Interview de Mme Elisabeth Borne, ministre des transports, à Sud Radio le 30 octobre 2018, sur la fiscalité des carburants, les primes à la conversion pour des voitures plus propres et le financement de la rénovation des infrastructures routières. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de Mme Elisabeth Borne, ministre des transports, à Sud Radio le 30 octobre 2018, sur la fiscalité des carburants, les primes à la conversion pour des voitures plus propres et le financement de la rénovation des infrastructures routières.

Personnalité, fonction : BORNE Elisabeth, ROGER Patrick.

FRANCE. Ministre des transports;

ti : PATRICK ROGER
Bonjour Elisabeth BORNE.

ELISABETH BORNE
Oui, bonjour.

PATRICK ROGER
Des centaines d'automobilistes piégés hier soir par les chutes de neige sur les routes de la Haute-Loire notamment, chaque année on revit les mêmes épisodes, est-ce la fatalité, l'imprudence ou le manque de d'anticipation peut-être des services de l'équipement ?

ELISABETH BORNE
Alors écoutez, on a un phénomène de neige qui est quand même exceptionnel à cette période de l'année, des consignes, des restrictions de circulation avaient été annoncées dès hier midi, tout le monde ne les a pas respecté et effectivement on a un certain nombre de voitures qui se sont retrouvées bloquées, de poids lourds aussi qui se sont retrouvés bloqués qui n'avaient pas forcément à être là, donc aujourd'hui ça complique évidemment le déneigement. En tout cas moi, je voudrais exprimer toute ma solidarité pour ceux qui sont restés bloqués cette nuit, saluer le travail des forces de sécurité, des forces de secours, des élus qui se sont mobilisés pour les accueillir, chaque automobiliste s'est vu proposer un hébergement d'urgence effectivement. Donc aujourd'hui le phénomène continue encore dans 17 départements et moi j'invite vraiment chacun à regarder les consignes et à suivre ces consignes, à éviter de se déplacer s'il le peut.

PATRICK ROGER
Oui, est-ce que vous allez essayer d'anticiper pour cet hiver, parce que chaque hiver quasiment depuis 3, 4 ans, c'est la même chose avec des phénomènes assez terribles notamment en Ile-de-France, on a toujours l'impression qu'il y a un problème dans la chaîne de commandement qui semble un petit peu trop compliquée pour intervenir sur le terrain ?

ELISABETH BORNE
Alors je peux vous assurer que quand on a des phénomènes de ce type-là, on prépositionne des engins de déneigement, on passe des consignes sur le fait d'éviter de prendre son véhicule, on n'est pas toujours entendu. Il faut effectivement être conscient qu'une fois qu'on a des véhicules sur la route, on ne peut plus déneiger, donc vraiment moi mon premier message, c'est écoutez les consignes, regardez en fonction du département où vous voulez circuler, ce que sont les consignes qui sont passées par les préfectures et respectez ces consignes.

PATRICK ROGER
Elisabeth BORNE, l'autre sujet du moment, c'est la grogne contre les hausses des carburants, des taxes, là ça concerne les automobilistes mais aussi les routiers et tous les professionnels d'ailleurs de la route. Quelles explications d'abord pouvez-vous donner aux automobilistes qui voient leur plein flamber et puis de nouvelles augmentations qui sont encore prévues ?

ELISABETH BORNE
Alors évidemment moi je suis bien consciente que les hausse des carburants pèsent sur le quotidien de beaucoup de Français, en particulier ceux qui doivent prendre leur voiture pour se rendre au travail chaque jour.

PATRICK ROGER
Et ça concerne des millions de personnes.

ELISABETH BORNE
Ca concerne des millions de personnes. Je voudrais peut-être souligner que 75 % des augmentations sur l'essence par exemple sont liées à l'évolution des cours du pétrole. Pour autant c'est vrai que le gouvernement assume une fiscalité écologique et on parle d'urgence climatique, oui, il y a une fiscalité écologique, ça ne veut pas dire plus de taxes, je voudrais insister, ça ne veut pas dire plus de taxes, ça veut dire qu'on baisse les taxes sur, par exemple, la taxe d'habitation qui est un impôt injuste, ça veut dire aussi moins de charges sur le travail et une fiscalité effectivement sur les carburants, sur ce qui pollue. Et au global et je tiens vraiment à le souligner, c'est 2 milliards d'euros de fiscalité de moins pour les Français en 2018 et ce sera 6 milliards de moins l'an prochain, donc ce n'est pas en plus.

PATRICK ROGER
Oui, ça c'est au total bien sûr.

ELISABETH BORNE
Attendez, mais je pense qu'il faut aussi qu'on parle de ce qui baisse, la taxe d'habitation, les Français sont en train de la payer, c'est un tiers de baisse pour 80 % des Français. Ce mois-ci vont recevoir leur bulletin de salaire, on a supprimé à partir du mois d'octobre les charges sociales, les cotisations maladie et les cotisations chômage, donc ça se voit sur le bulletin de salaire. Parlons de ce qui augmente, mais parlons aussi de ce qui baisse.

PATRICK ROGER
Non mais, ça c'est vrai.

ELISABETH BORNE
Et donc du coup effectivement les cours du pétrole ont augmenté, la fiscalité a augmenté pour les particuliers, on pourra revenir sur les routiers. Evidemment il faut accompagner les Français et c'est ce qu'on fait notamment avec la prime à la conversion, vous savez qu'on aide les Français qui veulent changer de voiture, avoir un véhicule qui pollue moins et qui consomme moins et quand vous passez à un véhicule plus récent, vous pouvez économiser 300 euros par an.

PATRICK ROGER
Arrêtons-nous sur ce point un instant, Elisabeth BORNE, parce que les mesures changent en permanence et ne sont pas toujours compréhensibles pour les automobilistes. Un exemple, on tire sur le diesel, on tire actuellement sur le diesel, mais on continue de donner du bonus en fonction du CO2 et les diesels émettent moins de CO2, du coup on encourage et on favorise cet achat. Qu'est ce qui est compréhensible… non mais à la fois les constructeurs et les automobilistes sont un peu perdus pour ça.

ELISABETH BORNE
Les messages sont clairs…

PATRICK ROGER
Non, ils ne sont pas clairs là.

ELISABETH BORNE
Alors je les redis, effectivement on encourage à acheter des voitures qui consomment moins, qui polluent moins. Vous savez la pollution, c'est près de 50.000 décès prématurés tous les ans, donc c'est des sujets graves.

PATRICK ROGER
Mais ça c'est la pollution globale, le chauffage urbain aussi ça y contribue et le reste.

ELISABETH BORNE
Et la pollution aux particules et c'est bien ce qui pose question, quand on parle du diesel. Donc on envisage…

PATRICK ROGER
Ça c'est en ville, la pollution aux particules, parce que vous savez que les voitures diesel polluent moins sur les grands trajets que les voitures essence.

ELISABETH BORNE
En tout cas pour tous ceux qui habitent ou qui travaillent dans les villes, ce phénomène de pollution est vraiment un sujet très sérieux. Donc on encourage à acheter des voitures qui polluent moins et qui consomment moins et je le redis quand vous utilisez la prime à la conversion, 2.000 euros pour les ménages non imposables, 70 % des ménages qui ont bénéficié ; les 250.000 ménages qui ont bénéficié de cette prime cette année sont non imposables, donc vraiment cette prime, elle joue bien son rôle de permettre de passer à un véhicule qui consomme moins, jusqu'à 300 euros de moins quand on a un véhicule plus récent.

PATRICK ROGER
Venons-en aux routiers, on reviendra peut-être sur les automobilistes dans un instant, mais sur les routiers parce qu'il y a des discussions qui ont été entamées également avec eux. Alors il y a les carburants, mais aussi une éventuelle vignette pour payer l'entretien des routes, les infrastructures.

ELISABETH BORNE
Alors je voudrais vraiment insister sur le fait qu'il ne faut pas faire des amalgames, les routiers et du reste de leurs organisations professionnelles souhaitent bien qu'on ne mélange pas tous les sujets. Ils n'ont pas de hausse de TICPE, il n'y a pas eu un euro TICPE de plus en 2018.

PATRICK ROGER
TOCPE, c'est ce qu'on appelait un peu la taxe flottante.

ELISABETH BORNE
Taxe sur les carburants, ils ont des remboursements de TICPE jusqu'à 700 millions d'euros cette année, donc ils n'ont pas eu de hausse de la fiscalité sur les carburants. Ensuite on a des discussions qui leur sont propres et je le dis les routiers ne souhaitent pas qu'on mélange tous les sujets. Ils ne sont pas concernés par les hausses des taxes dont on parlait. Pourquoi on a ces discussions avec les transporteurs routiers, parce que on veut investir plus dans nos transports pour rénover nos infrastructures et c'est nos routes, c'est leur outil de travail qui a été très dégradé ces dernières années faute d'entretien. Donc on veut investir 40 % de plus, 70 % dans les 10 prochaines années de travaux supplémentaires, de gros travaux pour remettre nos routes, les chaussées, les ponts en état et effectivement ce n'est pas un sujet de 2019, où on a redéployé 300 millions d'euros de plus sur le budget, on a augmenté les crédits consacrés à l'entretien des routes mais, dans la durée pour qu'on puisse assurer à bon entretien de nos routes, on cherche une ressource supplémentaire et c'est de ça dont on discute avec eux, c'est un sujet spécifique.

PATRICK ROGER
Ce sera quoi alors, ça va se présenter comment, Elisabeth BORNE ?

ELISABETH BORNE
Les discussions sont en cours.

PATRICK ROGER
Oui mais globalement, c'est une vignette, on ne va pas remettre l'écotaxe, les portiques ?

ELISABETH BORNE
Ecoutez, je peux vous assurer qu'on ne va remettre l'écotaxe, ça c'est clair…

PATRICK ROGER
Même si on en paie le prix pour l'instant.

ELISABETH BORNE
Alors les portiques sont toujours en place et moi je n'ai pas envie de dépenser de l'argent pour les démonter, mais donc on ne va pas refaire l'écotaxe, on a à travailler ensemble sur les sujets qui les concernent et notamment comment on peut aussi faire contribuer les poids lourds qui transitent par notre pays, qui aujourd'hui ne participent pas à l'entretien de nos routes, c'est des discussions qu'il faut qu'on ait avec eux.

PATRICK ROGER
Donc tout ça vous devriez aboutir dans les jours qui viennent ou pas ?

ELISABETH BORNE
Ecoutez, moi je pense qu'on a intérêt, ils ont d'autres sujets…

PATRICK ROGER
Parce que certains menacent quand même d'un mouvement éventuel.

ELISABETH BORNE
Franchement moi, je ne les ai pas entendus menacer d'un mouvement, je suis bien consciente que la situation n'est pas forcément simple, qu'il y a ces sujets effectivement, leur équilibre d'entreprise. Il y a aussi des sujets de recrutement dont on parle avec eux, des sujets de permis de conduire, donc c'est tous ces sujets dont il faut qu'on discute et on prendra le temps de discuter.

PATRICK ROGER
Oui. Alors on veut booster aussi l'électrique d'une façon générale, vous l'avez évoqué tout à l'heure, mais il n'y a pas de grands bornages, de grands plans, des parkings, des subventions, des crédits d'impôts par exemple pour que les personnes s'équipent. C'est-à-dire qu'on incite les personnes à acheter de l'électrique et puis derrière il y a pas de bornage suffisant.

ELISABETH BORNE
On a l'ambition de multiplier par cinq les ventes de véhicules thermiques d'ici 2022 et ça fait partie des objectifs de la loi que je porte, qui prévoient également…

PATRICK ROGER
La loi Mobilité ?

ELISABETH BORNE
La loi Mobilité que je présenterai prochainement en conseil des ministres, qui a un objectif, c'est d'apporter des réponses en termes de mobilité pour tous les Français sur tous les territoires.

PATRICK ROGER
C'est-à-dire donc des bornages un peu partout ?

ELISABETH BORNE
C'est-à-dire…

PATRICK ROGER
Les parkings également quand on vient travailler…

ELISABETH BORNE
Des aires de covoiturage, ça veut dire des aires de covoiturage par exemple, ça veut dire d'encourager toutes les collectivités à apporter des réponses alternatives à l'usage individuel de la voiture dans tous les territoires. Ça peut être du covoiturage, on va encourager le covoiturage en permettant à chaque employeur de donner u forfait mobilité jusqu'à 400 euros par salarié, sans charge sociale et sans fiscalité. On encourage également le déploiement des bornes de recharge pour les véhicules électriques. On va prendre en charge jusqu'à 75 % les coûts de raccordement de ces bornes, on passe de 40 à 75 % pour faciliter le déploiement de ces bornes électriques et c'est évidemment des très bonnes solutions parce qu'à l'usage, ça coûte beaucoup moins cher.

PATRICK ROGER
C'est un vrai plan que vous lancez, Elisabeth BORNE, pour les années qui viennent parce que les constructeurs automobiles qui ont été convoqués hier, ils se plaignent et notamment les étrangers, ils disent, en France, il n'y a pas de stabilité, les règles changent en permanence, on est paumé.

ELISABETH BORNE
On les entend sur le fait qu'il faut donner…

PATRICK ROGER
Ça c'est vrai ?

ELISABETH BORNE
… des trajectoires de long terme, vous savez que quand on a annoncé que dans le plan climat, on voulait arrêter les ventes de voitures thermiques en 2040, c'est bien ça, c'est de donner un cap et ensuite des accompagnements. Cette année donc on a maintenu un bonus de 6.000 pour l'achat d'un véhicule électrique, de 2.500 euros de plus si vous abandonnez une vieille voiture, et donc il faut donner ce cap et il faut s'y tenir.

PATRICK ROGER
Elisabeth BORNE, priorité selon Edouard PHILIPPE, qui l'a rappelé il y a quelques jours, au transport du quotidien, dans votre future loi Mobilité, ça signifie qu'on va enterrer les lignes à grande vitesse, les LGV comme Montpellier-Perpignan, ou Bordeaux-Toulouse ?

ELISABETH BORNE
Alors je vous confirme que la priorité, c'est au transport du quotidien. Moi, j'ai beaucoup écouté les Français dans des réunions, enfin dans tous les territoires et ils attendent d'abord de nous qu'on améliore les transports du quotidien. Les grands projets dont vous parlez, ils ne sont pas abandonnés, mais simplement comme on a des priorités sur ces transports du quotidien, eh bien on va les faire progressivement et moi je discute beaucoup avec …

PATRICK ROGER
Progressivement c'est…

ELISABETH BORNE
Progressivement en démarrant par ce qu'on appelle les noeuds ferroviaires, c'est-à-dire les gares, là où ça permet également d'apporter plus de capacités pour du transport ferroviaire et tous ceux qui sont dans les embouteillages tous les matins pour aller…

PATRICK ROGER
Qui vous écoutent en ce moment.

ELISABETH BORNE
Voilà qui nous écoutent et qui sont dans les embouteillages autour de Toulouse ou de Bordeaux peuvent attendre de nous qu'on renforce le transport ferroviaire, qu'il y ait plus de trains pour aller au travail tous les matins et c'est ça qu'on veut faire.

PATRICK ROGER
Donc les LGV, ça va un peu attendre, c'est ce que vous dites quand même ?

ELISABETH BORNE
C'est une réalisation progressive, et on calera le calendrier avec les élus concernés.

PATRICK ROGER
En attendant un dernier mot sur la mobilisation qui est prévue pour le 17 novembre, est-ce que vous estimez que quelque part, en dehors des automobilistes qui ont une grogne un peu légitime, on les comprend évidemment, est-ce qu'il y a une manipulation politique aussi derrière ?

ELISABETH BORNE
Ecoutez, moi j'entends clairement un certain nombre de partis d'opposition qui sont dans la récupération, dans la démagogie, qui effectivement, moi si je vous dis, est-ce que vous voulez arrêter de payer des impôts et que je lance une pétition, je n'ai pas de doute que vous allez me répondre que vous voulez arrêter de payer des impôts. Mais qu'est-ce qu'on fait comme économie en face, ou quels sont les autres impôts qu'on augmente ? Et puis je pense qu'il y a aussi un problème de cohérence, certains nous disaient, il faut absolument lutter contre le changement climatique, vous ne vous en préoccupez pas, on ne fait pas assez d'écologie dans ce gouvernement, c'est les mêmes qui aujourd'hui, c'est ceux qui ont défendu un prix du carbone et qui ensuite vont dire aux Français, on est contre l'augmentation de la fiscalité sur les carburants.

PATRICK ROGER
Qui est-ce que vous visez, Marine LE PEN par exemple ?

ELISABETH BORNE
Dabs la récupération, je crois que c'est clair, oui voilà ça fait partie effectivement des partis qui sont dans la récupération, qui entretiennent effectivement les gens dans des contre-vérités, je le redis les impôts baissent de deux milliards cette année sur les ménages, de six milliards l'an prochain.

PATRICK ROGER
Je la recevrais demain matin Marine LE PEN, elle sera à votre micro, qu'est-ce que je dois lui dire alors, votre message ?

ELISABETH BORNE
Je pense qu'il faut effectivement dire la vérité aux Français, la vérité, c'est qu'il n'y a pas un matraquage fiscal comme on l'entend, au contraire les impôts pour les Français, ils ont baissé de deux milliards en 2018, ils baisseront de 6 milliards en 2019.

PATRICK ROGER
Elisabeth BORNE, le mot de la fin avec Cécile de MENIBUS.

CECILE DE MENIBUS
Oui, dans le cadre du plan vélo et pour lutter contre le vol, il existe déjà, on le sait, le marquage, l'identification à l'achat des vélos, mais il y a une rumeur qui court, qui dit qu'éventuellement on parlerait de carte grise, est-ce que c'est vrai ?

ELISABETH BORNE
Je peux vous dire que c'est parfaitement faux, c'est de la désinformation. J'ai beaucoup travaillé pendant des mois avec les associations vélos, avec les élus, avec la filière aussi qui construits, qui vend des vélos, ce qu'on met en place, on généralise ce marquage, il n'y aura pas de carte grise, mais effectivement un marquage qui sera géré par les associations vélos. Donc il n'y aura pas besoin de présenter un papier quand on roule en vélo, mais un marquage pour aider à lutter contre ce fléau qu'est le vol des vélos.

CECILE DE MENIBUS
Levez la main droite et dites « je le jure ».

ELISABETH BORNE
Je vous assure.

IMITATION GENEVIEVE DE FONTENAY
Bonjour, c'est Geneviève de FONTENAY, je ne suis pas contente, vous savez que je m'en suis tapée des bornes pour venir vous voir Elisabeth. Alors Elisabeth, vous avez annoncé à l'Assemblée l'interdiction prochaine des trottinettes électriques sur le trottoir. Voici ma question, une vieille comme moi en trottinette sur la route, ça dépend plus d'une loi sur le transport ou sur la fin de vie ?

ELISABETH BORNE
Je peux vous dire, en tout cas si vous voulez circuler tranquillement sur les trottoirs, je pense que vous apprécierez de ne pas croiser une trottinette électrique à 20 km/h.

PATRICK ROGER
C'est une très bonne réponse. Elisabeth BORNE, ministre chargée des Transports auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire était l'invitée ce matin.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 31 octobre 2018

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