Interview de M. Bruno Le Maire, ministre de l'économie et des finances, avec RTL le 24 octobre 2018, sur l'avenir de l'entreprise Ascoval, , la hausse du prix des carburants et sur L'Union européenne face à la politique économique italienne. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Bruno Le Maire, ministre de l'économie et des finances, avec RTL le 24 octobre 2018, sur l'avenir de l'entreprise Ascoval, , la hausse du prix des carburants et sur L'Union européenne face à la politique économique italienne.

Personnalité, fonction : LE MAIRE Bruno, MARTICHOUX Elizabeth .

FRANCE. Ministre de l'économie et des finances;

ti :
ELIZABETH MARTICHOUX
Bonjour Bruno LE MAIRE.

BRUNO LE MAIRE
Bonjour Elizabeth MARTICHOUX.

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci beaucoup d'être sur RTL ce matin, vous le savez, il y a à Saint-Saulve, dans le Nord, 280 salariés d'ASCOVAL qui n'en peuvent plus, on leur a demandé des efforts depuis des mois et des années, et il n'y a toujours pas de solution pour sauver leur aciérie. Aujourd'hui, le tribunal de Strasbourg pourrait décider de leur avenir. Le dossier est compliqué, mais eux, ils ont une question simple, Bruno LE MAIRE : qu'est-ce que l'Etat va faire pour nous sauver, vous demandent-ils, vous leur répondez ?

BRUNO LE MAIRE
Que nous faisons depuis un an tout ce qui est possible, que je comprends les salariés, qu'ils doivent être fixés sur leur sort, parce que c'est leur travail, c'est leur famille, c'est leur avenir qui est en jeu, et que depuis huit mois, je me bats tous les jours, maintenant, avec l'aide de la secrétaire d'Etat, Agnès PANNIER, pour trouver un repreneur. Ce n'est pas facile, parce que le marché de l'acier est très compliqué, que les décisions de monsieur TRUMP sur les taxes sur l'acier pèsent aussi sur ce marché, que nous avons réussi, au bout de huit mois, à trouver un repreneur, mais ce repreneur, ALTIFORT, il propose dix millions d'euros là où nous estimons qu'il faudrait investir 200 millions d'euros. Donc je vais continuer à me battre jusqu'au bout, nous allons attendre demain la décision du tribunal de grande instance, je recevrai à nouveau…

ELIZABETH MARTICHOUX
Pas aujourd'hui, c'est aujourd'hui le tribunal… ?

BRUNO LE MAIRE
Aujourd'hui, pardon. Je recevrai à nouveau les salariés d'ASCOVAL s'ils le souhaitent et les élus quand ils le souhaitent, soit en fin de semaine, soit en début de semaine prochaine, pour voir quelle décision nous prenons ensemble. Et je suis prêt à ce que l'Etat mette un euro d'investissement sur ASCOVAL dès lors qu'un euro d'investissement privé aura été trouvé, pour un projet qui soit durable…

ELIZABETH MARTICHOUX
Ça, c'est nouveau !

BRUNO LE MAIRE
Oui, c'est nouveau…

ELIZABETH MARTICHOUX
Attendez, Bruno LE MAIRE, vous êtes prêt…

BRUNO LE MAIRE
Et je vous dis, Elizabeth MARTICHOUX, je suis prêt à me battre jusqu'au bout…

ELIZABETH MARTICHOUX
Un euro privé, un euro de l'Etat…

BRUNO LE MAIRE
Je ne lâche rien. Rien, rien, rien ! Simplement, il faut que, au bout du compte, la reprise soit solide, qu'il y ait des débouchés commerciaux, que ça puisse s'inscrire dans le temps…

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais est-ce que ça veut dire que déjà, dans votre esprit…

BRUNO LE MAIRE
Qu'on ne trompe pas les salariés…

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce que dans votre esprit, la solution passe par VALLOUREC ou non, ou pas, je veux dire, je vous demande ça parce que vous avez dit : l'Etat rappellera VALLOUREC à ses responsabilités s'il venait à VALLOUREC l'idée de les oublier, VALLOUREC, il y a 17 % du capital de l'Etat dans l'entreprise. C'est elle qui a créé ASCOVAL, enfin, voilà. C‘est de l'histoire ancienne, mais ça existe. VALLOUREC refuse de soutenir la seule offre de reprise dont vous parliez tout à l'heure, c'est ALTIFORT. Quand vous dites : il ne faut pas l'oublier, ça veut dire que VALLOUREC, vous voulez leur tordre le bras pour qu'ils reprennent ASCOVAL ou est-ce que vous dites : s'il y a fermeture, les salariés iront travailler chez VALLOUREC ?

BRUNO LE MAIRE
Je dis une chose simple, les salariés d'ASCOVAL, pour ceux qui nous écoutent, c'était des salariés de VALLOUREC il y a encore quelques mois. Donc ce n'est pas ma conception d'une économie moderne digne d'avoir un employeur qui, quelques mois après, s'en lave les mains et dit : écoutez, moi, je n'en ai plus rien à faire, VALLOUREC a des responsabilités vis-à-vis des 280 salariés d'ASCOVAL. Et je saurai les rappeler à VALLOUREC. Pour le moment, ce qui compte pour moi, c'est que nous trouvions une solution définitive, soit, on trouve l'investisseur, le plan de charges, la commercialisation des produits qui permet de maintenir l'aciérie ouverte, c'est l'option sur laquelle je me suis battu depuis des mois. Et dans ce cas-là, je le redis, nous mettrons un euro d'argent public pour un euro d'argent privé investi. Soit, cette solution ne marche pas, le tribunal nous dit aujourd'hui que ça n'est pas possible, que tout ça n'est pas crédible, et il faudra trouver une autre solution en tenant compte…

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce qu'il peut y avoir une fermeture…

BRUNO LE MAIRE
De la situation de chaque salarié…

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce que, au bout du bout, il pourrait y avoir une fermeture ? Est-ce que ça n'est pas inévitable absolument ?

BRUNO LE MAIRE
Mais cela fait partie des options, on le sait, j'ai toujours avancé…

ELIZABETH MARTICHOUX
Parce que vous l'avez dit, le marché de l'acier est compliqué, parce qu'il n'y a pas de repreneur, il pourrait y avoir une fermeture, Bruno LE MAIRE ?

BRUNO LE MAIRE
Cela fait partie des possibilités, Elizabeth MARTICHOUX. Les salariés le savent, et je n'ai pas l'habitude de tromper les salariés. Je préfère la vérité…

ELIZABETH MARTICHOUX
Emmanuel MACRON était venu pendant la campagne le dire, il avait dit : il n'y aura pas de fermeture, est-ce que ce sera son Florange à lui ?

BRUNO LE MAIRE
Mais le marché de l'acier…

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce que ce sera le symbole de l'échec de la politique industrielle…

BRUNO LE MAIRE
Mais absolument pas, Elizabeth MARTICHOUX, absolument pas. Parce que la politique industrielle, elle se mesure de façon beaucoup plus large, aux emplois nouveaux qui sont créés, je rappelle que nous avons créé des emplois dans le secteur industriel, dans d'autres domaines, dans les investissements qui se développent aujourd'hui dans l'industrie, dans tout ce que nous avons fait pour soutenir l'innovation dans l'industrie, mais il n'empêche que, même s'il y a des succès aujourd'hui dans le secteur industriel, même si je crois à l'avenir industriel du pays, qu'il peut y avoir et qu'il y aura une reconquête industrielle, je n'oublie pas qu'aujourd'hui, il y a 280 salariés qui sont en colère, qui sont inquiets et à qui nous devons une réponse.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et vous leur dites : VALLOUREC, de toute façon, au bout du bout, même si ça ferme, vous récupérera, on obligera, nous, l'Etat, VALLOUREC ?

BRUNO LE MAIRE
Je vous dis que nous demanderons à VALLOUREC de jouer…

ELIZABETH MARTICHOUX
A reprendre, ils vous entendent…

BRUNO LE MAIRE
De jouer un rôle, dans tous les cas de figure, nous demanderons à VALLOUREC de jouer un rôle, parce que VALLOUREC ne peut pas se laver les mains de salariés qui étaient les siens…

ELIZABETH MARTICHOUX
Et la BPI, un mot sur la BPI…

BRUNO LE MAIRE
Que la dignité, ça compte en économie. La dignité, c'est essentiel en économie…

ELIZABETH MARTICHOUX
Les élus du cru, si je puis dire, Valérie LETARD, que vous connaissez bien, Xavier BERTRAND, vous accusent d'un double langage, et ils disent : Bruno LE MAIRE, il a un outil financier pour soutenir politique industrielle, c'est la BPI, la Banque Publique d'Investissement, pourquoi est-ce que vous n'utilisez pas les fonds de la BPI ?

BRUNO LE MAIRE
Mais la BPI, là, aussi, je vais être très transparent…

ELIZABETH MARTICHOUX
Pour aider ASCOVAL…

BRUNO LE MAIRE
Elizabeth MARTICHOUX, parce que je pense que ça n'est qu'en se rassemblant et en évitant les invectives et les procès auxquels se livrent certains qu'on peut trouver des solutions pour les salariés, et moi, il n'y a que les salariés qui comptent à mes yeux. La BPI, elle est actionnaire de VALLOUREC, VALLOUREC, c'est plusieurs milliers d'emplois en France. Elle ne prend pas de risques vis-à-vis des autres emplois de VALLOUREC en France, c'est ça la réalité.

ELIZABETH MARTICHOUX
Bruno LE MAIRE, vos oreilles ont sifflé lundi matin, Ségolène ROYAL vous a dépeint comme le grand argentier qui ne pense qu'à lever l'impôt en utilisant hypocritement la fiscalité verte, elle a tapé là où ça fait mal, non ?

BRUNO LE MAIRE
Non, elle a tapé à côté…

ELIZABETH MARTICHOUX
Evidemment, elle évoquait la hausse des carburants.

BRUNO LE MAIRE
Ségolène ROYAL a tapé à côté, parce que, elle a été malhonnête, elle a été triplement malhonnête, elle a été malhonnête par rapport à ses engagements passés, et ça, pour un responsable politique, je trouve que c'est toujours dommage, elle a mis en place la taxe carbone, elle devrait être fière d'avoir mis en place une taxe sur le carbone dont dépend l'avenir de notre planète, elle est malhonnête par rapport à cet engagement passé. Elle est malhonnête par rapport au défi climatique, parce qu'elle sait, elle est une des mieux placés pour le savoir, que, aujourd'hui, il y a urgence à changer de comportement, à transformer nos cycles économiques, à aller vers une économie plus respectueuse de la planète, et je ferai des propositions dans ce domaine qui concerneront les entreprises dans lesquelles l'Etat a une participation. Enfin, vous me permettrez de remarquer qu'elle est aussi malhonnête par rapport à sa position, parce qu'il me semblait que quand on était ambassadeur…

ELIZABETH MARTICHOUX
Des pôles…

BRUNO LE MAIRE
Nommée par un gouvernement, le minimum de respect est de ne pas taper sur ce gouvernement et sur la politique qu'il conduisait….

ELIZABETH MARTICHOUX
Manque de loyauté ?

BRUNO LE MAIRE
Libre à elle de se comporter de cette manière-là, mais je n'ai jamais considéré que la malhonnêteté en politique conduisait où que ce soit.

ELIZABETH MARTICHOUX
L'opposition vous demande, en contrepartie de la hausse des carburants, au nom de la fiscalité verte, de réinvestir le produit de ces taxes, ça rapporte combien, les taxes, cette fiscalité verte, combien de milliards ?

BRUNO LE MAIRE
Plusieurs milliards d'euros, bien sûr…

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc plusieurs milliards, est-ce que vous ne pourriez pas les réutiliser à plein, si je puis dire, en doublant par exemple la prime à la conversion ou en proposant un chèque carburant ?

BRUNO LE MAIRE
Qu'est-ce que nous faisons, Elisabeth MARTICHOUX…

ELIZABETH MARTICHOUX
Amélie de MONTCHALIN était hier matin à votre place, elle a décliné toutes les mesures que vous avez prises pour aider à l'achat d'une voiture électrique par exemple…

BRUNO LE MAIRE
Non, mais je ne vais pas décliner les mesures, je pense que les Français les connaissent. Mais le sens de cette politique, c'est de dire que nous allons accélérer la transition énergétique pour nous débarrasser des énergies fossiles et aller vers des énergies propres, c'est ça le sens de cette politique ; il faut avoir du courage pour la mener, parce qu'elle est difficile, parce qu'elle est compliquée à expliquer. Nous avons mis en place toutes sortes de dispositifs, vous les connaissez, pour accélérer cette transition énergétique, je pense en particulier à la prime à la conversion qui permet aux Français de changer de véhicule et qui a marché beaucoup mieux que ce que nous pensions…

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais pourquoi vous n'utilisez pas tout le produit de la taxe de la fiscalité verte pour aider les Français ?

BRUNO LE MAIRE
Je vais vous dire, nous avons amélioré cette prime à la conversion, nous avons inclus les véhicules hybrides rechargeables, les véhicules hybrides rechargeables d'occasion, moi, je suis ouvert à toutes les discussions, mais ouvert aux discussions uniquement qui sont tournées vers l'avenir pas vers le passé, et tous ceux qui viennent me proposer que…

ELIZABETH MARTICHOUX
Aider les Français, prendre la fiscalité verte, c'est le produit…

BRUNO LE MAIRE
Mais aider les Français davantage…

ELIZABETH MARTICHOUX
De ce que ça rapporte dans les caisses, aider les français, pourquoi pas…

BRUNO LE MAIRE
Je redis que je suis ouvert à toutes les discussions, et je l'ai montré puisque nous avons…

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc il peut y avoir d'autres mesures dans…

BRUNO LE MAIRE
Avec François de RUGY, nous avons amélioré le crédit impôt transition énergétique en incluant par exemple les déposes de cuves à fuel, nous avons amélioré le chèque énergie, nous avons amélioré la prime à la conversion, s'il faut ouvrir de nouvelles discussions pour dire : mais, comment est-ce qu'on peut aller encore plus vite, encore plus loin, pour respecter l'environnement et avoir un transport qui soit propre, moi, je suis prêt à ces discussions.

ELIZABETH MARTICHOUX
En un mot, juste, oui ou non, de façon philosophique, vous êtes pour ou contre un chèque carburant, parce que je voudrais qu'on parle de l'Italie…

BRUNO LE MAIRE
Je suis contre un chèque carburant, je le dis très clairement, parce que c'est revenir en arrière, mais je suis pour des discussions qui permettent d'améliorer encore la transition énergétique.

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce que Bruxelles a raison de retoquer le budget italien, Bruno LE MAIRE ?

BRUNO LE MAIRE
Oui. Oui, parce que, nous, nous faisons un effort en France, et nous demandons un effort aux Français pour respecter nos engagements européens et rétablir les finances publiques, pour la première fois depuis dix ans, je le rappelle, la France est sortie de la procédure pour déficit public excessif, nous sommes tous dans la même zone euro. Et la fragilisation d'un des membres de la zone euro, ça peut ensuite concerner les 18 autres Etats membres, donc c'est bien de rappeler les règles. Moi, ce que je voudrais dire à nos amis italiens, c'est que c'est eux qui sont aujourd'hui les premiers concernés, que lorsque la Commission rappelle les règles, c'est d'abord pour protéger les Italiens, parce que si demain, il y a un problème bancaire, si demain il y a un problème financier...

ELIZABETH MARTICHOUX
Et s'ils avaient raison les Italiens, si leur programme économique finalement faisait du bien à l'Italie, si le programme de relance d'investissement, création d'un revenu universel, certes, en créant de la dette un peu plus que nous, pas beaucoup plus que nous, mais s'ils avaient raison dans le fond ? Est-ce que ce n'est pas du dogmatisme de Bruxelles de dire : le programme économique italien, on n'y croit pas ?

BRUNO LE MAIRE
Elizabeth MARTICHOUX, Bruxelles fait respecter les règles, c'est son rôle, mais si demain, il y avait des problèmes avec les banques italiennes, si, demain, les épargnants italiens se retrouvaient en difficulté pour retrouver leurs liquidités, si, demain, les entreprises italiennes n'arrivaient pas à trouver de crédits pour investir, innover et créer des emplois pour les Italiens, à qui est-ce qu'on viendrait le reprocher ?

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc c'est par peur que l'Italie rate son pari économique, que Bruxelles est obligé de menacer, quoi, d'ailleurs…

BRUNO LE MAIRE
Bruxelles rappelle…

ELIZABETH MARTICHOUX
Parce que SALVINI a dit hier, le ministre de l'Intérieur, a dit : non, mais on ne reverra pas notre copie. Donc jusqu'où va aller le bras de fer…

BRUNO LE MAIRE
Mais la discussion, ça concerne la Commission, il y aura une discussion entre la Commission européenne, Pierre MOSCOVICI et les Italiens, moi, je verrai demain le ministre des Finances italien, et je lui dirai ce que j'ai toujours dit : nous, nous nous mettons en France à respecter les règles, ça n'a pas été le cas depuis des années, donc on ne donne de leçons à personne, parce que c'est vrai que notre bilan, il n'est pas forcément très positif en la matière. Mais depuis dix-sept mois, nous le faisons, c'est l'intérêt de nos amis italiens d'avoir des finances publiques bien tenues, parce que moi, ce que je constate, c'est que depuis dix ans, ceux qui s'en sortent le mieux aujourd'hui en Europe, dans la zone euro, c'est ceux qui ont rétabli leurs finances publiques et amélioré la compétitivité de leur économie, c'est le cap que nous avons choisi avec le président de la République et le Premier ministre, et nous le tiendrons, et nous souhaitons que nos autres partenaires européens, notamment l'Italie, soient dans la même direction…

ELIZABETH MARTICHOUX
Bruno LE MAIRE, vous avez vu l'eurodéputé qui a pris sa chaussure et qui a soigneusement souillé la copie de MOSCOVICI hier, alors qu'il tenait sa conférence de presse pour signifier à quel point l'Europe s'essuie les pieds sur le paillasson bruxellois… l'Italie, enfin, non, sur le paillasson de Bruxelles…

BRUNO LE MAIRE
Les règles qu'on nous demande de respecter, ce n'est pas les règles de Bruxelles, c'est les règles que nous, Etats européens, nous avons librement choisies, et c'est des règles qui doivent nous permettre de devenir demain un continent économique au niveau de la zone euro aussi puissant que la Chine et les Etats-Unis, ce n'est pas pour faire plaisir à Bruxelles que nous respectons les règles, c'est pour que l'avenir de nos enfants soit garanti, c'est très différent.

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci Bruno LE MAIRE d'avoir été ce matin sur RTL.

BRUNO LE MAIRE
Merci Elizabeth MARTICHOUX.

YVES CALVI
Bruno LE MAIRE qui annonce que l'Etat mettra un euro pour un euro d'investisseur privé chez ASCOVAL, VALLOUREC ne peut pas se laver les mains des salariés qui étaient les siens il y a encore peu de temps, vient d'affirmer le ministre de l'Economie au micro de RTL.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 25 octobre 2018

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