Interview de M. Marc Fesneau, ministre chargé des relations avec le Parlement, à Radio Classique le 5 novembre 2018, sur la fiscalité des carburants. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Marc Fesneau, ministre chargé des relations avec le Parlement, à Radio Classique le 5 novembre 2018, sur la fiscalité des carburants.

Personnalité, fonction : FESNEAU Marc, DURAND Guillaume.

FRANCE. Ministre chargé des relations avec le Parlement;

ti : GUILLAUME DURAND
Nous sommes en direct avec Marc FESNEAU, Marc est – vous le savez – ministre des Relations avec le Parlement, tout récent ministre des Relations avec le Parlement. Il était auparavant du groupe MoDem à l'Assemblée nationale, il est en direct, le voici.
Marc FESNEAU bonjour et bienvenue sur l'antenne de Radio Classique…

MARC FESNEAU
Bonjour.

GUILLAUME DURAND
Est-ce que vous avez l'impression que ce voyage, qui a un fond historique et un fond politique, peut justement… comment peut-on dire, rapprocher Emmanuel MACRON des Français ? En tout cas, les sondages sont catastrophiques, parlons clairement.

MARC FESNEAU
Les sondages sont ce qu'ils sont, mais reconnaissons aussi que quand on est en situation de gouverner, je ne connais pas un gouvernant qui ne soit pas en cours de son mandat avec une situation de sondage qui soit défavorable. C'est normal quand vous prenez des décisions parfois impopulaires, c'est normal aussi que les Français au démarrage ne se reconnaissent pas, ils attendent des résultats et c'est bien légitime. Par ailleurs c'est une bonne idée je crois, Guillaume TABARD l'a bien rappelé, que le président de la République sur cette semaine entière de commémorations, à la fois de rappeler ce qu'est l'histoire de la France, vous l'avez rappelé, 1,5 million de morts, des villages qui ont été dévastés à l'est ; et puis des villages qui ont perdu beaucoup de leurs jeunes hommes à l'époque. Et c'est bien de rappeler que c'est la dernière commémoration finalement de 14-18 puisqu'on est sur les 100 ans ; et à la fois de le faire et de l'ancrer dans la réalité française d'aujourd'hui, de la réalité au travers des territoires puisque la visite sera ponctuée à la fois des moments de commémoration, mais aussi des moments de rencontres avec les Français, avec les élus locaux, avec des entreprises pour aussi percevoir ce que sont les attentes et les besoins des Français.

GUILLAUME DURAND
« Je parle aux Français avec mon caractère, avec ma façon de faire », est-ce que vous avez le sentiment ce matin qu'il y a toujours une sorte de divorce peut-être récent entre le président de la République et la France profonde, qui va peut-être manifester le 17 novembre sur l'affaire du diesel ?

MARC FESNEAU
Je ne crois pas qu'il y a un divorce, le président de la République – y compris quand il était en campagne en 2017 – parfois on lui reprochait de parler un peu cash comme on dit, maintenant je pense que c'est son tempérament aussi de dire les choses librement et assez franchement sans l'enrober de garniture, si je peux dire ; et de le faire de cette façon assez franche. En même temps, ce moment-là est un moment aussi de dialogue et de dialogue avec les Français, c'est très bien ainsi.

GUILLAUME DURAND
Oui mais quand il donne cette phrase par exemple à propos du diesel au fond, il dit « je préfère la taxe sur les carburants que la taxe sur le travail », dans un contexte où on a maintenant 750.000 personnes qui ont signé une pétition pour manifester le 17 novembre, peut-être 1 million de personnes dans les jours qui viennent, donc il y a une sorte de… je ne dis pas qu'il a tort, notamment pour la fiscalité écologique, mais c'est quand même une sorte de bravade !

MARC FESNEAU
Ce n'est pas une bravade puisqu'il dit « je comprends tout à fait la colère des Français », et c'est vrai qu'il y a un certain nombre de français pour lesquels ça peut être une difficulté ; et en même temps il assume une politique écologique que tout le monde réclame par ailleurs. Donc il y a une espèce « en même temps » du mouvement que je perçois chez les citoyens qui…

GUILLAUME DURAND
Donc ce sont les Français qui sont les schizophrènes ?

MARC FESNEAU
Non, non, ils ne sont pas schizophrènes, on est tous dans des paradoxes et tous dans des injonctions contradictoires, comme on dit. Tout le monde est d'accord sur l'idée qu'il y a un sujet de réchauffement climatique, tout le monde est d'accord sur l'idée que la pollution au diesel c'est 30 à 40.000 morts prématurés par an en France et que, donc, il faut faire quelque chose. Tout le monde dit depuis des années, y compris ceux qui aujourd'hui sont des détracteurs, qu'il fallait faire évoluer la fiscalité des diesels pour la remettre au niveau de l'essence. Et puis en même temps évidemment quand on fait ça, ça nécessite un certain nombre d'efforts. Il y a des mesures d'accompagnement, le président de la République d'ailleurs dans son interview dit qu'il faudra peut-être aller plus loin et qu'il faudra regarder s'il n'y a pas des mesures complémentaires qu'il faudra trouver, mais c'est deux mouvements qu'il faut faire. Mais reconnaissons qu'il y a 10 ans…

GUILLAUME DURAND
Lesquelles, lesquelles, lesquelles ?

MARC FESNEAU
Les mesures complémentaires ?

GUILLAUME DURAND
Oui.

MARC FESNEAU
De regarder comment on peut faire avec les constructeurs automobile par exemple, si la prime peut être augmentée avec les constructeurs automobile, c'est une piste qui est en train d'être creusée par le ministre Bruno LE MAIRE, pour faire en sorte que l'incitation soit encore plus forte.

GUILLAUME DURAND
Et il n'y en a pas d'autres ?

MARC FESNEAU
On verra, on verra mais en tout cas c'est un premier élément…

GUILLAUME DURAND
Ça va être… ce n'est pas une question, c'est de l'information.

MARC FESNEAU
Non non mais à ce stade, on est sur cette…

GUILLAUME DURAND
… augmenter par exemple la somme qui est donnée aux 13 millions de français qui prennent leur voiture…

MARC FESNEAU
Il y a aussi… alors j'entends un certain nombre de Républicains dire « il faut faire un chèque carburant », moi d'abord ça me paraît complètement contre-intuitif avec ce qu'est leur tradition plutôt libérale on va dire. Deux, ça a un coût, c'est 15 milliards d'euros la mesure qui a été annoncée hier, jetée sur la table d'une certaine façon. Il ne faut pas aller à la démagogie sur ces sujets-là, on a besoin de transformer profondément le modèle, y compris le modèle de transport et de faire en sorte qu'on utilise moi le carburant et qu'on décarbone notre économie. Et donc il faut des mesures d'accompagnement, c'est un effort qui est demandé à tout le monde et y compris aux Français, notamment aux Français dans les territoires ruraux. J'habite dans un territoire rural, il y a 10 ans le carburant il était…

GUILLAUME DURAND
En Beauce.

MARC FESNEAU
En Beauce, vous êtes bien renseigné, il y a 10 ans le carburant il était à 1,50 euro, le diesel aussi ; et déjà… personne ne disait rien à l'époque mais déjà pour les territoires ruraux, c'était une difficulté, ce n'était pas dû aux taxes…

GUILLAUME DURAND
Vous savez que les agriculteurs par exemple, ils disaient sur le diesel, c'est fondamental. Vous les connaissez !

MARC FESNEAU
Oui, non mais là aussi, il faudra accompagner parce que là aussi, on veut à la fois ne plus utiliser de pesticides et quand on ne veut plus utiliser de pesticides, il n'y a que la mécanique pour répondre à ça. Et donc là aussi, il y aura des mesures d'accompagnement, d'ailleurs c'est ce qu'il y a dans le projet de loi y compris d'un point de vue fiscal, pour faire en sorte que les agriculteurs puissent être accompagnés. C'est l'ensemble du mouvement qu'il faut accompagner, si nous revenions là-dessus, nous reviendrions sur l'objectif qui est le nôtre de décarbonation et d'alignement sur le diesel. Et donc, il n'est pas question de revenir sur ce sujet-là, parce que c'est un sujet d'intérêt général. 40.000 morts prématurées, il me semble que c'est un sujet qui mérite qu'on prête attention, au-delà des effets de manche et de la démagogie parfois un peu facile.

GUILLAUME DURAND
Mais ça, tout le monde le comprend. Le problème, c'est qu'une grande partie de l'argent du diesel en tout cas va aux taxes en général, c'est-à-dire va à l'Etat, ne va pas à la politique écologique…

MARC FESNEAU
L'ensemble des taxes perçues sur la fiscalité écologique d'un point de vue global, c'est 35 milliards, le budget du ministère de l'Ecologie désormais dirigé par François DE RUGY c'est 35 milliards aussi. Donc on ne peut pas dire que les taxes ne sont pas affectées principalement à l'écologie ; et il faut de toute façon donner un mouvement, un mouvement pour les citoyens. Et je comprends et je le dis que ça soit parfois difficile ; et deux, un mouvement à l'industrie, c'est-à-dire qu'il faut que l'industrie aille plus vite dans sa transformation pour aller vers plus d'électrique et vers des véhicules qui consomment moins. Parce que l'idée, ce n'est pas forcément de basculer tout à l'électrique, il y a aussi maintenant la capacité à avoir des véhicules qui consomment beaucoup moins. Et c'est bien au final pour le pouvoir d'achat.

GUILLAUME DURAND
J'écoute tranquillement votre plaidoirie, vous savez très bien, je le répète, il y a quand même une mobilisation qui est…

MARC FESNEAU
Je ne disconviens pas…

GUILLAUME DURAND
Non mais pour l'instant, aucune mobilisation contre le pouvoir d'Emmanuel MACRON depuis qu'il a été élu n'a fonctionné, soyons clairs. Les manifestations appelées par les syndicats, les manifestations appelées par MELENCHON. Mais là, on voit que Madame LE PEN et tous ses élus seront dans la manifestation, que Jean-Luc MELENCHON dit « nous, on ne sera pas avec l'extrême droite mais on va être dans la manifestation », enfin visiblement ils sautent sur l'occasion…

MARC FESNEAU
Excusez-moi, je me permets de dire que Jean-Luc MELENCHON à longueur de tribune à l'Assemblée nationale, je l'ai fréquenté pendant 18 mois, il a dit qu'il fallait qu'on sorte du tout pétrole. Alors il faut savoir ce qu'on veut et il faut savoir ce qu'on dit.

GUILLAUME DURAND
Donc vous dites ce matin que ce sont des hypocrites l'un et l'autre ?

MARC FESNEAU
Il y a quand même un manque de cohérence d'un certain nombre de partis qui s'expriment aujourd'hui…

GUILLAUME DURAND
Tartuffe ?

MARC FESNEAU
Je ne sais pas si c'est Tartuffe, en tout cas il y a un manque de cohérence. On ne peut pas dire à la fois « il faut sortir de la dépendance au pétrole » ; et quand on prend des mesures qui visent à ça, parce que ça ne vise pas autre chose, dire « ah ben non, non, ce n'est pas possible, il ne faut pas le faire »…

GUILLAUME DURAND
Donc ce sont des hypocrites alors ?

MARC FESNEAU
En tout cas, ils suivent des mouvements d'incompréhension, de colère parfois qu'on peut comprendre, mais je pense que la responsabilité politique ça n'est pas simplement de suivre les mouvements de colère. La responsabilité politique, c'est de donner un cap, d'écouter la colère, d'essayer de pondérer pour faire en sorte que les éléments qu'on met sur la table soient plus acceptables pour les Français, mais pas de jouer avec la colère.

GUILLAUME DURAND
Mais le président de la République a dit depuis le début : je ne trouverai jamais de cap. Alors il ne change jamais de cap, il est en dessous de 30 %, si cette situation se maintient, vous connaissez l'histoire politique malgré votre jeunesse, il y a des moments où CHIRAC, MITTERRAND ou les autres, ils ont essayé de… comment peut-on dire, de plier un petit peu un certain nombre de décisions qu'ils ont prises, par exemple sur l'école avec MITTERRAND, sur d'autres sujets…

MARC FESNEAU
Moi j'ai plutôt souvenir…

GUILLAUME DURAND
Avec CHIRAC, c'est eux qui ont eu tort de renoncer, eux qui ont été réélus…

MARC FESNEAU
Moi j'ai plutôt souvenir que les Français ont souvent reproché à leurs responsables publics de dire quelque chose et de faire le contraire de ce qu'ils avaient dit.

GUILLAUME DURAND
Mais ils sont réélus tous les deux.

MARC FESNEAU
Enfin François MITTERRAND dans l'intervalle, entre le mouvement…

GUILLAUME DURAND
Il y a eu cohabitation.

MARC FESNEAU
Il y a eu une cohabitation, et Jacques CHIRAC il y a eu une cohabitation 2 ans après qu'il ait été élu. Donc ce que je veux dire c'est que la responsabilité…

GUILLAUME DURAND
Mais est-ce qu'on peut tenir encore 3 ans et demi en disant « je ne changerai pas de cap » ?

MARC FESNEAU
Mais on a un cap sur la durée du mandat, qui est un cap sur un certain nombre de sujets que vous connaissez, on est à 18 mois. On peut peut-être regarder les effets des politiques qu'on veut mener avant de se dire en permanence, pour 18 mois…

GUILLAUME DURAND
Je vous rappelle… pardonnez-moi… je vous interromps systématiquement, mais Emmanuel MACRON a dit dans sa dernière grande émission « les résultats c'était 18-24 mois, donc on y est.

MARC FESNEAU
Oui, on va y être…

GUILLAUME DURAND
Ben ! Il n'y a rien.

MARC FESNEAU
Non, on ne peut pas dire qu'il n'y a rien, on voit bien…

GUILLAUME DURAND
Non mais il y a des réformes, les résultats : chômage, commerce extérieur…

MARC FESNEAU
Non, chômage il y a structurellement une baisse, alors je ne dis pas qu'elle…

GUILLAUME DURAND
HOLLANDE nous a fait le coup pendant 5 ans.

MARC FESNEAU
Non, non… oui, enfin excusez-moi, HOLLANDE nous a fait le coup comme vous le dites, notamment en multipliant les emplois aidés, puisqu'on est passé de 200.000 et quasiment 500.000. Alors c'était une façon artificielle de donner le sentiment que le chômage, à défaut de baisser, se stabilisait. On a supprimé les emplois aidés pour beaucoup d'entre eux parce qu'il nous semblait qu'il fallait plutôt aller vers des emplois qui, économiquement, se tenaient sur la durée. Et malgré cette mesure-là qui a parfois été mal comprise, mais au final on a quand même une diminution tendancielle, légère mais tendancielle. Donc…

GUILLAUME DURAND
Il faudra regarder…

MARC FESNEAU
Non mais attendons, comme vous dites on est à 18 mois, entre 18 et 24 mois il y a un peu de temps et regardons les résultats. C'est vrai qu'on amène des réformes structurelles, donc pas des réformes qui visent dans l'instant à produire des résultats, mais dans la durée à produire des résultats. La réforme de la formation professionnelle est un élément extrêmement structurel, la réforme du droit du travail est un élément structurel, on a la réforme de l'assurance chômage qui va venir, tout ça ce sont des éléments qui visent à renforcer la capacité des entreprises à recruter.

GUILLAUME DURAND
Je vous rappelle une citation de Victor HUGO qui arrive à la tribune de l'Assemblée le 9 juillet 1849 : je suis de ceux qui pensent qu'on peut détruire la misère. C'est beaucoup ce qu'on reproche Emmanuel MACRON, ça continue, dans les journaux « le président des riches », etc., etc., lui qui…

MARC FESNEAU
Je ne crois pas, nous sommes la première majorité depuis des années qui a revalorisé un certain nombre d'allocations qui étaient des allocations de bas : l'allocation adulte handicapé…

GUILLAUME DURAND
Mais après, ça ne passe pas…

MARC FESNEAU
Mais il faut… moi je pense et c'est d'ailleurs le travail…

GUILLAUME DURAND
Qu'est-ce qui cloche ?

MARC FESNEAU
Il faut que nous comme ministres, que les membres de la majorité, que le président de la République, c'est ce qu'il va d'ailleurs faire en partie cette semaine, le Premier ministre aussi, on explique les réformes et on fasse la pédagogie de la réforme. Parce que ce n'est pas le tout d'avoir une image et la réalité de l'image, un certain nombre de minima sociaux ont été augmentés comme jamais ils n'ont été augmentés les années précédentes, ni sous François HOLLANDE, ni sous Nicolas SARKOZY. C'est un élément…

GUILLAUME DURAND
Et les autres répondent « réforme de l'ISF…

MARC FESNEAU
Oui, mais très bien, mais les mêmes disaient d'ailleurs – pour ce qui est en tout cas des Républicains – qu'il fallait supprimer l'ISF, donc je les appelle à leur propre cohérence. J'ajoute que pour ceux qui nous expliquent que désormais, les taxations de diesel sont insupportables, ils ne proposaient rien d'autre que l'augmentation de la TVA qui touchait non seulement le carburant mais qui touchait l'ensemble de la consommation des Français. Donc il faut faire attention à ce qu'on dit et regarder ce qu'on avait proposé soi-même.

GUILLAUME DURAND
Est-ce qu'il est vrai, comme l'écrit L'Opinion, qu'il y a dans les cartons – puisque vous faites partie de ce gouvernement – la possibilité d'un ripolinage, le mot est quand même assez atroce de la loi de 1905 qui ne serait plus un tabou. C'est ce qu'écrit Ivanne TRIPPENBACH dans L'Opinion de ce matin. Alors on ne toucherait évidemment ni à l'article 1 ni à l'article 2 qui est donc : la République ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte. En revanche entre 18 et 36, on modifierait avec cette citation « les objectifs sont de responsabilité des gérants des lieux de culte de prévenir les dérives et de réduire l'influence étrangère ». Est-ce que vous seriez favorable à ce qu'on touche à ce tabou ?

MARC FESNEAU
C'est un… enfin tabou, on garde les éléments de la loi de 1905 et la séparation des Eglises et de l'Etat, si je peux résumer les choses ainsi. Deuxièmement, il y a un certain nombre de gens qui se posent des questions…

GUILLAUME DURAND
Parce qu'on va interroger le président de la République ce matin…

MARC FESNEAU
Oui, oui, on va regarder… c'est sur la table, le président de la République avait dit qu'on regarderait dans les relations que nous avons… que la République a avec les Eglises les choses qu'il faudrait faire évoluer, on regardera s'il y a besoin de faire évoluer. Peut-être que non, mais peut-être qu'il y a besoin de faire évoluer un certain nombre de choses. La question n'est pas…

GUILLAUME DURAND
Mais est-ce que c'est tabou ?

MARC FESNEAU
La question n'est pas la question du tabou, la question c'est de regarder comment on peut faire s'il y a besoin de faire évoluer, dans le cadre de celui de 1905, qu'il n'est pas question de toucher.

GUILLAUME DURAND
Merci beaucoup Marc FESNEAU, vous le savez, ministre des Relations avec le Parlement. Il a été pendant longtemps le président du groupe MoDem à l'Assemblée nationale.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 7 novembre 2018

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