Conseil des ministres du 12 septembre 2018. La mise en oeuvre de « parcoursup ». | vie-publique.fr | Discours publics

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Conseil des ministres du 12 septembre 2018. La mise en oeuvre de « parcoursup ».

Personnalité, fonction : VIDAL Frédérique.

FRANCE. Ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation

ti : La ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation a présenté une communication relative à la mise en oeuvre de « Parcoursup ».

Avec la loi n° 2018-166 du 8 mars 2018 relative à l'orientation et à la réussite des étudiants, le Gouvernement a engagé une profonde transformation de l'accès à l'enseignement supérieur, en supprimant tout recours au tirage au sort et en faisant de la personnalisation des parcours la norme.

La phase principale de la procédure nationale de préinscription dans l'enseignement supérieur, via la plateforme Parcoursup, s'est achevée le 5 septembre 2018 à minuit. Elle a permis à près de 600 000 candidats de trouver leur place pour la rentrée 2018, sans qu'aucune contrainte n'ait été imposée à leurs souhaits, contrairement aux précédents usages. Au total, ce sont plus de 2 370 000 propositions qui ont été faites aux futurs étudiants.

Conformément aux objectifs de démocratisation inscrits dans la loi du 8 mars 2018 relative à l'orientation et à la réussite des étudiants, cette liberté de choix a bénéficié à l'ensemble des étudiants. Pour la première fois cette année a en effet été mis en place un pourcentage minimal de boursiers appelés dans l'ensemble des formations, y compris sélectives. De même, toutes les formations, y compris les plus demandées, ont été ouvertes aux candidats provenant d'une autre académie, ce qui n'était pas le cas avec Admission Post Bac. À titre d'exemple, plus de 43 % des candidats de l'académie de Créteil ont reçu une proposition à Paris, contre 26 % l'année dernière. La loi du 8 mars 2018 a ainsi donné la possibilité aux candidats de s'émanciper des limites académiques, afin de poursuivre leurs études dans la filière de leur choix.

De même, la loi du 8 mars 2018 a apporté des garanties nouvelles, afin de favoriser l'accès des bacheliers technologiques et professionnels aux diplômes universitaires technologiques (DUT) et aux sections de technicien supérieur (STS). Ils plébiscitent en effet ces filières sélectives, qui avaient été initialement conçues pour eux, mais où leurs dossiers n'étaient pas toujours retenus, compte tenu du nombre de candidatures de bacheliers généraux. En 2018, près de 65 % des bacheliers professionnels ont eu une proposition en STS, contre 53 % en fin de procédure en 2017. De même, 21 % des bacheliers technologiques ont eu une proposition en DUT, contre 12 % en 2017.

La phase dite « complémentaire » de Parcoursup se poursuit jusqu'au 21 septembre. Elle permet aux futurs étudiants qui le souhaitent de candidater sur plus de 100 000 places encore vacantes dans l'enseignement supérieur, y compris dans des filières très demandées. Afin de permettre aux étudiants qui souhaitent les rejoindre de le faire, y compris lorsque cela suppose une mobilité géographique, une aide à la mobilité a été mise en place et des places ont été réservées dans les résidences universitaires.

Les équipes rectorales accompagnent les derniers candidats qui souhaitent s'inscrire dans une formation référencée sur Parcoursup afin de leur faire une proposition en adéquation avec leur dossier et leur projet.

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