Interview de M. Marc Fesneau, ministre chargé des relations avec le Parlement, à Sud Radio le 9 novembre 2018, notamment sur la fiscalité des carburants. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Marc Fesneau, ministre chargé des relations avec le Parlement, à Sud Radio le 9 novembre 2018, notamment sur la fiscalité des carburants.

Personnalité, fonction : FESNEAU Marc, ROGER Patrick.

FRANCE. Ministre chargé des relations avec le Parlement;

ti : CECILE DE MENIBUS
Merci d'être avec nous dans le « Petit déjeuner politique ». Nous sommes ce matin avec Marc FESNEAU, qui est ministre des Relations avec le Parlement.

PATRICK ROGER
Bonjour Marc FESNEAU.

MARC FESNEAU
Bonjour.

PATRICK ROGER
Alors, avant de parler des carburants, du 11 novembre notamment, un mot sur le sujet du jour, le soi-disant fichage ethnique au PSG pour équilibrer les origines des jeunes joueurs, entre Maghrébins, Africains, Français, blancs, Antillais. Est-ce que vous comprenez cette démarche ou est-ce que vous êtes choqué ?

MARC FESNEAU
Je ne la comprends pas, parce que, équilibrer quoi et au nom de quoi équilibrer ? Ce d'autant que le processus de sélection, je ne suis pas un spécialiste du foot, mais c'est prendre les meilleurs, et donc ce n'est pas une question ethnique, c'est une question sportive, physique.

PATRICK ROGER
Mais visiblement…

MARC FESNEAU
Et donc, au-delà du fait que c'est interdit par la loi, je ne comprends pas la logique qui conduit à dire... Ce n'est pas de la discrimination positive, c'est ce qu'on appelle de la discrimination négative, c'est : il faudrait tel ratio et tel quota de telle et telle origine, et puis quel type d'origine on est en train de distinguer là ?

PATRICK ROGER
Eh bien la discrimination positive, ça va aussi un peu dans ce sens, finalement, parce que…

MARC FESNEAU
Non mais Antillais, Africains, enfin, si j'ai bien lu le fichier, Antillais, Africains, enfin, je veux dire tout c'est un peu…

PATRICK ROGER
Eh bien, alors, sur le fond, certains disent que c'est pour éviter des dérives communautaristes.

MARC FESNEAU
Les dérives communautaristes, elles ne sont pas seulement la question des origines, et sur la question de faire en sorte que les gens vivent en société. Les dérives communautaristes elles viennent quand on n'arrive justement pas à lever les questions de discrimination.

PATRICK ROGER
Oui, mais est-ce qu'il ne faudra pas un jour peut-être alors justement arriver à des statistiques ethniques, c'est interdit pour l'instant, afin de déterminer la représentation aussi au sein des entreprises ou alors des clubs de sport ?

MARC FESNEAU
Mais, pour moi, la société est un tout. Si on commence à chaque fois à la à la mettre en silos où à la saucissonner en tranches de catégories, d'orientations diverses et variées, d'origines ethniques, on segmente la société, on ne la rassemble pas. Et donc je crois que c'est d'ailleurs pour ça qu'en France on avait décidé de ne pas faire ce choix. Et il me semble que les sociétés qui ont fait le choix de ce genre de discrimination ethnique, et par des fichiers ethniques, ne sont pas des exemples de sociétés rassemblées. Ça n'empêche pas qu'il y a un travail à faire sur la discrimination et sur le fait qu'il faille rassembler les sociétés.

PATRICK ROGER
Alors, venons-en aux carburants. Automobilistes, factures de chauffage, comment l'élu de terrain que vous êtes, issus des territoires ruraux notamment, n'avez-vous pas vu venir la colère ? Vous n'avez pas alerté vos collègues du gouvernement ?

MARC FESNEAU
Mais d'abord, je vais vous dire, l'élu de terrain et l'habitant que je suis, d'un territoire rural, il se souvient d'il y a 5 ou 10 ans où déjà le cours du pétrole avaient augmenté, il avait même été beaucoup plus haut, puisqu'il avait été à 120 ou 130 $ le baril le pétrole, puisque l'essentiel de la hausse, on prend notre part de responsabilité sur la fiscalité, mais l'essentiel de la hausse il est lié à l'augmentation du pétrole. Et qu'est-ce qu'on a fait depuis 5 à 10 ans ? Les gouvernements successifs et les majorités successives, ce n'est pas les nôtres qui n'ont rien fait, on se retrouve 10 ans après avec la même situation, c'est-à-dire avec une situation de territoires ruraux qui sont en dépendance, au fond, à l'augmentation des cours du pétrole. Il faut qu'on sorte de cette dépendance, parce que ces territoires-là ils sont par nature en situation de fragilité au gré des événements internationaux, des désidératas de tel ou tel pays producteur, de l'OPEP, et donc on est sous la dépendance et le risque que le Baril soit 150 $. Comprenez bien que si on, quand bien même, et je peux l'entendre, et on comprend la colère, évidemment, qu'on soit 4 ou 6 centimes par litre d'augmentation, le fond du problème c'est que quand ces 20 ou 30 centimes, il y a un problème pour le pouvoir d'achat de ces gens-là et pour la capacité à se déplacer, et donc il y a quelque chose d'une responsabilité que nous devons avoir, et je serai heureux que les oppositions qui se coalisent, évidemment, facilement, sur ce sujet, nous disent quelle est la perspective qu'ils offrent en termes d'énergie à ces territoires, pour qu'on en sorte. Parce que moi je sais ce que c'est, comme eux sans doute…

PATRICK ROGER
Mais même les gens des territoires, Marc FESNEAU, vous les voyez, vous les côtoyez, eux-mêmes ils n'ont pas de vision, de visibilité !

MARC FESNEAU
Non mais je sens la colère, mais est-ce que ça veut dire qu'il faut fixer un prix plafond du carburant ?

PATRICK ROGER
Alors certains se disent : pourquoi pas ?

MARC FESNEAU
Et donc c'est nous qui paierons, les contribuables, les fluctuations du cours du pétrole, et donc on enrichit les puissances…

PATRICK ROGER
Eh bien, est-ce que ce n'est pas au gouvernement, aux autorités…

MARC FESNEAU
Donc on enrichirait les puissances pétrolières avec l'argent des contribuables. Moi je pense que le mieux c'est que l'on ai une économie…

PATRICK ROGER
Attendez, attendez, attendez Marc FESNEAU ... le gouvernement s'enrichit aussi sur la hausse quand il y a une hausse des prix des carburants.

MARC FESNEAU
Non, parce que l'objectif d'une fiscalité c'est d'essayer de réorienter les comportements. Parfois c'est difficile et c'est pour ça que dans le budget le gouvernement a posé, avant même qu'il y ait cette colère, que je répète, que je comprends et j'entends, et qui à mon avis est une sédimentation de plusieurs colères, et donc il y a…

PATRICK ROGER
Le 80 km/h par exemple, la CSG, tout ça.

MARC FESNEAU
Non mais ce n'est pas que ça. Je pense que…

PATRICK ROGER
Eh bien ça c'est quand même assez fort, non ?

MARC FESNEAU
La CSG, elle était sur la table, le président de la République et le Premier ministre l'ont très bien expliqué, la volonté c'était de glisser des retraités vers ceux qui sont salariés. Pourquoi ? Parce que la pyramide des âges, fait qu'il faut quand même que les salariés puissent aussi alimenter les caisses de retraite. Donc c'est une un mécanisme de solidarité réciproque. Et c'est un effort pour un certain nombre de retraités, en particulier ceux qui sont, on ne ça pas dire les plus aisés, parce que je reconnais volontiers d'ailleurs je l'avais dit comme président du groupe MoDem, qu'à 1 200 ou 1 300 €, on n'est pas forcément un retraité aisé, mais il faut, on assume une politique de transition assez lourde dans ce domaine, comme une on assume une politique de transition assez lourde en terme d'écologie. Ce qu'il faut c'est donner des mesures d'accompagnement. Par ailleurs, dans ces territoires-là, je vais vous dire, ce dont ces territoires-là souffrent, c'est d'une absence de politique industrielle, d'avoir vu disparaître un certain nombre de leurs industries, d'avoir vu un certain nombre de services publics.

PATRICK ROGER
Mais, qu'est-ce qui est fait là aujourd'hui ?

MARC FESNEAU
Eh bien vous regardez ce qu'a proposé la ministre BUZYN, par exemple sur la démographie médicale, en rouvrant le numerus clausus, vous regarderez ce que fait le gouvernement pour faire en sorte que les PME et les TPE soient favorisées dans ces territoires. Vous regardez ce qu'on va faire dans la loi des mobilités et vous comprendrez, je l'espère, que nous faisons en sorte, on n'est pas passé de l'ombre à la lumière, mais ceux qui viennent donner des leçons devraient singulièrement plutôt se taire, ceux-là, moi je trouve sur ce sujet-là, ils ont le droit d'exprimer des oppositions, parce que, qu'ont-ils fait depuis des années pour ne pas que ces territoires se sentent abandonnés ? Rien. Alors nous on essaie de faire, je ne dis pas que tout est parfait, je ne dis pas qu'on va tout changer, mais en tout cas nous au moins on a pris le taureau par les cornes. Il y a 10 ans on avait le même problème à la dépendance au pétrole, depuis 10 ans il ne s'est rien passé, donc il faut qu'on avance.

PATRICK ROGER
Marc FESNEAU, vous avez quand même un sacré boulot, parce que vous êtes ministre des Relations avec le Parlement, c'est-à-dire que…

MARC FESNEAU
Oui, je vous le confirme, même tardivement hier soir.

PATRICK ROGER
Non mais voilà, tardivement, vous avez terminé, on le dit aux auditeurs, on est transparent, à 03h00 du matin.

MARC FESNEAU
C'est exact.

PATRICK ROGER
Vous êtes en forme, pour quelqu'un qui a terminé à 03h00 du matin.

MARC FESNEAU
Eh bien écoutez, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais ça va, oui. Après, je vais avoir du mal en début, en milieu de journée, peut-être, mais là ça va.

PATRICK ROGER
Est-ce que justement votre travail c'est un peu de calmer les ardeurs des députés, notamment de la République En Marche, de calmer aussi les Insoumis, alors il paraît que c'était l'une des priorités, museler les Insoumis.

MARC FESNEAU
Ecoutez, dans la feuille de route qui était la mienne la question n'était pas de museler les uns ou les autres ou de calmer les uns et les autres. Le ministre des Relations avec le Parlement, il est là pour que les débats se passent dans des conditions acceptables de délais, de calendrier et de respect mutuel, donc je ne suis pas là pour museler.

PATRICK ROGER
Et de dire, de passer la bonne parole aussi sur le terrain quand on retourne dans les circonscriptions le week-end ?

MARC FESNEAU
Non mais ce n'est pas simplement la question du ministre des Relations avec le Parlement, tous les ministres, tous les parlementaires de la majorité sont là aussi, ce n'est pas seulement la bonne parole, on ne fait pas des prêches, on est là pour dire…

PATRICK ROGER
Ah ben il faut faire de la pédagogie.

MARC FESNEAU
On fait de la pédagogie.

PATRICK ROGER
Est-ce que c'est ce qui n'a pas manqué, ce qui ne manque pas depuis quelques semaines ?

MARC FESNEAU
Mais moi je l'avais dit, comme président de groupe à l'époque, avant d'être ministre, je pense qu'il y a toujours besoin d'expliquer des réformes et d'autant plus quand c'est des réformes assez profondes et assez générales. On peut nous faire tous les griefs et tous les reproches, reconnaissons que toutes les réformes qui ont été posées sur la table, ce n'est pas des demies-réformes, alors quand ce n'est pas des demies-réformes, c'est parfois compliqué et parfois il faut aller loin dans la pédagogie, et tant mieux, il faut le faire, c'est normal.

PATRICK ROGER
Qu'est-ce que vous attendez là maintenant, on parle d'un plan massif d'aides justement face à cette colère. Qu'est-ce que vous attendez, vous, comme mesures fortes, Marc FESNEAU ?

MARC FESNEAU
Ce n'est pas que j'attends, puisque je suis au gouvernement, je pense que c'est des mesures qui viendront amplifier ce qu'on nous avait déjà fait, ce que nous avions déjà proposé autour du remplacement des véhicules, autour du chèque énergie, parce que reconnaissons que quelqu'un qui vit dans une maison et qui se chauffe au fuel, il est forcément…

PATRICK ROGER
Ou au gaz aussi.

MARC FESNEAU
Ou au gaz.

PATRICK ROGER
Ça a augmenté de 16,5 %.

MARC FESNEAU
Je ne vais pas faire toute la variante. Oui, le gaz avait baissé de 30 % et personne n'avait rien dit, donc je veux dire. Oui, ce n'est pas nous qui fixons les cours du carburant. Je reconnais volontiers cette difficulté-là, nous ne sommes pas producteurs de pétrole, peut-être tant mieux. Oui les cours du pétrole vont structurellement augmenter dans les années qui viennent, parce que c'est comme ça, parce que c'est une denrée rare. Et oui, pour la question du climat et de la santé, il faut en sortir, et quand je le dis tranquillement comme ça…

PATRICK ROGER
Sauf que les solutions, eh bien elles sont difficiles.

MARC FESNEAU
Je vais vous dire, évidemment je me sens un Français favorisé dans tous ces épisodes-là. Quand je travaillais ailleurs, moi j'ai changé ma chaudière, dans ma propre habitation j'ai une chaudière au bois, eh bien je suis assez serein si vous voulez sur l'augmentation du pétrole, et tous les gens qui l'ont fait, les collectivités qui l'ont fait…

PATRICK ROGER
A propos du bois, on va interdire les feux de cheminée bientôt, on l'a déjà fait en milieu urbain.

MARC FESNEAU
Oui, enfin, je n'ai pas entendu ça particulièrement, je sais que Ségolène ROYAL l'avait fait.

PATRICK ROGER
Ah ben si. Oui.

MARC FESNEAU
Ségolène ROYAL qui prompte à donner d'ailleurs des leçons, elle l'avait fait il y a 5 ou 6 ans et s'était rendue compte que 30 à 40 % des gens faisaient de l'appoint avec le bois en région parisienne. Là aussi on peut moderniser les foyers, on peut mettre des chaudières plus modernes, et garder un feu d'agrément parce qu'il faut aussi que les gens, ce n'est pas simplement la contrainte et le fouet qui doit fonctionner, donc je pense que notre responsabilité comme élus, c'est d'écouter ceux qui n'ont pas les moyens et qui sont éventuellement, et on peut le comprendre, dans une impasse économique. Quand vous avez un diesel de 300 000 km, probablement c'est parce que vous n'avez pas les moyens de le remplacer à ce stade, donc c'est ceux-là qu'il faut aider massivement, et c'est ce qui sera fait dans les jours qui viennent.

PATRICK ROGER
Le parcours véritablement du combattant d'Emmanuel MACRON sur les traces de 14-18, est-ce que le président ne s'expose pas un peu trop, à la rencontre de tous les Français qui forcément parfois peuvent lui manquer un peu de respect, comme le terme « escroc », qui a été prononcé avant-hier ?

MARC FESNEAU
Eh bien moi je vais vous dire, je trouve que le président il est courageux, parce que c'est un exercice qui n'est pas un exercice facile. Il pourrait très bien faire ce qu'on fait la plupart de ses prédécesseurs, c'est de constituer un cordon sanitaire, si je peux dire, pour écouter qu'à ses oreilles ne viennent que des bruits sympathiques. Il a dit qu'il allait à la rencontre des Français. Quel crédit aurait cette rencontre s'il n'y avait que des gens qui disaient : c'est formidable, tout va bien, on est tellement heureux de vous voir ? La rencontre avec les Français ce n'est parfois pas agréable, mais vous ne percevez la réalité d'un pays que si vous êtes en capacité d'écouter, d'expliquer, ce que fait le président de la République, qui est assez courageux. Après, je pense qu'il faut respecter la fonction et respecter les gens. Quand on vient vous voir, moi, y compris quand je n'étais pas d'accord avec un certain nombre de responsables publics, on n'est pas obligé de les insulter, on peut dire qu'on n'est pas d'accord, on peut exprimer une colère sans que, une question de respect, mais qui n'est pas un respect simplement dû à la fonction du président, c'est un respect dû à la personne qui vient à votre rencontre et qui vient vous écouter, parce que rien n'est pire que dans la vie politique que de s'isoler. Moi je trouve que le président de la République fait une oeuvre utile, au-delà de la question mémorielle, il fait une oeuvre utile sur la question du dialogue avec les Français, et le dialogue c'est parfois dur et exigeant, mais le président de la République n'a jamais, quand vous regardez d'ailleurs y compris dans la campagne de 2017, il n'a jamais refusé le dialogue, y compris je me souviens chez GOODYEAR à quel point ça avait été parfois difficile.

PATRICK ROGER
Ah oui absolument.

MARC FESNEAU
C'est sa marque de fabrique je crois.

PATRICK ROGER
Marc FESNEAU, le mot de la fin avec Cécile de MENIBUS.

CECILE DE MENIBUS
Oui, vous êtes très proche de François BAYROU, qui se vantait régulièrement de parler au président de la République et…

MARC FESNEAU
Ce n'est pas qu'il s'en vante, c'est que c'est une réalité.

CECILE DE MENIBUS
Oui, enfin en tout cas il le disait. Est-ce qu'il est toujours en accord avec Emmanuel MACRON qui est un peu considéré comme l'enfant terrible en ce moment ?

MARC FESNEAU
Non, écoutez, je l'ai eu hier soir pour tout vous dire.

CECILE DE MENIBUS
Oui ? Qui parlait d'exigence.

MARC FESNEAU
Il voit absolument l'exigence des temps et l'exigence qui doit être celle des responsables politiques, de ne pas renoncer d'abord à ce que nous avons porté comme projet en 2017, et c'est ce que nous faisons, et deux, de faire de la pédagogie et d'être à l'écoute de ce que disent les Français. Et il l'a dit récemment sur d'autres ondes, et je trouve que c'est très bien que François…

CECILE DE MENIBUS
Emmanuel MACRON est pédagogue, vous trouvez ?

MARC FESNEAU
Moi j'ai trouvé que dans la séquence mémorielle, dans la séquence de cette semaine, il avait fait oeuvre de pédagogie. Mais la pédagogie c'est parfois un peu la répétition, c'est la répétition d'un certain nombre de messages…

PATRICK ROGER
Ah il faut expliquer, réexpliquer.

MARC FESNEAU
... qui permette de faire comprendre ce qu'est une politique, c'est toute la difficulté dans la vie politique, c'est d'essayer d'expliquer les choses d'abord aussi clairement, dans des choses qui sont parfois complexes, y compris dans les textes de loi, les textes de loi sont parfois complexes, donc c'est d'expliquer clairement et de donner qu'après et le sens général, pourquoi on fait ça. Ce n'est pas pour taxer les Français, ce n'est pas pour je ne sais quel objectif autre que celui que j'ai décrits tout à l'heure.

CECILE DE MENIBUS
Et vous avez un petit message surprise pour vous.

PATRICK ROGER
Allez.

DANY MAURO, IMITANT FRANÇOIS BAYROU
Bonjour Marc FESNEAU, c'est ton mentor François BAYROU. Non, ne me dis pas merci d'être au gouvernement, grâce à moi, tu sais même si je ne suis plus là, je suis toujours là, dans ta tête, à te donner des conseils. Donc si tu entends ma voix de temps en temps, ne prend pas un Doliprane, et surtout fais-moi plaisir, essaye de battre mon record de présence au gouvernement, soit 36 jours, 2 heures, 18 minutes et une seconde. Top chrono.

PATRICK ROGER
Qu'est-ce que vous répondez à Dany MAURO, donc via, enfin François BAYROU via Dany MAURO, notre imitateur ?

MARC FESNEAU
D'abord que, oui je sais absolument ce que je dois François BAYROU, et je lui dois beaucoup. Deux, que c'est quelqu'un qui laisse les gens très libres, c'est-à-dire que c'est quelqu'un qui laisse la capacité à chacun de penser, qui aime bien l'échange, et donc je lui sais gré à la fois de ce qu'il m'apporte et de ce qu'il m'a apporté. Je le répète, je sais ce que je lui dois, et deux, de me laisser la part de liberté qu'il faut laisser à chaque responsable public pour dire maintenant « à toi de te débrouiller ».

CECILE DE MENIBUS
On vous ... tous les jours.

PATRICK ROGER
Merci Marc FESNEAU.

CECILE DE MENIBUS
Merci beaucoup.

PATRICK ROGER
Ministre des Relations avec le Parlement, était notre invité ce matin sur Sud Radio.

MARC FESNEAU
Merci à vous.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 12 novembre 2018

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