Interview de M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse à RTL le 12 décembre 2018, sur l'attentat terroriste à Strasbourg et les mesures de protection pour les élèves dans l'accueil des établissements scolaires. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse à RTL le 12 décembre 2018, sur l'attentat terroriste à Strasbourg et les mesures de protection pour les élèves dans l'accueil des établissements scolaires.

Personnalité, fonction : BLANQUER Jean-Michel, MARTICHOUX Elizabeth .

FRANCE. Ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse;

ti :


YVES CALVI
Elizabeth MARTICHOUX, vous recevez ce matin le ministre de l'Education nationale et de la jeunesse, Jean-Michel BLANQUER.

ELIZABETH MARTICHOUX
Bonjour Jean-Michel BLANQUER.

JEAN-MICHEL BLANQUER, MINISTRE DE L'EDUCATION NATIONALE ET DE LA JEUNESSE
Bonjour.

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci beaucoup d'être sur RTL ce matin. La menace terroriste s'est rappelée brutalement à nous hier soir. Une attaque au marché de Noël de Strasbourg a tué trois personnes, douze blessés dont six en urgence absolue. C'est une tragédie évidemment pour ces familles. A Strasbourg ce matin, les cours sont suspendus en maternelle et en primaire ; vous nous le confirmez ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Oui. Les cours sont suspendus. La recommandation générale à toutes les familles, c'est évidemment de garder les enfants et les adolescents à la maison, mais par contre l'accueil est possible. D'abord parce qu'on pense qu'il y a des personnes qui n'ont peut-être pas eu le message et qu'il peut y avoir des cas particuliers. Donc l'accueil est organisé mais la recommandation, c'est de ne pas y aller.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et pourquoi ? Pourquoi cette décision ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Parce que dans Strasbourg intra-muros, un risque existe, chacun le comprend, et donc il est mieux évidemment de ne pas circuler dans Strasbourg, a fortiori pour les enfants. Donc la recommandation, c'est si possible que les enfants restent chez eux mais on a souhaité quand même qu'ils ne se trouvent pas devant un mur et qu'ils ne se trouvent pas dans une situation encore pire. C'est pourquoi l'accueil est quand même organisé.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et pour les collégiens et les lycéens, il y a une recommandation similaire ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
La recommandation est la même. Il y aura des rattrapages pour ceux qui auraient raté les cours à cause de ces événements, même si c'est un service public qui continue donc il est normal que les enseignements continuent. Mais on a aussi une approche au cas par cas de chaque établissement, puisqu'ils peuvent être dans des situations un petit peu différentes. Mais j'ai eu la rectrice de Strasbourg qui, depuis hier soir, organise l'ensemble des choses en lien évidemment avec le préfet et donc les informations sont aussi données de façon personnalisée aux familles.

ELIZABETH MARTICHOUX
Oui. Et c'est une décision prise évidemment en urgence hier soir pour aujourd'hui. Et pour les jours qui viennent, vous ferez le point ce soir ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
On avisera jour après jour, puisque ce qu'on peut espérer surtout, c'est que celui qui a commis ces faits immondes soit arrêté bien entendu. Dans ce cas-là, ça change évidemment… ça fait évoluer les mesures, c'est évident.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et est-ce que pour les enseignants, pour les enfants, pour les parents qui seraient extrêmement inquiets il y a une approche psychologique et des cellules qui peuvent être mises en place ou pas ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Oui, bien entendu. Nous avons malheureusement des compétences en la matière et quand il y a un enfant qui a été traumatisé par ne serait-ce que pour des choses qu'ils entendent, il y a des psychologues de l'Education nationale.

ELIZABETH MARTICHOUX
Je voulais vous vous soumettre le fait que sur les réseaux sociaux déjà -je sais que vous êtes très soucieux de ce qui s'y passe au titre de ministre de l'Education nationale - il y a des tas de thèses complotistes qui fleurissent sur cet attentat. Il y a notamment un porte-parole des Gilets jaunes, Maxime NICOLLE, qui écrit ce matin : « Mais si vraiment ça avait été un attentat, ça ne se serait pas produit à 20 heures, tard, quand il n'y a plus personne », sous-entendu : « C'est de toutes pièces. » « C'est créé de toutes pièces par l'Etat » par exemple.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Chaque fois qu'il se passe des choses ignobles, il y a de l'ignoble qui vient se rajouter à l'ignoble. Là c'est un exemple, c'est-à-dire… Vous savez, je pense que la pudeur, la mesure, ce sont des qualités qu'on devrait développer un peu plus aujourd'hui. Et puis quand on ne sait pas, on ne parle pas tout simplement. Donc ce que vous venez de citer est juste ignoble, doit être qualifié comme tel. Pensons aux familles des victimes, pensons à la gravité de ce qui se passe pour la France et pour le monde d'ailleurs sur ces sujets de terrorisme. On n'a pas besoin de ces personnes qui développent les thèses complotistes. C'est un peu la facilité de notre époque et ça pose vraiment beaucoup de questions sur les aspects négatifs des réseaux sociaux, même s'ils ont aussi des aspects positifs.

ELIZABETH MARTICHOUX
Les manifestations sont interdites à Strasbourg, dans la région, pas dans toute la France aujourd'hui.

JEAN-MICHEL BLANQUER
On fait vraiment une distinction entre ce qui se passe dans Strasbourg, ce qui se passe dans la région et le reste de la France. Pour le reste de la France, il n'y a pas de changement.

ELIZABETH MARTICHOUX
Il n'y a pas de consigne du ministre de l'Intérieur.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Pas de consigne particulière.

ELIZABETH MARTICHOUX
Dans ce contexte très alourdi, qu'est-ce que vous dites ? Quel est votre message aux lycéens qui sont en colère et qui manifestent depuis plusieurs jours ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Je pense que c'est deux sujets totalement différents, sauf à Strasbourg évidemment, ça va de soi.

ELIZABETH MARTICHOUX
Ce n'est pas une question d'ordre public quand même ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Si, bien sûr. De toute façon, ça fait plusieurs jours - je ne voudrais pas mélanger les sujets - mais de toutes les façons, ça fait plusieurs jours que je dis que de toute façon aller dans la rue pose un problème. Ça en posait pour d'autres raisons que le terrorisme puisqu'on a eu des violences extrêmement graves aussi ces derniers jours.

ELIZABETH MARTICHOUX
Aller dans la rue, c'est un droit.

JEAN-MICHEL BLANQUER
C'est un droit bien entendu. Aller dans la rue, c'est un droit, et nous avons réussi… Il faut reconnaître au gouvernement le fait d'avoir réussi ces derniers temps à faire respecter ce droit en dépit de difficultés énormes qui étaient posées par tous les acteurs violents qui, malheureusement, se sont multipliés ces derniers temps. Donc ce à quoi nous avons eu à faire face ces derniers jours, indépendamment des sujets de terrorisme, ç'a été des violences urbaines très graves. Ç'a d'abord été à Marseille et Toulouse, puis ces derniers jours plutôt dans la région parisienne. Les forces de l'ordre y ont fait face.

ELIZABETH MARTICHOUX
Oui. Quarante-cinq interpellations encore hier, un élève blessé par un flash-ball. Dans quel état est-il d'ailleurs ce matin ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Il est dans un état meilleur… Enfin, au début il y avait un petit peu d'inquiétude ; maintenant ça va. Mais lui, comme malheureusement bien d'autres, avaient lancé des pierres sur les forces de l'ordre, si vous voulez. Donc on a vraiment des comportements… Vous avez eu un chef d'établissement aspergé d'essence, vous avez eu une voiture hier dont l'occupante a été renversée par des jeunes qui l'ont extraite.

ELIZABETH MARTICHOUX
Où ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
En région parisienne.

ELIZABETH MARTICHOUX
La conductrice a été extraite du véhicule par des jeunes, par des jeunes lycéens ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Après avoir été renversée. Mais je pourrais vous égrener cinquante faits de ce genre ; ils sont inacceptables. Il est tout à fait normal que les personnes qui les commettent soient arrêtées et qu'elles soient même poursuivies pénalement.

ELIZABETH MARTICHOUX
« Macron nous fait la guerre et sa police aussi » disent les lycéens.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Non, non. Il y a des gens… Ecoutez, sur ce sujet comme sur d'autres, il y a des gens qui essayent de mettre de l'huile sur le feu. Mon message, il est simple sur ce sujet. D'abord, c'est un appel au calme sur ce point comme sur d'autres. Nous avons besoin aujourd'hui d'avoir une France unie, capable évidemment d'avoir des divergences d'appréciation, des divergences politiques, d'exercer tous les droits démocratiques. C'est tout à fait évidemment ce que nous voulons et renforçons, mais ça doit se faire au calme. Quand on a vraiment quelque chose à demander, on peut le faire calmement. Ce qui se passe pour les lycéens, c'est que si vous voulez - je leur ai dit d'ailleurs ; je suis entendu, je pense, par une grande majorité de lycéens et leurs familles - c'est qu'en réalité, du dialogue il y en a. Il y en a eu pour concevoir cette réforme. Je rappelle qu'elle a été présentée…

ELIZABETH MARTICHOUX
Alors on parle de la réforme. Il y a une inquiétude derrière tout ça, c'est une inquiétude de disqualification, on va dire, du bac avec votre réforme du lycée. Vous allez les recevoir lundi prochain, je crois.

JEAN-MICHEL BLANQUER
C'est ça, tout à fait.

ELIZABETH MARTICHOUX
Les syndicats, les représentants de lycéens.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Ecoutez, soyons très clairs.

ELIZABETH MARTICHOUX
Ce n'est pas un peu tard ? Pourquoi si tard ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Si vous me laissez dire, je vais vous expliquer. Soyons très clairs. Le dialogue, il existe. Il a existé dès le début et il a continué et il va se renforcer encore. Pourquoi ? D'abord parce que cette réforme, elle a été conçue avec les lycéens pour les lycéens. Elle a été conçue l'année dernière au travers d'une vaste consultation qui a impliqué quarante mille lycéens, donc ce serait un peu étonnant que l'année N vous fassiez une réforme par consultation ; l'année N+1, par consultation il faudrait revenir sur ce que vous avez fait par consultation. On n'y arriverait pas. En revanche, il y a encore beaucoup de choses à faire dans les temps à venir sur la base de ce qui a été fait encore une fois pour les lycéens. Je rappelle les principaux éléments de cette réforme…

ELIZABETH MARTICHOUX
Je vais vous poser une question directe Jean-Michel BLANQUER, parce que c'est vrai que la réforme suscite des inquiétudes, notamment les spécialités. Ce sont des sujets assez compliqués. Mais est-ce que vous pouvez bouger sur la réforme ? Est-ce qu'il y a une marge de négociation pour ces lycéens qui ne la comprennent pas ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Non, non. Si, si, attendez…

ELIZABETH MARTICHOUX
Ceux qui manifestent le disent. Ils disent : « On ne la comprend pas. »

JEAN-MICHEL BLANQUER
D'abord, je suis assez stupéfait de voir…

ELIZABETH MARTICHOUX
Ils disent : « On n'a pas assez d'informations. On sera hyper spécialisés. »

JEAN-MICHEL BLANQUER
Si vous me laissez parler, je peux donner quelques éléments. D'abord, encore une fois, il y a une démocratie lycéenne, ça existe. Ça s'appelle le conseil de vie lycéenne. Tous les lycées de France ont élu leurs délégués, donc un conseil de vie lycéenne, dans chaque lycée de France. C'était avant le mouvement des lycéens, avant même le mouvement des Gilets jaunes. Ensuite, ils élisent des comités à l'échelle régionale puis à l'échelle nationale. C'est à mes yeux ce comité qui, par définition, est le plus démocratique. Respectons les institutions telles qu'elles existent. Donc j'ai décidé de réunir ce comité plus tôt que prévu en raison du contexte précisément, pour aller de l'avant et discuter de tout un tas de sujets que j'avais de toutes les façons prévu de discuter. Donc le dialogue est ouvert, il y a d'ailleurs des choses que j'entends qui sont tout à fait audibles de la part des organisations lycéennes. Donc en fait, n'essayons pas de créer l'idée qu'il n'y aurait pas de dialogue ou qu'il y aurait matière à même des grandes divergences, alors même qu'on a fait une réforme avec les lycéens et que sur tous les enjeux qui continuent, on peut parfaitement discuter et j'ai toujours affiché cette ouverture. Donc en fait, peut-être certains essayent de cultiver un malentendu. Sur la question de la non compréhension…

ELIZABETH MARTICHOUX
En profitant, pardon, en profitant du mouvement des Gilets jaunes ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Il est certain que le contexte provoqué par les Gilets jaunes a créé des conditions pour que certains se disent : « Allez, envoyons les lycéens dans la rue. »

ELIZABETH MARTICHOUX
D'autant que leur stratégie a été payante, les Gilets jaunes. Donc si vous voulez, c'est vrai que ça fait des émules. Ils ont obtenu des choses vraiment importantes, donc les lycéens peuvent se dire : « C'est la stratégie payante. »

JEAN-MICHEL BLANQUER
En France de façon générale, on a souvent des gens qui pensent que c'est de cette façon-là qu'il faut faire. Moi personnellement, je préfère la démocratie représentative et le fait qu'on joue le jeu des corps intermédiaires, qu'on joue le jeu des instances représentatives. C'est-ce que je suis en train de faire. Je pense que c'est l'intérêt de notre pays parce que, si vous voulez, on peut être dans une forme de concours en la matière, mais ce qui est important à la fin, c'est que notre pays gagne. Je voudrais à chaque fois quand même rappeler les enjeux d'intérêt général qu'il y a derrière tout ça. Chaque fois qu'on perd une journée de travail, que ce soit dans le domaine économique ou que ce soit dans le domaine éducatif, on perd des choses positives pour notre pays. Donc ce qui est important aujourd'hui, c'est d'être au calme. S'il y avait une fermeture de ma part, je pourrais comprendre certaines choses mais ce n'est pas le cas.

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc vous les recevez lundi, vous le confirmez.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Encore une fois, lundi prochain nous discutons.

ELIZABETH MARTICHOUX
Deux questions…

JEAN-MICHEL BLANQUER
Je rappelle aussi, pardon, parce que c'est important, que j'ai annoncé que toutes les spécialités offertes dans les lycées seraient présentées dans chaque lycée de France avant les vacances de Noël, de sorte que chaque élève et sa famille saura le nombre de spécialités proposées, les choix possibles dont je rappelle qu'ils sont beaucoup plus importants que ce qui avait existé jusque-là.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous le faites plus vite que prévu. Comme ça effectivement, les parents et les élèves pourront étudier ça après.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Après, on a jusqu'au mois de juin pour faire des choix.

ELIZABETH MARTICHOUX
Deux questions rapides. D'abord les députés La France insoumise, pour revenir aux violences, ont déposé une demande de commission d'enquête parlementaire sur la violence contre les lycéens. Est-ce que vous y êtes favorable ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
De toutes les façons, moi ça ne me gêne pas. D'abord, il y a des procédures que la police enclenche naturellement à chaque fois qu'il y a des problèmes de ce type ; c'est normal. Pour ma part, je suis je suis évidemment d'abord soucieux d'affirmer aux forces de l'ordre que nous sommes reconnaissants du travail qu'ils font. Parce qu'aujourd'hui, on est bien content d'avoir des forces de l'ordre dans les différents événements assurer l'ordre public. Et par ailleurs, s'il y a tel ou tel abus sur tel sujet, il est évidemment normal de regarder si abus il y a.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous y êtes favorable à cette enquête parlementaire ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Je ne sais pas quelle forme ça doit prendre, mais en tout cas il n'y a aucune cachoterie, si je puis dire, sur un tel sujet.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous êtes prêt à répondre éventuellement à des questions sur la façon dont a a été géré. Dans un contexte budgétaire tendu, dix-quinze milliards de nouvelles dépenses, le service national universel qui va coûter très cher à l'Etat. Est-ce que vous allez mener une réflexion pour un éventuel report ou vous excluez que ce soit reporté ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
En fait, le service national universel si parfois il est discuté par les jeunes, c'est surtout autour de son caractère obligatoire. Mais sinon, on voit bien à quel point ce projet d'Emmanuel MACRON présenté pendant la campagne présidentielle correspond justement aux problèmes que nous voyons aujourd'hui. C'est-à-dire on a besoin de sens de l'intérêt général, on a besoin de service d'autrui, on a besoin de satisfaire le besoin d'engagement que les jeunes ont, parce que les jeunes aujourd'hui… Vous savez, je parle avec beaucoup de lycéens ; il y en a qui sont d'ailleurs très enthousiastes sur la réforme du lycée parce qu'ils voient bien que cette notion d'engagement, cette notion du collectif, elle est présente derrière ces réformes, et le service national universel c'est aussi cela. Donc nous allons d'abord, de toute façon, avoir une phase expérimentale qui n'est obligatoire pour personne. Ça laisse largement le temps de discuter de la suite.

ELIZABETH MARTICHOUX
Il y a une réflexion sur le calendrier du service national universel ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Oui, il y a une réflexion, bien sûr.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et donc, il va être mis en place en 2019 ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Dès cette année, dès cette année. Il y a une dimension expérimentale donc il y aura des volontaires. S'ils sont volontaires, par définition, c'est qu'ils trouvent ça bien. Ça permettra déjà d'avoir une petite idée de ce que cela donne.

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais le calendrier donc soumis à réflexion et donc sera peut-être éventuellement corrigé ou révisé. Non ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Dès le début nous avons dit, dès le début, que nous avancions…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous ne me le direz pas, c'est fini.

JEAN-MICHEL BLANQUER
D'accord, bon. Merci à vous.

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci beaucoup, Jean-Michel BLANQUER, d'avoir été notre invité ce matin sur RTL.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 13 décembre 2018

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