai. Regardez ce qui est en train de se passer en Grande-Bretagne avec le Brexit, les Britanniques l'apprennent à leurs dépens, que l'Europe, dans le quotidien, ça change des choses très concrètes de, quand on passe une frontière, de protection de ses marchés, de questions de Sécurité sociale…

ELIZABETH MARTICHOUX
On en a parlé hier avec François LENGLET, les enjeux du Brexit, qui ne serait pas réussi.

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais bien sûr, mais c'est un élément important, donc c'est heureux que le Président de la République parle d'Europe.

ELIZABETH MARTICHOUX
Bien sûr, mais est-ce qu'il n'y avait pas un enjeu conjoncturel, très immédiat pour le président de retrouver une forme de proximité avec les Français ? Est-ce qu'il n'y avait pas un souci de l'Elysée aussi de renouer ce lien et on se demande pourquoi l'avoir fait comme ça, d'avoir tenté de le faire comme ça ?

BENJAMIN GRIVEAUX
D'abord, le rôle du président de la République n'est pas d'être dans l'immédiateté, mais d'être dans le temps long, et deuxièmement la proximité avec les Français il l'a à tous ses déplacements, lorsqu'il a des échanges directs avec eux, salués parfois a suffisamment reprochés…

ELIZABETH MARTICHOUX
Il va les multiplier ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Eh bien en tout cas il en a fait beaucoup ces dernières semaines. Vous le savez, il va y avoir les commémorations au début du mois de novembre qui vont lui permettre aussi d'aller à la rencontre des Français. Il va poursuivre cet exercice d'aller à la rencontre, sans filtre, sans avoir un cordon de policiers autour de lui qui font que…

ELIZABETH MARTICHOUX
Oui, ce n'est pas parce qu'il a reconnu des maladresses hier, qu'il va s'empêcher d'aller faire ce qu'il aime faire manifestement, c'est-à-dire voir les Français, leur parler directement.

BENJAMIN GRIVEAUX
Et ce que je crois, les Français ont reconnu chez lui comme étant différent de ce qui se faisait avant, différent, à la fois dans la proximité, parfois dans le parler vrai, c'est exact, mais on ne peut pas reprocher à la classe politique française d'avoir fait de la langue de bois et quand on dit les choses avec un parler-vrai et de manière assez franche et directe, le reprocher également, sinon moi j'en perds mon latin.

ELIZABETH MARTICHOUX
Par parenthèses, un mot de la forme, parce que ça a été relevé largement, ça ne vous a pas échappé, Benjamin GRIVEAUX, c'était voulu cette lumière crépusculaire ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ecoutez, moi je m'intéresse au fond plus qu'à la forme et en plus comme on est sur une radio, l'essentiel c'est le fond qui compte plus que la forme.

ELIZABETH MARTICHOUX
Oui, c'est l'avantage aux la radio, c'est qu'on ne se fait pas d'ailleurs parasiter par ça.

BENJAMIN GRIVEAUX
C'est le fond.

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais puisque ça existe, est-ce qu'il y avait un lien, je vous pose la question sérieusement, est-ce qu'il y avait un lien entre le fond et la forme, entre la gravité du propos et cette lumière, bon, que tout le monde a remarquée et qui a frappé ? Voilà, on ne peut pas faire comme si ça n'existait pas.

BENJAMIN GRIVEAUX
Pour le coup, je suis sûr d'une chose, c'est que nos auditeurs s'intéressent plus, et je peux vous en parler des heures, de la taxe d'habitation, de l'augmentation des salaires sur la feuille, net, du prélèvement à la source, de l'ensemble des éléments qui viennent impacter leur quotidien, que sur l'éclairage du président de la République…

ELIZABETH MARTICHOUX
Non mais ce n'est pas nous, qui avons...

BENJAMIN GRIVEAUX
... lors de son intervention hier.

ELIZABETH MARTICHOUX
Ce n'est pas nous qui avons voulu, ni les Français d'ailleurs, voulu cette mise en scène. Je vous demande juste une question…

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais je suis sûr d'une chose, c'est que les Français sont heureux, des questions liées à la taxe…

ELIZABETH MARTICHOUX
Je vous demande juste si c'était voulu ? Est-ce que c'était voulu ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais, un, je n'en sais rien. Ce dont je suis sûr c'est que vos auditeurs sont plus intéressés par la taxe d'habitation, par le complément mode de garde, par l'allocation adulte handicapé qui augmente, par les questions budgétaires, bref par ce qui va vraiment changer leur quotidien plutôt que sur l'éclairage, sombre ou pas, du président de la République hier soir.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et en un mot, quel est le message du remaniement annoncé hier ?

BENJAMIN GRIVEAUX
En un mot, c'est des personnalités…

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce que ça a un sens politique ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ce sont des personnalités compétentes, là où nous avons des besoins, qui ont été identifiés, c'est ce que j'ai dit tout à l'heure sur la cohésion des territoires, sur la question du service national universel dont le président a souhaité dédier un secrétaire d'Etat à plein temps…

ELIZABETH MARTICHOUX
Gabriel ATTAL.

BENJAMIN GRIVEAUX
... parce que ça fait partie de la reconquête de notre citoyenneté, du vivre ensemble, et ça c'est un élément important et c'est aussi, eh bien l'élargissement et la densification de notre socle politique, avec des personnalités qui viennent d'Agir, comme Franck RIESTER, ou qui viennent de la gauche comme Didier GUILLAUME. Donc vous le voyez, ce sont à la fois des gens compétents, et c'est pour ça que ça prend du temps et on assume d'avoir pris le temps, parce que l'objectif c'est de mettre les meilleurs au poste qu'ils occupent aujourd'hui, et puis aussi l'élargissement de notre base politique.

ELIZABETH MARTICHOUX
Alors, Jean-Luc MELENCHON a quasi éclipsé le remaniement hier, c'est son style, on lui reconnaît un sens de la théâtralité, c'est incontestable, il l'exerce depuis longtemps. Il a réussi son coup hier en en dénonçant un scandale, en l'occurrence les perquisitions à la fois chez lui et au Parti France insoumise ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ecoutez, il en a fait un coup et donc moi je trouve que Jean-Luc MELENCHON il est républicain quand ça l'arrange. Il est sous le coup de deux enquêtes préliminaires qui portent sur détournement de fonds publics et sur le financement illicite d'un parti politique. Il a tourné en ridicule une procédure judiciaire et les magistrats. Quand on a été, quand on a aspiré à être président de la République, à occuper les plus hautes fonctions, à être en tant que tel, garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire, je trouve cela pour le moins étrange, il est...

ELIZABETH MARTICHOUX
Lui, il accuse la justice de se mettre en scène aussi, et il va au-delà, il dit justice politique.

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais enfin, ce n'est pas la justice qui a... Enfin, très franchement, il a les mêmes arguments que Marine LE PEN, donc ça devrait commencer à l'interroger Jean-Luc MELENCHON, en permanence, de reprendre les mêmes arguments que madame LE PEN. Il est inadmissible en France de mettre en cause l'indépendance de l'autorité judiciaire. Inadmissible. On n'est pas à Caracas, on n'est pas au Venezuela, même si je sais qu'il a une fascination pour ce pays et pour la manière dont l'Etat de droit est réglé au Venezuela. Ici on est en France.

ELIZABETH MARTICHOUX
Les élus RN qui applaudissent.

BENJAMIN GRIVEAUX
L'indépendance de la justice, elle est totale.

ELIZABETH MARTICHOUX
Les élus RN qui applaudissent la diatribe enflammée de Jean-Luc MELENCHON hier dans l'hémicycle.

BENJAMIN GRIVEAUX
A nouveau, ça devrait l'interroger de se faire applaudir par les députés du Rassemblement national, anciennement Front national, qui n'ont changé que le nom et qui ont gardé le fond.

ELIZABETH MARTICHOUX
Anne HIDALGO a annoncé le week-end dernier qu'elle ouvrait une partie des salles de l'Hôtel de Ville de Paris à des SDF femmes. Générosité que vous saluez ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Toute initiative qui permet de mettre à l'abri des personnes en grande difficulté, qu'elles soient des femmes, des enfants, des hommes d'ailleurs, est une bonne initiative. La question c'est de savoir comment est-ce qu'on ne se limite pas à traiter les symptômes et qui sont ces personnes qu'on voit à vivre dans la rue de manière dramatique, comment on s'attaque aux causes qui font que vous avez des gens qui perdent tout, se retrouvent à la rue sans rien. Et donc moi, ce qui est l'absolue nécessité et ce à quoi…

ELIZABETH MARTICHOUX
Elle fait un coup, plus que s'attaquer au fond ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ce n'est pas ce que je suis en train de dire. Ce n'est pas ce que je suis en train de dire. Ce que je suis en train de dire, c'est que les causes du mal m'intéressent au moins autant que les symptômes, et que les causes du mal c'est la question de l'éducation, c'est la question du logement, c'est la question de la grande pauvreté, ce sont ces sujets-là que le gouvernement traite depuis le premier jour, c'est le cap qui a été fixé, c'est le cap auquel nous nous tiendrons.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous avez souligné tout à l'heure le souci du gouvernement de renouer avec les territoires, à travers la nomination, la promotion même, de Jacqueline GOURAULT au gouvernement. Or, est venu percuter cette initiative la semaine dernière « balance ton maire », qui effectivement, qui a heurté beaucoup d'élus, il s'agissait de dénoncer les élus qui ont augmenté le taux de…

BENJAMIN GRIVEAUX
Les 6 000 maires qui ont augmenté les taxes locales.

ELIZABETH MARTICHOUX
Voilà, les taxes locales, et évidemment amoindrissant l'effet de la baisse de la taxe d'habitation. Est-ce que le gouvernement ne doit pas faire des excuses pour cette initiative ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais, d'abord ce n'est pas une initiative gouvernementale, Elizabeth MARTICHOUX, donc…

ELIZABETH MARTICHOUX
Non, c'est une initiative d'élus de la République en Marche.

BENJAMIN GRIVEAUX
Ça n'est pas une initiative du gouvernement. Ce que je dis, moi, c'est que d'abord il y a 30 000 maires qui n'ont pas augmenté la fiscalité locale et que c'est toujours bon de ne pas augmenter les impôts, parce que je crois qu'en France on paie suffisamment d'impôts, et donc il y a des maires, de toutes sensibilités politiques d'ailleurs, de gauche, de droite, pas étiquetés, qui ont, en responsabilité, refusé d'augmenter leurs impôts locaux. C'est une bonne chose, c'est un signe de bonne gestion, et moi ça je m'en félicite, mais je ne suis pas moi, vous savez, un adepte de la délation, et de la délation sur les réseaux sociaux, ça n'est en rien une initiative du gouvernement. Vous savez, nous respectons le travail des élus locaux…

ELIZABETH MARTICHOUX
Ce n'est pas votre truc.

BENJAMIN GRIVEAUX
Nous respectons…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous ne l'auriez pas fait.

BENJAMIN GRIVEAUX
Non. Nous respectons, nous, le travail des élus locaux, nous savons ô combien ce travail-là est difficile, ce sont eux et souvent les maires qui prennent de plein fouet la crise sociale, et donc nous sommes à leurs côtés pour les accompagner, mais il faut aussi qu'il y ait une gestion serrée des deniers publics, parce que quand on s'occupe de l'argent des Français, il faut être précautionneux deux fois.

ELIZABETH MARTICHOUX
Quand est-ce que le président MACRON va dans l'Aude ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Je ne sais pas encore lorsqu'il s'y rendra, mais il a dit qu'il s'y rendrait dès que possible. Vous savez qu'il a des obligations européennes cette fin de semaine, donc je ne sais pas, je ne peux pas vous donner la date, mais il a dit qu'il irait, et donc il ira.

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc ce sera après le Conseil européen qui s'achève vendredi, à l'évidence, ou pas ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Je ne m'occupe pas de l'agenda du président de la République.

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est votre position, en tout cas.

BENJAMIN GRIVEAUX
En tout cas il ira.

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci Benjamin GRIVEAUX d'avoir été avec nous ce matin, sur RTL.

BENJAMIN GRIVEAUX
Merci à vous.

YVES CALVI
Une toute dernière question, Benjamin GRIVEAUX. Quand votre nouvelle secrétaire à l'Ecologie défend l'huile de palme, lorsqu'elle était chez DANONE, est-ce que ça pose problème ? On l'a entendu ce matin sur l'antenne de RTL, et Yannick JADOT est fou furieux.

BENJAMIN GRIVEAUX
Ecoutez, Yannick JADOT, il est fou furieux sans doute parce que nous avons au gouvernement des personnalités qui ont exercé une vie professionnelle intense, et Emmanuelle WARGON elle a eu une vie professionnelle remplie, elle a travaillé chez DANONE, vous le rappeliez à l'instant, elle a avant occupé des très hautes responsabilités dans l'Administration française, notamment au ministère des Affaires sociales et de la Santé, que je connais un peu, et donc moi je juge aussi quelqu'un sur la totalité de son parcours et pas…

YVES CALVI
Elle est secrétaire d'Etat à l'Ecologie, je vous demande juste si ça pose problème qu'elle défende à ce point l'huile de palme.

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais un, elle n'a pas défendu l'huile de palme, enfin, en tout cas moi je n'ai pas connaissance de déclarations publiques, et désormais elle est entièrement tournée vers les objectifs tenus par François de RUGY depuis le premier jour, depuis sa nomination au gouvernement, et le combat contre l'huile de palme, vous le savez, est un des objectifs calés par le gouvernement, c'est désormais sa feuille de route.

YVES CALVI
Merci beaucoup Benjamin GRIVEAUX.

BENJAMIN GRIVEAUX
Merci à vous.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 18 octobre 2018

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