Lettre de M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, aux personnels de l'éducation nationale, sur la protection de l'école suite aux violences à l'encontre des enseignants, Paris le 5 décembre 2018. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Lettre de M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, aux personnels de l'éducation nationale, sur la protection de l'école suite aux violences à l'encontre des enseignants, Paris le 5 décembre 2018.

Personnalité, fonction : BLANQUER Jean-Michel.

FRANCE. Ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse

ti :

Madame, Monsieur,


L'agression d'un professeur au lycée Édouard Branly de Créteil à la veille des vacances de la Toussaint a, à juste titre, indigné les Français. Ce geste de menace a frappé les esprits parce qu'il incarne tout ce que nous ne voulons pas : la violence, l'irrespect de l'autorité du professeur et la négation des valeurs de la République. Dans ce contexte, vous êtes nombreux à avoir exprimé votre malaise face à la montée des incivilités et des agressions.

Tout au long de l'année écoulée, j'ai eu l'occasion de m'exprimer et d'agir sur ces questions. Face aux violences de tous ordres, l'unité du monde adulte est essentielle. Chaque enfant, chaque adolescent a besoin de voir poser des règles claires et de comprendre qu'elles doivent être respectées par tous, sous peine de sanction. Relativiser ce principe éducatif, c'est laisser le champ ouvert à la loi du plus fort et c'est diluer le socle des valeurs de référence pour des élèves qui sont en pleine construction de leur personnalité.

Les solutions face au défi de la violence passent par une vision éducative complète incluant la relation avec les familles et l'ensemble des acteurs autour de l'École. Elles passent aussi par un suivi sans faille des manquements aux règles de la part de nos élèves. C'est pourquoi j'ai demandé que chaque fait soit signalé et qu'un suivi soit systématiquement assuré.

Aucune école, aucun établissement ne sera jugé en fonction du nombre de signalements. Sur ce sujet, comme sur d'autres, ce qui compte c'est la lucidité et l'efficacité dans l'action. Cette mesure sera accompagnée d'un ensemble d'actions que j'ai présentées publiquement la semaine dernière pour assurer un climat scolaire serein, partout en France.

Notre unité fera notre force pour réussir dans cette voie à l'échelle de chaque école, de chaque établissement et à l'échelle de notre pays.

Avec toute ma confiance,


Source http://www.education.gouv.fr, le 8 novembre 2018

Rechercher