Conseil des ministres du 14 février 2018. L'apprentissage. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conseil des ministres du 14 février 2018. L'apprentissage.

Personnalité, fonction : PENICAUD Muriel, BLANQUER Jean-michel, VIDAL Frédérique.

FRANCE. Ministre du travail; FRANCE. Ministre de l'éducation nationale; FRANCE. Ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation

ti : La ministre du travail, le ministre de l'éducation nationale et la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation ont présenté une communication relative à l'apprentissage.

Alors que près de 70 % des apprentis sont en emploi sept mois après leur diplôme, seulement 7 % des 15-25 ans passent par l'apprentissage.

La réforme proposée va profondément transformer le modèle de l'apprentissage en France. Parmi la vingtaine de propositions présentées, des mesures emblématiques de l'ambition portée par le Gouvernement doivent être rappelées.

Les apprentis bénéficieront d'un statut plus attractif :

- tous les jeunes de 15 à 20 ans verront leur rémunération augmenter ;

- tous les jeunes d'au moins 18 ans en apprentissage percevront une aide de 500 euros pour passer leur permis de conduire ;

- tous les apprentis dont le contrat de travail est interrompu en cours d'année ne perdront plus leur année ;

- tous les jeunes qui souhaitent s'orienter vers l'apprentissage, mais ne disposent pas des compétences requises, auront accès à des prépa-apprentissage ;

- tous les jeunes et leurs familles bénéficieront d'une information transparente sur la qualité des formations en apprentissage qu'ils peuvent choisir.

Tous les freins seront levés pour permettre aux entreprises de s'engager dans l'apprentissage :

- une seule cotisation alternance sera prélevée au lieu de deux aujourd'hui ;

- tout contrat en alternance sera financé ;

- les partenaires sociaux coécriront les diplômes professionnels avec l'Etat ;

- la possibilité d'embaucher des jeunes en apprentissage sera ouverte tout au long de l'année ;

- les freins réglementaires au développement de l'apprentissage seront levés ;

- une aide à l'embauche unique ciblée sur les TPE-PME et sur les niveaux bac et pré-bac sera mise en place ;

- il sera mis fin de l'autorisation administrative d'ouverture et de fermeture des centres de formation d'apprentis.

Par ailleurs, les conseils régionaux se verront confier des responsabilités en matière d'information sur l'orientation. Enfin, le barème ou " hors quota " est préservé et librement affecté par les entreprises.

La réforme de l'apprentissage aboutira à un projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel qui sera présenté au printemps 2018 au Parlement.

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