Interview de M. Marc Fesneau, ministre chargé des relations avec le Parlement, à France Info le 26 octobre 2018, sur la hausse des taxes des carburants, l'aciérie Ascoval et la centrale de Fessenheim, et les chiffres du chômage. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Marc Fesneau, ministre chargé des relations avec le Parlement, à France Info le 26 octobre 2018, sur la hausse des taxes des carburants, l'aciérie Ascoval et la centrale de Fessenheim, et les chiffres du chômage.

Personnalité, fonction : FESNEAU Marc.

FRANCE. Ministre chargé des relations avec le Parlement

ti : RENAUD DELY
Bonjour Marc FESNEAU !

MARC FESNEAU
Bonjour !

RENAUD DELY
Nous allons commencer par évoquer un sujet qui préoccupe de plus en plus les Français, plus particulièrement les automobilistes, le prix des carburants flambe, le poids des taxes sur le diesel et le Sans Plomb continue de s'alourdir. La grogne des automobilistes donc enfle et il y a d'ailleurs un homme, qui s'appelle Frank BUHLER, qui se présente comme délégué départemental du parti Debout la France dans le département du Tarn-et-Garonne qui a posté une vidéo sur son compte Facebook dans laquelle il appelle à la mobilisation générale du peuple français, je le cite, le 17 novembre prochain pour protester contre cette hausse des tarifs de l'essence. Cette vidéo, elle a déjà été vue plus de 3,3 millions de fois, on en écoute un extrait.

FRANK BUHLER, DELEGUE DEPARTEMENTAL DU PARTI DEBOUT LA FRANCE, TARN-ET-GARONNE
Je dis bien, le 17 novembre prochain, nous soyons tous à bloquer tous les axes de circulation principaux du pays pour protester contre la hausse du prix de l'essence, pour y mettre fin et pour exiger du gouvernement une baisse des tarifs de l'essence.

RENAUD DELY
Redoutez-vous, Marc FESNEAU, un blocage des routes de France dans un peu moins de trois semaines ?

MARC FESNEAU
Non, je ne crois pas mais j'entends aussi ce que peuvent être les inquiétudes d'un certain nombre d'automobilistes, en particulier dans les territoires ruraux, qui sont fondamentalement dépendants de l'automobile sur la hausse des prix du carburant. D'abord, disons une chose : sur une base de 125%, ce sont les taxes d'augmentation, 175% ce sont les prix du pétrole.

MARC FAUVELLE
Ça, si je peux me permettre les automobilistes s'en fichent un peu ! Quand on fait le plein ..

Brouhaha

MARC FESNEAU
Ce n'est pas la première fois en vingt ans que nous avons un effet de yo-yo du pétrole, nous sommes dans un effet de montée, nous n'avons pas le pouvoir ici, d'ailleurs nulle part ailleurs, de jouer sur les cours du pétrole. Ce que je veux dire par là, c'est que l'essentiel de la hausse, c'est une hausse liée au cours du pétrole et aux tensions parfois et on a eu une grande période qui est une période, pour le coup, plus heureuse où le pétrole était plutôt à 40 dollars le baril.

RENAUD DELY
Mais ce qui est nouveau, c'est que le Premier ministre lui-même, Edouard PHILIPPE, à plusieurs reprises et encore ce matin dans un entretien au Midi Libre, il revendique, il assume cette hausse de taxes ...

MARC FESNEAU
Je vais au bout de ce que je viens de dire.

RENAUD DELY
...pour des raisons écologiques.

MARC FESNEAU
Ce que je veux dire effectivement, en revanche, la décision qui a été prise avec la majorité, c'est une décision d'abord de réalignement du diesel sur l'essence et par ailleurs, d'une augmentation des prix avec la volonté que nous sortions du pétrole et de la dépendance au carbone. Quelle est la difficulté pour un territoire rural ? La vérité, c'est que vous êtes très dépendant, quelle que soit la politique que prend le gouvernement en matière fiscale, très dépendant du pétrole. Vous avez une chaudière à fuel et vous avez une voiture et vous faites 30 ou 60 kilomètres tous les jours, il faut qu'on sorte de cette dépendance à la fois d'un point de vue du pouvoir d'achat à terme et, d'autre part, du point de vue de l'environnement, pour protéger l'environnement parce qu'on a besoin de décarboner notre économie. Donc il y a un effort qui est demandé ; en même temps, dans le budget, la première partie qui vient d'être votée par la majorité, il y a un certain nombre de mesures de compensation, le chèque énergie qui a été augmenté et les mesures de transition autour de véhicule électrique. Sans doute, il y aura d'autres mesures …

RENAUD DELY
Lesquelles ?

MARC FESNEAU
On verra sur la question de la transition, la question, ce n'est pas de remettre en cause …

brouhaha
MARC FAUVELLE
Il y aura d'autres mesures dans le budget qui est en cours d'examen ?

MARC FESNEAU
Il y a un certain nombre de mesures, le Président de la République va s'exprimer dans le courant du mois de novembre sur la question de la transition et au fur et à mesure …

MARC FAUVELLE
A quel moment ? On sait déjà, ça ?

MARC FESNEAU
Autour du 15 novembre probablement.

MARC FAUVELLE
Il va faire des annonces ?

MARC FESNEAU
Mais sur la transition globale, il y a une question de transition, comment dirais-je, du mix énergétique, quels sont les choix qu'on fait d'un point de vue stratégique et deuxièmement, il y a une question de comment on accompagne et on accélère la transition parce que oui, c'est un effort et on peut comprendre que les automobilistes …

MARC FAUVELLE
Pour revenir à la vidéo qu'on vient d'écouter, ce n'est jamais bon signe pour un gouvernement quand il y a un mouvement comme ça qui commence à se lancer hors radar, j'ai envie de dire, sur les réseaux sociaux, diffusion virale, 3 millions et demi quasiment de vues en quelques heures ?

MARC FESNEAU
Ce n'est pas hors de radar qu'il y ait, pour les automobilistes, une inquiétude et un sujet …

MARC FAUVELLE
Ça rappelle les Bonnets rouges ?

MARC FESNEAU
Bon, je ne crois pas du tout que ce soit ce sujet-là, en tout cas, ça vous rappelle peut-être ça. Je ne crois pas du tout que ce soit ce sujet-là. Simplement, il faut expliquer les mesures et ce qui a été fait dans le budget déjà est un premier pas et je rajoute qu'il y a des mesures supplémentaires qui ont déjà été votées dans le PLF par rapport à ce qui était le texte initial.

RENAUD DELY
Mais il faudra d'autres contreparties en matière de pouvoir d'achat sur la question du pouvoir d'achat pour les automobilistes ?

MARC FESNEAU
Ce n'est pas une question de contrepartie, on a une politique et une stratégie que le Premier ministre assume et que le Gouvernement assume et la majorité assume qui est une mesure de rétablissement et de rééquilibrage de la fiscalité sur le carbone …

MARC FAUVELLE
Mais on n'est tous égaux devant la transition énergétique, c'est plus facile quand on gagne sa vie de faire le plein, vous l'avez rappelé, vous venez d'un département rural, c'est difficile quand on n'a pas le choix, aujourd'hui quand on gagne 1 000 euros par mois de faire le plein !

MARC FESNEAU
Oui mais c'est difficile en tout état de cause quelles que soient les taxes ; c'est difficile quand le pétrole augmente dans un territoire rural parce que vous êtes très dépendant du pétrole et donc il faut qu'on accompagne et les mesures qui sont prises dans le budget sont des mesures d'accompagnement et on regardera et on verra. Et le gouvernement est à l'écoute, y compris de la majorité.

RENAUD DELY
Alors un autre sujet d'actualité, Marc FESNEAU, depuis ce matin, les salariés d'ASCOVAL, ce site, cette aciérie qui est située à Saint-Saulve dans le Nord bloquent toutes les entrées du site qui appartient à VALLOUREC pour mettre la pression sur cette entreprise, VALLOUREC, alors qu'il y a aujourd'hui, on le sait, une réunion assez cruciale à Bercy pour déterminer l'avenir de cette aciérie, il y a 280 emplois en jeu, l'Etat est actionnaire à hauteur de 17%. Que peut faire l'Etat pour sauver ces emplois ?

MARC FESNEAU
L'Etat doit faire ce qu'il fait dans ces cas-là, c'est-à-dire regarder avec VALLOUREC la structure de l'entreprise et voir dans quelle mesure elle peut participer aussi au travail avec ASCOVAL. Donc c'est ça qu'est en train de regarder l'Etat parce qu'on voit bien qu'il y a un repreneur, il y a une offre de reprise mais il y a aussi les relations entre cette entreprise et VALLOUREC et l'Etat, il est actionnaire …

RENAUD DELY
Comment lui tordre le bras ?

MARC FESNEAU
Ce n'est pas la question de tordre le bras. La question, c'est de voir s'il y a, comment dirais-je, un équilibre économique qui peut tenir. On ne tord pas le bras à une réalité économique; on fait en sorte que la réalité économique de VALLOUREC et de ceux qui travaillent avec VALLOUREC se tienne et c'est ça que va regarder e gouvernement.

RENAUD DELY
La réalité économique va s'imposer …

MARC FESNEAU
Non, ce n'est pas qu'elle s'impose. Vous dites "on va tordre le bras" ; est-ce que la structure financière de l'entreprise fonctionne ? Est-ce qu'il y a des choses qu'il faut améliorer ? C'est plutôt ça la question.

RENAUD DELY
Il y a une solution, une hypothèse que défendait notre invité ici même à votre place hier, le député du Nord de la France Insoumise, Ugo BERNALICIS; On l'écoute.

UGO BERNALICIS, DEPUTE DU NORD, LFI
Clairement l'Etat peut tout, il peut nationaliser, donc on peut aller jusqu'à ce cas de figure-là. Alors on l'a déjà vu sur les chantiers navals de STX, ça s'est fait. Alors en bons libéraux, ils finissent par retrouver une solution capitalistique traditionnelle et classique mais au moins, ça permet de se donner du temps et de voir ce qu'on veut faire.

MARC FAUVELLE
Pourquoi pas ?

MARC FESNEAU
Non mais ce que je veux dire, c'est quand même un peu toujours ce qu'on entend dans ce genre d'exercice : il n'y a qu'à nationaliser, puis ça permet de se donner du temps. La question, ce n'est pas de nationaliser, de faire semblant d'avoir trouvé une solution et pas avoir une solution de moyen et long terme parce qu'on a vu aussi des opérations comme ça. STX était un autre sujet puisque STX était une question stratégique de chantiers navals …

MARC FAUVELLE
C'était pour éviter qu'une entreprise étrangère prenne le pouvoir.

MARC FESNEAU
...qu'une entreprise extérieure vienne et prenne pouvoir sur un chantier stratégique. Là, on n'est pas sur une affaire stratégique, on est sur une affaire. Vous avez cité le nombre d'emplois qui sont menacés et donc c'est la question, ce n'est pas de dire "je nationalise pour faire croire que j'ai trouvé une solution" ; c'est de trouver un équilibre financier, de voir les moyens de l'Etat, les moyens de VALLOUREC et comment tout ça avec le repreneur peut se faire.

MARC FAUVELLE
Marc FESNEAU, vous restez avec nous on marque une petite pause il est 8h40.

Flash d'informations

MARC FAUVELLE
France Info toujours avec Marc FESNEAU le ministre chargé des Relations avec le Parlement. Le Conseil d'Etat, Marc FESNEAU, a annulé hier le décret qui était censé fermer la centrale nucléaire de Fessenheim en Alsace, est-ce que vous avez la certitude que cette centrale va bien fermer d'ici la fin du quinquennat ?

MARC FESNEAU
Oui d'ailleurs François de RUGY l'a rappelé, le Conseil d'Etat a cassé cette décision, pourquoi ? Parce que la procédure n'a pas été respectée et c'est une nouvelle fois, comment dirais-je, madame ROYAL parce que c'est une décision qui avait été prise sur la forme et nous avions prolongé puisque c'était la volonté de fermer Fessenheim, madame Royal est assez prompte à donner des leçons sauf qu'elle a laissé un certain nombre de dossiers avec ce type de problème, soit des engagements financiers qui n'étaient pas tenables, je pense à ce qui avait été la transition énergétique où il y a beaucoup de territoires - moi, j'ai été élu maire et président de communauté de communes, on s'est retrouv avec des dossiers que madame Royal avait signés sans aucun moyen financier, il a fallu que le gouvernement trouve des moyens.

MARC FAUVELLE
Là, c'est un décret qu'elle a signé quelques jours avant de quitter le ministère de l'Ecologie.

MARC FESNEAU
Quelques jours avant pour dire "j'ai fermé Fessenheim", c'est comme quoi en politique, il faut, au lieu de parler et de faire des effets d'annonce, il faut au moins que les dossiers soient bordés et, en l'occurrence, les dossiers ne sont pas bordés, il y aura un nouveau décret.

RENAUD DELY
Vous l'accusez d'avoir fait preuve d'amateurisme, madame ROYAL ?

MARC FESNEAU
Ecoutez, ce n'est pas moi qui l'accuse, c'est le Conseil d'Etat parce qu'en fait, elle a pris une décision de fermeture sans avoir concerté EDF. Donc ce n'est pas moi qui dis que c'était de l'amateurisme mais, enfin, quand on est à quelques jours de quitter le gouvernement et qu'on signe une décision et qu'on ne respecte pas une procédure et quand on est ministre, en tout cas c'est une question de oui, de façon de faire.

MARC FAUVELLE
Donc ça ne change rien, Fessenheim sera fermé, vous en reprenez l'engagement avant 2022

MARC FESNEAU
Bien sûr. D'ailleurs, François de RUGY l'a redit hier, on va reprendre un décret, on va reprendre la procédure comme elle aurait dû être faite et donc je vous dis, madame ROYAL a été très prompte ces jours-ci à donner des leçons et on perd du temps en même temps.

MARC FAUVELLE
Vous faites référence à ce qu'elle a dit sur le pouvoir d'achat …

MARC FESNEAU
Sur le pouvoir d'achat, sur la transition énergétique …

MARC FAUVELLE
Elle a dit que le carburant, c'était du matraquage fiscal. Elle a dit quelque chose qui n'était pas entièrement faux, si je peux me permettre, Marc FESNEAU, elle a dit que dans sa loi, vous me direz si je peux me permettre ou pas, dans sa loi, il était prévu qu'on augmente les taxes effectivement - pardon d'en revenir à ce sujet sur le gasoil -, mais qu'on les diminue dans le même temps sur l'essence. Aujourd'hui, on augmente les taxes sur les deux leviers.

MARC FESNEAU
Parce que c'était ce qu'elle disait à l'époque, c'était l'idée qu'il fallait rétablir entre le diesel et l'essence mais la question du réchauffement climatique ce n'est pas diesel / essence. La question du réchauffement climatique, c'est le pétrole, c'est la consommation de carbone, c'est le rejet de gaz à effet de serre dans l'atmosphère ; c'est ça qui est le sujet et donc elle avait peut-être cette stratégie-là mais que vous voyez ...il suffit de regarder …

MARC FAUVELLE
Pourquoi vous ne taxez pas l'achat des voitures ? Si l'ennemi, c'est la voiture, c'est le transport, autant empêcher les gens ?

MARC FESNEAU
Vous voyez bien qu'il faut quand même inciter plutôt à qu'on utilise moins de carburant plutôt que de taxer les voitures, ce n'est pas le sujet et, en plus, il y a des transitions qui sont possibles avec l'électricité, pourquoi pas. Il suffit de voir le climat que nous avons eu cet été et j'entendais vos titres sur les affaires de sécheresse, enfin, je veux dire, il faut quand même qu'on s'interroge sur le dérèglement climatique. Il est temps de prendre des mesures et j'entends et nous entendons volontiers que ça peut être difficile ; c'est pour ça que les mesures d'accompagnement sont renforcées, voilà.

RENAUD DELY
On a appris hier à l'occasion de la révélation des chiffres trimestriels du chômage que le chômage repartait à la hausse en France, plus 0,5% au troisième trimestre selon ces chiffres, soit 16300 chômeurs de plus. Là, ce n'est pas de la faute à l'amateurisme de l'équipe précédente, est-ce qu'il n'y a pas un problème de cap de la politique du Gouvernement ?

MARC FESNEAU
Vous m'interrogez sur Fessenheim, donc je répondais, je ne rejette pas la faute et chacun ses responsabilités.

RENAUD DELY
Le chômage repart à la hausse 18 mois après l'élection d'Emmanuel MACRON ?

MARC FESNEAU
Oui, en tendance longue, on est quand même sur une baisse du chômage mais ce n'est pas satisfaisant effectivement, il y a eu un petit trou d'air de croissance, tout le monde l'a dit, nous l'avons dit, le Gouvernement l'assume mais c'est une réalité …

MARC FAUVELLE
Trou d'air qui est dû en partie aux mesures que vous ... et notamment à la baisse de la consommation dans la foulée de la hausse de la CSG ? C'est votre bilan ?

MARC FESNEAU
C'est aussi une conjoncture internationale, on va regarder, il y a aussi un bilan. On avait beaucoup critiqué les ordonnances Travail en disant " vous voyez, ça va dérégler, déréguler le marché du travail", en un an donc c'est l'effet de la mesure aussi, c'est 10% en plus de CDI, c'est donc 10% de gens qui sont dans une situation de moins grande précarité.

RENAUD DELY
De plus en plus de CDI, plus en plus d'embauches et plus de chômeurs.

MARC FESNEAU
Mais oui mais il faut que, c'est une tendance longue, pourquoi ? Parce qu'on a aussi un certain nombre d'entreprises qui cherchent les salariés, c'est plusieurs centaines de milliers d'emplois qui sont non pourvus et donc c'est aussi l'objet de la loi qu'a portée Muriel PENICAUD de la formation professionnelle et d'apprentissage pour qu'on fasse mieux rencontrer ce qui est la demande des entreprises et ce qui est l'offre et ce que sont les attentes des salariés. Personne ne peut se satisfaire de plusieurs millions de chômeurs et d'une tendance de long terme du chômage mais, en tout cas, je pense que des mesures qui ont été prises dans leur durée vont porter leurs fruits.

RENAUD DELY
Vous citiez, à l'instant, Muriel PENICAUD, elle était notre invitée il y a quelques jours, la ministre du Travail rappelait l'objectif du gouvernement d'ici la fin du quinquennat en matière de lutte contre le chômage, on l'écoute.

MURIEL PENICAUD, MINISTRE DU TRAVAIL
Notre ambition, on ne peut pas le prédire parce qu'on ne prédit pas l'économie internationale mais notre ambition, c'est d'arriver à 7%, il y a des départements français qui y arrivent déjà, par exemple, la Mayenne, on est autour de 5%, donc ce n'est pas une fatalité.

RENAUD DELY
7%, on est aujourd'hui à plus de 9, 9,1, 9,2%. Il reste moins de quatre ans pour atteindre cet objectif.

MARC FESNEAU
C'est l'objectif que nous nous sommes fixé et je pense que les mesures qui sont prises iront dans ce sens-là, mieux mettre en adéquation l'offre et la demande et former. Il n'y a que 10% des demandeurs d'emploi qui sont en formation ; on voit bien qu'il y a besoin de les accompagner pour leur permettre de sortir.

MARC FAUVELLE
Ça veut dire que trouver un job, c'est pas si facile que de traverser la rue pour reprendre l'expression d'Emmanuel MACRON ! Pardon, le chômage augmente !

MARC FESNEAU
Non mais je vois très bien …

MARC FAUVELLE
Oui, on en vient aux grosses ficelles, je suis désolé mais ce n'est pas si facile que ça.

MARC FESNEAU
Les grosses ficelles, c'est vous qui le dites. Est-ce que vous m'entendez dire "facile, y a qu'à, faut qu'on" ? On est encore, en tout cas, au travail, on est à l'oeuvre …

MARC FAUVELLE
On ne peut pas dire à un chômeur "traversez la rue, vous allez trouver un job".

MARC FESNEAU
Non mais il y a des cas ...Qu'est ce qu'a voulu dire le Président MACRON ? Alors après tout le monde peut, comment dirais-je, parler sur les mots, c'est qu'il y avait quand même en France une situation de plusieurs centaines de milliers d'emplois qui n'étaient pas pourvus et donc la question c'est de mieux faire rencontrer ces demandes d'emploi et ces offres d'emploi.

RENAUD DELY
Ce n'est pas facile, vous le dites, Marc FESNEAU mais on a quand même entendu un discours qui consistait, qui illustrait justement cette fameuse politique de l'offre qui consistait à dire : si on pérennise, si on accentue les allègements de charges pour le patronat, il y aura davantage d'embauches et le chômage reculera. Est-ce que vous avez pas été un peu naïf à l'endroit des chefs d'entreprise ?

MARC FESNEAU
On a toujours dit aussi, et vous en souviendrez certainement, qu'on était sur un temps long, on est sur un quinquennat, il faut quand même qu'on apprenne dans la vie politique …

RENAUD DELY
Oui mais c'est la tendance qui est mauvaise, la tendance repart à la hausse ?

MARC FESNEAU
Non, ce n'est pas la tendance parce que là, c'est conjoncturel. La tendance lourde, c'est une tendance à la baisse …

RENAUD DELY
C'est un accident ? Vous dites, c'est conjoncturel …

MARC FESNEAU
Je ne dis pas que c'est un accident parce que vous savez, moi, je ne suis pas ni Madame Irma ni ...ce n'est pas comme ça que ça se passe mais en tout cas, vous voyez bien que la tendance lourde 2017 / 2018, c'est une tendance à la baisse, simplement là …

RENAUD DELY
Moins 1% sur …

MARC FESNEAU
Oui mais ça baisse. Vous me parlez d'une tendance. La tendance, elle est à la baisse et là sur le trimestre, effectivement, il y a une hausse.

RENAUD DELY
Il ne faut pas exiger davantage de contreparties de la part du patronat.

MARC FESNEAU
Mais ce n'est pas ... on avait déjà entendu ça sous le quinquennat de François HOLLANDE en disant " on exige des contreparties" et la question, c'est que les carnets de commandes des entreprises soient remplis, que leur compétitivité soit assumée et qu'ils puissent travailler avec les salariés à mieux mettre en adéquation …

MARC FAUVELLE
La baisse des charges des entreprises, pour cette année, c'est trois fois celles qui sont offertes aux ménages.

MARC FESNEAU
Non parce que là vous êtes sur l'effet cumulatif CICE et transfert …

MARC FAUVELLE
Oui …

MARC FESNEAU
Oui mais …

MARC FAUVELLE
Les chiffres pour cette année, c'est 6 milliards d'un côté, 18 de l'autre …

MARC FESNEAU
C'est un effet de trésorerie …

MARC FAUVELLE
Mais effets de trésorerie ou pas, il y a trois fois plus d'argent sur la table pour les entreprises que pour les ménages !

MARC FESNEAU
Moi, je pense que c'est pas comme ça qu'il faut analyser les choses : quand vous donnez aux entreprises la capacité à réinvestir, à faire de l'innovation, à aller conquérir de nouveaux marchés, ce n'est pas pour les entreprises en tant que telles, c'est aussi la capacité de recruter des gens et donc c'est derrière aussi pour les ménages.

MARC FAUVELLE
On a entendu ça, Marc FESNEAU, sur tout le quinquennat précédent : vous allez voir les effets ils arrivent !

MARC FESNEAU
Eh bien, on verra. Moi, je pense que les mesures que nous prenons qui sont des mesures de différents niveaux - il y a des mesures de charges, il y a des mesures structurelles sur la formation professionnelle, il y a des mesures sur le droit du travail -, et ça doit produire ses effets.

RENAUD DELY
Quand ?

MARC FESNEAU
Dans la durée, ça fait 18 mois qu'on est en situation de gouverner et je pense que c'est dans la durée longue. Muriel PENICAUD, à juste titre, a rappelé quels étaient les objectifs de ce quinquennat et moi, je ne doute pas que nous arrivons.

RENAUD DELY
Est-ce que vous pensez en convaincre aussi tous les députés de la majorité ? On voit aujourd'hui poindre de premiers frondeurs au sein de la majorité qui justement sur le plan, sur la question sociale, réclameraient plutôt une inflexion.

MARC FESNEAU
Non, enfin d'abord je crois pas que le mot "frondeur", ça soit très approprié, il y a des débats au sein d'une majorité. Alors, on peut pas à la fois dire, quand ils ne parlent pas et qu'ils ne disent rien, "ce sont des godillots" et, quand ils disent des choses, "ce sont des frondeurs".

MARC FAUVELLE
Là, ils sont un peu moins godillots et un peu plus frondeurs en ce moment ?

MARC FESNEAU
Oui mais si on voyait le monde un peu différemment que de cette façon un peu binaire en noir et blanc.

MARC FAUVELLE
Par exemple sur une question qui a été déposée par une vingtaine de députés de la majorité, c'était l'idée de mettre en place une CSG modulable pour les retraités, atténuer la hausse pour ceux qui gagnent moins de 1 600 euros et la rendre plus importante pour ceux qui gagnent plus de 3 000 euros ? L'amendement a finalement été rejeté, je crois, hier soir. Ce n'était pas une bonne idée, ça ?

MARC FESNEAU
Ecoutez, moi je suis très à l'aise pour en parler puisque l'an dernier, comme j'étais président du groupe MoDem, nous avions alerté sur les affaires de seuil. Alors, les affaires de seuil sont toujours des affaires compliquées parce que vous êtes au-dessus, en dessous et il y a des effets de bascule. Moi, j'entends très bien ce qu'ont pu dire les députés de la République en Marche qui ont porté ces amendements, simplement on a une stratégie, il y a les premières mesures si je peux dire de compensation avec la suppression de la taxe d'habitation pour son premier tiers, c'est bien qu'ils aient pu l'exprimé, mais la majorité, elle est dans la ligne qui a été définie par le gouvernement depuis 18 mois et en partie …

MARC FAUVELLE
A quoi, ils servent les députés ?

MARC FESNEAU
Ils servent, par exemple, sur le travail saisonnier, il y avait une inquiétude pour les agriculteurs, il y a eu un travail de coécriture, de collaboration avec le Gouvernement, on a trouvé une solution qui est à la fois la réponse à ce que les députés percevaient sur le terrain et le besoin des agriculteurs.

MARC FAUVELLE
Marc FESNEAU, on poursuit cet entretien dans une minute.

Flash d'informations

RENAUD DELY
Marc FESNEAU, le 11 octobre dernier le député La France insoumise de la Somme, François RUFFIN, a poussé un coup de gueule dans l'hémicycle pour dénoncer le comportement des députés « marcheurs » qui avaient rejeté une proposition de loi sur l'accompagnement d'enfants handicapés en milieu scolaire sans même que cette proposition de loi ait été débattue, ils avaient des arguments techniques et juridiques, mais voici ce que François RUFFIN en a dit dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, on l'écoute.

FRANÇOIS RUFFIN
J'espère que le pays ne vous pardonnera pas, nous vous demandons un scrutin public, les noms des votants seront publics, je les publierai sur ma page Facebook et je ne serai pas le seul, ils circuleront à travers la France, et ce vote, ce vote, j'en suis convaincu, ce vote vous collera à la peau comme une infamie.

RENAUD DELY
Certains de ces députés disent qu'ils ont été ensuite accablés d'insultes, d'injures, cette pratique qu'on appelle le « name and shame », en fait, « nommer pour dénoncer », elle inquiète le ministre des Relations avec le Parlement que vous êtes ?

MARC FESNEAU
Oui, parce que je pense que ce n'est pas une bonne pratique démocratique. On a le droit, en conscience, d'avoir une opinion et de voter, les votes sont publics, donc chacun pour retrouver les votes, mais c'est un appel à la délation que fait en l'occurrence monsieur RUFFIN en faisant ça, en disant « je vais publier les noms et vous verrez ce que vous verrez ».

MARC FAUVELLE
Vous avez eu des menaces, vous ?

MARC FESNEAU
Oui, ça m'est arrivé sur le glyphosate.

MARC FAUVELLE
C'est-à-dire, on vous a dit quoi ?

MARC FESNEAU
« On ne vous souhaite pas le meilleur », on va dire ça comme ça.

MARC FAUVELLE
Ce sont des gens qui vous écrivent, qui viennent…

MARC FESNEAU
Moi j'ai reçu, sur le glyphosate, 12 ou 15.000 mails…

MARC FAUVELLE
15.000 mails ?

MARC FESNEAU
15.000 mails, oui, je vous parle bien de ça, ce qui relève un peu d'un harcèlement, comment dirais-je, Internet, d'un harcèlement de mails…

RENAUD DELY
Il y avait quoi dans ces mails ?

MARC FESNEAU
Et on vous souhaite d'avoir un cancer, le plus rapidement possible, à vous et votre famille, donc il y a quelque chose de…

RENAUD DELY
Parce que vous aviez refusé de voter l'inscription de l'interdiction du glyphosate dans la loi.

MARC FESNEAU
Oui, parce qu'on avait décidé… enfin il faut se rappeler sur le glyphosate, en plus il y avait quand même une grande part d'injustice, on partait à l'Europe d'une homologation pour 15 ans, on est arrivé à 5, et on dit on va à 3, mais on ne le met pas dans la loi pour accompagner les agriculteurs. Et donc cette façon qu'on a, désormais, ce n'est pas le « name and shame », parce que voter, penser quelque chose, ce n'est pas un crime, vous voyez ce que je veux dire, et il y a quelque chose de très gênant dans ces attitudes-là, parce qu'au bout ça veut dire que les parlementaires ils ne vont plus voter librement, parce que la crainte du déferlement de mails, d'insultes, d'injures, que produisent après ce genre d'appel, c'est un appel à l'injure…

RENAUD DELY
François RUFFIN il dit juste qu'il veut mettre les parlementaires devant leurs responsabilités, il dit que c'est de la transparence.

MARC FESNEAU
Non mais… je n'ai aucun problème, je n'ai aucun problème, et d'ailleurs pour tout vous dire, sur ce vote-là je suis venu, compte tenu de l'attitude de monsieur RUFFIN, parce que, j'étais à l'époque patron de groupe, quand vous êtes patron de groupe votre responsabilité c'est d'être présent en milieu de vos troupes, il y avait des arguments juridiques, il y avait des arguments techniques pour refuser, et d'un point de vue politique il y a des choses qui sont à l'oeuvre, pour le sujet, qui était considérées, mais je trouve que cette façon, comment dirais-je, de mettre la pression sur le vote, au fond, non mais c'est une façon… que les citoyens s'expriment, que les citoyens disent moi je voudrais que vous votiez telle ou telle chose, mais qu'on dise après vous avez voté, maintenant vous serez en place publique…

MARC FAUVELLE
Vous avez fait la même chose, Marc FESNEAU, quasiment, sur l'affaire des maires qui augmentent la taxe d'habitation…

MARC FESNEAU
Ah non, oui, Marc FESNEAU…

MARC FAUVELLE
Non, pas vous, vous la majorité, pardon…

MARC FESNEAU
Non, ce n'est pas la majorité, c'est une initiative…

MARC FAUVELLE
Bercy a publié la liste… attendez, je termine juste, je n'ai pas posé ma question…

MARC FESNEAU
Je vois très bien votre question.

MARC FAUVELLE
Oui, mais peut-être pas les auditeurs, donc je vais la préciser si vous voulez bien. Bercy a publié la liste de tous les maires qui avaient augmenté la taxe d'habitation en disant « si vous voulez vous plaindre, c'est eux qu'il faut aller voir. » C'est difficile de dire on ne veut pas de « name and shame » à l'Assemblée, et nous on le fait avec les maires. »

MARC FESNEAU
Alors on va reprendre, si vous permettez…

MARC FAUVELLE
Je vous en prie, bien sûr.

MARC FESNEAU
Dans l'ordre, Bercy n'a pas publié les noms en disant « regardez le nom du maire et voilà… », Bercy a publié…

MARC FAUVELLE
Bercy a publié la liste et la République en marche a fait des tweets avec le hashtag balance ton maire.

MARC FESNEAU
Bercy - mais je dirai tout à fait ce que j'en pense après - Bercy a publié, comme chaque année, les chiffres d'augmentation de la taxe d'habitation, ce sont des chiffres qui sont publics. L'an dernier l'Association des maires avait publié la dotation globale de fonctionnement en disant « voyez, vous dites que l'enveloppe est stabilisée, mais c'est différent d'une commune à l'autre », ça c'est la transparence des données…

MARC FAUVELLE
Et la République en marche a transformé ça en compte balance ton maire.

MARC FESNEAU
Je ne crois pas que ce soit la République en Marche…

MARC FAUVELLE
Des comptes liés à la République en marche, oui.

MARC FESNEAU
Il y a des gens, sans doute liés en tout cas à cette fibre-là, qui se sont, comment dirais-je, amusés n'est pas le mot, qui ont fait du « name and shame », et moi je suis contre aussi. Cette délation des maires, le balance ton maire, le balance ton député, le balance ton ministre, c'est, je trouve, criminel pour la démocratie, je le dis très simplement, parce que ça veut dire qu'on est dans une République où on ne peut plus prendre de décision sans être, au fond, menacé de la décision qu'on prend. On peut être en désaccord et avoir des controverses, mais menacer des gens pour les décisions qu'ils prennent, un maire, ou un député, ou un ministre, c'est la paralysie de la démocratie qu'on organise !

RENAUD DELY
Marc FESNEAU, vous êtes chasseur je crois.

MARC FESNEAU
Oui, je vous le confirme.

RENAUD DELY
Vous chassez régulièrement ?

MARC FESNEAU
Oui, quand j'ai le temps, j'en ai de moins en moins, mais ça m'arrive oui.

RENAUD DELY
Est-ce que vous pensez être dangereux lorsque vous chassez ?

MARC FESNEAU
Non, parce que c'est ma première préoccupation pour tout vous dire. Je vois bien que vous faites allusion aussi aux accidents de chasse qui ont eu lieu…

RENAUD DELY
Le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de RUGY, réclame des engagements de la part des chasseurs pour renforcer la sécurité.

MARC FESNEAU
Il a raison, et je crois d'ailleurs que les chasseurs, dans leurs organisations nationales, vont faire des propositions, avaient en tête de faire des propositions. Un accident mortel c'est un accident de trop, ou pas mortel d'ailleurs, c'est un drame évidemment pour la victime, mais c'est un drame aussi souvent pour le chasseur lui-même, parce que… mais ça, à chaque fois, ou dans la plupart des cas, c'est une question d'absence de vigilance ou de, comment dirais-je, de non reconnaissance de ce sur quoi on tire, donc c'est des choses simples, et moi je trouve que si on veut pouvoir partager les espaces…

RENAUD DELY
C'est quoi ces engagements que doivent prendre les chasseurs ?

MARC FESNEAU
C'est autour des mesures d'identification, d'indiquer… d'identification des chasseurs, d'identification des lieux où on chasse, et de faire passer toujours la même consigne, qui est une consigne de sécurité absolue. On ne tire pas sur quelque chose quand on n'a pas identifié. Tous les accidents dont on vient de parler, cette semaine, c'est quand même des gens qui sont dans une imprudence totale.

MARC FAUVELLE
Y compris des surfeurs qui se sont fait tirer dessus. Pourquoi il n'y a pas un jour sans chasse, pourquoi le dimanche on ne peut pas se promener en forêt partout, sans entendre de coups de feu, c'est inimaginable ?

MARC FESNEAU
Alors, la chasse en France, il y a 1 million de chasseurs…

MARC FAUVELLE
Et il y a 15 millions de personnes qui se promènent le week-end en forêt.

MARC FESNEAU
Oui, oui, vous ne me trouverez pas à opposer les uns aux autres. Il faut qu'on trouve un partage de l'espace qui soit raisonnable…

MARC FAUVELLE
Une journée sans chasse, est-ce que c'est envisageable ?

MARC FESNEAU
Oui, alors je vais au bout. Là aussi la chasse est une chasse populaire, il y a beaucoup de gens pour qui le dimanche c'est la seule journée de congé…

MARC FAUVELLE
Côté chasseurs et côté promeneurs, c'est souvent la seule journée.

MARC FESNEAU
Il y a des gens qui peuvent se permettre de chasser du lundi au vendredi, voyez ce que je veux dire, et puis il y a des gens qui travaillent la semaine…

MARC FAUVELLE
Donc il reste le samedi où on peut chasser, et le dimanche on pourrait…

MARC FESNEAU
Mais il faut qu'on organise le partage des espaces, je pense que ce n'est pas en disant on exclut les uns des autres, il y a beaucoup de pays où on chasse sans que…

RENAUD DELY
Pour vous ce sont des écologistes les chasseurs ?

MARC FESNEAU
Ils participent en tout cas, moi je pense qu'ils ont un rôle, comment dirais-je, en termes de préservation des espèces, d'ailleurs le combat sur par exemple les herbicides ou les insecticides, il a été menée par les chasseurs avec les écologistes. Le combat sur la préservation de la biodiversité, au fond, c'est un combat de nature similaire, alors ça peut paraître un peu bizarre de le dire comme ça, mais les grands aménagements, la protection des marais, qui ont été faits il y a des années, ils ont été faits souvent avec les chasseurs, donc ce n'est pas la peine de les opposer. Après, ce n'est pas la même approche les uns et les autres, mais je pense que souvent ils peuvent se retrouver et se reconnaître.

MARC FAUVELLE
Merci Marc FESNEAU.

MARC FESNEAU
Merci à vous.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 29 octobre 2018

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