Interview de Mme Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé à France-Inter le 27 novembre 2018, sur la hausse des prix des médicaments non génériques et la sécurité sanitaire. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de Mme Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé à France-Inter le 27 novembre 2018, sur la hausse des prix des médicaments non génériques et la sécurité sanitaire.

Personnalité, fonction : BUZYN Agnès, DEMORAND Nicolas.

FRANCE. Ministre des solidarités et de la santé;

ti :


NICOLAS DEMORAND
Agnès BUZYN, bonjour

AGNES BUZYN
Bonjour Monsieur DEMORAND.

NICOLAS DEMORAND
Le Parisien, Agnès BUZYN, nous apprenait hier que le prix de certains médicaments courants, Spasfon disait Le Parisien, sirops pour la toux, somnifères comme le Stilnox, pourrait augmenter en janvier 2019 et 2020. Cette augmentation est liée aux honoraires des pharmaciens, qui augmentent en vertu d'un accord datant de 2017. Les mutuelles, et je vous pose la question, pourraient ne pas compenser cette augmentation, qui resterait donc à la charge du patient. Alors, deux choses. D'abord, est-ce que vous confirmez que ce sera bien le cas, et si oui, combien de médicaments verraient leur prix augmenter ?

AGNES BUZYN
Alors, aujourd'hui la politique que nous menons est une politique en faveur des génériques, donc je rappelle que les Français prennent beaucoup de médicaments, probablement trop par rapport à la moyenne des pays européens, et qu'ils ne prennent pas suffisamment de "maladies génériquées" (sic) qui coûtent beaucoup moins cher à la Sécurité sociale pour le même service rendu. Donc, toute la politique que nous menons, elle vise en fait à inciter les Français, et inciter les pharmaciens et les médecins, à donner des génériques plutôt que des médicaments de noms de marques. Il est possible que des noms de marques augmentent, mais les Français seront remboursés sur la base du générique, quand un générique existe, sauf s'il a une contre-indication médicale, et à ce moment-là le médicament de marque sera remboursé évidemment comme il se doit.

NICOLAS DEMORAND
Donc rien ne change ? Je n'ai pas bien compris.

LEA SALAME
Si, si, il y a une augmentation.

NICOLAS DEMORAND
Il y a une augmentation pour les non-génériques ?

AGNES BUZYN
Non, ça ne je peux pas vous dire pour tous les médicaments, je ne suis pas dans les négociations de prix pour tous les médicaments évidemment, ça se fait au cas par cas, par contre, ce que nous faisons, c'est de faciliter l'accès aux génériques pour tous les Français, parce que nous devons absolument rejoindre les pays européens sur la consommation de génériques, qui coûte beaucoup beaucoup moins cher à la collectivité, permet donc de payer les médicaments très innovants, qui arrivent, contre le cancer par exemple, et permet d'être aussi bien soigné que les noms de marques. Donc, j'ai envie de dire aux Français, arrêtons d'acheter des marques, nous payons des boîtes, des marques, et nous n'en n'avons pas besoin.

LEA SALAME
Convenez quand même qu'entre la colère sur la hausse des carburants, apprendre que certains médicaments vont augmenter le 1er janvier prochain, ça tombe mal non ?

AGNES BUZYN
Oui, mais enfin, le Stilnox, excusez-moi Madame SALAME, c'est un médicament qui sert à s'endormir, ce n'est pas un médicament qui est recommandé sur le long cours, au contraire…

LEA SALAME
Le Spasfon.

AGNES BUZYN
Le Spasfon non plus, on n'en prend pas tous les jours, je ne peux pas vous dire au cas par cas exactement ce qui est prévu sur ces médicaments, mais en tous les cas ces médicaments existent de façon génériquée et il est tout à fait possible de les avoir à un prix beaucoup moins coûteux.

LEA SALAME
On va parler longuement des problèmes de santé publique, mais d'abord une question, si vous le voulez bien, sur ce qui s'est passé ce week-end, parce que vous êtes quand même au pouvoir. "Peste brune" dit Gérald DARMANIN, "6 février 34" dit Christophe CASTANER, on a tout entendu pour qualifier ce qui s'est passé samedi sur les Champs-Elysées et dans la France entière avec les Gilets jaunes, est-ce que vous employez ces mots, vous ?

AGNES BUZYN
Le problème de ce mouvement c'est qu'il est extrêmement hétéroclite, en réalité vous avez énormément de personnes de bonne foi, qui ont ce ras-le-bol fiscal, on les entend, vous avez cette douleur d'habiter un territoire rural qui a été désinvesti pendant des années avec la fermeture de tel ou tel service, et on le comprend, puisque toute la politique du président de la République aujourd'hui c'est de réinvestir des territoires, avec les Maisons de services au public, moi je me suis engagée pour qu'il n'y ait aucune fermeture d'hôpital par exemple, donc nous sommes totalement sensibles à cette désespérance de certains territoires ruraux. Et puis vous avez, en même temps, des gens qui profitent de ce mouvement pour faire passer des revendications extrêmes, et il y a, à la tête de certains de ces groupes, des personnes qui ont été candidats pour le Front national, ou qui ont tenu des propos extrêmement racistes, homophobes sur les réseaux sociaux, etc., donc tout cela…

LEA SALAME
Oui, mais vous qui avez un sens de l'histoire, qui connaissez le poids des mots Agnès BUZYN, particulièrement quand on connaît votre histoire, on découvre qu'aucun fiché de l'ultra droite, chez les manifestants interpellés, il n'y en a aucun fiché à l'ultra droite, ni à l'ultra gauche, aucun, c'est des ouvriers, c'est des mécaniciens, c'est des conseillers financiers, il n'y en n'a pas, alors jouer avec les mots "peste brune" et "6 février 34", ça ne vous embête pas ?

AGNES BUZYN
Moi je ne veux pas dire que tout le mouvement c'est de la "peste brune", franchement, ça ne serait pas bien du tout pour les gens qui… surtout qui sont à l'origine de ce mouvement, on a vu la première personne qui a fait la pétition, elle est de bonne foi, elle en avait assez de payer sa taxe sur le carburant, donc… mais, il ne faut pas sous-estimer que certains manipulent quand même ces mouvements, que ce sont en général ceux qui parlent le plus fort, et qui peut-être échappent à la police, en réalité, tout en emmenant les uns et les autres à faire des actes de violence, ils sont souvent mieux armés pour échapper aux contrôles que le citoyen lambda qui est motivé. Je pense qu'il faut qu'on soit prudent, moi j'entends cette inquiétude d'un certain nombre de Français, de beaucoup de Français, notamment dans les territoires, ce que je veux leur dire aujourd'hui, et c'est assez injuste en réalité, c'est que le président de la République, et le gouvernement a pris conscience, en arrivant, de cette injustice des territoires ruraux, qui ont été abandonnés pour certains, et toute la politique que nous menons vise à montrer que nous sommes de nouveau présents. La loi sur les mobilités du quotidien c'est d'arrêter d'investir dans des grandes lignes TGV et de faire en sorte que les Français puissent bouger dans leur territoire, les mesures que je prends pour la médecine, pour recréer de la médecine de proximité, ce sont des mesures pour qu'il n'y ait plus de déserts médicaux. Donc, tout ça c'est fait pour les Français, et c'est assez injuste, parce que nous en avons pris conscience, nous faisons une politique qui vise à lutter contre cela, et malgré tout, les Français nous en veulent parce que ça ne va pas assez vite. Nous payons 30 ans, quelque part, de politiques assez peu courageuses.

NICOLAS DEMORAND
Venons-en Agnès BUZYN à ce travail de l'ICIJ, le consortium des journalistes d'investigation, dont Radio France fait partie. Ce travail qui a révélé, je vais le dire dans mes mots, le circuit hallucinant de certification d'un certain nombre d'implants, ça défit l'entendement, l'exemple de ce filet à clémentine certifié, ou pré-certifié comme un implant vaginal laisse sans voix. Est-ce que ces choses-là se savaient, se disaient, est-ce qu'on pressentait qu'il y avait, dans ce circuit, des implants, des prothèses, plusieurs maillons extraordinairement faibles ?

AGNES BUZYN
Alors, moi j'ai toujours entendu des ministres de la Santé qui m'ont précédé, et franchement je leur rends hommage, que ce soit Roselyne BACHELOT, Xavier BERTRAND ou Marisol TOURAINE, dire que les futurs scandales sanitaires viendraient des implants, enfin en tous les cas des dispositifs médicaux. Ils ont toujours été inquiets justement du peu de régulation, et ils ont toujours fait en sorte que la France soit en avance de phase sur la régulation. Et, je veux rassurer quand même les Français, c'est que face à ce "scandale européen" - il n'est pas équivalent dans tous les pays d'Europe en réalité - eh bien la France avait mis en place énormément de choses. Par exemple, l'obligation d'enregistrer tous les dispositifs médicaux depuis 20 ans, l'Agence du médicament enregistre tous les dispositifs médicaux, elle suit les ventes et elle suit les effets secondaires, par exemple. Ensuite, la Haute autorité de santé a été créée il y a une vingtaine d'années, elle évalue les dispositifs médicaux, nous sommes quasiment le seul pays en Europe à avoir une évaluation pratiquement de tous les dispositifs médicaux implantables, depuis des années, et donc je vous ai apporté là par exemple un avis, et donc il ne faut pas dire que la France n'a pas été active, la France a été très proactive, notamment pour changer la régulation européenne.

NICOLAS DEMORAND
Si tous les ministres de la Santé qui vous ont précédé, et vous-même donc, êtes tous très inquiets face à un possible scandale sanitaire, ça veut dire que les problèmes n'ont pas été réglés.

AGNES BUZYN
Ils l'ont été en grande partie, notamment parce que la France évalue les dispositifs sur leur qualité clinique. Par exemple, vous ne pouvez pas implanter aujourd'hui, dans un établissement français, un dispositif médical qui va rester dans le corps humain et qui n'ait pas été évalué par la Haute autorité de santé. Ça, il y a très peu d'agences dans le monde qui le font. Et donc, en France nous avons une régulation qui est quand même beaucoup plus robuste. Après, la régulation européenne va beaucoup nous aider, puisqu'il y a une nouvelle régulation votée par le Parlement en 2017, qui va se mettre en oeuvre en mai 2020, et qui va nous permettre d'être beaucoup, beaucoup plus proactifs, notamment sur les personnes qui certifient, vous savez ces organismes qui certifiaient les dispositifs et qui ont visiblement certifié ce filet de mandarines, ça, ça ne pourra plus exister.

LEA SALAME
Mais est-ce que le problème de fond c'est que les implants, et les implants mammaires notamment, on le dit, ce n'est pas seulement esthétique, pour beaucoup c'est de la chirurgie réparatrice, c'est après un cancer, une femme qui se met un implant mammaire, c'est là où c'est plus grave encore, si j'ose dire, elles sont considérées comme des marchandises, et non pas comme des médicaments. Est-ce que ce n'est pas ça le coeur, le fond du problème ?

AGNES BUZYN
Ça a été le cas pendant des années, pas au niveau français, je le répète, puisqu'en France on a été beaucoup, beaucoup plus exigeant que dans la plupart des autres pays, donc nous avons, nous, une évaluation clinique, nous considérons que ce n'est pas parce qu'un dispositif peut être vendu, parce qu'il a été autorisé quelque part par un organisme qui met un marquage CE, nous avons toujours considéré, en France, heureusement, que ça ne suffisait pas pour pouvoir être utilisé par les professionnels français. Et donc, en France, nous avons une agence, qui n'est pas l'Agence du médicament, qui est la Haute autorité de santé, qui évalue les dispositifs, rend des avis, et par exemple tous les dispositifs ne sont pas admis au remboursement ou ne sont pas autorisés dans les établissements de santé.

NICOLAS DEMORAND
Que conseillez-vous Agnès BUZYN, aux Françaises et aux Français qui nous écoutent, qui ont peut-être dû recourir à des implants, quels qu'ils soient, et qui peuvent se poser légitimement un certain nombre de questions en entendant nos propos ce matin, allez consulter si vous avez le montre doute, que faut-il faire ?

AGNES BUZYN
Alors, premièrement je veux rappeler, parce que je dois faire de la prévention quelque part, que, aucune prise de médicament, comme aucun acte chirurgical, ou aucune pose de prothèse, n'est dénué de risque en réalité, c'est le cas de tous les actes médicaux, y compris les médicaments, il y a toujours possiblement des effets secondaires. Qu'est-ce que font les autorités ? Elles n'interdisent pas tout ce qui donne des effets secondaires, mais elles évaluent l'intérêt d'un produit, d'un dispositif ou d'un médicament, pour un malade donné, par rapport au risque qu'il encourt, c'est ce qu'on appelle la balance bénéfice- risque. Et donc, chaque individu, chaque Français, quand il va voir un médecin, doit lui demander quel est le risque qu'il encourt et quel est le bénéfice pour lui. Et donc rien n'est anodin, donc on doit penser cela quand on se fait poser, par exemple, une prothèse esthétique. Par ailleurs, pour tous ceux…

LEA SALAME
Vous déconseillez aux femmes…

AGNES BUZYN
Non…

LEA SALAME
Est-ce que vous conseillez aux femmes qui veulent avoir des seins plus gros, pour être très prosaïque, de ne pas le faire ?

AGNES BUZYN
Non, je pense qu'elles doivent être informées des risques, ça c'est ce que nous avions demandé il y a des années aux chirurgiens esthétiques, c'était de donner la bonne information aux femmes sur les risques, par exemple de fibrose, les risques de rupture, ou les risques de cancer secondaire, donc normalement ils doivent donner une notification aux femmes qui explique tous les risques, il faut que les femmes prennent leur décision en fonction de leur degré de complexe par exemple. Après, pour les gens qui ont un implant aujourd'hui, juste, soyez alerté, si vous avez des signes vous retournez voir votre chirurgien, ou votre médecin, qui doit pouvoir, soit vous rassurer, soit faire des examens complémentaires.

LEA SALAME
Dernière question sur la question. Le professeur LANTIERI réclame l'interdiction des prothèses mammaires macro-texturées, est-ce que vous lui répondez oui, on va l'interdire ?

AGNES BUZYN
Alors, aujourd'hui les recommandations faites par les professionnels sont de préférer des prothèses lisses aux prothèses texturées, c'est un récent congrès d'experts, la semaine dernière, qui a conclu qu'il valait mieux poser des prothèses lisses, c'est ce que propose l'agence du médicament à tous les professionnels. Il y a des cas où c'est mieux pour les femmes d'avoir une prothèse texturée, donc si on interdit complètement on va mettre en difficulté un certain nombre de femmes. Pour l'instant, il n'y a pas de décision de police sanitaire qui interdirait, ça peut évoluer dans le temps si nous avons des preuves scientifiques que ces prothèses sont particulièrement toxiques. Aujourd'hui l'avantage est aux prothèses lisses, mais nous n'interdirons pas pour l'instant la pose des prothèses texturées.

NICOLAS DEMORAND
Le 1er décembre c'est la Journée mondiale de lutte contre le sida, Agnès BUZYN, selon les derniers chiffres, en 2016, le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité est de 6003, ce chiffre a-t-il augmenté en 2017, quelle est la tendance ?

AGNES BUZYN
Alors elle est stable, aujourd'hui nous découvrons chaque année environ 6000 nouveaux cas, et beaucoup de nouveaux cas, notamment chez les jeunes, autour de 800 à 1000 nouveaux cas chez des gens de moins de 25 ans, qui utilisent souvent le préservatif pour leur premier contact sexuel, mais pas dans les actes suivants. Et donc je veux annoncer aujourd'hui à votre antenne qu'il y a un dispositif médical, en voilà un utile, qui s'appelle "Le préservatif", qui a demandé à être évalué par la Haute autorité de santé, qui a émis un avis favorable pour le remboursement d'une marque de préservatifs à un coût très faible, et donc on pourra maintenant, quand on est un jeune, ou quand on présente des risques particuliers, ou pas d'ailleurs, quand on est une femme ou quand on est un homme, on pourra aller voir son médecin et avoir des préservatifs remboursés sur prescription médicale.

NICOLAS DEMORAND
Quelle marque, quel coût, que tout le monde soit au courant, on verra ça peut-être un petit peu plus tard, Agnès BUZYN…

AGNES BUZYN
J'ai oublié la marque, Monsieur DEMORAND, comme quoi je ne m'intéresse vraiment pas aux marques en réalité, ce qui compte c'est qu'il y a une marque…

NICOLAS DEMORAND
Non, mais s'il n'y en a qu'une qui est remboursée, c'est important de pouvoir le dire.

AGNES BUZYN
Le médecin pourra prescrire celle qui est remboursée, ça sera…

LEA SALAME
On le donnera à l'antenne. Concrètement, comment ça va se passer, on va aller chez le médecin, le médecin va évaluer votre consommation sexuelle et va vous dire vous c'est deux boîtes, vous c'est trois boîtes, Nicolas DEMORAND c'est six boîtes?

AGNES BUZYN
Non… l'objectif d'abord, évidemment, c'est de multiplier toujours, comme c'est le cas aujourd'hui, des sites de distribution gratuite de préservatifs, nous en distribuons 5 millions, sur les 100 millions utilisés par an par les Français…

LEA SALAME
Il paraît qu'ils ne sont pas aux normes CE les préservatifs gratuits, c'est vrai ou pas ?

AGNES BUZYN
Alors je ne pense pas qu'on puisse aujourd'hui distribuer un préservatif qui ne soit pas aux normes CE, vous m'alertez sur quelque chose que je vais vérifier, mais on parlait tout à l'heure des normes CE, ces fameux organismes notifiés, donc je vais vérifier qu'ils le sont parce que je ne vois pas comment on peut commercialiser aujourd'hui un dispositif qui ne soit pas aux normes. Mais, 100 millions sont utilisés, la plupart sont en vente libre dans les supermarchés, et notre idée c'est surtout de pouvoir en discuter avec les adolescents, vous savez qu'on a créé une consultation de prévention gratuite pour les adolescents, entre 15 et 17 ans, pour que les médecins puissent les former à la santé sexuelle, les alerter sur la contraception, sur les risques d'infections sexuellement transmissibles, et ça sera, je pense, une bonne consultation pour prescrire des préservatifs, pour que les adolescents passent le cap de l'achat, parce que souvent ils sont… d'abord ils n'ont pas toujours les moyens, c'est cher pour les adolescents d'acheter des préservatifs, et là, aujourd'hui, nous avons très très bien négocié le prix des préservatifs remboursés et donc ça permettra l'accès…

NICOLAS DEMORAND
Ce n'est pas une usine à gaz cette procédure de remboursement par rapport à la mise à disposition beaucoup plus large…

AGNES BUZYN
Non, c'est une chance en plus, c'est une chance pour les médecins pour en parler avec leurs patients et notamment les jeunes, c'est une chance en plus pour certains d'y accéder, parce que pour certains c'est trop cher - on parlait des 5 euros des APL, on parlait pour les jeunes des 5 euros des APL - eh bien aujourd'hui devoir acheter une boîte de préservatifs à 3, 4, 5 euros, ça a un coût pour un adolescent, et ça permettra à ces adolescents, lors de cette consultation, notamment de prévention, de pouvoir accéder à des préservatifs.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 28 novembre 2018

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