Déclaration à la presse de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, sur la coopération universitaire franco-ivoirienne, à Yamoussoukro le 18 octobre 2018. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration à la presse de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, sur la coopération universitaire franco-ivoirienne, à Yamoussoukro le 18 octobre 2018.

Personnalité, fonction : LE DRIAN Jean-Yves.

FRANCE. Ministre de l'Europe et des affaires étrangères

Circonstances : Inauguration du Hub franco-ivoirien pour l'éducation, à Yamoussoukro (Cote d'Ivoire) le 18 octobre 2018

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Q - Pour plusieurs familles, c'est une date historique. Etait-ce important pour vous d'être là, à nos côtés ?

R - C'est une innovation considérable, parce que l'on change la donne un peu traditionnelle pour innover dans la collaboration de formation universitaire. Nous prenons un risque ensemble, mais en même temps, nous sommes en train de décliner ce que j'appelle la francophonie de l'intelligence. Le fait d'avoir cette innovation dans la mutualisation des diplômes aboutit à des choses extraordinaires. Par exemple, on vient de me dire qu'un étudiant de Montpellier allait poursuivre ses études d'entomologie - l'étude des insectes - ici dans une université ivoirienne, et que, réciproquement, les étudiants ivoiriens allaient faire la même chose à Montpellier pour obtenir les mêmes diplômes. C'est un monde nouveau qui s'ouvre dans nos relations.

Q - C'est comme une sorte de remise du compteur à zéro, les mêmes égalités, les mêmes chances.

R - En effet, c'est donner les mêmes chances, c'est partager nos savoirs et nos ambitions.

Q - Pouvez-vous nous expliquer quel est l'intérêt pour la France de nouer de tels partenariats avec ces universités en Côte d'Ivoire ?

R - C'est, comme je l'ai dit, un intérêt commun, c'est une innovation considérable ; désormais, un étudiant ivoirien qui fait des études dans une université ou dans une école qui a un partenariat avec la France aura le même diplôme que s'il avait fait les mêmes études en France et réciproquement. Cette reconnaissance mutuelle et cette coproduction de diplômes donnera une dynamique considérable à notre partenariat, à la fois éducatif, mais aussi dans le domaine de la recherche. C'est une nouvelle phase qui s'ouvre dans nos relations, j'ai appelé cela la francophonie de l'intelligence. C'est la francophonie du futur, c'est une autre donne dans les relations universitaires entre nos deux pays qui joue sur la confiance que nous avons dans ce pays et qui joue aussi sur la croissance future, sur le potentiel énorme que représente la Côte d'Ivoire.

Q - Mais quel est l'intérêt pour la France ?

R - L'intérêt pour la France, c'est de poursuivre sa capacité d'influence avec ce pays, sa capacité relationnelle, sa capacité de codéveloppement avec la Côte d'Ivoire et éviter que le résultat de l'influence ne fonctionne que dans un sens, et que l'on ne fasse qu'accueillir des étudiants ivoiriens en France. D'abord, cela coûte très cher pour les étudiants en question et ensuite cela ne permet pas de répondre à toutes les demandes. Là, nous avons une offre beaucoup plus globale et beaucoup plus diversifiée.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 23 octobre 2018

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